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    12 Years a Slave
    note moyenne
    4,3
    18510 notes dont 1580 critiques
    25% (395 critiques)
    43% (685 critiques)
    18% (278 critiques)
    8% (123 critiques)
    4% (58 critiques)
    3% (41 critiques)
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    1580 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    4,5
    Publiée le 7 février 2014
    "12 years a slave" de Steve Mc Queen, met en lumière cette histoire vraie mais méconnue d'un homme noir américain, libre puis devenu esclave parmi ceux qui travaillaient dans les champs de coton de Louisiane... Ce témoignage révèle donc un trafic d'enlèvements plutôt édifiant qu'organisaient des individus prêts à tout pour s'enrichir ! Ce film dans la trempe des réalisations hollywoodiennes a pourtant une note bien personnelle et délicate qui fait ici toute la différence. Au delà du rôle principal de Solomon Northup où Chiwetel Ejiofor irradie complètement par son jeu tout en nuance et retenue, il faut mentionner Michael Fassbender en tyran détraqué, pervers et maléfique envers ses esclaves dont il jouit dans tous les sens du terme, puisqu'ils sont sa propriété ! De magnifiques moments nous transportent littéralement comme lorsque Solomon se met à chanter afin d'accompagner les esclaves dont il partage la vie, alors que d'autres fois, toute la cruauté fait rage pour nous tétaniser complètement, tel ce passage interminable où il est suspendu à une corde, les pieds à peine posés et s'enfonçant dans le sol ! Même si un certain classicisme accompagne cette mise en scène, il faut reconnaître la beauté ou l'effroi de certains plans dont le réalisateur a le secret ! Un film magnifique, intense et immense où l'horreur atteint des dimensions insoupçonnables mais dont on n'a pas encore su tirer un enseignement suffisant pour arriver à une complète liberté et égalité de tous...
    François G.
    François G.

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    5,0
    Publiée le 23 août 2015
    Une merveille. Une pépite. Un chef d'oeuvre. Voilà ce qu'est "12 Years a Slave". J'attendais vraiment ce long-métrage à sa sortie et je ne fus en aucun cas déçu par ce que j'ai vu. Un film coup de poing à l'ambiance lourde grandiosement mis en scène par Steve McQueen (II). Ce réalisateur à qui l'on doit les trésors que sont "Hunger" et "Shame" nous plonge en pleine Amérique sous esclavage. Sujet déjà traité un an avant sa sortie avec le "Django Unchained" de Tarantino. Mais dans ce film-ci, le sujet est bien mieux abordé et traité, notamment car c'est une histoire vraie. Cette histoire poignante qui m'a tiré une larme et rendue à l'écran avec une grande sobriété est d'une grande qualité d'écriture et nous montre des séquences éprouvantes et douloureuses. Le réalisateur met en scène cette fresque humaine en plaçant sa caméra toujours là où il faut, quitte à laisser place à certaines longueurs. Des longueurs et lenteurs qui nous plongent dans cette ambiance dure. La réalisation est sublime. Elle filme les paysages envoûtants avec des plans lancinants, des travellings superbement cadrés et des plans séquences très travaillés. Les plans fixes sont omniprésents et subliminent l'ambiance lente et profonde. De ce point de vu, la réalisation est une grande qualité. Mais comme je le disais, elle laisse place aux longueurs, bien que peu dérangeantes. Elles atténuent cependant le rythme de ces 12 d'esclavages. 