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    Ed Wood
    note moyenne
    3,9
    8600 notes dont 444 critiques
    répartition des 444 critiques par note
    178 critiques
    160 critiques
    58 critiques
    33 critiques
    11 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur Ed Wood ?

    444 critiques spectateurs

    maximemaxf
    maximemaxf

    Suivre son activité 282 abonnés Lire ses 160 critiques

    5,0
    Publiée le 9 mars 2015
    Si vous êtes un minimum renseigné sur l’histoire du cinéma et les réalisateurs qui ont défilé le long des années depuis les 50’s, vous connaissez probablement Edward Davis Wood Junior, aussi surnommé comme étant "le pire réalisateur de l’histoire du cinéma" depuis 1980. De son vivant, ses films ont été d’énorme échec auprès du public à tel point que ce pauvre gars à sombré dans l’alcoolisme et la dépression avant de mourir en 1978 à cause de ses problèmes d’alcool. Et pourtant, aujourd’hui cet homme est passé à la postérité et a même gagné une certaine notoriété auprès des cinéphiles passionné dans le milieu, à tel point que l’un de ses films "Plan 9 From Outer Space" est désormais apprécié comme un nanard divertissant parmi les plus connaisseurs. Edward Davis Wood Junior a, depuis, gagné le respect de plusieurs cinéphiles dans le milieu du cinéma pour la sincérité de son travail malgré la nullité de ses films. Concernant la biographie Ed Wood sorti en 1994, elle se base sur une biographie écrite et le point de vue du réalisateur dont l'histoire est conté. Ce qui est amusant à savoir, c’est que Tim Burton ne devait pas réaliser ce film à la base, mais le produire avant qu’un imprévu ne s’impose et qu’il mette la main à la pâte. Et à mon grand étonnement, moi qui n’attendais rien du film le plus méconnu de sa filmographie : je me suis surpris à m’y attacher après avoir terminé le visionnage et je pense qu’il y a tout intérêt à faire une critique sur ce film, après tout je n’ai pas mis la note maximale sans raison. S’il y a bien un élément qui se démarque de l’ensemble de ses autres films, c’est sa mise en scène et sa réalisation qui sont ici beaucoup plus réaliste que dans n’importe quel autre de ses films. Le metteur en scène privilégie la direction d’acteur aux techniques de caméra et au découpage des scènes, les plans et déplacement de caméra sont simples et focalisés principalement sur Ed Wood et ses compères. Tout cela dans le but de rendre le film le plus ancrée à la réalité de l’époque ou les productions hollywoodiennes triomphaient, et le résultat est simplement saisissant. Les quelques moments ou Burton effectue des mouvements de caméra et une mise en scène plus fantaisiste se déroulent dans la maison de Béla Lugosi, un célèbre acteur qui avait interprété de nombreuses créatures fantastique dans des films d’épouvante comme Dracula, d’où le premier intérêt de rendre la mise en scène plus farfelue. On a le droit à spoiler: des ombres projetées lorsque Béla va cherché sa morphine dans la salle de bain ou une cadre en contre-plongée lors de la scène ou Edward tente de convaincre Béla de ne pas se suicider justement pour faire ressentir l’admiration que partage Ed Wood envers Béla et ses impressions à la limite de l’irréel lorsqu’ils se retrouvent chez lui. Tim Burton a fait un travail remarquable sur cette biopic au niveau de la mise en scène, et je ne peux que l’en féliciter personnellement. Du côté de l’orchestration et de la bande-son, Danny Elfman avait cédé sa place pour ce film à Howard Shore après un petit différent entre Burton et Elfman. Le compositeur habituellement attitré de Martin Scorsese et Peter Jackson livre ici un générique d’introduction à ambiance de film de monstre des années 1950 avec les bruitages de ces vieux films, ce qui est un bel hommage à ces productions de l’époque et le reste des mélodies sont très ancrées à l’ambiance des films en noir et blanc. C’est très bien orchestré une fois de plus, et ça ne rend le film que plus mémorable qu’il ne l’est déjà. Mais il y a bien deux points qui sont mémorables et particulièrement réussis (en plus de la musique et de la mise en scène), ce sont les personnages et le jeu des acteurs. Johnny Depp était en tête d’affiche et avait pour objectif de jouer le célèbre Ed Wood, et autant il est hilarant et classe dans le rôle de Jack Sparrow avec "Pirates de Caraïbes", autant il est très drôle et terriblement attachant et appréciable à mes yeux en tant que pauvre réalisateur minable qui se bat pour que ses rêves se concrétisent. Il a beau faire des films pourri, on sent qu’il aime ce qu’il fait et