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note moyenne
4,1
4851 notes dont 233 critiques
48% (112 critiques)
27% (64 critiques)
15% (35 critiques)
6% (13 critiques)
2% (5 critiques)
2% (4 critiques)
Votre avis sur Le vieux fusil ?

233 critiques spectateurs

Attila de Blois

Suivre son activité 100 abonnés Lire ses 2 703 critiques

3,5Bien
Publiée le 20/10/2017

"Le vieux fusil" est un drame dur et violent mettant en scène la vengeance d'un homme. Robert Enrico n'épargne rien au spectateur et c'est bien ça qui donne du piquant à l'intrigue. Pourtant, il manque un grain de folie dans sa réalisation et les nombreux flashbacks ont la facheuse tendance à casser le rythme du film. "Le vieux fusil" demeure un bon film dont on peut aussi relever la bonne performance de Philippe Noiret.

M Rorschach

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3,0Pas mal
Publiée le 12/10/2017

une bonne histoire de vengeance qui arrive à se faire apprécier bonne mise en scène bon film disons 3/5

karine N.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/07/2017

J'ai pu voir ce film très jeune, et il fait encore aujourd'hui parti des plus beaux films que j'ai pu voir ... Romy et Philippe sont époustouflants de justesse!

nicothrash60

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3,0Pas mal
Publiée le 06/07/2017

Film fort et marquant sans aucun doute mais aussi bien ancré dans son époque, trop même. Car au delà des images choquantes et surprenantes pour l'époque, l'enrobage est tellement froid que l'émotion a beaucoup de mal à filtrer, autant les scènes sont parfois effroyables, autant il est difficile de s'attacher à la famille et même tout simplement de croire à sa propre histoire. D'ailleurs, au lieu de faire monter la tension dramatique, le réalisateur nous sèche trop rapidement puis place petit à petit ses flashbacks mais le mal est fait et la charge émotionnelle devient trop faible. Dommage car la scène en question, elle, atteint allégrement son but, à savoir nous choquer, ensuite, la vengeance, toujours aussi froide, prend toute la place et nous perd quelque peu. Malgré tout, l'idée est excellente et l'intention, plus que louable, met en exergue la propension de l'Etre humain à se déshumaniser en un rien de temps. Une sensation parfaitement représentée par le jeu impressionnant de Philippe Noiret, contrastée par la présence toujours lumineuse de la sublime Romy Schneider, car s'il y a bien une chose que l'on ne peut pas reprocher au métrage, c'est son casting irréprochable, d'où cette déception récurrente tout du long pour cette oeuvre forte mais qui manque d'une véritable âme pour moi.

ronny1

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3,0Pas mal
Publiée le 29/04/2017

Quatre ans après Sam Peckinpah et son STRAW DOGS (Les chiens de paille), Enrico s’attaque à la bestialité qui sommeille en nous. En s’inspirant du massacre d’Oradour sur Glane commis par une section de la SS Panzer Division « Das Reich » Robert Enrico passe complètement à côté du sujet. Appuyé sur une lumineuse Romy Schneider, un excellent Jean Bouise, mais un Noiret peu crédible en tueur (Lino Ventura a refusé le rôle trouvant le film trop violent), une photographie « d’époque » d’Etienne Becker et une musique parfaitement juste de François de Roubaix, la réalisation de l’ensemble est de qualité. La révolte d’un homme contre le massacre de sa famille par des SS peut paraître légitime. Mais quel besoin d’en rajouter une couche et du spectaculaire voyeur lorsque Noiret imagine sa femme violée avant d’être carbonisée au lance-flamme (historiquement improbable, puisque les SS voulaient récupérer un des leurs à partir d’un bobard inventé par le Sturmbannführer Adolf Diekmann pour motiver les troupes, et qu’ils exécutaient les otages par groupes), si ce n’est d’appâter le client et faire comme pour STRAW DOGS. A la différence de Peckinpah qui dans son entreprise de démolition de notre société occidentale sans morale (« une mince couche recouvrant nos monstres enfouis »), montre un professeur devenir une brute sanguinaire, non à la suite du viol de sa femme à l’attitude controversée, mais à l’attaque de sa maison, Enrico est en permanence dans un voyeurisme ambigu qui enlève de la crédibilité au fond. Les SS étaient immondes, ça nous le savions déjà…

Attigus R. Rosh

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4,0Très bien
Publiée le 20/04/2017

Le Vieux Fusil est un film très solide de Robert Enrico. Le film est très fort en émotions, s'inspirant de tragédies réelles (le massacre d'Oradour-sur-Glane). Philippe Noiret est absolument impeccable, tout en retenue et subtilité. Romy Schneider est impeccable. La chasse à l'homme est fascinante, on reste scotché à l'écran. Les scènes de fusillade, si elles ne cherchent pas à se comparer aux blockbusters américains, sont filmées avec sérieux et réalisme. Je le recommande.