12 ans d'enfer absolu qu'a vécu Solomon Northup, brillamment interprété par Chiwetel Ejiofor ("Doctor Strange"). Sa performance est éblouissante. Ce sont bien là les forces de ce film : les performances d'acteurs. Tous sont parfaits dans leurs personnages. Michael Fassbender ("Macbeth") est effrayant en esclavagiste tyrannique et aveuglé par sa soif de respect. C'est bien sa prestation qui apporte au film une plus grande envergure qu'il n'en avait déjà. Il est tout simplement parfait et signe la meilleure prestation de sa carrière. Paul Dano ("Prisoners") est lui aussi convaincant mais il reste dans la peau d'un personnage peureux comme dans malheureusement chaque film ; Benedict Cumberbatch ("Sherlock") nous livre une saisissante prestation dans son rôle protecteur, tout comme Brad Pitt ("World War Z"). L'oscarisée Lupita Nyong'o ("Non-Stop") et Alfre Woodard ("Annabelle") sont quant à elles stupéfiantes ; Paul Giamatti ("The Amazing Spider-Man 2"), Scott McNairy ("Gone Girl"), Garret Dillahunt ("Hand of God") sont eux aussi très performants et Sarah Paulson ("American Horror Story") aussi effarante. C'est au final un casting parfait. Chaque protagoniste, chaque antagoniste est parfait dans son écriture, certains sont particulièrement attachants, d'autres sont littéralement pourvu de notre haine bref ils sont tous dotés d'une certaine psychologie. Le sujet tabou qu'est l'esclavage est lui aussi très bien géré. J'ai rarement vu une oeuvre aborder aussi habilement et simplement ce sujet. Toute la retranscription est parfaitement exploitée et bien formée. Que cela soit les bâtiments tels les vieilles masures au bord des fleuves, les paysages comme les champs de coton ou même la ville et ses élégants logis, tout est bien géré. La musique est elle aussi bien gérée bien que discrête. Hans Zimmer, compositeur de grande renommée, magnifie cette odyssée humaine avec des morceaux qui sont à la fois tout simplement magiques mais aussi monstrueux. Monstrueux dans le sens où ces morceaux sont d'une grande réussite musicale. Quoi de mieux qu'une réussite musicale pour accompagner une réussite visuelle ? Hans Zimmer est un grand compositeur et il nous le prouve une fois de plus. Cette oeuvre touchante, véridique et forte est aussi bien une descente aux enfer qu'une montée eu puissance, telle l'ascension de McQueen (II) au sein des très bons réalisateurs à suivre.
    Loskof
    Loskof

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    3,0
    Publiée le 2 février 2014
    Quand un film est unanimement salué par la critique, qu'il est donné archi-favori aux oscars, on peut légitimement rentrer dans la salle en ayant de l'espoir et en s'attendant à voir un grand film. Forcément le film n'est pas mauvais, Mcqueen est un très bon réalisateur , il sait mettre en scène son film, sait diriger ses acteurs, dont aucun ne fait une fausse note. Forcément le film est grave, lourd et l'histoire dramatique. Mais l'émotion s'arrête là pour moi. 12 years a slave est un film est qui porté uniquement par son sujet. Le film est vain, il n'évoque rien, en tout cas pour moi. Le message c'est que l'esclavage c'est mal? Sans rire, c'est quelque chose que l'on sait déjà avant le film, rien n'a changé après la séance. Tout est bien dans le film, mais c'est juste hyper classique, on connait déjà la fin avant même que ça commence, il suffit de lire le titre. On sait qu'on va se retrouver avec un négrier qui est un vrai connard. Pendant le film je me suis vraiment demandé ce que ce film apportait à son sujet de départ. La réponse est rien. N'importe quelle histoire de n'importe quel noir qui a été esclave à l'époque est bouleversante, ce qui rend un film bon sur ce sujet c'est son traitement. Or là le traitement est méga classique. A chaque scène on sent que Mcqueen s'évertue à nous émouvoir, à chaque fois je sens que la scène est sensée être chargée en émotion, qu'il y a un potentiel de fou puisque c'est bien écrit, bien joué et bien réalisé, mais voilà c'est juste "bien fait", pas plus, pas moins. 3 fois le film aura réussi à montrer quelque chose de nouveau, à en faire plus: la 1ère scène de captivité (violente), la scène de la pendaison (cruelle), et celle de la femme fouettée, tournée dans un plan séquence hallucinant. Je suis vraiment déçu, c'est vraiment dur de voir un tel film, sur un tel sujet, et de n'avoir qu'un seul reproche à formuler: "juste bien fait".
