Depuis "Monsieur Batignole", un film sans prétention touché par la grâce, Gérard Jugnot ne convainc plus. D'abord avec "Boudu" en 2005 et aujourd'hui avec "Rose & Noir", comédie sur la tolérance qui se déroule au XVIe siècle certes, mais dont le contexte pourrait très bien être porté de nos jours. Malgré les efforts de Gérard Jugnot de raconter une histoire touchante, le tout se confond dans la caricature de mauvais goût et où l'humour est vraiment, vraiment très lourd. Seule consolation, le plan final sur les esclaves africains, étonnant de gravité. Un film bien peu convaincant dans la plupart des domaines auxquels Jugnot essaye de toucher!!
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2,5
Publiée le 24 juillet 2019
Dixième long-mètrage de Gèrard Jugnot pour une comèdie historique qui, au vu du sujet (racisme ,antisèmitisme ,homophobie), a la vertu d'arrondir les angles en mettant des contractions en avant! Jugnot se moque un peu des « folles » mais au fur et à mesure le masque tombe et Pic Saint-Loup demande le droit à la diffèrence! La tolèrance est un combat de tous les instants parce que tolèrer ce n'est pas être d'accord, c'est d'accepter que l'autre ne soit pas d'accord avec vous! Tout ça ici est balayè par le rose de la comèdie! C'est aussi le rose du plaisir, le rose de la vie sur Terre qui montre que le plaisir ce n'est pas bien et qu'il faut attendre d'aller au paradis pour vivre heureux. Echec commercial et critique à sa sortie ? A qui la faute ? Certainement pas à Jugnot qui rèalise une farce grand public avec du dèpaysement, des dècors, des costumes, des cascades, des gags visuels, de l'èmotion et de l'amour! C'est mineur mais plaisant à voir! En tout cas rien du dèsastre annoncè! Car que dire de ce qui ne se veut manifestement que divertissement...
Que ce ne soit pas une merveille, cela s'admet aisément, mais que le film soit moins bien côté que "les aventures de Philibert" ou que "Blanche" pour rester dans un créneau analogue dépasse l'entendement. Faisons la part des choses, déjà un film que l'on regarde jusqu'au bout ne saurais être nul, cela dit ça peut être mauvais et raté ! Ratage oui, mais il n'est pas catastrophique non plus, il serait par exemple inconvenant de faire la fine bouche sur l'inventivité des costumes, mais bien sûr ce n'est pas ça qui fait le film. Celui-ci pèche par un scénario mal écrit, parce que trop chargé, à force de vouloir trop en mettre, on tombe dans la caricature, la simplification et le manichéisme. Jugnot a voulu faire un film à message, mais ça ne sert à rien, aucun film n'a jamais convaincu qui que ce soit, à fortiori quand la démonstration est d'une lourdeur pachidermique. Au final un produit raté malgré les bonnes intentions et deux ou trois bonnes scènes, et c'est sans doute dommage !
A nouveau, faire moins que les Tuches, c'est fort !
Je ne dis pas que ce film est le chef d’œuvre du siècle, mais me rappelle un peu « Une époque formidable ». Il y a un certain humanisme et l'image final est absolument géniale. Il ne me semble pas que ce film soit une grosse farce, on est d'accord que le film traite ça d'une manière légère, mais la reconstitution n'est pas mal. Il y a quelques points philosophiques intéressants. L'anachronisme des situations me paraît voulue et que le contexte sert juste de prétexte au sujet et dans le fond, pourquoi pas ?
Je viens de comprendre qu'il vaut mieux faire des films bêtes ou méchants (parfois les deux) que des films gentils où on pose naïvement la question de la tolérance avec une image de fin qui donne vraiment matière à réflexion.
Pour moi, ce film est une réussite, derrière l'image un peu niaise se cache un message très fort dans la scène finale. Il est divertissant, les couleurs très belles et les décors sont parfois très sympas. Le côté caricatural et un peu anachronique ne m'a pas déplu.