CaspiWaltch

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/01/2017

Philippe Noiret est remarquable dans le rôle d'un paisible chirurgien qui, une fois confronté à la barbarie la plus insoutenable, se venge froidement et méthodiquement des soldats SS qui ont assassiné sa femme et sa fille ainsi que tout le reste du village. Ce film comporte peu de dialogues. Ils ne sont pas nécessaires, les images se suffisent à elles-mêmes. Les âmes sensibles feront toutefois mieux de passer leur chemin, car contrairement à d'autres films traitant de la barbarie nazie (par exemple "La Vie est Belle" de Benigni) la violence la plus atroce est ici montrée crûment au spectateur plutôt que d'être suggérée. Certaines scènes sont proprement insoutenables. Un film extrêmement dur mais magnifique, dont on ne peut que sortir complètement remué, d'autant plus que l'histoire s'inspire du massacre d'Oradour-sur-Glâne qui a fait plus de 600 victimes.

CH1218

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4,0Très bien
Publiée le 14/12/2016

Initialement destiné à Lino Ventura, qui le refusa pour la violence de son scénario, c’est au génial Philippe Noiret qu’échoua finalement le rôle de ce médecin qui, par vengeance, va exécuter froidement des soldats SS, coupables de la mort de sa femme (Romy Schneider, parfaite), de sa fille mais également des habitants d’un petit hameau isolé. Inspiré de l’inqualifiable massacre d'Oradour-Sur-Glane et classique du cinéma hexagonal réalisé par Robert Enrico, « le Vieux Fusil » a gardé intacte sa dureté ainsi que son impact émotionnel. En dépit des polémiques qui ont entouré sa sortie en salles, il n’en demeure pas moins un grand film.

Le cinema  !!

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 21/11/2016

Je n'avais jamais eu l'opportunité de voir ce film avant. Maintenant c'est fait. Et je peux le mettre dans la liste des film à ne plus jamais regarder. Pas parce qu'il est mauvais mais parce qu'il m'a tellement chamboulée que même après je n'ai pu arrêté d'y penser et de revivre les scènes et de pleurer. Film très fort, je ne m'attendais pas à ça, j'ai adoré et j'ai détesté. Il fait si bien écho à ce qui existe encore à travers le monde dans certains pays. Il est triste et désespérant qu'il soit finalement si d'actualité... et nous prouve que malgré tout, nous n'apprenons pas suffisamment de nos erreurs.