    Dex et le cinéma
    Dex et le cinéma

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    4,0
    Publiée le 26 janvier 2014
    Le nouveau film de Steve Macqueen a convaincu le monde entier en très peu de temps. Mais pour ma part, je n'étais pas vraiment impatient. Seulement, je me suis précipité au cinéma lorsque j'ai appris sa nomination à l'oscar du meilleur film. Pour quel résultat ? La plus grande qualité du film est sans aucun doute sa réalisation. Dépeignant comme jamais la Louisiane, Steve Mcqueen livre des plans d'une beauté stupéfiante ! Très proche de ses personnages, la caméra du réalisateur nous plonge donc avec talent dans leur tourments intérieurs, n'oubliant cependant pas de nous rincer l'œil avec ces magnifiques décors, quand la situation s'y prête. Les décors, parlons en. Étant un très grand fan de l'ambiance et de la flore de la Louisiane, je fus ravis de découvrir à quel point elles furent exploitées avec talent dans le film. La musique est fort sympathique, et met bien en valeur, tout en restant discrète, la beauté des plans de Mcqueen. Les acteurs sont également très bons dans leur rôle, en particulier Fassbender, qui livre une interprétation remarquable. Malheureusement, il faut aussi que j'évoque les quelques défauts du film. Les quelques longueurs, les dialogues parfois à l'extrême limite du cliché absolue, et pour finir, les scènes de torture. Elles ne sont pas de trop, car elles montrent les horreurs de l'esclavage. Elles ne sont pas non plus trop violentes (de toute façon, pour qu'une scène me choque il fait vraiment y aller). Nan, c'est plutôt qu'elles sont vraiment inutilement longues. En particulier une scène de coup de fouets sur une jeune fille, qui doit bien durer 5-6min, durant lesquelles cette gamine hurle de douleur, tandis que nous voyons ses plaies se dessiner. Au bout d'un moment, l'impact passe, et sa devient à la limite du torture porn... Un peu comme "La passion du christ" en son temps. C'est surtout pour ce point noir que le film n'est pas une totale réussite à mes yeux. Cela dit, il reste un très bon film, que je recommande fortement ! Un sérieux concurrent aux oscars !
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    5,0
    Publiée le 15 novembre 2015
    Durant pareille journée, y'a-t-il un thème plus d'actualité que la force de conviction, le courage et la détermination? Car voyez-vous, pour se sortir d'un tel état de crise, il faut, je pense, garder son sang-froid et la tête haute, et courir, courir, et courir vers notre destin, se soutenant les uns les autres. En bref, il faut faire comme cet homme là, ce Solomon Northup, s'affranchir de ses chaînes, et changer le cours des choses. Mais c'était pour la minute d'actualité. Parlons à présent du film. Aussi vrai que ce que nous venons de vivre fut une réelle infâmie, "12 Years a Slave" est un grand film. Un vrai chef-d'oeuvre, même, le genre de film qui marque à vie, et que l'on a réellement du mal à sortir de sa tête. Concrètement, c'était la rencontre que j'attendais le plus : deux de mes acteurs favoris jouant dans un même film, et même si Cumberbatch et Fassbender ne se croisent pas, au moins jouent-ils dans une oeuvre commune. Dès lors que je vous ai dit cela, une question se pose : comment ai-je trouvé leur interprétation? Grandiose? A moindres mots grandes idées, oui. Carrément, même. Lequel ai-je préféré? Cela, je ne pourrai vous le dire. Fassbender? Peut-être. Son interprétation était assez puissante pour que je l'apprécie particulièrement. Cumberbatch? De même. Voyez-vous, le problème vient du fait que leurs rôles sont tellement différents, qu'ils en viennent irrémédiablement à se compléter. Je ne peux préférer l'un à l'autre, ou l'autre à l'un; tous deux sont tellement bons qu'ils se hissent au même niveau, un niveau presque irréprochable. En fait, je ne vois pas ce que je pourrai leur