qu’il y met de la passion, il adore son travail et ça suffit à en faire un très bon personnage, après je préfère ne pas trop en dévoiler plus sur la vie privée qui est dépeint de Ed Wood, il faut le découvrir par soi-même. Et s’il y a un point qui soulève vraiment sa passion pour l’art du cinéma, c’est son amitié et son admiration avec Béla Lugosi ainsi que ses interactions avec cet acteur désormais à la dérive et qui accepte de reprendre du service par amitié pour son admirateur. Non honnêtement, je n’ais quasiment rien à reprocher à Depp, il interprète tout simplement un de ses meilleurs rôles dans cette biopic. Il en va de même pour Martin Landau alias Béla Lugosi, récompensé à juste titre aux Oscars pour son interprétation. L’acteur est sincère et souvent touchant quand il doit jouer l’acteur hors des scènes tourné par Ed Wood, et il est aussi très crédible quand il joue un double rôle. Ça n’a rien d’évident de devoir interpréter un personnage dans un film tourné à l’intérieur d’un film, mais Landau est époustouflant dans chacune de ces scènes. En dehors de Landau et Depp, nous avons aussi Bill Murray qui est hilarant dans le rôle d’un Bunny Breckenbridge qui ne rêve que de changer de sexe, Sarah Jessica Parker tout aussi drôle, une Patricia Arquette plutôt agréable et douce, George Steele en catcheur Tor Johnson qui fait le travail comme il faut et enfin une Lisa Marie en Vampira également sympathique et amusante. Oh et, notons aussi un sympathique caméo de Vincent D’Onofrio, mais je ne dis pas en quel personnage et quand il apparaît. Bref, Burton a privilégié la direction des acteurs ainsi que la représentation des personnages dans le film à la mise en scène, un choix judicieux même si on se doute que certains éléments ont été modifié dans la version final mais si ça rend le film et les personnages plus mémorables et appréciables, pourquoi s’en plaindre ? Il est maintenant temps de parler maintenant du script de Scott Alexander et Larry Karaszewski qui scénarisent également "Big Eyes". Le premier élément qu’on prendra en compte est le fait de raconter cette biographie du point de vue d’Edward Davis Ed Wood, spoiler: à l’exception d’une seule scène ou des producteurs de la Warner regardent le film qu’il a réalisé. Donc tout ce qui nous est montré est vue du point de vue du réalisateur, mais avec une vision réaliste et des protagonistes humain. Néanmoins, Burton trouve le moyen d’insérer plusieurs clins d’œil à son cinéma habituel spoiler: comme le plan large sur Ed Wood et sa bande lorsqu’il se rende à l’avant-première de l’un des films du mec qui fait penser aux galeries de bêtes de foires que Burton créer dans beaucoup de ses films, certains personnages parlent de la mort de manière comique mais ça passe aussi vite que c’est venu donc ça passe sans problème. Toutefois, je ne peux pas parler des clins d’œil qui ont été fait aux films de Edward Davis Wood Junior car je n’ai vu aucun film du pire réalisateur du monde alors je laisse le soin aux connaisseurs d’en faire part. Ce qui est le plus étonnant avec Ed Wood, c’est justement de nous faire aimer un réalisateur minable qui pourtant croit en ses ambitions et à ses rêves, en plus de faire un film qui s’ancre totalement à la réalité, loin des réalisations fantastiques avec un humour noire sur la mort auquel Burton nous a joyeusement habitué. De plus, le réalisateur a admis lui-même qu’il y avait des éléments qu’il appréciait dans ce film comme l’amitié entre Béla et Edward qu’il a comparé avec son amitié envers Vincent Price. Et rien que pour ça, le metteur en scène a rendu un splendide hommage à Ed Wood en réalisant l’un de ses meilleurs films, un bel hommage à la SF de l’époque et en quelque sorte une belle déclaration d’amour au cinéma. Et pour tout ça, je n’hésiterais donc pas à le dire : "Ed Wood" est devenu mon Burton préféré devant "Sweeney Todd", "L’étrange Noël de Monsieur Jack" et "Sleepy Hollow", et peut être bien l’un de mes films préférés. L’écriture est parfaite, la réalisation impeccable, l’histoire et la biographie d’Ed Wood passionnante, l’humour est agréable, que dire de plus ? Si les scénaristes de ce film arrivent à faire du bon avec "Big Eyes" (une nouvelle biographie d’ailleurs), je n’ai que plus envie de voir le prochain Burton en date. Si vous êtes un passionné de cinéma et de son histoire, "Ed Wood" est clairement un film que je peux vous conseiller car il mérite d’être vu par toute personne qui aime le cinéma rien pour parler d’un des réalisateurs les plus particuliers qui aient existé.
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

