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    Shérif Jackson
    note moyenne
    3,2
    1054 notes dont 167 critiques
    5% (8 critiques)
    29% (48 critiques)
    43% (72 critiques)
    14% (24 critiques)
    5% (8 critiques)
    4% (7 critiques)
    Votre avis sur Shérif Jackson ?

    167 critiques spectateurs

    Puce6386
    Puce6386

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    4,5
    Publiée le 28 juin 2014
    Un western des frères Miller, atypique, impitoyable et violent, au ton irrévérencieux et cynique, qui dégage une réjouissante atmosphère lorgnant clairement du côté des frères Coen ou de Quentin Tarantino. Une croisade vengeresse d’une redoutable efficacité grâce à sa narration maîtrisée, ses paysages magnifiques, ses personnages extravagants, son humour décalé, et ses scènes excessives. De plus, le jeu d’acteur, Ed Harris en tête, est tout à fait juste. Une réalisation âpre et grinçante, qui joue habilement avec les codes du genre !
    Marc T.
    Marc T.

    Suivre son activité 112 abonnés Lire ses 134 critiques

    4,5
    Publiée le 25 juillet 2016
    On se demande au début dans quoi on est tombé tellement ça ne ressemble à aucun western de facture "classique". Et puis on est très rapidement happé par cette histoire de prophète fou qui assassine des hommes et des femmes à la moindre contrariété. Le rythme est très soutenu, sans temps mort, et le final - quoi qu'attendu - se montre à la hauteur de l'ensemble de l’œuvre. Les acteurs sont tous excellents avec un peloton de tête dominé par Ed Harris (complètement frappé), Jason Isaacs (très énervé) et January Jones (sublime). Merci à Logan Miller pour cet excellent moment de cinéma !
    Lk-saw
    Lk-saw

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    3,0
    Publiée le 21 octobre 2013
    Shérif Jackson est un western que l'on peut désigner comme sortant du lot, ce qui peut être bon et à la fois mauvais, réalisés par les frères Miller (Noah et Logan), porté par Ed Harris comme on l'a rarement vu , January Jones l'actrice de Mad Men et Jason Isaacs. Certains auront peut être reconnu malgré sa barbe et ses longs cheveux noirs, il jouait Lucius Malefoy dans la saga Harry Potter. Tout ce petit beau monde participe ainsi à ce dérivée de western, misant surtout sur des personnages haut en couleur et une ambiance jonché de sinisme, il y a un regard assez sombre sur cette époque des cowboys. Tout d'abord il est important de parler du titre anglais Sweetwater, c'est à dire rien à voir avec Shérif Jackson, Cela peut induire en erreur, on pourrait croire que le personnage principal est donc ce fameux shérif, or ce n'est pas centré uniquement sur ce dernier et il aura d'ailleurs une importance réelle que vers la fin de l'histoire. Nous suivons en particulier une jeune femme, qui après un drame, décide d'accomplir une vengeance. Un fanatique religieux tue son mari pour une raison totalement dérisoire, extrapolant les préceptes du seigneur . Mais revenons au titre lui même, il est totalement en opposition avec ce que nous montrent les réalisateurs durant le film, au contraire derrière ses eaux calmes et douces se cache un torrent de violence presque incontrôlable. Cette ancienne prostitué se métamorphose en femme au sang froid, imperturbable et ainsi commence sa longue croisade vengeresse . C'est ainsi que se résume l'histoire, parmi les qualités du film, on remarquera une belle photographie, et un attachement envers certaines couleurs vives, comme la robe violette du personnage principal, étant le symbole symptomatique de sa vengeance. Hélas ce dernier n'est pas celui qui vous apportera le plus d'émotions , le spectateur n'a pas d'empathie pour cette femme, non en vérité vous serez bien plus attirer par les deux autres protagonistes qui sont le prêtre et le shérif Jackson, ces deux derniers sont de très fortes personnalités. L'un est un fanatique, croyant entendre dieu , lui parlant, il a un certain penchant vers la folie , on ne le distingue pas comme un prophète venant proclamer la parole du seigneur mais en contraire comme un démon. Une terrible scène à laquelle on assiste, nous montre l'homme se tortillant dans tout les sens avec une caméra perpétuellement en mouvements. L'autre est un original comme il se décrit lui même, on peut le percevoir comme le Columbo du western, doté d'une certaine intelligence et d'une perspicacité hors norme, il ne lui faudra pas beaucoup de temps à ce marginal pour se faire une idée de quelles intentions ont les divers personnages. Ce qui est dommage dans ce film c'est que les réalisateurs se mettent à accélérer les choses dans la dernière demi heure ne se préoccupant plus de la cohérence scénaristique, on passe ainsi son temps à voir les meurtres s’enchainer sans aucun soin véritable dans la réalisation. Bref on attend la conclusion qui ne devrait plus tarder au vu du nombres de personnages qui s’amenuisent au fil du temps. C'est ainsi que l'on garde un petit gout d'inachevé en ayant l'ultime acte de vengeance . On se prend à essayer de percevoir l'utilité de certaines actions et de certains personnages . Ainsi malgré une ambiance clairement réussie, nous montrant qu'un western ne se cantonne pas qu'a l’éternel lutte shérif contre bandits, bons contre méchants. Les réalisateurs n'ont pas su tenir leur film jusqu'au bout, on assiste alors à un déclin progressif se terminant par une fin sans envergure. Dommage pour un film qui semblait nous promettre plus de choses, cependant cela reste un bon divertissement et on apprécie la tentative des ces deux réalisateurs de nous présenter un film qui sort des sentiers battus.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