reprocher. Comme d'habitude, ai-je envie de dire. Et justement, le génie du cinéaste est de les mettre à complet contre-emploi; Cumberbatch fait des étincelles en gentil, en homme bon, ( souvent caractérisé par ses rôles de méchant, "Star Trek", ou de sociopathe, "Sherlock", ), changeant sa carrière d'angle de vue, et Fassbender, habituellement le héros de ses films, en méchant, en sadique. Le résultat donné est impressionnant de maîtrise; en un mot, c'est prodigieux. Et puis, que vaut donc l'acteur principal, celui qui interprète le rôle de Solomon? Lui aussi est grandiose. C'est incroyable de voir une telle puissance dans le jeu, prouvant, par delà même son talent, qu'il n'a ni volé sa réputation, ni ses récompenses. Je pense que le choix n'aurait pu être meilleur; il incarne son rôle à la perfection, et donne vie à cette homme défunt. En gros, il est à la fois intense et engagé; il apparaît évident qu'il prend son rôle à coeur, et c'est, je pense, l'une des principales raisons d'une telle réussite. Vient s'y ajouter la mise en scène de Steve McQueen II ( je ne m'y ferai jamais ); prodigieuse, magnifique, elle s'impose comme l'une des plus belles de ces dix dernières années. Pour faire simple, ce n'est que du bonheur. Pleine d'effets de style de toutes sortes, elle parvient à sublimer l'instant présent, rendant les choses, le monde, d'une rare élégance. Voyez-vous, je pense que cela est principalement dû au rythme de l'oeuvre, mais également aux décors, et à leur manière d'être montrés. Car comme je l'écrivais dans ma critique de "Planète Interdite", de nos jours, l'on a généralement du mal à donner de la substance aux décors. Mais ce constat, mûrement pensé, ne s'applique pas à ce métrage ci. Car McQueen sait rendre les décors uniques et puissants; ils font partie de l'oeuvre, et lui offrent une force nouvelle que beaucoup ne possèdent pas. De plus, l'écriture s'avère, elle aussi, fabuleuse. Le résultat est donc à la fois saisissant, horrible et jouissif; voir les badguys de l'histoire être punis, cela ne peut que nous réconfortés. D'autant plus que c'est une histoire vraie, rendant le tout encore plus humain, touchant; et puis mince, le mec a vraiment vécu ça, quoi ! Impressionnant. Une expérience marquante, une véritable leçon de vie. Et en ces temps de crise, je pense que l'on devrait tous suivre l'exemple de Northup, et nous montrer courageux et forts devant l'adversité. Bonne soirée.
    Alain D.
    Alain D.

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    4,5
    Publiée le 12 décembre 2014
    1841 : Mr Solomon Northup, musicien, vit à New York avec sa femme et ses deux enfants. Le violoniste est invité à Washington pour jouer de la musique. spoiler: Mais il a été piégé : il est séquestré puis vendu comme esclave. Le jeu des acteurs est excellent ; l'interprétation de Chiwetel Ejiofor dans le rôle de Mr Northup est magistrale. Son jeu est si réaliste, que l'on peut lire la douleur sur son visage ; il a reçu l'oscar du Meilleur acteur. Michael Fassbender (lui aussi oscarisé) est tout aussi brillant dans le rôle de maitre Epps : patron cruel et tortionnaire. Belle prestation également de Lupita Nyong'o dans le rôle de Patsey : la confidente de Solomon. A remarquer enfin la sympathique participation de Brad Pitt alias Maitre Bass spoiler: et sauveur de Mr Northup. Le réalisateur nous gratifie de belles images de Louisiane. Le scénario nous montre des scènes très dures, des moments dramatiques ou les bourgeois, en majorité blancs et catholiques, exploitent et maltraitent leurs "employés". Séquence émouvante également, avec le chant des ramasseurs de coton. Un avertissement aux âmes sensibles : tortures, viols, lynchages risquent bouleverser un certain public. Un film dur et implacable qui mérite bien l'Oscar du Meilleur film. Une magistrale réalisation de Mr Steve McQueen (II).
    Loup V.
    Loup V.