    Suivre son activité 231 abonnés Lire ses 395 critiques

    3,5
    Publiée le 30 juin 2013
    Un très belle hommage aux séries Z, tant dans le propos que dans la réalisation "à l'ancienne". Je connaissais la réputation d'Ed Wood, mais n'avais jamais vu un seul de ses films. Et je pense que pour apprécier pleinement ce film très personnel de Burton, il vaut mieux regarder au moins un film du plus mauvais réalisateur du monde pour en comprendre les clins d’œils et les références.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 482 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    5,0
    Publiée le 27 juin 2014
    En réalisant un film sur Ed Wood, surnommé le plus mauvais réalisateur de tous les temps, Tim Burton en profite également pour faire sa déclaration d'amour personnelle au cinéma. En effet, le film montre tout l'amour du réalisateur pour le septième art à travers le parcours d'un réalisateur extravagant qui n'a jamais connu de succès mais qui se bat pour sa vision. Filmé dans un superbe noir et blanc, "Ed Wood" est un film passionnant de bout en bout qui nous montre les coulisses des films de Wood, un vrai régal. Sans jamais juger ses personnages de manière négative, Burton nous les montre en tant que losers, certes, mais surtout passionnés et prêts à tout pour faire un film. Johnny Depp y est impeccable dans le rôle principal, affichant la naïveté et l'extravagance nécessaire pour rendre son personnage attachant. Face à lui, Martin Landau compose un superbe Bela Lugosi et sera récompensé par un Oscar largement mérité. Une belle déclaration d'amour au cinéma, façon Burton qui est à ne pas louper.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 22 mai 2016
    En 1995, Tim Burton décide de faire appel pour la seconde fois à Johnny Depp pour lui donner le rôle d’Edward Davis Wood, surnommé "Le plus mauvais metteur en scène de tous les temps", suite aux films fauchés qu’il tournait dans les années 1950. Le réalisateur de Batman se concentre sur la période allant de 1953 à 1959 où Ed Wood réalisa ses trois films les plus connus, Glen or Glenda, Bride of the Monster et Plan 9 from Outer Space. Force est de constater que Tim Burton réalise ici un coup de maître en adaptant si brillamment la vie d'Ed Wood, s'attaquant à un personnage dont on n'aurait l'idée d'en faire un biopic et en cassant les codes du genre. C'est effectivement un Ed Wood à la sauce Tim Burton, nous présente un personnage excentrique aimant se déguiser en femme, étant fan d'Orson Welles, à qui il n’hésite d'ailleurs pas à se comparer ou encore galérant sur ses plateaux de tournages, mais c'est un portrait tendre et original qu'il dresse, faisant d'Ed Wood un amoureux de la vie, de ses passions et de ce qu'il fait, sachant le rendre intéressant et surtout attachant. La force de l'œuvre se trouve aussi dans la galerie loufoque de personnages l’entourant où s’entrecroise un catcheur suédois, un dandy qui fait des prédictions, un homosexuel étrange ainsi que divers personnages plus ou moins ringards mais surtout Bela "Dracula" Lugosi, dont le réalisateur était fan et qu’il rencontrera par hasard pour finalement sympathiser et collaborer avec lui. A travers ces personnages, c'est aussi une autre face de l’univers Hollywoodien qu'aborde Tim Burton, bien loin des clichés associés aux gloires et aux paillettes à l’image de Bela Lugosi, acteur devenu peu à peu has-been, ne rentrant plus dans les plans des producteurs hollywoodien et sombrant dans la drogue et l’alcool. Il arrive à donner une forte, émouvante et poétique dimension à son œuvre, maitrisant sa caméra à la perfection et jouant merveilleusement avec une très belle photographie en noir et blanc. De nombreux plans sont marquants, à l’image de cette superbe séquence avec Orson Welles, tandis que les interprétations sont tout simplement brillantes, Johnny Depp donne vie à son personnage, Martin Landau est tout simplement remarquable et l'ensemble des acteurs, de Sarah Jessica Parker à Bill Murray, sont impeccables. C'est une forte et émouvante déclaration d’amour au cinéma que propose Tim Burton à travers les yeux d’un réalisateur médiocre mais tout autant amoureux de son art, orchestrant son récit avec brio et dirigeant merveilleusement bien ses acteurs.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 14 avril 2014
    "Ed Wood" réalisé en 1994, marque à l'époque la deuxième collaboration entre Tim Burton et Johnny Depp (la première étant "Edward aux mains d'argent" en 1990). Ce dernier interprète ici Edward Davis "Ed" Wood Jr, réalisateur très controversé des années 50. Tim Burton nous dévoile une partie de la vie personnelle et professionnelle du réalisateur. Ainsi, nous découvrons à travers ce biopic sa rencontre avec l'acteur Bela Lugosi (joué par Martin Landeau), l'interprète de "Dracula". Cette rencontre marquera le début d'une grande amitié. On assiste également à la réalisation de certains de ses films ("Glen or Glenda", "Plan 9 from Outer Space", "La fiancée du monstre"). Tim Burton nous offre une brillante réalisation. La mise en scène est impeccable. L'esthétisme est magnifique; l'utilisation du noir et blanc pour la photographie retranscrit l'atmosphère des films de l'époque d'Ed Wood et c'est très réussit. Johnny Depp et Martin Landeau sont excellents dans leurs rôles, drôles et touchants à la fois. Un très bon biopic sur Ed Wood, décrit de son vivant comme "le plus mauvais réalisateur de tous les temps".
    Marc L
    Marc L

