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A l’opposé de la débauche de moyens étalée dans Gangster Squad (sorti quelques mois plus tard), Lawless apparaît comme un cinéma de gangster minimaliste, pour ne pas dire intimiste. Pourtant, le casting n’a rien à pâlir des plus grandes productions hollywoodiennes: Shia laBeouf s’est enfin trouvé LE rôle tout en subtilité pour révéler son talent, Tom Hardy nous rappelle ses prestations chez Nolan, il y a même les oscarisables Chastain ou Oldman. Mais plutôt que de laisser ces quelques stars s’amuser avec des pétards, le parti pris ici suit l’une de ces multiples petites histoires sur la prohibition et la contrebande d’alcool au pays de l’oncle Sam. Le mélange détonne, surprend, mais réussit à trouver le juste milieu entre scènes de tirs/violences/explosions et moments de réflexion/d’observation/de vie/de réalisme de ce (joli) petit bout de pays d’il y a un siècle, pour créer une sorte de There Will Be Blood de l’alcool. Si l’on rajoute que la réalisation est sans fausse note et que la bande originale offre un vrai dépaysement country, Lawless apparait comme beaucoup plus riche et équilibré que prévu et offre jusqu’au derniers instants un vrai divertissement au spectateur (le sort réservé à Spoiler :Tom Hardy est à la fois une surprise et un contrepied général à l’ensemble du cinéma). Une preuve s’il en est que le petit cinéma peut s’en sortir bien mieux que certaines grosses productions…
Ajoutée le 25 mai 2013 à 00h39
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