L'Elite de Brooklyn
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Note moyenne :   3,1 pour 2 134 notes dont 539 critiques  | 
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539 critiques spectateurs

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Shephard69

0 abonné | Lire ses 440 critiques |

  3 - Pas mal

Rien de bien novateur dans ce film qui surfe sur la vague "Training day" sans en atteindre le niveau mais où la tension psychologique des personnages est assez prenante. Ethan Hawke et Richard Gere sont plutôt bons. Bien, distrayant mais sans réelles surprises.

orlandolove

14 abonnés | Lire ses 895 critiques |

  2 - Pas terrible

Le réalisateur a voulu soigner et approfondir ses personnages. Des 4 principaux, on vient surtout à s'attacher à Sal joué par Ethan Hawke, flic qui passe du mauvais côté de la barrière pour survenir aux besoins de sa famille. Eddie est également intéressant, mais pour le coup desservi par l'interprétation pas super convaincante de Richard Gere. Violent (parfois un peu trop ?), le scénario parait bien convenu et peine à relier les destins des protagonistes. Les situations et les dialogues déçoivent également un peu.


Kilian Dayer

2 abonnés | Lire ses 131 critiques |

  4 - Très bien

Une nouvelle fracture de la mécanique policière par le réalisateur du célèbre Training Day, Antoine Fuqua. Ici, le cinéaste afro-américain quitte les rues bouillantes de Los Angeles pour les cités surpeuplées de Brooklyn, New-York, là où la drogue et l’anarchie sociale règnent sur une population oubliée de la chance et de l’espoir. Oui, L’élite de Brooklyn s’inscrit dès ses premières minutes dans un vague pessimiste cinglante, un policier infiltré au bout du rouleau, un inspecteur contrait des pires bassesses pour faire vivre sa famille et un agent au bord du suicide à la veille de sa retraite composent le trio de personnages qui jamais ne se croiseront concrètement mais qui illustrent tous trois le propose du film. Oui, Fuqua met l’accent sur la pression dont sont soumis les agents de l’ordre, sur leurs trains de vie uniques et sur la morale qu’ils peinent tous à sauver. Trois récit en un, en somme, alors que Fuqua, que l’on n’avait plus vu aussi inspiré depuis Training Day, travail là sur un scénario écrit par un jeune employé des transports publics New-Yorkais pour les besoins d’un concours amateurs. Le jeune scénariste devient dès lors un membre à part entière de l’industrie du cinéma américain alors que Fuqua et les vedettes devant la caméra transforment son récit en film de studio, qui plus est tourné intégralement sur les lieux définis dans le récit, ce qui est en soi un exploit. Brooklyn, ses rues parallèles ou perpendiculaires monotones, ses shops, son commissariat gris, ses citées effrayantes et ses réseaux criminels violents et socialement inévitables constituent un décor idéal pour un polar sombre et peu enclin aux rires et émerveillements. Richard Gere, Ethan Hawke, Don Cheadle ou encore Wesley Snipes incarnent tous les quatre des hommes brisés, emprisonnés dans une vie faite de soucis, de manque et d’amertume. Incompris, mal aimés, utilisés, au bout du rouleau, leurs destins non partagés constituent le point d’orgue d’un film policier noir comme du cirage, violent et rudement bien mis en scène. Fuqua se joue de toutes les catégories de flics, agents en uniforme, inspecteurs, infiltrés, pour nous servir un plat de consistance peu enjoignant mais pourtant cruellement bénéfique à l’appréciation d’une telle œuvre. Le cinéaste démontre un savoir-faire remarquable à mille lieues des bassesses du roi Arthur, fidèle au récit du cru, strict avec ses acteurs qui, au passage, s’en sortent tous avec les honneurs. Dès l’introduction, Fuqua décide de choquer, de montrer à quel point le monde est rude pour ces messieurs. De là démarre un film peu plébiscité mais pourtant au-dessus d’une grange majorité de ses cousins. L’on sent la volonté de chacun de changer, d’améliorer sa vie, de mettre un terme à ses tourments, tous aboutissant pourtant dans une impasse miséreuse et fatale. Salvation, rachat d’actes passés, rédemption, justice sauvage, les personnages iront tous, de manière individuelle, au-devant de leurs responsabilités citoyennes et morale pour parachever leurs destins de flics détruits par leur travail et leur impossibilité à faire ce pour quoi ils se sont portés volontaire, ce en quoi ils croient. Un film majeur souffrant cependant de quelques lenteurs et manquant parfois de profondeur. 16/20