    Suivre son activité 228 abonnés Lire ses 419 critiques

    4,0
    Publiée le 19 juin 2014
    On pouvait s'attendre à encore mieux de la part de Tim Burton, mais ce film est tout de même excellent, par l'intelligence de son noir et blanc et cette idée très drole et originale d'avoir voulu faire un film sur le plus mauvais metteur en scène de tous les temps. Johnny Depp est incroyable comme a l'accoutumé mais se fait un peu voler la vedette par Martin Landau, fabuleux dans le role de Bela Lugosi. Très recommandable tout de même. 15/20
    NeoLain
    NeoLain

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    5,0
    Publiée le 15 janvier 2011
    Tim Burton au must de sa forme et de son univers propre. Un hommage pour Ed Wood, le réalisateur le plus piètre qui soit depuis que le cinéma est cinéma, est pourtant comment ne pas tomber sous sont charme. Le charme de sa folie enfantine, de son envie d'émerveiller les gens, de faire vivre jusqu'au bout ses rêves. Johnny Depp s'approprie le rôle de ce personnage unique, et c'est une prestation magnifique et touchante. Enorme complicité aussi de son duo avec Martin Landeau en Bela Lugosi. Le reste du casting est pas des moindres non plus je cite : Patricia Arquette, Bill Murray, Sarah Jessica Parker et Vincent D'Onofrio dans la peau d'orson Welles, divin tout simplement. Photographie exemplaire tout comme son traitement sur les textes et l'humour. Ed Wood est voir et revoir.
    Sebmagic
    Sebmagic