    Suivre son activité 207 abonnés Lire ses 2 113 critiques

    3,5
    Publiée le 5 avril 2016
    Les frères Miller, Noah et Logan jumeaux de leur états, sont des nouveaux venus à Hollywood après qu’ils aient convaincu et 2008 Ed Harris de les rejoindre pour leur premier film (« Touching Home ») inspiré de la biographie de leur père alcoolique mort en prison où eux-mêmes jouent leurs propres rôles. Cette collaboration certes confidentielle mais néanmoins fructueuse saluée par la critique américaine a amené le trio à récidiver pour une relecture du western, genre auquel Ed Harris est très attaché ayant lui-même réalisé son propre métrage en 2008 (« Appaloosa »). D’emblée les deux frères affichent leurs références qui les portent plus vers Sergio Leone ou Clint Eastwood que vers les grands classiques d’Hollywood (Mann, Ford, Hawks). On parle donc peu et on agit beaucoup sans trop d’explication dans « Sherif Jackson ». Un Sherif Jackson campé par Ed Harris en mode cabotinage ce qui n’est pas courant chez cet acteur habituellement sobre. Il arrive comme il se doit de nulle part pour mettre fin aux exactions d’un curieux prophète (Jason Isaacs assez terrifiant) sorte de Charles Manson avant l’heure qui profite de la naïveté et de l’inculture ambiante pour s’enrichir et assouvir sa soif de pouvoir sur une petite communauté qui lui est soumise corps (les femmes) et âmes (les hommes). Les deux hommes à l’ego débordant largement de leur chapeau vont longuement se jauger comme deux fauves qui cherchent à s’impressionner plutôt qu’à s’affronter réellement. Une ex-prostituée vengeresse va venir précipiter les choses, doublant les deux hommes trop absorbés par leur face à face machiste. Le tout est filmé en clair-obscur comme pour éviter une assimilation totale au western spaghetti qui portait en étendard le désert brûlant et les visages burinés par les rayons du soleil. En donnant le rôle du vengeur à une femme, les frères Miller renversent les codes et démystifient l’apologie de l’as de la gâchette faisant du shérif baroque et du prédicateur meurtrier deux caricatures qui se neutralisent. C’est bien Juanary Jones, la veuve en robe violette, qui endosse le rôle du vengeur mutique personnifié si souvent par Clint Eastwood, Sherif Jackson n’ayant qu’une seule fois l’occasion de sortir son revolver de son fourreau pour un face à face final qui laissera les deux pantins sur le carreau. Le film imparfait intrigue tout autant qu’il donne une impression d’inachevé tant on a l’impression que chacun des trois personnages joue seul sa partition faute de liens qui les fassent interagir. Un parti pris déroutant, un peu frustrant mais bougrement original.
    Caine78
    Caine78