Madealone@Vincent

0 abonné | Lire ses 33 critiques |

  4.5 - Excellent

Intro : Après avoir immortalisé les rues les plus chaudes de South Central avec « Training Day » en 2001 qui a valu l’oscar du meilleur acteur pour Denzel Washington, Antoine Fuqua revient à un genre qu’il affectionne particulièrement, le polar. Il faut dire qu’entre temps nous avions un peu peur après l’excellent « Training Day » que le réalisateur de « Un tueur pour cible » (oui oui c’était bien lui) ne se perde dans les commandes de Mr Hollywood (Les larmes du soleil, Le roi Arthur, Shooter…). Peur, car depuis « Shooter » chaque nouveau film d’Antoine Fuqua pose une nouvelle interrogation sur le réel savoir faire du jeune réalisateur. Non pas que chacun de ses films soit mauvais mais le fait est que Fuqua, au même titre qu’un Alex Proyas est plus à l’aise avec de petites productions qu’avec des blockbusters et autres films à gros budgets. Mais après « L’élite de Brooklyn » Fuqua pourrait bien réussir à prouver qu’il est peut-être le nouveau William Friedkin rien que ça. Une histoire d’hommes : Du premier coup de feu qui vient ouvrir le générique, on sent à chaque instant, à chaque moment que le monde dans lequel évolue Eddie, Sal et Tango est plus que tangible. Fuqua nous montre la réelle difficultée de ce métier à travers trois tranches de vie. Sal (Ethan Hawke) à peur de ne pas être à la hauteur en tant que père d’une famille qui compte déjà trois enfants. Sa femme enceinte attend des jumeaux et contracte au passage des difficultés respiratoires à causes des murs de leur maison qui nuit grandement à sa grossesse. Sal, torturé par sa foi se voit alors contraint d’utiliser n’importe quels moyens pour ramasser autant d’argent que possible afin qu’il puisse offrir à sa famille un nouveau logement. Tango (Don Cheadle) est un flic infiltré depuis plus de 8ans dans le milieu des trafiquants de drogue de Brooklyn. Il espère avoir sa promotion après l’arrestation de Caz (Wesley Snipes excellent) ancien gros trafiquants de drogue sortie fraichement de prison et reprendre sa vie le plus rapidement possible. Sans aucune aide psychologique, ne sachant plus qui il est réellement et s’étant pris d’affection pour le trafiquant qui lui a sauvé la vie au cours de son arrestation, Tango devra choisir dans quel camp il est. Et enfin Eddie (Richard Gere) en fin de carrière à qui il ne reste plus que 7 jours avant qu’il ne prenne sa retraite. Marqué par la vie, noyant sa peine et son chagrin dans l’alcool, il retrouve néanmoins une once d’espoir à travers une prostituée. Tous usés autant physiquement que psychologiquement, le spectateur n’a de cesse de penser, d’espérer, de savoir ou de se tromper sur qui pourra bien réussir à rester en vie ? Quel personnage prendra la bonne décision au bon moment ? Auront-ils la force de combattre leurs propres démons ou est-ce déjà trop tard ? Car l’environnement et les événements dans lesquels le réalisateur s’amuse à placer ces hommes sont tellement hostile et imprévisible que le spectateur lui-même se retrouve à devenir « acteur » ne sachant pas toujours sur le moment comment lui aussi il réagirait s'il était à leurs places ce qui est l’une des forces majeurs du film. L’âme d’un flic : Il serait quand même intéressant de faire un parallèle avec les personnages de « L’élite de Brooklyn » et celui d’Alonzo dans Training Day car c’est justement sur ce point que l’on retrouve la touche personnelle du réalisateur. En réalité, Fuqua avait « confronté » à l’époque le policier Hoyt jeune et naïf interprété par Ethan Hawke face à l’inspecteur Alonzo Harris joué par Denzel Washington. Training Day racontait comment un bon flic intègre avait été littéralement bouffé par toutes les saloperies de la rue. Délaissant tout sens du devoir, de moral et d’éthique, Alonzo était devenu un flic déchu mais malgré tout, certaines scènes dans le film laissaient penser au spectateur qu’à l’époque, Alonzo était un bon flic tout comme les personnages de L’élite de Brooklyn. En partant de cette base scénaristique, Antoine Fuqua décide donc de se concentrer sur « l’avant », de réorienter son récit pour confronter les personnages de « L’élite