    Suivre son activité 114 abonnés Lire ses 1 120 critiques

    4,5
    Publiée le 2 avril 2013
    Encore une merveille de Tim Burton, véritable déclaration d'amour au cinéma. Ne connaissant Ed Wood que de réputation, j'ai pourtant eu la sensation que Johnny Depp habitait totalement le personnage. Cet acteur est vraiment capable de tout incarner et l'a déjà démontré tout au long de sa filmographie qui n'est certainement pas prête de s'arrêter. Le personnage présenté ici est terriblement attachant, et les mimiques de Johnny Depp le rendent encore plus passionnant. C'est tellement beau de voir un artiste aimer son art d'une telle force et d'une telle honnêteté qu'il prend plaisir à l'exercer. C'est émouvant de voir Ed Wood échouer constamment là où il pense avoir réussi. Emouvant de voir cet homme exprimer à chaque minute sa passion pour le cinéma, sa volonté ultime de réaliser quelque chose de grand et d'inoubliable même lorsque c'est profondément mauvais. D'une certaine façon, Ed Wood est resté dans les mémoires et c'est sûrement pour ce côté de sa personnalité qu'il est difficile de l'oublier. Pour incarner ce rôle, j'aurais eu un grand mal à imaginer un autre acteur que Johnny Depp et pour rendre un tel hommage, Tim Burton a donné tout ce qu'il avait. Sans oublier Martin Landau qui se surpasse pour interpréter un Bela Lugosi magnifique.
    Outburst
    Outburst

    Suivre son activité 97 abonnés Lire ses 515 critiques

    4,5
    Publiée le 15 mars 2013
    La première chose à savoir, et que l’on se doit de rappeler lorsqu’on évoque ce film, c’est bien sûr qui était Ed Wood. Considéré de son vivant comme « le pire réalisateur de tout les temps », mais finalement adulé de nos jours par des milliers de personnes (et notamment certains amateurs de nanards) le monsieur aura réussi à marquer l’histoire du cinéma, même si malheureusement pour lui, ce ne serra pas spécialement en bien. Quoi de mieux pour lui rendre hommage qu’un biopic narrant son combat acharné à Hollywood? C’est la question que s’est posé Tim Burton, qui livre ici une oeuvre brillante, qu’on peut presque désigner comme sa plus personnelle, et par conséquent, sa plus touchante. Burton savait exactement dans quoi il se lançait et la première chose qu’on lui accordera de manière plus qu’indéniable, c’est la fidélité dont il a fait preuve lors de la reconstitution des évènements. En effet, en plus de retrouver de nombreux clins d’oeils et des caméos (certains acteurs ayant réellement tourné avec Ed Wood), certaines scènes cultes des films de Wood ont été refaites. Et quand on assiste à ça, on ne peut être que touchés, émus. En plus de cela, le film réunit le casting parfait. Parfait dans le sens ou, de toute évidence, il n’y a eu que des bons choix (Même Sarah Jessica Parker, c’est pour dire!). Johnny Depp campe ici l’un de ses meilleurs rôles (avec celui d’Eward aux Mains d’Argent) et est accompagné d’un Martin Landau remarquable en Bela Lugosi (et qui sera justement récompensé d’un Oscar). La naïveté et la sincérité que dégagent leurs personnages relèvent du génie, et c’est ainsi que l’on peut qualifier leurs interprétations. Côté mise en scène, on appréciera également le parti pris de Burton de faire un film en noir et blanc. Cela renforce l’illusion de la reconstitution de l’époque à laquelle se déroule le film, et donne un charme évident à celui-ci. Cela fera d’ailleurs, au cours du film, l’objet d’une blague vraiment bien trouvée, et donc très drôle! Le seul reproche qu’on pourra lui faire, c’est d’être victime de certaines petites longueurs un peu malheureuses et qui auraient pu être évitées. Mais cela est largement rattrapé par la qualité de la mise en scène, et l’émotion qu’elle dégage: le meilleur exemple étant la séquence où Ed Wood assiste à l’avant première de « Plan 9 » et prononce avec naïveté et passion: « C’est pour ce film qu’on se souviendra de moi ». Ce passage regroupe à lui seul toutes les qualités du film, en plus d’en être le point culminant, ou le climax si vous préférez les termes un peu plus cinématographiques. Une déclaration d’amour au cinéma, et la plus belle chose que pouvait offrir le film à Ed Wood. En conclusion: Ed Wood est le meilleur film de Burton. Car en plus d’être une ode à la passion, à l’espoir et à la persévérance, ce film est sans doutes l’un des plus beaux biopics que l’on puisse être amené à voir, avec un Johnny Depp et un Martin Landau tout juste incroyables. Une déclaration d’amour au cinéma, avec toujours la patte un peu délirante de Burton, qui émeut jusqu’à sa toute dernière seconde et qu’il faut assurément avoir vu au moins une fois, ne serait-ce que pour enrichir sa culture personnelle.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 68 abonnés Lire ses 79 critiques

