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Bande de filles
note moyenne
2,9
2097 notes dont 264 critiques
6% (16 critiques)
23% (61 critiques)
28% (74 critiques)
24% (63 critiques)
13% (34 critiques)
6% (16 critiques)
Votre avis sur Bande de filles ?

264 critiques spectateurs

Loskof
Loskof

Suivre son activité 240 abonnés Lire ses 688 critiques

4,0
Publiée le 28/10/2014
A priori il faut être assez soft dans sa critique sur ce film pour qu'elle soit validée donc je vais faire de mon mieux. A la base je ne pensais pas aller voir ce film, déjà je n'étais même pas sur qu'il soit dans mon ciné mais à ma grande surprise il était programmé dans une salle. Et bien quelle bonne surprise ! Le cinéma d'auteur français regorge de talents et même si ce n'est pas le film que j'ai le mieux noté cette année c'est surement un des plus marquants que j'ai pu voir. En fait j'ai adoré dès la 2ème scène où l'on voit la bande de filles rentrer chez elle après un match de football américain. Elles discutent toutes en même temps, dans un brouhaha assez comique, puis arrivent aux pieds de la cité, voient les garçons au loin, et tout le monde se tait et passe tête baissée. Sublime ! C'est sublime de voir qu'en 2min, avec une scène toute simple, la réalisatrice arrive déjà à nous faire passer un message, à montrer une réalité. Et tout le film va être comme ça. On colle au plus près de l’héroïne, on nous montre la réalité, sa réalité en fait, et il n'y a aucun jugement qui est posé. On voit des séquences drôles, des séquences socialement non acceptables (bagarre, vol) mais le tout sans jugement. Il n'est pas question de légitimer un comportement ou de le condamner, on le montre, c'est tout. Et justement cette réalité est magnifiquement décrite, le fait que l'avenir se joue avec l'école, que les garçons font la loi, qu'une fille doit se comporter comme un garçon pour être acceptée, que ces filles se provoquent pour exister. Les relations entre garçons et filles est le point qui m'a le plus marqué car montré de façon très intelligente. En plus le film se permet d'être parfois franchement drôle, je pense à la scène du mini-golf, les actrices débordent tellement de gaieté que la salle était contaminée ! Idem avec la scène de danse sur du Rihanna, je déteste ce genre de musique, mais là ça passe incroyablement bien, c'est juste beau. Après je trouve que le film dure 20min de trop, car la dernière séquence n'est pas la meilleure, ce n'est pas la plus belle et elle laisse un goût d'inachevé même si le dialogue dans la chambre d'hôtel est incroyablement vrai (qu'est-ce qu'il faut faire de sa vie? quelles sont les opportunités?). Vraiment c'est rafraichissant un tel film, de voir la banlieue filmée sans jugement, de faire un éventail des comportements, de leurs causes, de leurs conséquences sans qu'il y ait de critique. J'ai vraiment pensé à 17 filles devant ce film, le film possède les mêmes qualités, en décrivant une réalité complexe, et en le faisant bien, en proposant des séquences justes, avec des dialogues vrais. Une belle surprise, et je pense qu'il y aura de la place aux Césars pour ce film.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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4,0
Publiée le 21/10/2014