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    5,0
    Publiée le 1 février 2014
    Un très grand film qui revisite cette période sombre, en particulier aux états-unis. Que dire des acteurs, ils sont parfaits, de la mise en scène, elle est virtuose. Et trois scènes très très fortes : spoiler: - l'une où le héros se met à chanter un négrospiritual...de plus en plus fort, faisant monter crescendo la part de révolte et de haine qui est en lui, - l'autre proprement hallucinante sans aucun son où Platt, le héros, nous regarde, fixe le spectateur que vous êtes, cela dure longtemps, c'est proprement gênant, du grand cinéma : on pense vraiment à un dialogue intime avec lui : "et toi qui me regardes, tu te rends comptes de ce que je vis, tu te rends comptes que ça a vraiment existé cette merde?" la troisième qui est celle de la séance de torture au fouet : trop dure, trop réaliste, on détourne le regard par pudeur, par envie de crier.... En résumé, un film qui confirme le bien de ce réalisateur qui nous dit à chaque fois des choses dans ces films, et qui arrive encore à proposer autre chose avec cette histoire. Bon sang, c'est un film qui devrait être en prime time sur toutes les chaines et qui servirait tant la cause contre le racisme. Pour finir, j'ai vu le film dans une petite salle à côté de Bastille, en VO (ABSOLUMENT OBLIGATOIRE !), public cosmopolite, jeune et moins jeune, couleurs ....cosmopolites, mêmes émotions au final, mêmes larmes qui coulent...pas toujours discrètement. OUI, il y a des valeurs universelles qui prennent encore aux tripes. BRAVO.
    tony-76
    tony-76

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    4,0
    Publiée le 21 février 2014
    12 Years A Slave n'est vraiment pas fait pour les cœurs sensibles, toutes personnes qui versent des larmes en général pour des films touchant risque d'être un peu traumatisées en ressortant de la salle. L'oeuvre essaie vraiment d'être véridique, il y aura donc plusieurs scènes vraiment cruelles, il n'y aura pas d'adoucissement pour faire le plaisir de ceux qui veulent nier la réalité. Les acteurs sont formidables, exceptionnellement Michael Fassbender et l'acteur principal : Chiwetel Ejiofor. Paul Dano nous livre encore une excellente performance, très brève par contre, d'ailleurs ceci constitue un point négatif du film. Plusieurs acteurs de renommés sont engagés pour seulement une à trois scènes, on peut penser à Brad Pitt par exemple. Il y a également quelques longueurs, mais cela reste captivant. On aurait aimé cependant être plus touché, ce film fait vivre des émotions fortes durant sa durée entière, mais on ne ressentait que de la haine envers les « Blancs » mais pas de tristesse. On peut dire que 12 Years A Slave est un film bouleversant, poignant et parfois brutal. Qui tire cette puissance de ses comédiens et de son contexte historique fort et évocateur, et qui est maintenu en une unité homogène crédible par un réalisateur en plein contrôle. Je le recommande à tous !!
    Lara Cridlig
    Lara Cridlig

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    3,5
    Publiée le 19 février 2014
    En s’intéressant à une période de l’histoire américaine dont il est peu fait écho, Steve MacQueen a voulu démontrer les horreurs de l’esclavagisme dans un pays partiellement abolitionniste. Contrairement à d’autres films et notamment Shame où la caméra se fait faussement objective, c’est le point de vue de l’esclave qui est adopté. Aussi, c’est avec sa chair, ses tripes et sa haine que se déroulent ces images doloristes et poignantes. Fallait-il pour autant nous imposer tous ces coups de fouet? On sent que S MQ s’est enlisé dans ce qu’il considère comme une histoire personnelle, soucieux de régler des comptes identitaires avec un moment de l’histoire peu indulgent et surtout impuni. Cela donne un film classique, trop manichéen. On louera cependant le jeu très juste des acteurs : excellent Fassbender, percutant Brad Pitt.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 12 mars 2014
