Le réalisateur et producteur américain Sydney Pollack s'est éteint ce lundi 26 mai, à l'âge de 73 ans. Fer de lance du cinéma américain des années 70, il laisse quelques chef-d'oeuvres dont "On achève bien les chevaux", "Les Trois jours du Condor" et "Jeremiah Johnson".
Le réalisateur et producteur américain
Sydney Pollack s'est éteint ce lundi 26 mai, à Los Angeles, des suites d'un cancer. Il avait 73 ans. Cinéaste engagé et brillant directeur d'acteurs, il laisse quelques chef-d'oeuvres dont
On achève bien les chevaux,
Jeremiah Johnson et
Les Trois jours du Condor.
Rencontre avec RedfordEnfant d'immigrés juifs russes,
Sydney Pollack part après le lycée étudier l'art dramatique à New York. Il s'inscrit à la
Neighborhood Playhouse où il suit les cours de
Sanford Meisner, avant d'y enseigner lui-même en 1958. D'abord acteur puis réalisateur de télévision, il apparaît pour la première fois au cinéma en 1962 dans
La Guerre est aussi une chasse, il se lie alors d'amitié avec un autre jeune acteur :
Robert Redford.
Des débuts fracassantsSydney Pollack signe sa première réalisation en 1965 avec
Trente minutes de sursis où le lyrisme de sa mise en scène est déjà sensible. Mais c'est grâce à
Propriété interdite (1966), plus abouti et première de ses sept collaborations avec Robert Redford, qu'il se fait vraiment remarquer. Il tourne ensuite trois films consécutifs avec
Burt Lancaster - une personnalité déterminante dans le début de carrière du cinéaste -, dont le film de guerre
Un Château en enfer (1969). Nommé en 1970 à l'Oscar du Meilleur Réalisateur pour
On achève bien les chevaux (1969), son western
Jeremiah Johnson (1972) est en sélection officielle lors du 26ème Festival de Cannes.
Un talent touche-à-toutDrame, western mais aussi suspense (
Les Trois jours du Condor en 1975), comédie (
Tootsie, 1982) ou encore fresque romanesque (
Out of Africa en 1985, pour lequel il remporte sept Oscars), Sydney Pollack a touché à tous les genres cinématographiques qui lui permettait d'aborder le thème des libertés humaines face à la nature, aux médias ou aux institutions,
leitmotiv de son oeuvre.
Pollack, cinéaste et producteurMalgré quelques autres films (dont
La Firme en 1993), les années 90 ne sont pas aussi inspirées que les précédentes et marquent surtout un retour à sa formation initiale d'acteur. On le voit par exemple dans
Maris et femmes de
Woody Allen et dans
Eyes wide shut de
Stanley Kubrick. En 2005, il dirige sa partenaire d'
Eyes wide shut,
Nicole Kidman, ainsi que
Sean Penn dans
L' Interprète, un thriller politique. Mais c'est à travers sa société de production Mirage (fondée en 1985) qu'il est encore le plus actif, en finançant notamment
Présumé innocent d'
Alan J. Pakula ou encore
Raison et sentiments d'
Ang Lee.
La Rédaction