[Edit] Je crois rêver, ne pas publier ma critique pour vulgarité ? Où ça ? Faut arrêter de faire n'importe quoi. Parce que j'ai utilisé le mot "merde" ? Mot qu'on utilise tous 10 fois par jour ? Mot qui n'est rien à côté de la vulgarité utilisée dans le film ? Surtout que c'est pour qualifier un travail... Parce que ouais je pense que ça ne fait rêver personne de faire carrière comme de ménage... Incroyable cette hypocrisie, surtout lorsqu'on lit vos articles bien plus vulgaires que mes critiques... Bande de filles je l'attendais ! J'adore ce que peut propose Sciamma comme cinéma, un cinéma qui est profondément vrai, ça l'était dans naissance des pieuvres, dans tomboy aussi, donc forcément Bande De Filles n'échappe pas à la règle ! J'émets immédiatement ce que j'ai moins aimé, comme ça je pourrai y aller à fond dans l'éloge ensuite, la dernière partie est moins marquante que le reste et c'est vraiment dommage. Sinon, tout le reste est excellent et le film va bien sûr se faire insulter de toutes parts, sauf qu'en fait je pense qu'à la fois les gens d'extrême droite croyant au "grand remplacement", les féministes, les racistes, les militants anti-racistes trouvent leur compte, parce qu'en fait tous y trouveront ce qu'ils défendent. Comment est-ce possible ? Tout simplement parce que Sciamma présente une réalité complexe qui va plus loin qu'un sympa constat bête et méchant qui dirait que : "les noirs sont des victimes" "les hommes sont dangereux" ou je ne sais quelle ânerie. Bande De Filles ne veut pas dresser un portrait élogieux de la banlieue, il veut la montrer telle qu'elle est au travers du regard d'une ado de 16 ans, timide, qui va se faire une place dans une bande de fille et enfin exister. On voit donc son quotidien entre son frère qui fait sa loi à la maison, sa mère absente avec son travail de merde, sa soeur et elle qui s'occupent de sa plus petite soeur, ses amours, etc. Tout est là. Le film n'est jamais misérabiliste, il est avant tout beau malgré la dureté de ce qui est montré là. C'est un film plein de tendresse, de moments de bonheur, parfois éphémères, souvent éphémères d'ailleurs. Parce que le film dresse malgré tout en filigrane une dure réalité pour les jeunes de banlieue, quelles sont les options une fois qu'on les laisse plus continuer les études générales ? Le CAP, la prostitution, devenir mère au foyer, dealer, le même travail que sa mère, voler ? On voit bien que l'ascenseur social est bloqué, qu'elle n'a aucun moyen de sortir de sa cité, que le seul moyen c'était l'école et que c'est mort... elle a laissé passer sa chance... trop tard, ce n'est plus le souci de personne. Et malgré la dureté du constat, c'est drôle, c'est frais, c'est beau, c'est plein de vie. La scène où elles dansent toutes les quatre sur je ne sais quelle musique commerciale c'est juste sublime, l'un des plus beau moment de cinéma de l'année (sans doute avec 2 jours 1 nuit avec la scène où Timour (?) tombe à genou... ou bien avec l'étreinte de P'tit Quinquin). ça fait un bien fout de voir ça au cinéma. Et je pense que ceux qui le critiquent comme on avait critiqué Tomboy lors de son passage sur Arte pour avoir soi-disant véhiculé la théorie du genre ne l'ont juste pas vu... En quoi est-ce mal de montrer la vie de jeunes de banlieues avec leurs espoirs, leurs joies, leurs tristesses ? Parce qu'il ne faut pas croire qu'on a un film là qui sera un antiraciste sans cervelle. Parce que personne dans le film n'est tout blanc ou tout noir. Loin de là, et l'héroïne encore moins... Bref c'est vraiment splendide.
Miltiade
Miltiade