    5,0
    Publiée le 28 février 2018
    Véritable déclaration d’amour au cinéma qui forgea sa cinéphilie et, plus largement, au cinéma comme art, le long-métrage de Tim Burton rend hommage aux productions classées « séries Z » et inscrit l’art de faire des films dans la perpétuation d’un héritage infini. C’est en se plaçant dans l’ombre d’un mythe (ici, un grand acteur tombé en désuétude) qu’un réalisateur peut espérer atteindre la lumière. Ou comment les spectres du passé peuvent être galvanisés de sorte à nourrir le présent. Cette transmission s’effectue dans un magnifique jeu de clair-obscur, théâtre d’ombres qui rassemble fantômes, morts-vivants et autres créatures nocturnes. Le choix d’une palette faite de noir et de blanc accentue la polarisation nuit/jour, échec/notoriété, divulgation/révélation ; il l’illumine par un travail de la profondeur d’où ressortent la figure lisse et blême d’Ed Wood, celle – plus marquée par le temps – de Bela Lugosi, le pull en angora et l’écran de cinéma. Tous les quatre reliés dans un même mouvement créateur, dans un même amour pour le cinéma ; peu importent la qualité du film, les difficultés budgétaires, les critiques reçues. C’est une histoire d’amour sur fond de transmission de cet amour. Le cinéma enracine les déracinés dans sa maison fictive et éternelle, leur offrant une immortalité qu’ils ne peuvent trouver dans la vie réelle (Home ? I have no home...). La rose ne meurt jamais, même blanche. Chef-d’œuvre.
    Gardienne de la Galaxie 1975
    Gardienne de la Galaxie 1975

