Elle est de ces artistes qui creusent des sillons durables et profonds, qui bouleversent les existences. Depuis plus de 35 ans, Maguy Marin s’est imposée comme une chorégraphe majeure et incontournable de la scène mondiale.
“All Creatures Welcome” explore le monde des hackers et des geeks lors des événements du Chaos Computer Club, la plus grande association de hackers en Europe. Le film dissipe les clichés habituels et esquisse une image utopique d’une possible société à l’ère du numérique.
Le souvenir d’enfance d’une musique terrifiante met le réalisateur en quête de son mystérieux aïeul, le compositeur Giacinto Scelsi. Il part à sa rencontre en écoutant sa voix et sa musique. Une plongée verticale dans l’univers spirituel et sonore d’un artiste invisible.
Peu après qu’il est venu s’installer en France pour y étudier le cinéma, Isidore apprend la mort brutale de Liam, son meilleur ami d’enfance resté aux Etats-Unis. La vie va vite quand on a vingt ans mais les images, comme les sentiments, ont la vie dure.
Pour l’état civil, le caporal Vincent Lamarre est encore Virginie Lamarre. Avec le soutien de sa famille et l’aval de sa hiérarchie, Vincent a entamé un processus de changement de sexe pris en charge par les services médicaux des Forces Armées canadiennes.
Un film qui analyse la construction du mythe du Donbass, à l’aide d’archives de films documentaires et de fiction. Le sujet du film explore deux niveaux. Le premier est la vie quotidienne vue par par la propagande soviétique, et le Donbass comme vitrine idéologique.
Alors que l’industrialisation a surtout donné à l’élevage français la forme de porcheries-usines, de stabulations surpeuplées, voire de fermes entièrement robotisées, Laure, Nicolas, Annabelle et d’autres éleveurs choisissent une voie différente pour offrir une existence plus digne à leurs animaux, du début à la fin.
C’est en s'attachant à une vision d’équilibre entre l’homme et la nature que se dessine à travers ce documentaire, une formidable fresque filmique, où s’incarnent dans l’histoire authentique de chacun des personnages du film, l’histoire contemporaine des DINE.
En remontant le fil tragique de l’Histoire, en retournant sur les lieux mêmes de la détention et de la disparition des victimes du système concentrationnaire soviétique, les deux réalisateurs cherchent à saisir la logique monstrueuse de l’événement.
Depuis 50 ans, l’histoire de Mai 68 est racontée par des hommes, presque exclusivement. Comme si les femmes n’avaient pas leur place dans cette histoire, n’y avaient été que des figurantes. Pourtant, elles ont permis l’émergence d’un discours féministe moderne et structuré.
2018 a vu s’éteindre l’auteur d’une des œuvres les plus monumentales de l’histoire du cinéma : Claude Lanzmann. Restée dans l’ombre du géant, la monteuse de Shoah Ziva Postec a pourtant été une collaboratrice essentielle au projet, consacrant six années de sa vie, de 1979 à 1985, à chercher la construction et le rythme justes à donner aux 350 heures de pellicule dont elle disposait pour raconter "le processus de l’anéantissement". Ce travail de titan, douloureux et nécessaire, Postec le raconte à la caméra de Catherine Hébert, révélant l’impact profond du film sur sa vie personnelle. Enrichi d’images inédites du tournage de Shoah, Ziva Postec est le portrait émouvant d’une artiste dont la reconnaissance fut éclipsée par la figure écrasante de son collègue masculin.
Allemagne 1945, Marthe Hoffnung connue sous le nom de "Chichinette, la petite casse-pieds", infiltre les lignes ennemies et réussit à berner les nazis. 74 ans plus tard, âgée de 99 ans, elle fait le tour du monde comme une rock star et témoigne inlassablement de son histoire.