PERRINE P.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/11/2016

Le film "Le vieux Fusil" est un des films français les plus dur à visionner que j'ai eu l'occasion de regarder. Visionné pour la 3ème fois le 11 novembre 2016, soit 2 jours avant la commémoration du massacre du Bataclan et des cafés environnants, ce film librement inspiré du massacre d'Oradour sur Glane a eu pour moi comme un écho désagréable sur les tragédies que l'on est en train de vivre en France et j'y reviendrais plus tard. Concernant le film, c'est beau, émouvant et cruel à la fois. Le réalisateur a souhaité montrer la cruauté humaine dans son plus simple appareil, sans ellipse et le message qu'il a souhaité faire passer est de l'ordre psychologique. Je résumerais ainsi : la violence entraîne la violence et la haine. Philippe Noiret et Romy Schneider jouent à merveille, c'est peu de le dire, la profondeur de leur relation dénote avec la cruauté qu'ils vont endurer, à eux d'eux ils transportent le film... Je vais spoiler les paragraphes suivants car je fais un résumé du film. Spoiler: Pour faire bref, nous sommes à Montauban en 1944 à l'aube du débarquement de la Normandie. Philippe Noiret joue le rôle d'un médecin apolitique, Julien Dandieu, médecin très professionnel qui ne prend pas position sur le cours de la guerre. Il est donc neutre et soigne vraiment tous les blessés malgré les dangers. Pour éviter d'avoir des ennuis, il est même "politiquement correct" et essaye d'arrondir les angles quand la gestapo vient le menacer d'avoir soigné des "partisans". Vu la tournure des évènements, Julien Dandieu décide, le temps que la guerre se termine, de cacher dans son château de campagne qu'il est en train de restaurer, sa femme Clara jouée par Romy Schneider et sa fille Florence qu'il a eu d'une précédente union. Dandieu reste toutefois à Montauban pour exercer son métier de médecin. Malheureusement, le village et le château où est cachée la femme et la fille de Dandieu est traversé par une division panzer SS allant en Normandie, qui par haine d'avoir pratiquement perdu la guerre, se venge sur les habitants du village en les massacrant dans l'église mais également en tuant Florence et en brulant vive Clara au lance-flamme après l'avoir préalablement violée.... Dandieu revenant dans le village une semaine après avoir cachée sa femme et sa fille ne peut que s'apercevoir du carnage que les SS ont fait et des morts violentes de sa femme et de sa fille, ce qui le pousse dans une haine vengeresse envers ces SS qui se sont retranchés dans son château. Il les élimine un par un avec son vieux fusil de manière méthodique puisqu'il connaît les lieux comme sa poche, allant des passages secrets de son château au tunnel des catacombes sans se faire repérer. Inutile de vous dire que des scènes sont très difficiles à visionner, le réalisateur Robert Enrico n'a pas voulu cacher la réalité de la cruauté humaine, tout se voit et pratiquement rien n'est éclipsé. Le plus dur à voir est tout de même le sort qui est réservé à sa femme et à sa fille, dur... Vous serez peut-être emmené à demander au réalisateur "Pourquoi ce film Enrico ? C'est inspiré de faits réels certes mais jusqu'à preuve du contraire les massacrés d'Oradour sur Glane par les SS, personne ne les a vengés, personne. La division SS qui les a massacré a certes dû finir dans la manche pendant le débarquement, mais aucun villageois d'Oradour sur Glane n'a vengé les 650 morts en déboitant un à un les membres de cette division SS.... Alors Robert Enrico POURQUOI CE FILM ?" Personnellement, je pense que le réalisateur a voulu faire une leçon de psychologie, et a voulu nous expliqué par A B que toute personne humaniste, politiquement correct, avec des principes, quand on touche à la famille d'une manière extraordinairement cruelle, alors l'humaniste se transforme en machine à tuer. Le réalisateur montre à plusieurs reprises que Dandieu est un traumatisé, à la fin du film, il est dans le déni le plus complet. Ce film est un résumé sur les trauma que causent les massacres sur l'entourage des victimes. Et c'est ainsi qu'à la fin du film, il y a de ça 3 jours, j'ai pensé aux familles des victimes du Bataclan, et également à ceux de la Promenade des Anglais, j'ai pensé à leur état d'esprit à ce moment même, en ayant perdu des enfants, des parents, des frères et sœurs, d'une manière aussi cruelle et totalement gratuite que le massacre d'Oradour sur Glane. Vu comme le film est tourné, c'est difficile je pense de ne pas sombrer dans la même folie meurtrière que Dandieu, c'est un film qui fait VRAIMENT réfléchir... En bref, malgré la dureté du scénario, visionnez le au moins une fois. Il est interdit au - de 12 ans, merci de prendre cette indication au sérieux, c'est violent. Laissons nos enfants être innocents jusqu'à l'âge de 12 ans, ensuite mieux vaut qu'ils soient avertis ce qui peut leur arriver dans notre société, où les massacres nous arrivent au détour d'une rue ou d'un troquet...

kingbee49

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2,5Moyen
Publiée le 12/11/2016