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    3,0
    Publiée le 18 novembre 2013
    Ouais bon, pas si bien, pas si mal... Difficile de se faire une opinion précise de ce « Shérif Jackson » soufflant le chaud et le froid pendant 100 minutes. D'un côté cela fait plaisir de voir un western alternant classicisme et modernité, quelques scènes étant vraiment à la hauteur et la durée donc très raisonnable. De l'autre, lorgner régulièrement vers le cinéma de Tarantino, notamment dans les dialogues et les personnages, ne veut pas dire que vous avez son talent, loin de là. Il y a d'ailleurs un problème d'équilibre à plusieurs reprises, Logan Miller hésitant trop sur le ton à donner au film, ni vraiment convaincant dans le drame, ni dans la comédie. Paradoxalement, cela lui apporte aussi un petit charme, le scénario évitant de trop tomber dans la facilité avec cette histoire de vengeance féminine rappelant fortement « Un colt pour trois salopards » (qui a lui-même inspiré « Kill Bill »!). La différence se fait peut-être aussi par l'interprétation : Ed Harris et Jason Isaacs sont en effet réjouissants dans deux rôles plutôt bien écrits, donnant une certaine gueule à un spectacle légèrement bancal, mais atypique. Enfin, l'affrontement final, bien filmé dans un décor surprenant, nous laisse sur une bonne impression, son dénouement devinable restant bien vu. Bref, malgré de vraies faiblesses (passages lourdauds, déroulement globalement prévisible), on sort de là vaguement satisfait de la bonne volonté générale pour nous offrir une œuvre convenable : c'est toujours ça de pris.
    Gérard Delteil
    Gérard Delteil

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    4,0
    Publiée le 10 octobre 2013
    Shérif Jackson lorgne à la vois vers Sergio Leone et vers Tarantino, mais possède néanmoins sa touche d'originalité. Voici un western sympathique, avec de beaux paysages et d'excellents comédiens, qui dénonce le machisme, le racisme, l'intolérance, le fanatisme religieux. A noter quelques scènes d'anthologie, dont celle au cours de laquelle le shérif trace une carte à la pointe du couteau sur la table du gourou de la région. Seul regret : on aurait apprécié un scénario moins linéaire, plus astucieux. Mais ne boudons pas notre plaisir. Signalons au passage que le titre anglais était difficilement traduisible et que le titre français laisse croire que le shérif est le personnage principal, ce qui n'est pas le cas.
    Zoé B.
    Zoé B.

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    3,5
    Publiée le 26 octobre 2013
    Ce n’est pas vraiment un western. Ni un pastiche, disons une démarque du western spaghetti, qui était déjà une parodie du genre. Du western au 3ème degré donc. Mais dans ce cinéma de la dérision, déjà très balisé par Tarentino et les frères Cohen, Logan Miller amène sa touche originale : lui, il croit vraiment à ses personnages. Et l’histoire gagne en fond ce qu’elle ne cède pas au brio pyrotechnique ou à la BO compulsive. Un chouette film.
    Estonius
    Estonius

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    0,5
    Publiée le 5 septembre 2014
    Ça commence assez bien. Les deux personnages principaux masculins sont caricaturaux mais on s'efforce de faire avec. Et puis tout d'un coup January Jones décide de tuer sa mère et à ce moment là le film s'embourbe et n'a plus rien à nous dire…
    CeeSnipes
    CeeSnipes