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3,0
Publiée le 21/10/2014
L’adolescence, l’environnement morne des cités, le choix d’une identité : le cinéma de Sciamma a déjà trouvé des thèmes de travail. La mise en scène de Céline Sciamma est toujours aussi distinguée et réfléchie : une volonté de réalisme et d’immersion qui n’est pas portée par des plans prise caméra à l’épaule mais par des plans fixes, composés, électrisés par la superbe musique de Para One. Mais la vision de « Bande de filles » provoque un léger malaise. Quelque chose cloche dans ce film, qui sonne parfois faux. Il y a un problème de distance entre Céline Sciamma et l’objet de sa mise en scène. Une ambigüité dans la démarche de l’auteur qui n’est pas dépassée par la puissance de son sujet : la faute peut-être à cette histoire volontairement classique, dont la construction trop étudiée fait parfois voler en éclats l’impression de réalisme pourtant recherchée.
AM11
AM11

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2,5
Publiée le 04/03/2015
Sans vouloir forcément innover, Cécile Sciamma voulait surtout montrer un angle différent de la vie d'une cité en mettant au centre de son histoire une bande de filles. La réalisatrice montre la difficulté qu'ont ces jeunes filles à s'exprimer et à être reconnues en tant que personne à part entière et non pas comme la sœur ou la fille de... C'est seulement à travers et grâce à cette bande qu'elles peuvent enfin être elles-mêmes d'ailleurs l'une des premières scènes du film montre bien cela lorsqu'elles sont toutes joyeuses en rentrant du sport dès qu'elles rentrent dans la cité le silence prend le dessus et les têtes se baissent. Une vision intéressante et de bonnes intentions, mais pourquoi retomber directement dans les clichés ? Pourquoi les filles sont encore montrées comme des pestes sans respect pour les autres et qui sont en plus des voleuses ? Pourquoi ne simplement pas montrer le combat (féministe ?) d'une fille qui veut s'en sortir ça changerait et ça ne ferait pas de mal, car là, le discours est contradictoire. La réalisatrice a dit qu'après avoir vu ce film, on voudrait tous faire partie de la bande... bon, je ne suis pas une fille mais désolé, je n'ai ressenti aucune empathie pour ces filles. Globalement, je trouve le film pas mal, il y a de bonnes idées malgré quelques maladresses, le sujet est intéressant seulement le film aurait dû être plus court, car la dernière demi-heure est totalement vide d’intérêt.
Dunno The Movie
Dunno The Movie

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2,5
Publiée le 18/12/2014
(...) Si on se laisse volontiers entraîner dans la dérive de Bandes de Filles, grâce à sa justesse et à ces nanas étouffées par une carapace souvent nécessaire, l’issue du film laisse à désirer. En effet, après un démarrage en force et un traitement par chapitre intéressant, Bande De Filles finit par s’épuiser trop vite et stagne dans l’incompréhension la plus totale. Malgré plusieurs scènes lumineuses, où la pop-culture égaye un quotidien bien sombre (les scènes où les filles chantent sur « Diamonds » de Rihanna ou la chorégraphie sur la chanson « Wop » de J. Dash sont merveilleuses), souvent fataliste et presque sans issue, le film de Céline Sciamma s’enfonce petit à petit dans une impasse. Du coup, on décroche car le film finit par se répéter, tout en se focalisant sur une héroïne perdue, sans jamais réussir à choisir. En voulant illustrer une jeunesse sans repère, la réalisatrice a beau proposer un drame au sujet puissant, permettant aussi bien de s’y retrouver que de découvrir un certain univers, toujours est-il qu’après deux tiers de film captivants, le dernier tiers est tout simplement décevant. (...)
Kamari
Kamari