Revoyant le film aujourd'hui, en 2016, je me suis souvenu de l'époque ou France 3, systématiquement rediffusait le film une fois par an pour faire pleurer dans les chaumières, littéralement. Bon, j'étais gamin, c'est sur, et voir carboniser Romy Schneider de façon aussi brutale à l'écran c'était trop cruel, un tire larme total... Aujourd'hui, je regarde ça avec des yeux plus secs. Alors, oui, Enrico à puiser son inspiration du côté de Peckinpah et des "rape and revenge" du cinéma d'exploitation des 70's, ça ne fait aucun doute. Et la partie fusillade dans le château est plutôt haletante et bien menée. Mais là ou ça flanche, c'est toute la partie mélo, découpée en flash-back : ce ne sont que des vignettes séduisantes mais sans vraie psychologie. D'ailleurs Clara, le personnage jouée par Romy Schneider n'est pas réellement fouillé. Elle est belle de sa présence lumineuse et tendre mais ça s'arrête là. Noiret, lui, surprend par son investissement physique et son personnage, broyé par la douleur et la vengeance, porte le film. Mais c'est un peu schématique finalement. Car le projet du film est de mettre à jour une vraie charge contre la barbarie en tablant sur la mémoire collective, quitte à en faire trop, et à convoquer au passage tout un hors champ historique (le massacre d'Oradour sur Glane...); d'ou cet aspect radical, sans concession mais à la limite du racolage émotionnel. Reste un film efficace, rempli d'un savoir faire indéniable et qui vaut pour son étiquette "cinéma populaire de qualité".

willycopresto

Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 1 389 critiques

4,5Excellent
Publiée le 09/11/2016

"Le vieux fusil" (1975) France 3 le 11.11.2016 J'hésite à écrire que ce film est le meilleur du lillois Noiret : il en a fait tellement de bons ! Cette histoire ne se raconte pas : elle se savoure. Elle a d'ailleurs été récompensée par quatre Césars, ce qui je l'avoue n'est pas toujours une référence, mais surtout par le public puisque c'est le film de Noiret qui enregistre le troisième meilleur score au niveau des entrées en salles. Je ne sais pourquoi on relie ce film aux atrocités d'Oradour sur Glane pendant la dernière guerre mondiale : ça n'a rien à voir et l'histoire du scénario se suffit à elle-même ; d'ailleurs les atrocités boches sévissaient partout. Voir et revoir ce film sera un plaisir. Difficile, mais qui ne peut laisser insensible. Du grand art ! willycopresto

Augustin G.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/07/2016

Un film d'un réaliste surprenant, qui prend au cœur ! Des acteurs parfait qui jouent leur rôle parfaitement.

pietro bucca

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3,0Pas mal
Publiée le 01/06/2016

Une histoire de vengeance. Un Noiret plutôt bon. Même si on regrettera les retours en arrières incessants.