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    1,5
    Publiée le 1 novembre 2013
    On voit de moins en moins de western de nos jours, au cinéma. Le plus souvent, ce ne sont plus des westerns à l’ancienne, mais des réflexions sur le genre. Sherif Jackson se place entre les deux. En effet, si on retrouve les éléments chers au western dans Sherif Jackson, surtout dans les personnages stéréotypés (le banquier véreux et à la solde du grand méchant, les nouveaux arrivants mal vus, la maison close…), on est bien plus dans une histoire de vengeance pure et simple. Si les distributeurs français ont centré le titre du film sur le personnage secondaire d’Ed Harris, le long métrage est bien plus centré sur le personnage de January Jones. Malheureusement, aucun de ces deux acteurs (voire même les autres) ne sont bien castés. Même s’ils sont plutôt bons (surtout Eduardo Noriega), ils ne sont pas crédibles dans les rôles ui leurs sont attribués. Le film se veut être original. Là, les frères Miller ne se sont pas loupés, le film est vraiment original. Mais l’originalité ne fait pas tout : il faut garder une certaine cohérence dans les personnages, dans leurs évolutions, dans leurs interactions avec les autres, une certaine cohérence dans l’intrigue, à partir du moment où on choisit d’en avoir, afin que le spectateur puisse croire ce qu’il se passe. Et ceci n’arrive absolument jamais dans Sherif Jackson. Pour deux ou trois scènes réussies (dont celle du repas où s’invite le Shérif Jackson), le film est particulièrement ennuyeux, très mal réalisé (le climax est catastrophique) et se trouve être bien trop long, même à 90 minutes seulement. Sherif Jackson est un vrai loupé, un film ennuyeux, qui monte crescendo jusqu’à une fin catastrophique. Malheureusement pour les frères Miller, à ce point-là du film, le spectateur ne s’intéresse déjà plus à ce qu’il se passe.
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 10 octobre 2013
    Réalisé par les jumeaux (vrais) Logan et Noah Miller qui retrouve pour l'occasion Ed Harris, acteur de leur précédent film "Touching Home" (2008) tient ici en plus la casquette de producteur. S'il s'agit effectivement d'un western le style est focnièrement plus moderne et intègre des ingrédients qui en font un film atypique... Une ex-prostituée vengeresse (January Jones aux charmes vénéneux), un shérif "insolite" (Ed Harris à l'aise en vieux fou) et un gourou (Jason Isaacs excellent antéchrist) psychopathe... Les décors épurés laisse place à des paysages déserts et discrets, comme la ville l'est trop, une senation de ville fantôme plutôt maladroite (aurait contrebalancé la plaine et la secte). Un scénario bien écrit qui mêle habilement une enquête et une vengeance autour d'un gourou et de sa secte d'allumés. Crépusculaire et cynique mais non dénué de mysticisme et d'onirisme. Les Miller voulaient "dépasser les conventions du western, créer une tragédie sans gagants nin héros positifs, un monde où tout le monde se fait avoir - un récit sombre, tordu et sordide"... Le plus gros problème c'est que leur objectif n'est pas atteint ; le gourou est clairement plus antipathique que la pute et le shérif, et question tordu et sordide on a vu bien mieux chez Peckinpah, Tarantino ou Leone... Néanmoins ce film est assez original pour être un excellent souvenir, assez nouveau pour combler un spectateur tel que moi.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    1,5
    Publiée le 11 septembre 2014
    Si les personnages proposés laissaient présager un ton plutôt léger, le film affiche au contraire un très grand sérieux. Pourtant, avec Ed Harris en shérif barré et aux méthodes d'investigation modernes, Jason Isaacs en méchant tellement allumé qu'il ne peut en aucun cas être terrifiant et enfin la charmante January Jones qui nous laisse de marbre avec son histoire de vengeance qui finit par devenir banale, il y avait de quoi réaliser un cocktail explosif. Au final, l'humour est rare, les personnages sous-exploités et l'objectif artistique extrêmement vague. "Sherif Jackson" possède bien quelques scènes croustillantes, mais hésite beaucoup trop entre le premier et le second degré. Terrible constat d'un film qui n'assume pas son statut de série B (pourtant loin d'être déshonorant).
    Hastur64
    Hastur64

    Suivre son activité 73 abonnés Lire ses 1 123 critiques

    3,5
    Publiée le 14 novembre 2014
    Il y a entre ce film et le cinéma des frères Cohen des points communs, en plus du fait d’être réalisé par deux frères : les Miller (bien qu’un seul soit crédité à la réalisation). Le principal est le second degrés et la dérision qui parfois émaille ce western fauché et âpre. Beaucoup de gens meurent dans ce film, mais leur manière de mourir ou la disposition de leur cadavre amène toujours une forme d’humour noir qui allège un propos et des images assez violents. Le film met en scène une prostituée mariée et heureuse dont le mari disparaît, un shérif pour le moins excentrique parti à la recherche de deux frères eux-aussi disparus, ces deux événements pointant dans la direction de Josiah prophète auto-proclamé d’une secte perdue dans les paysages désertiques de la Californie du Sud. Loi du plus fort, fanatisme religieux, règne des armes, ce western des frères Miller utilise les éléments habituels du genre. C’est dans le récit des événements teinté d’humour noir que le film doit son originalité. L’interprétation est elle aussi à saluer avec un Ed Harris rarement vu aussi clownesque, une January Jones belle et diablement efficace au pistolet et enfin Jason Isaacs absolument ignoble (et parfois ridicule) en prophète de pacotille. Les personnages ont des comportements qui sont loin d’être monolithiques et ils ne sont donc jamais totalement exempts de malveillance, ce qui les rend beaucoup plus intéressants. Film sur un genre récemment revenu un peu en grâce, mais beaucoup moins populaire qu’auparavant, ce qui explique, avec l’absence de grandes stars, la confidentialité de ce long-métrage (52064 entrées en France et à peine plus de 6 mille dollars aux U.S.A). Je le conseille néanmoins pour son humour noir et sa dérision sarcastique.
    tof44
    tof44