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2,5
Publiée le 07/11/2014
Ce film de par son ambition ultra-réaliste pour dépeindre le quotidien à la fois haut en couleurs et glauque de jeunes filles noires issues des banlieues défavorisées s’enferre hélas trop dans cette réalité faute de la transcender. En effet, dès le départ, leurs comportements évoquent un désir paradoxal, à la fois, de retour aux racines tribales par le biais d’attitudes et cris d’animaux ainsi qu’un désir inaltérable de nouveauté et d’affranchissement social. Tout ceci en réaction à cette soumission aux hommes laquelle s’avère non seulement trop ostentatoire mais les précipite d’autant plus dans une schizophrénie les faisant alterner tantôt vers des statuts de bourreaux intimidantes tantôt de victimes désarmantes. Les seuls autres acteurs de confrontation qui s’offrent à elles s’érigent comme étant d’autres congénères, leurs familles et une représentation très accessoire et transitoire du système éducatif. Mais sont relégués totalement au titre d’abstraction tous les « autres », en l’occurrence la société dans sa diversité sociale, morale et culturelle. En effet, nous ne partageons leur réalité qu’en comapgnie de leurs voisins de cités ou familles au détriment de réelles confrontations avec des individus étrangers à leurs microcosmes. Entre racket, décrochage scolaire, vols à l’étalage et pugilats verbaux et physiques, à défaut de passer en section supérieure, ces filles excellent en section « loubardes » exigeant d’elles des singulières aptitudes. Ce qui est dommage, c’est que ces rebelles manquent cruellement d’idéaux hormis l’instinct de domination sur les autres, les réunions intimes et festives à l’écoute des chansons de Rihanna et la séduction facile. Leur misogynie qui leur est inspirée avant tout par leurs familles et les hommes du quartier les empêche de faire évoluer leurs préjugés. Quand l’une prétexte à l’autre la perte de ses cheveux par l’assaut injuste d’une coupe faite par un père irrespectueux et tyrannique, elle passe sous silence la difficulté d’assumer la perte de féminité et donc d’identité au travers de l’absence de perruque les obligeant à affronter leur image véritable. Quand elles revoient leur ancienne acolyte de bande devenue jeune mère, on en vient à se demander si l’alternative n’est pas trop réductrice sur les opportunités d’épanouissement personnel : maternité ou délinquance ? Les études semblent hélas exclues de par l’aspect faussement émancipateur des 2 premières échappatoires où règnent alternances de rivalités et de réconciliations par lesquelles leurs égos faillibles ouvertement « surdimensionnés » se construisent. Ainsi, à l’instar de quantités de films relatant les dérives propres à l’âge ingrat et ce d’autant plus dans un cadre et une époque difficile, la fascination procurée par ce film fonctionne d’autant plus chez leurs semblables mais aussi chez les spectateurs qui ne sont pas régulièrement exposés voire importunés par leurs frasques. En effet, ils appréhendent le film comme une plongée unique et inédite dans un monde inédit à l’image d’un documentaire traitant d’une couche de population trop longtemps négligée. L’approche ethnologique du film a beau permettre ce regain d’intérêt, la dimension personnelle de renouvellement positif et constructif à travers des valeurs pas si idéalistes telles que l’élévation intellectuelle et spirituelle qui aurait pu nous faire sublimer leurs vécus et psychés est vraiment trop sous-exploitée. Et malgré les deux occasions au cours desquelles on les voit se balader et se réunir hors de leurs cités nous renvoient à chaque fois à leurs invectives bruyantes et agressives avec d’autres bandes de filles noires, la réalisatrice laisse dans la plus totale abstraction les réactions des gens autour, en l’occurrence les usagers du métro et le tenancier de la sandwicherie. Ils sont comme littéralement « gommés » et tenus complètement à distance face aux bruyantes élucubrations destructrices de toute tranquillité et donc de respect des autres. La totale absence de feed back des gens autour les fait apparaître tels des amazones fières et insouciantes de mortifier tous ceux amenés à les croiser. En faisant la part belle à une telle impunité d’attitude, le film perd en crédibilité voire pire, semble la cautionner. Faute d’accepter de pouvoir continuer à mener sa vie d’amazone urbaine, le choix de vie que fait l’héroïne Marieme paraît une fois de plus trop partial en offrant un choix de vie des plus manichéens : vivre avec son amoureux le bonheur trop lisse des gens normaux ou la « liberté » de se livrer à un mode de vie marginal. En voulant fuir la répétition des mêmes schémas, et surtout ceux liés à sa condition féminine qu’elle trouve aliénants, Marieme s’enferme dans leurs équivalents masculins, propres au marchés parallèles rendant sa quête d’identité encore plus douloureuse. C’est pourquoi, je crains que ce film vienne conforter les groupes de filles (Les fatous) issues de ces communautés noires