Stephenballade

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/06/2016

Quel choc ! Un film d’une extrême dureté, surtout en regard de son millésime : 1975. Bien sûr, les puristes regretteront que "Le vieux fusil" ne fût pas tourné à Oradour-sur-Glane, puisque le scénario s’inspire du massacre qui a eu lieu là-bas, un massacre au cours duquel les nazis ont assassiné 642 victimes (hommes, femmes et enfants) et incendié le village. En effet, nous sommes à Montauban, en 1944, une région où les divisions Panzer venaient prendre leur repos, notamment à quelques kilomètres à peine au sud de Montauban, sur un site stratégique. Le film commence à l’hôpital de la préfecture du Tarn-et-Garonne, et j’ai pris un malin plaisir à reconnaître les lieux, constatant que le plan des rues n’a que très peu changé. Eh bien oui, "Le vieux fusil" a été tourné pas bien loin de chez moi. Ainsi on découvre de façon rapide le Pont Vieux de Montauban qui mène à l’ancien palais épiscopal devenu aujourd’hui le musée Ingres. L’hôpital, modernisé depuis, est toujours à la même place et ses murs d’enceinte sont toujours là. Ce qui frappe d’entrée, c’est l’ambiance de plomb qui pèse dès les premières images, avec cette musique de François de Roubaix qu’on entend dès lors que les troupes allemandes apparaissent à l’écran, comme pour annoncer le grand danger qu’elles représentent. Nous voyons d’ailleurs des soldats allemands marcher dans la rue devant des pendus, comme cela s’est réellement passé à Montauban même le 24 juillet 1944. L’ambiance est si palpable, si détestable autant pour nous que pour les protagonistes, que ces derniers choisissent parfois de mettre leur famille à l’abri, dans un village situé à une trentaine de kilomètres au nord-est de la ville, nommé Bruniquel, un village rebaptisé Hameau de la Barberie pour les besoins du film. Le cheminement montré entre les deux endroits n’est pas exact, et certaines portions sont même prises à l’envers, tout du moins en ce qui concerne le tracé des routes actuelles. J’ai dit que le cheminement n’était pas exact ? Hum ! Je pense que si, car la route dont certaines portions ont été prises à l’envers n’existait pas pour la bonne et simple raison que cette route était une ligne de chemin de fer, reliant la gare de Montauban-Villenouvelle (gare n'existant plus aujourd'hui) à Lexos, fermée (puis déferrée en 1955). On pardonnera aisément cette inexactitude, d’une part parce que cette petite erreur de reconstitution ne se voit absolument pas à l’écran, et d’autre part parce que les moyens d’alors ne permettaient sans doute pas de reconstituer le chemin de fer, ne serait-ce que sur une petite partie. L’intrigue va se passer principalement aux châteaux de Bruniquel et à ses alentours immédiats. Si jamais vous passez dans le coin un jour, faites une halte pour visiter ce bâtiment classé aux monuments historiques. Vous y apprendrez sa vraie histoire, plutôt intéressante, et vous y apprendrez que le puits que nous voyons dans le film n’est ni plus ni moins qu’un vrai-faux puits. En effet, il a été creusé au beau milieu de la propriété pour les besoins du film, le véritable puits n’étant pas idéalement placé selon la production. Mais surtout, le château échappe au pire lors de la scène de l’incendie, malgré les précautions prises : l’incendie a échappé au contrôle, faisant disparaître certains trésors picturaux, que les conservateurs du site s’efforcent de sauvegarder tels que, au même titre que les traces laissées par les flammes. La scène de l’incendie vous parait réelle ? Elle l’est ! D’ailleurs tout semble réel. Romy Schneider semble réellement amoureuse, et n’a jamais paru aussi belle. Son sourire, ses yeux, son visage, tout laissait transpirer un réel bonheur. Spoiler: Une interprétation si éloquente, que même lors de la scène du viol, elle fut si crédible que même les figurants ont été mis très mal à l’aise. Philippe Noiret retranscrit à la perfection cet envoûtement qu’il éprouve devant cette si belle femme. Il est l’incarnation parfaite de la bienveillance et le rôle de chirurgien qui lui a été octroyé lui convient à merveille. Dans ce film, il est la gentillesse incarnée, mais attention à l’eau qui dort ! Car c’est par l’intermédiaire de son personnage acculé dans les tréfonds douloureux de la haine et du désespoir que la notion de vengeance, de justice expéditive va être amenée, au prix d’une intrigue haletante, immersive, pleine de réalisme, et savamment mise en scène au gré des souvenirs des instants heureux de sa vie de famille. Je concède que certains spectateurs pourraient dire que ce film a vieilli, et qu’un traitement actuel lui aurait donné plus de rythme. Peut-être. Mais l’interprétation des deux acteurs principaux est telle que je ne suis pas sûr que le résultat soit aussi bon aujourd’hui, le cinéma français actuel n’étant pas ce qu’il était auparavant, même si il semble marquer un redressement qualitatif. Et puis ce n’est pas pour rien si Noiret a reçu le César du meilleur acteur pour ce rôle, et si "Le vieux fusil" a été césarisé comme étant le meilleur film de l’année… Tout est là, et les sous-titres sur les séquences parlées en allemand n’ont au fond que très peu d’importance : on comprend aisément les grandes lignes sans. Le spectateur adhère complètement à la cause de ce chirurgien qui n’a plus rien à perdre, le massacre de tout un village appelant à une révolte que nul ne peut soupçonner. Et franchement, si nous étions à la place du personnage principal, on se foutrait pas mal de ce que les nazis pourraient dire, quelle que soit la situation. Vous ne croyez pas ? D’autant plus que le chirurgien est pris au piège ! La marche arrière étant impossible, nous assistons à des scènes d’une grande cruauté, d’une violence rare, surtout pour l’époque. Le tout est esthétisé par la toute dernière composition de François de Roubaix, césarisée elle aussi. Une œuvre qui ne montre pas seulement l’horreur de la guerre, mais la barbarie gratuite de certains êtres humains vis-à-vis de leur semblable. Un film qui ne vous laissera pas indifférent, qui vous marquera à jamais, et qui va rester longtemps, très longtemps dans vos mémoires, à la limite du traumatisme.

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