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 203 critiques

    4,0
    Publiée le 10 octobre 2013
    Moins barré que ce que sa bande-annonce pouvait laisser prévoir, "Shérif Jackson" (transcription française toute pourrie du titre "Sweetwater") est un western d'excellente facture bourré de références toutes aussi nobles les unes que les autres. Et si les frères Miller, scénaristes et réalisateurs, ne donnent jamais l'impression d'être écrasés sous le poids de toutes ces références, ils ont quand même l'air -sans que cela nuise pour autant à la qualité globale du film, au contraire- d'avoir un peu le cul entre deux chaises : d'une part le western classique, plutôt dans sa forme crépusculaire chère aux Peckinpah ou autres Eastwood, et d'autre part le western spaghetti (et on pense bien sûr à son avatar le plus récent, le "Django unchained" de Tarantino, dont "Shérif Jackson" partage le thème principal, la vengeance) pour le côté décalé de la mise en scène et pour la facétie ou la grandiloquence de certains des personnages. Les personnages, c'est le point fort de "Shérif Jackson" qui peut par ailleurs apparaître parfois un peu décousu dans son montage ou dans sa narration. Outre le fait que les salauds du film, avides et libidineux, sont dépeint sous les traits d'un prêtre, d'un banquier et d'un commerçant, ce qui est déjà assez réjouissant en soi, les trois principaux personnages sont particulièrement soignés par l'écriture et par l'interprétation : le méchant fou de Dieu, donc, mais aussi le policier excentrique d'apparence mais très déterminé dans ses enquêtes et l'ex-fille de joie flingueuse. Si Jason Isaacs dans le rôle de l'illuminé mystique et Ed Harris dans le rôle-titre cabotinent juste ce qu'il faut, January Jones (quel nom génial !) est juste fantastique en Némésis du far-west. Et ces trois personnages hauts en couleurs auraient encore pu gagner en dimension mythique s'ils avaient été un peu mieux traités par la musique. Un thème spécial consacré à chacun des personnages -un peu comme Ennio Morricone l'avait fait pour Jill, Cheyenne et Harmonica dans "Il Etait une fois dans l'Ouest"- aurait pu élever le shérif Jackson, le prophète Josiah et la belle Sarah au rang d'icônes. La musique, c'est là où le bât blesse. Hormis quelques chansons folk/country pas trop mal qui émaillent le film, le score de Martin Davich, jamais vraiment épique, jamais vraiment intimiste, n'arrive pas à toucher et ne rend justice ni à la griserie des grands espaces évoquée par les images ni à la puissance insidieuse des tourments intérieurs des personnages. Dommage. Avec un monteur plus posé et un compositeur plus inspiré, "Shérif Jackson" aurait gagné en qualité et n'aurait sans doute pas été très loin des sommets du genre (parmi les westerns récents, classiques mis à part). Il n'en reste pas moins un très bon film, un peu à l'ouest mais pas trop.
    Elvia
    Elvia

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    3,5
    Publiée le 27 novembre 2014
    Ne vous fiez pas au début, il est bizarrement mal construit. On nous perd un peu avec tous ces personnages que l'on découvre en même temps et on comprend mal qui est qui, qui est important pour la suite. Le film commence à venir vraiment intéressant au bout de 40 minutes de film. On y retrouve un peu une inspiration du coté de Quentin Tarantino (sans tout ce qui fait la griffe du maitre dans le genre loufoque et sérieux en même temps) et ça marche. Ed Harris livre une prestation digne d'un vrai acteur puisqu'il s'essaie ici dans le registre comique, ce que je l'avais rarement vu faire. Quant à January Jones, elle prouve qu'elle peut endosser le rôle d'actrice principale, ce que je l'ai vue également rarement faire.
    bhillereau
    bhillereau

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 242 critiques

    3,0
    Publiée le 2 novembre 2014
    Un western plutôt atypique : une héroïne vengeresse, des acteurs inspirés, une interprétation décalée... Sweetwater ne fait pas dans la dentelle. Heureusement tout de même qu'Ed Harris apporte un peu de fraîcheur et d'originalité à ce film qui aurait été bien trop banal sans sa présence.
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