de banlieues qui n’ont hélas rien à envier à leurs homologues masculins en termes de comportements, belliqueux, provocateur et fortement bruyant. En effet, les mettre en scène a certes, le mérite de dénoncer un univers difficile jalonné d’humiliations, de désespoirs et d’agressions dans lequel ces filles sont contraintes de surnager et d’exister. Mais ce film, en exaltant cette part de folie dont elles peuvent faire preuve dans leurs quotidiens et à tout moment (pourvu qu’elles soient en groupe) pourrait aussi leur donner raison de se complaire dans des positions frisant parfois l’hystérie révélatrice de leurs psychés en construction dont elles usent et abusent à l’égard non seulement des machos traditionnalistes et injurieux ainsi que de leurs rivales féminines mais aussi à l’égard de tout individu mécontent ou porteur de regard désapprobateur à l’égard de leurs attitudes. En effet, le simple fait d’être importuné par leur bruyante, extravagante et souvent excessive exubérance de groupe (parmi lequel elles se sentent surpuissantes) et de le leur manifester peut déchaîner leurs foudres. J’ajouterais que si l’individu en question a l’inconvénient d’être de race blanche, de sexe féminin et d’un âge jeune à moyen, la recrudescence de leur mépris et de leur animosité peut s’avérer d’autant plus forte. La seule "babtou" (femme blanche) à laquelle les filles se confrontent s’incarne en une vendeuse de vêtements soupçonneuse de les voir déambuler lascivement à travers les rayons en recherche d’opportunités pour commettre quelques larcins. Or, même s’il n’y a rien d’exceptionnel à ce qu’une vendeuse après réception de consignes soit méfiante à l’égard d’une bande de filles aux regards à l’envie et la frustration un peu trop appuyés, cette confrontation ne fait que mettre davantage en exergue une interprétation au détriment de l’autre au risque d’en déséquilibrer la portée morale : la discrimination raciale pousserait les jeunes issus de l’immigration aux actes délictueux par revanchardise et goût pour la provocation gratuite. Pourtant, bien sûr, ce parti-pris implicite n’est pas défendable pour autant que l’élan du groupe soit tout aussi responsable il n’en est hélas non moins blâmable. C’est pourquoi, pour ce film, il serait important, en parallèle à son encensement pour ses qualités et l’originalité de son sujet, d’en signaler les éventuelles dérives en termes d’influences sur les sujets réels représentés… J’en veux pour preuve que celui ou celle qui n’a jamais ou a été trop peu confronté à l’extrême égocentrisme et à l’arrogance, en clair, à l’impolitesse dont certaines font preuve notamment dans les gares, magasins ou lieux publics situés dans les grands axes de transport en commun tels que Chatelet les Halles ou St Denis, vont voir ce film en marge du problème identitaire d’une partie de la société dont elles sont le symptôme. Et ils resteront ainsi au sens propre comme au sens figuré de simples spectateurs… A l’exception de l’avoir vécu et subi soi-même, en ayant eu l’audace, le courage (ou la bêtise diront certains) de les interpeller et de les affronter dans le seul but de les inviter à modérer en public leur exubérance. Crime de lèse-majesté oblige, leurs réactions est que tantôt elles se foutent « superbement » de vous d’un air méprisant agrémenté de rires de mouettes ou vous crachent au visage toute leur rage et leur inculture (références socio-culturelles bling-bling et fautes de français à l’appui) pour traumatiser le/la pauvre quidam ayant osé perturber leur tranquille impunité. Car au final, ces bandes de filles, en recherche d’identité et d’affirmation de soi, à force d’être maltraitées, ont la fâcheuse tendance à faire de leurs réflexes de défense une réaction systématique à l’encontre de la moindre personne en désaccord avec leurs comportements. C’est ce qu’on pourrait appeler un amalgame de paranoïa relationnelle… Alors, oui ce film est salutaire s’il permet de sensibiliser les gens (voire les intéressées elles-mêmes) à un réel problème de société inquiétant sur l’aliénation morale et mentale que subissent ces jeunes filles noires tout en dressant les jolis portraits qui se cachent derrière leur masque social en vertu duquel néanmoins elles s’inventent un personnage à la fois glorieux et populaire mais hélas peu compatible avec la vie en collectivité. Car à force de compenser leurs complexes à travers une conviction de supériorité ouvertement assumée qui les font se prendre pour des déesses, elles ont tendance à se transformer trop souvent à la moindre petite remarque ou regard agacé en effrayantes hyènes, une image révélatrice de leur surenchère émotionnelle assez indigne pour des demoiselles en quête de respect… Par conséquent, ce film serait intéressant s’il ne prenait pas le risque (assumé ou pas) de servir d’exemple pour les jeunes noires en terme d’attitudes, de collusions et de choix de vie pas si épanouissants qu’il n’y paraissent sous peine de les exclure un peu plus d’une société à l’indulgence limitée.
Lo87
Lo87