    12 years a Slave est selon moi le quatrième meilleur film sorti en 2013 derrière Gravity, La Reine des Neiges et American Bluff. Même si dans la filmographie de Steve McQueen j'ai préféré Shame que j'ai revu récemment et qui m'a littéralement fait changer d'avis sur l'addiction sexuelle, je considère que ce long-métrage est premièrement un chef-d'œuvre ; secondement, un des films ayants pour sujet l'esclavagisme les plus marquants. Malgré mon 5/5, je trouve que 12 Years a Slave n'est pas sans défaut ; en effet, trois choses m'ont gênées : la bande originale m'a laissée une impression de déjà entendu ; Samuel Bass, le personnage incarné par Brad Pitt apparaît comme un cheveu sur la soupe en plein milieu de l'histoire et surtout le fait que j'ai eu la désagréable impression que Solomon Northup n'a pas été esclave pendant douze ans mais durant un an tout au plus, cette mauvaise maîtrise du temps (trop d’ellipses, le personnage principal ne semble pas vieillir, les personnages secondaires aussi ect...) est vraiment regrettable puisqu'un an et douze ans d'enfer -d'autant plus qu'il s'agit d'une histoire vraie-, ce n'est pas du tout la même chose. Hormis ces trois choses, le film est vraiment très bon ! Niveau émotion, 12 Years a Slave est riche avec des injustices atteignant leur paroxysme, des personnages très touchants, des scènes vraiment dures spoiler: (viol, séparation d'individus de la même famille, rabaissements constants, coups de fouet, violence) même si elles m'ont beaucoup moins choquées que celle d'Amistad de Steven Speilberg ; et un registre pathétique. Le casting est impressionnant : Chiwetel Ejiofor est très bon dans la peau de l'esclave Solomon Northup mais mon chapeau se tire plus vers les seconds rôles ; en effet, Michael Fassbender est comme d'habitude irréprochable et malgré le fait que j'étais pour Jennifer Lawrence pour l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle, Lupita Nyong'o fût l'incontestable révélation féminine de l'année 2013. Enfin, même s'ils ne jouent pas énormément, ça fait du bien de voir des acteurs aussi talentueux que Benedict Cumberbatch et Brad Pitt au casting d'un long-métrage aussi réussi ; j'ai également apprécié de voir Sarah Paulson dans un autre rôle que ses personnages marquants de la série American Horror Story. Les protagonistes sont pour la plupart très travaillés, Solomon, Edwin et Patsey se attachent. Le scénario est presque parfait, il aurais d'ailleurs été plus que parfait si le temps avait été mieux géré et le personnage de Brad Pitt plus approfondi. Malgré ce que je reproche à la BO composée par Hans Zimmer (le fait qu'elle ne soit pas unique), elle joue un rôle primordial dans les scènes d'émotion par sa triste douceur. Donc même si l'action passe trop vite, ce drame historique oscarisé est une véritable réussite !
    Olivier Barlet
    Olivier Barlet

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    4,0
    Publiée le 27 février 2014
    Ce sur quoi ne s'attarde jamais Steve McQueen, c'est la vision romantique d'un Sud paternaliste où les esclaves, malgré tous leurs malheurs, ont le cœur à chanter à l'ouvrage où à reconstituer des familles le soir, au coin du feu. Ces scènes existent mais elles sont courtes et mélancoliques. Un des rares éléments éliminés du livre est la semaine de vacances octroyés aux esclaves entre Noël et le jour de l'an, où ils sont invités à se réunir entre les plantations pour manger, danser et s'amuser sept jours durant, et que Solomon Northup décrit avec précision dans son récit, puisqu'il en aura vécu plus de dix. Cette coupe ne peut que signifier la volonté de Steve McQueen de rompre avec la mythologie bienveillante de l'esclavage, tout en épargnant également au spectateur des scènes de poursuites des fugitifs dans les marais et des corps déchiquetés que décrit Solomon Northup et qui ne seront pas portés à l'écran. Tout ce qui est donné à voir a en partie pour but de faire mesurer la force de l'idéologie esclavagiste, sujet certes inépuisable mais dont 12 years a Slave marquera certainement un tournant dans l'histoire du cinéma. A vérifier en 2014 avec The Keeping Room de Daniel Barber, annoncé comme un thriller sur fond de guerre de Sécession, où trois femmes dont une esclave fuient les soldats yankee.