de Brooklyn » aux mêmes événements qu’avait du traverser l’inspecteur Harris dans Training Day avant qu’il ne devienne pourri de l’intérieur. Le réalisateur nous pose ainsi cette question « Jusqu’a quel point un flic peut-il franchir la limite ? » et « Quelle va être la limite pour ces hommes ? ». De ce postula de départ née la véritable intensité du film, ainsi on anticipe, chaque coins de rues, chaque couloir, chaque descente jusqu'à un apothéose finale dramatique mais inéluctable. Fuqua en profite aussi pour souligner la réalité et la difficulté de ce métier sans trop tomber dans une morale à 3 francs. En étant juste et en ce plaçant seulement comme témoins de ces hommes qui comme le dit le personnage de Ethan Hawke valent plus chère mort que vivant, Fuqua tire un constat dramatique et malheureusement tout ce qu’il y a de plus réel dans ce monde. Viens aussi le personnage de Richard Gère qui au moment de rendre son insigne, ce retrouve devant un fonctionnaire complètement désintéressé et sans aucune considération pour l’homme qui a risqué sa vie chaque jour pendant plus de 20ans. Réalisation : Préférant éviter les ficèles classique du film à choral, Fuqua décide de ne pas (trop) faire interagir ses personnages se limitant seulement à de simples échanges de regards ou seulement deux lignes de dialogues. La réalisation est alors un exemple d’efficacité dans la sobriété tant le réalisateur réussi à ne pas sombrer dans l'écueil habituel du genre. La caméra filme ces portraits de vies de façon très intimiste au plus proche des personnages. Le réalisateur prend aussi le risque de filmer vers East Brooklyn au cœur même des cités. En grande partie tourné en décors naturels (une seule scène a été filmée en studio), le film offre au spectateur une vision authentique de l’un des coins les plus durs de l’état de New York. Pourtant épaulé par une toute nouvelle équipe, Mauro Fiore qui était le directeur de la photo sur Training Day laisse place à Patrick Murguia dont c’est le premier film au cinéma. Conseiller par Oliver Stone lui-même, le nouveau directeur photo d’Antoine Fuqua offre des panoramas somptueux et réaliste. Il présente ainsi les coins chauds de la ville de la manière la plus directe qui soit sans artifices, mention spécial aux séquences de nuits superbement bien éclairés faisant directement références aux œuvres de Friedkin, Lumet etc. Conclusion : Définitivement son meilleur film, « L’élite de Brooklyn » s’inscrit dans la lignée des meilleurs polars surtout grâce à l’interprétation de tous les comédiens. D’une maitrise totale au niveau de sa direction d’acteur jusqu’au plus petit rôle, on sent Fuqua particulièrement intransigeant. Réussissant à tirer le maximum de leurs jeux, à pousser ses acteurs jusque dans leur dernier retranchement à tel point que l’on oubli sans problème le charisme habituel d’un Richard Gere ici complètement égratigné et anéanti par le vécu de son personnage. L’acteur livre peut-être sa meilleure interprétation depuis bien longtemps. Sans oublier Don Cheadle au bout du rouleau perdant peu à peu son identité d’homme de loi et enfin Ethan Hawke tiraillé par ses croyances catholique et sa foi. Dépassé et fatigué par le poids de sa famille l’acteur joui d’une interprétation mémorable. Après « Training Day » première œuvre majeur de sa filmographie, il est maintenant parfaitement clair qu’Antoine Fuqua n’est pas qu’un vulgaire « yes man ». Non c’est un vrai réalisateur et « L’élite de Brooklyn » vient effectivement prouver que le bonhomme sait raconter une histoire et diriger une galerie de personnages vraiment riche dans un contexte brutal et violent. Qu’il sait filmer et immortaliser une ville comme Brooklyn de la meilleur des manières et sans fioritures dans un contexte qu’il affectionne particulièrement et qu’il sait parfaitement bien mettre en scène. Pour la deuxième fois, à travers l’un des métiers les plus difficiles au monde, Fuqua prouve qu’il sait aussi sonder l’âme humaine jusque dans ses profondeurs les plus obscurs ne laissant aucune chance (ou presque) aux personnages comme au spectateur de ressortir indemne de cet opéra tragique. Par Vincent N.Van du groupe Madealone