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2,5
Publiée le 31/10/2014
"Bande de filles" relate la construction d'une jeune fille, en tant que femme. Il est intéressant de voir qu'elle se cherche en passant d'une bande de filles à une bande de garçon, ne sachant elle-même trop de quelle façon se définir. Les images (ainsi que les actrices) sont belles, malgré une trop grosse accumulation de gros plans. Ce qui gène le plus, dans ce film, c'est qu'il est un véritable cliché. Qu'en est-il de ces noirs aussi, que représentent-ils? des années qui passent? spoiler: Le personnage du frère, aussi, n'est pas vraiment cohérent dans son comportement envers sa sœur, qu'il engage à la violence, mais se révolte contre elle dès qu'elle est amoureuse d'un de ses amis. On a l'impression que dans les banlieues, l'univers est de toute façon misérabiliste, qu'il n'y a que baston, sexe, et violence. spoiler: Aussi, on ne sait pas comment se finit le film, ce qui est assez gênant ici. Va-t-elle retrouver sa première bande? Il est toutefois drôle de retrouver Rabah Naït Oufella, qui joue dans un autre film sur la banlieue, un peu meilleur, "papa was not a Rolling Stone".
Apollonide
Apollonide

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2,5
Publiée le 30/10/2014
Déçue car j'habite une banlieue où les blancs sont en minorité et j'avais envie de rencontrer ces femmes. Déçue car j'ai aimé les autres films de C. Sciamma donc difficile de ne pas aimer celui ci. Une jeune fille, Karidja Touré, belle présence à l'écran, va reprendre les codes des hommes autour d'elle pour grandir et vivre sa vie. La mise en scène est très belle, les filles sont magnifiquement filmées mais cela ne suffit pas. Les actrices de la bande sont trop souvent en roue libre si bien que les scènes tombent vite à plat (le racket, la scène avec la vendeuse, fight club, golf, sandwicherie...). Le film s'essoufle peu à peu, tout est bien lisse, je ne suis pas du tout émue, je ne sors pas de mes propres préjugés. Le seul truc qui m'ai un peu bousculée c'est quand on apprend que le vrai prénom de Lady est Sophie. Puis le générique du films se déroule et on voit le prénoms des actrices : Karidja, Assa, Lindsay, Mariétou. On a là une complexité qui m'a manqué dans ce film trop démonstratif.
Penda K
Penda K

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2,5
Publiée le 28/10/2014
"Bande de filles" s'ouvre sur une belle séquence qui contient l'intérêt principal du film : une 2e famille que se crée une ado pour évoluer et sortir d son carcan. Mais cette belle promesse se délite peu à peu à force d'invraisemblances. Dans quelle famille africaine les personnes sont si isolées ? Une mère aussi absente ? Le frère sadique (d'ailleurs intéressant dans sa "noirceur" morale) sans contre-pouvoir ? Ca existe certainement mais je n'y crois pas une seconde. Autre manque : le jeune couple (l'héroïne et son copain Ismaël) sont si peu crédibles, aucune alchimie, scènes très hiératiques. D'ailleurs, il y aura beaucoup plus de sensualité entre deux filles dansant sur un toit que la "première fois" totalement en toc qui nous est présentée. La vacuité du propos permet de s'intéresser à la mise en scène aux outils du scénario : les passages au noir entre les chapitres, le signifiant de la chevelure, les archétypes au sein du quatuor : l'héroïne, le mentor/roi, le bouffon, le rempart, bref des "Quatre mousquetaires" enfantines à qui personne ne parle de la nécessité de s'imaginer un destin. Le film a le mérite de nous montrer des jeunes filles "autres", des corps noirs, des visages (très bien éclairés) qu'on ne voit presque jamais dans le cinéma français, il manque juste le "supplément d'âme" qui montrera autre chose que 4 filles dansant sur un un hit de Rihanna : laquelle a bien sûr tout compris sur la prise de pouvoir. Penda Film "Bande de filles" vu le lundi 27 octobre 2014, séance de 22h au "Gaumont Montparnasse" salle 12
Farafino
Farafino