Je ne suis pas un grand fan des films français. J'ai commencé à regarder du coin de l'œil, devant tout ce rose, ces manières surjouées, je n'étais pas super à l'aise. Mais je ne sais plus à quel moment le film m'a captivé, au point même de me mouiller les yeux à la fin. Un film volontairement ronflant, volontairement "gros", mais un film sur la tolérance avec un grand T, une vision qui fait tellement de bien à l'heure où le racisme et le communautarisme nous inonde. Merci Mr Jugniot, car au générique de fin, j'avais juste envie de serrer dans mes bras l'arabe, le protestant, le juif, le ptit roi tête à claque et... la grosse fraise et ses sodomites ;-)
Oh, j'ai été très déçue. J'aime Gérard Jugnot, c'est un homme formidable, et un grand cinéaste. Il l'a prouvé : il a fait un parcours sans faute, et pour ça on lui pardonnera ce film, qui est vraiment raté. Comme toujours, il veut dénoncer des trucs : les horreurs de l'Inquisition, la guerre entre les religions, et aussi, la lutte, par dessus le marché, contre les homos. Il s'est planté, c'est très triste, mais c'est pas grave, il est formidable.
Des français en costumes envoyés en Espagne , on pense à " la folie des grandeurs" sans avoir la vigueur comique. Jugnot n'a pas osé poussé le vice or c'était bien là son sujet: condamner la morale, vanter la diversité, cela manque de follitutde et de caustique , certes on a quelques gays fofolles quelques bigottes dévergondées mais ce n'est pas assez poussé. Dommage car même le final montre que Jugnot a de la jugeotte...
De et avec Gérard Jugnot, loin de "Monsieur Batignol" ou "Les choristes" mais quand même une belle farce sur la haute couture transposée au XVIème siècle. L'idée est très originale, intelligente, l'ironie savoureuse, la caricature un peu exagérée. Jugnot prend parfois des airs de Louis de Funes pour notre plus grand plaisir mais manque de crédibilité en folle invétérée. Par contre Bernard Le Cop campe parfaitement son rôle. Dommage que le film ne soit pas plus abouti, moins amateur, moins fouillis. Certaines prise mériteraient d'etre revue. Jugnot n'était pas si loin du succès...
Je n'ai rien contre Jugnot mais là Non ! Trop compliqué pour les enfants, trop simplet pour les adultes, je ne sais pas à qui s'adresse ce film. Les ficelles sont grosses et les blagues rarement drôles. Jusqu'à la dernière scène on nous bourre le crâne d'idées moralisatrices avec en prime des gros clichés anachroniques ! Notons tout de même la présence de Philippe Duquesne qui est le seul de tous qui m' a fait rire ! Le réalisateur/producteur et acteur principal Jugnot s'est fait plaisir en faisant en costume d'époque, mais c'est une souffrance pour le spectateur averti !
Gérard Jugnot, depuis quelques temps, enchaine les navets (les bronzés 3, l'auberge rouge...) avec une régularité exemplaire. Pour ce qui est de l'idée principale (s'acharner sur les méchants cathos qui persécutent tout le monde), Gérard Jugnot ne fait que suivre un mouvement, un peu ridicule qui, en plus de faire croire qu'il agit par ouverture d'esprit et se veut courageux. Jugnot entendait dénoncer l'intolérance quelle qu'elle soit. Mais plutôt que de parler de l'actualité (chrétiens persécutés dans les pays musulmans et en Israël), il choisit de dénoncer des crimes commis il y a 500 ans... J'en arrive donc au thème du film, qui se veut un film sur la tolérance. Tant pis pour la cohérence du scénario (un arabe, un protestant, un juif et des homos, tout ça dans la même équipe) et surtout pour la cohérence historique (non, les inquisiteurs n'ont jamais agit par racisme: ils persécutaient pour des raisons religieuses; selon ce film, il y avait déjà des arabes en France à cette époque; Le film est une succession de ce genre de clichés bienpensants sur cette époque.). La fin tout comme les gags est encore plus prévisible que toutes les fins et tous les gags jamais imaginés (encore que pour les gags, ce serait beaucoup s'avancer que de dire qu'ils ont fait preuve d'imagination)... Cette morale bienpensante, qui veut comparer ce qui n'est pas comparable et actualiser des faits passés, altère tout le film jusqu'aux costumes, grotesques. Le réalisateur en a parfois conscience et tombe dans la parodie, ce qui enfonce encore plus le film. On nous rajoute l'esclavage à la fin (je m'y attendais un peu ^^), ce qui vraiment alourdi le film encore plus que son humour. Avec tout ça, Gérard Jugnot a (encore) oublié d'être drôle..............