Vagpowaaa

1 abonné | Lire ses 93 critiques |

  3 - Pas mal

Je m’attendais à mieux mais il n'es pas mal quand même. La façon dont c'est filmé est un peut étrange je trouve, on dirais que le film a 20 ans. Tous le film on attend Spoiler :que les trois flics se croisent (comme annoncé dans le synopsis), mais finalement ça n'arrive jamais... . Richard Gere, pas mal du tout.

zvock083

1 abonné | Lire ses 1081 critiques |

  3 - Pas mal

Un bon film avec une très bonne histoire, un bon casting surtout Ethan Hawke vraiment excellent. Ce qui est dommage c'est le rythme du film qui est vraiment lent mais heureusement que les moments fort sont très bien exploités.

regbel

1 abonné | Lire ses 387 critiques |

  2.5 - Moyen

Le film est en longueur, dommage, la moralité est bonne.

nogan72

0 abonné | Lire ses 143 critiques |

  3.5 - Bien

Un film vraiment interressant, qui nous fond suivre la vie de trois flic different dont les destin vont se croiser, on lache pas une seconde de ce film tellement bien ecris et d'une belle mise en scéne. Des dialogue acrocheur et qui fond mouche très rapidement, j'ai adorer la scéne ou Ethan Hawke Spoiler :parle de sait probleme au prétre et il s'énerve en demanden de l'aide a dieux vraiment puissant comme dialogue entre sait deux protagoniste. Sinon très agréable comme film, On passe un bon moment.

ITSVAN

0 abonné | Lire ses 12 critiques |

  4 - Très bien

C'est un bon polar urbain qui traite de la souffrance intérieure et de la déréliction et de ce qui désespère avec intelligence (trés bon R.Gere)

soniadidierkmurgia

26 abonnés | Lire ses 1579 critiques |

  4 - Très bien

Antoine Fuqua est un bon faiseur comme Hollywood en produit depuis des décennies. Avec "L'élite de Brooklyn" il monte d'un cran son ambition tâtant même du film dit à tiroirs où plusieurs histoires se poursuivent parallèlement pour se rejoindre dans le dernier quart du métrage. Moins expert qu'Inarritu sur le procédé, Antoine Fuqua reste un peu plus sage sur l'entremêlement des histoires afin de ne pas perdre son spectateur en route (la marque du bon faiseur!). A travers l'histoire de ces trois flics : Le pourri, L'infiltré et le retraitable, Fuqua dresse un constat affligeant de la police new yorkaise et des conditions de travail offertes à ses agents. Mal payés face à des gangsters qui gagnent des fortunes avec la drogue, il n'ont quelquefois comme Ethan Hawke d'autres solutions que de se corrompre à leur tour. Pire quand ils risquent leur vie en s'infiltrant dans les gangs, rien n'est réellement fait pour les sortir indemnes de situations devenues insoutenables. Enfin quand sonne l'heure du départ on les jette comme des kleenex, la scène ou Richard Gere rend ses armes ressemble plutôt à une sortie de prison qu'à un digne au revoir pour service rendu. La haute hiérarchie avide de promotions et soucieuse de son image médiatique fait peu de cas de ses hommes de troupes. Lors du climax final deux des protagonistes initiaux laisseront leur vie sur le trottoir ou dans une chambre sordide. Antoine Fuqua avait déjà abordé le thème de la corruption avec le très bon et divertissant "Training Day", mais ici le propos est plus noir et il refuse de nous emmener trop loin dans chaque intrigue afin de capter notre attention sur le destin funèste de ses trois flics. Du très bon travail avec un Richard Gere qui commence à accepter son âge ce qui lui donne subitement une crédibilité un peu perdue ces dix dernières années.

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