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 160 critiques

    4,0
    Publiée le 28 novembre 2012
    Le meilleur film de Tim à mon sens. Et le meilleur aussi de Johnny Depp, habité par un personnage saisissant chaque parcelle d'opportunités pour perçer au cinéma. Ses films sont des navets finis. Hilarité, joie, poésie, OPTIMISME A TOUTES EPREUVES, Ed Wood Fan d'Orson Welles qui a produit Citizen Kane à seulement 26 ans, Ed Wood homme de passion, hommes de rencontres aussi loufoques que créatrices. J''ai éclaté de rire j'avoue et je me suis littérallement laissée aspirer. Mention spéciale à Martin Landau, vraiment admirable, et à Johnny, dont le faciès plein de fantaisie et de travestissements arboraient déjà le futur style de la complicité BURTON-DEPP. J'ai beaucoup aimé aussi le noir & blanc, gage de réussite de ce film.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    5,0
    Publiée le 25 mai 2014
    J'adore "Ed Wood", pour moi c'est très clairement le meilleur film de Tim Burton, tout simplement parce que tout son univers est là, sa poésie, son esthétisme, sa mise en scène ... Il raconte l'histoire du très réputé plus mauvais réalisateur de tout les temps , Edward Wood Jr., son processus créatif, voulant se battre contre l'austérité des studios hollywoodiens des années 50, cherchant a faire revivre une ancienne star en pleine déchéance Bela Lugosi ... Un biopic en tout point exceptionnel, forcément romancé mais très inspiré, au rythme implacable avec une photographie sublime rendant admirablement hommage à l'époque. L'interprétation est parfaite, le duo Johnny Depp / Martin Landeau est magistral, l'un dépeint bien la volonté de réussir dans ce monde de requins du cinéma et l'autre le désespoir, l'aigreur et la renaissance, ce tandem est d'ailleurs très inspiré de la relation entre Tim Burton et Vincent Price sur le tournage de "Edward aux mains d'argent". Beaucoup de plans, de scènes font honneur au cinéma 50s même lorsqu'il n'est pas forcément suggéré, les jeux d'ombres, de musique, de suspense ... Le reste du casting est épatant, même les rôles très secondaires comme Vincent d'Onofrio en Orson Welles sont parfaits, en passant par Bill Murray ou Sarah Jessica Parker, tout sonne très juste. C'est d'ailleurs cette justesse vis à vis du contexte très respecté qui marche si bien, tout est fluide, l'inspiration de Burton est très travaillée. La vision d'Hollywood est critique, de l'abandon volontaire de grandes stars comme Bela Lugosi pour simple effet de mode jusqu'à la course au financement et les manipulations des investisseurs voulant influencer la propre création du réalisateur. Le film dispose de quelques petites maladresses de mise en scène, mais justement le fait de ne pas le rendre trop réaliste en terme de biopic le rend plus magique et intéressant dans son approche stylistique, surtout lorsque c'est bien réalisé, et c'est vraiment le cas ... Car Burton maîtrise admirablement son sujet, on sent son amour pour ce genre de cinéma et ses références, la plongée est parfaite, ça m'a d'ailleurs donné envie de connaître l'œuvre de Wood après avoir vu le film, la rendant encore plus culte. "Ed Wood" est pour moi un film exceptionnel, l'apogée de Tim Burton, sans artifice, plus en simplicité et sincérité, il prouve là qu'il est un réalisateur de génie alternant les genres comme l'a fait Spielberg avec "La Liste de Schindler" (toutes proportions gardées), sublime !
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 8 juin 2010
    Visuellement, le Burton le plus sobre. C'est aussi le plus réussi, lien de cause à effet ? Voilà un film sur une bande de loosers et/ou de has been très émouvant et pas du tout complaisant.
    RENGER
    RENGER

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    5,0
    Publiée le 3 mai 2008
    Il fallait oser et Tim Burton ne s’en est pas privé en réalisant le biopic (biographie) du réalisateur Edward Davis Wood (plus connu sous le pseudo Ed Wood). Un réalisateur connu et reconnu comme étant « le réalisateur le plus mauvais de tous les temps ». Certes, si il réalisait de très mauvais films, il était cependant un amoureux du 7ème Art. Il se spécialisait dans diverses taches comme scénariste, réalisateur ou encore producteur. Un piètre metteur en scène qui ne savait même pas diriger ses acteurs et se spécialisait toujours dans des films de types Séries B ou Z. Ed Wood est un personnage atypique, hors du commun. Son entourage savait que ses films étaient bon à jeter, lui ne voyait rien, il réalisait les pires bouses qu’Hollywood ait pu produire et lui, quoi qu’il puisse se passer, il les trouvait parfaites. Tim Burton lui rend hommage en réalisant ce film, car il ne le dénigre pas, il ne se moque pas de lui, il nous le fait découvrir sous son vrai jour et nous on prend un malin plaisir à rire de ses films. Un casting brillant (Johnny Depp, Martin Landau, Patricia Arquette, Bill Murray, Sarah Jessica Parker & Vincent D'Onofrio) et une B.O qui cette fois-ci n’est pas de Danny Elfman, mais de Howard Shore, aussi réussie et entraînante. Un chef d’œuvre de plus pour Burton !
    Estonius
    Estonius

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    4,0
    Publiée le 18 mai 2015
    Ou comment faire un film sur la biographie du réalisateur considéré comme le plus nul d'Hollywood (Edouard Wood Jr joué par Johnny Depp) Ce film tourné en noir et blanc et où on fait la connaissance d'un Bela Lugosi (Martin Landau) en fin de vie est une belle réussite. Sarah Jessica Parker et Patricia Arquette y sont bien belles. Néanmoins la vision préalable du film d'Ed Wood : "Plan 9 from outer space" permet d'avoir sur le film un meilleur éclairage et d'en saisir tout le sel.
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