    landofshit0
    landofshit0

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    4,5
    Publiée le 17 mars 2014
    Steve McQueen à un non seulement un sacré sens de l'image et du cadrage mais il a surtout celui de la narration. Dans 12 years a slave il ne cherche à aucun instant à immerger son spectateur à la place de son personnage. Il montre abruptement ce que devait être la vie d'un esclave et ce qu'il devait endurer pour survivre. Aucun film sur l'esclave ne donne le sentiment d’être aussi proche de ce qu'on put subir ces hommes et ces femmes privés de toutes les libertés.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 562 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    4,5
    Publiée le 23 janvier 2014
    Le cinéma de Steve McQueen nécessite d'être préparé à souffrir physiquement comme les personnages exsangues du gréviste de la faim dans "Hunger" ou de l'addiction au sexe dans "Shame". Cette troisième réalisation continue sur cette lancée douloureuse,en racontant l'enlèvement d'un notable noir en 1841,pour le vendre comme esclave dans un Sud toujours plus ségrégationniste. Sa captivité durera 12 ans,et la liberté arrivera comme récompense d'une résistance acharnée et d'une foi en un avenir meilleur à défaut d'être juste. L'histoire vraie de Solomon Northup est vraie,bouleversante,révoltante. Elle montre la pire facette de l'espèce humaine(racisme insupportable,facilité à humilier autrui,appât du gain,luttes de pouvoir...),mais d'un autre côté la volonté de Solomon donne envie de déplacer des montagnes. "Twelve years a slave" est un drame brut de décoffrage,avec très peu de concessions et dont les images-chocs forcément calculées atteignent aisément leur cible. Nos yeux s'écarquillent à la vision d'un Solomon pendu dans l'indifférence générale ou à celle de la petite protégée fouettée comme une damnée. L'esclavage n'a jamais été montré avec autant de rage et de vraisemblance. Chiweter Ejiofor est fabuleux d'abnégation,alors que Michael Fassbender hypnotise par l'incandescence de son jeu diabolique. Un devoir de mémoire. Un grand film sans artifices.
    Stephenballade
    Stephenballade

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    4,5
    Publiée le 5 septembre 2015
    Après avoir vu "Case départ", un film au message raté sur l’esclavage tourné plus ou moins en dérision aux situations aussi cocasses que ridicules, si ridicules que ça en est amoral, voire même immoral, j’avais besoin de regarder quelque chose de plus sérieux sur le sujet. C’est chose faite avec "12 years a slave", sans savoir que ce film se base sur des faits réels, et plus précisément sur l’histoire de cet homme qui disparaitra de ce monde dans des circonstances restées inconnues à ce jour. Voyant la superbe critique décernée à la fois par la presse et par les cinéphiles, je m’attendais à un grand film. Et ça en est un. McQueen signe ici sa meilleure réalisation, très appliquée, nous régalant d’une multitude de plans superbes, qu’ils portent sur la nature ou sur les portraits, offrant une belle opportunité au photographe de prendre de bien jolis clichés. Pourtant la photographie n’était pas dans la course aux Oscars, mais dans celle aux Bafta awards. Quant au réalisateur, sa rigueur et son savoir-faire ont été récompensés puisque ce film fut reconnu comme étant le meilleur film aux Oscars et aux Bafta. Mais pas de statuette en tant que meilleur réalisateur… à aucune des deux cérémonies. Eh bien je reconnais qu’il manque cet éternel quelque chose d’indéfinissable pour que ce soit un véritable chef-d’œuvre. Un quelque chose qui se résume pourtant à pas grand-chose, mais qui fait toute la différence avec des films de cet acabit. On note quelques petites longueurs ici et là, mais rien de vraiment compromettant quant à la grande qualité du film. Dans des décors somptueux, il traite un sujet grave qui ne glorifie en rien l’être humain. En regard de ce film, et de l’histoire en général, on se rend bien compte que le plus redoutable prédateur de l’homme est… l’homme. C’est le constat que l’on peut faire en voyant ce dont l’être humain est capable en matière d'atrocités. Evidemment, on savait déjà que l’esclavage est un fait de société (peut-on vraiment parler de fait de société ? mais je n’ai pas d’autre expression qui me vient à l’esprit) bien peu reluisant, pas du tout même. "12 years a slave" n’apporte donc aucune réelle surprise, étant doté d’un classicisme qui peut en rebuter quelques un. Mais peut-on vraiment faire dans l’originalité sur un tel sujet ? Le souci a été de rester aussi crédible que possible, en faisant ressentir la gravité de cet épisode que je qualifierai de noir (si j'ose dire) dans l'histoire de l'humanité. C’est réussi, parvenant à provoquer chez le spectateur bien des sentiments, comme la honte, l’indignation, la révolte et toutes sortes de sentiments apparentés. Il faut dire que la prestation (que dis-je? la performance) de l’acteur principal Chiwetel Ejiofor est superbe, magnifique, littéralement bluffant dans la peau d’un homme étonnamment libre dans ce contexte, mais qui se retrouve malgré lui du jour au lendemain sous le joug de l’esclavage et se voit réduit à être traité comme un animal, quoique… même les animaux sont mieux traités. Avec la mise en scène de McQueen, Ejiofor réussit à apporter bien des émotions, avec 3 scènes particulièrement fortes : d’abord le début de sa captivité (scène particulièrement violente), la pendaison (scène interminable sous le regard voilé des uns et des autres), et la séquence où Patsey est fouettée (scène où on voit la haine teintée de folle bestialité s’exprimer de façon hallucinante). N’oublions pas non plus l’excellente copie rendue par Michael Fassbender, cruel à souhait et justement qualifié de casseur de nègres. "12 years a slave" est donc un film qui ne laisse pas indifférent, est maîtrisé, bien que je soupçonne que McQueen ne traite pas tous les éléments des mémoires écrites par Solomon Northup, ce qui nous évite un film à la durée marathonienne. Malgré ce classicisme évident dont j’ai parlé plus haut, ce film fut en course en 2015 pour 9 statuettes aux Oscars (il en obtint 3), et 10 aux Bafta awards 2014 (2 obtenus). Rien que ça… Un film qui m’a donné envie de redécouvrir "Amistad", de Steven Spielberg, et dans lequel on retrouve Chiwetel Ejiofor.
    Truman.
    Truman.

    Suivre son activité 141 abonnés Lire ses 1 364 critiques

    4,0
    Publiée le 2 mars 2014
    Le cinéma contemporain Hollywoodien semble beaucoup vouloir se pencher sur son lourd passé et principalement sur l'esclavagisme on notera par exemple Django ou encore le Majordome en 2013, les productions prônant la bonne parole anti-racisme ne sont donc pas manquante, ici avec 12 Years a Slave (marrant pour une fois le titre n'a pas été traduit) on suit le parcourt d'un homme noir né libre qui se fait kidnapper pour être fait esclave dans les champs de coton, et ceci pendant 12 ans comme son titre l'indique . Steve Mcqueen jeune réalisateur prometteur signe ici son troisième long métrage, vu le sujet on pouvait avoir peur de sombrer dans le film larmoyant, pathos et ringard comme le Majordome, mais il n'en sera rien . 12 Years a Slave est une longue fresque sur l'esclavagisme et la vie d'un homme qui fera tout pour survivre a travers ses divers maitres, parfois gentils, parfois méchants . Quand on a droit a un méchant maitre on semble a deux doigts de la caricature du personnage de Dicaprio dans Django, ici le méchant c'est l'acteur fétiche du réalisateur, Michael Fassbender . Propriétaire d'un champ de coton, esclavagiste sadique et pervers sexuel mais pour couronner le tout comme si cela ne suffisait pas, il a une barbe rousse . La force de ce film joue beaucoup avec son casting quatre étoiles offrant des performances parfois courte mais incroyable comme celle d'un acteur en pleine escalade dans le milieu, Paul Dano que l'on pouvait retrouver dans Prisoners, ou encore les divers rôles comme ceux de Benedict Cumberbatch, Paul Giamatti ou encore Lupita Nyong'o qui sont tout aussi bons . L'acteur principal, Chiwetel Ejiofor est bon mais n'oublions pas le grand et majestueux rôle de Brad Pitt entre Jésus et Abraham Lincoln, du grand art . Bien évidemment étant un film à Oscar les personnages sont souvent exagérés, pas mauvais pour autant mais ça en fait un peu trop sur les bords . Mais ce n'est pas un film à Oscar qui en fait trop sur le fond, la musique ne vampirise pas la totalité des scènes, le coté larmoyant n'est pas trop appuyé et les propos ne sont pas au bord du cliché ringard . On reste dans une certaine sobriété et ceci fait plaisir . Le récit assez bouleversant et intense malgré un rythme posé baigne dans une magnifique réalisation, offrant une belle photographie lumineuse bourrée de scène ou les éclairages en jettent . On retrouve aussi un super plan séquence ou une esclave se fait fouetter, une scène magistralement réalisée . Steve Mcqueen signe ici une grande fresque dénonciatrice de l'esclavage, et il le fait avec poigne, un grand moment d'histoire et de cinéma malgré quelques maladresses .
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