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0,5
Publiée le 28/10/2014
Dès la scène générique d'introduction ( le match de foot US ), j'ai compris qu'il s'agirait d'un film sans exigence de réalisme. La scène suivante est la meilleure du film, on pense que la première impression était fausse............mais non. Je n'ai rien contre l'idée que l'on dépeigne une équipe de jolies jeunes filles noires de banlieue à la dérive, dans leur réalité consternante de médiocrité et de nihilisme, d'injustice sociale, de domination et d'aliénation, mais il y a une telle complaisance dans ces données que le film y stagne sans jamais prendre de relief, ni n'inspirer la moindre réflexion intéressante... Il y a tant de choses passionnantes à dire sur ce milieu des noires en France et c'est ça qui sort du chapeau !? Quelle déception ! Quelle frustration ! Et même, quelle humiliation ! Il n'y a aucune promotion culturelle, aucune plus value émotionnelle.... Juste de la consternation.... A peu de scènes près, tout sonne faux, jusqu'à prêter à rire, tout est d'une caricature odieuse, et le film dans son ensemble inspire au mieux une grande pitié, sinon une grande exaspération..... Des idées fortes apparaissent mais rien n'est exploité à sa juste valeur, et en définitive, on est agacé par un jeu très approximatif et une absence de positivité quelconque........ On sort de la salle, surpris d'avoir tenu jusqu'à la fin....
Ewen Blake
Ewen Blake

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1,5
Publiée le 05/05/2016
Il vrai que je connais mieux la campagne de province que les banlieues de Paname et Les vallées du Monde me sont plus familières que celles du Figaro. Peut-être suis-je également trop innocent et peu trop peu sensibilisé à la rhétorique Zemmourienne mais pour un film prétendu réaliste j'ai trouvé Bande de filles incroyablement caricatural, à la limite du racisme. Quel malaise à la lecture du cadre de vie : la mère qui fait le ménage, le père absent, le grand frère tyrannique (on a pris un acteur avec la tête de l'emploi !) qui assume son rôle de chef de famille à la force du poignet (au sens littéral). L'altercation entre les deux bandes de filles dans le métro. Franchement, ce ne sont plus des cassos mais des animaux ! Même la hiérarchie des valeurs m'a choqué. La seule fois où l'héroïne remonte dans l'estime de son frère c'est lorsqu'elle se bat et humilie une autre fille ! On se croirait au paléolithique. Le problème c'est que je me suis très peu reconnu dans l'héroïne. Lorsqu'elle a l'opportunité de faire les ménages pendant les deux mois d'été et qu'elle le fout en l'air pour aller danser à la Défense ("quelle fraicheur" diront les critiques) ! A part les plus privilégiés, on est tous passé par là. Comment développer de l'empathie face à quelqu'un qui refuse l'effort et préfère raquetter une gamine de 12ans ? Il y a tout de même de beaux moments dans ce film comme lorsque les filles rentrent du foot et deviennent silencieuses sans même se concerter en passant auprès des garçons. Même si elle traduit le machisme du ghettos et la sourde domination sexuelle qui y règne, la réalité qu'elle dépeint m'a paru tout à fait juste et plausible. Beaucoup plus que la fille qui se fait tondre parce qu'elle a perdu un combat de rue. Au final ce qui ressort de ce film c'est le paradoxe entre son apparente joie de vivre, son dynamisme et le déterminisme glaçant qu'il véhicule : les banlieusards sont condamnées, ils n'ont aucune échappatoire à la vie merdique qui les attend s'ils ont laissé passer le train de l'école : dealers, voleuse, prostituée, mère au foyer; l'éventail des possibles est tiré : choisissez votre carte. Rajoutez à cela le creux des personnages (peut-être le plus choquant dans l'oeuvre de Sciamma) : notre héroïne n'a pour loisir que la PlayStation, le shopping et le bourrage de gueule dans une chambre d'hôtel miteuse en chantant du Rihanna. Quelle tristesse. Pas étonnant que certains préfère échapper à leur destin dans la religion ou dans Daech. Quels autres choix ont ils ? Pour finir je me demande si Bande de fille ne doit pas son succès critique dans sa capacité à renforcer les clichés et conforter les spectateurs dans leur vision pré-établie condescendante (et non pas réaliste et sans jugement comme l'auteur le prétend) de la banlieue et ses habitants.
brunetol
brunetol

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0,5
Publiée le 26/01/2015
Je ne suis pas allé le voir à sa sortie, j'avais des a-prioris, je flairais le naufrage. Ressorti en salles par Telerama, j'ai voulu quand même me faire ma propre idée plutôt que d'en dire du mal sans l'avoir vu. J'en suis sorti mi-furieux, mi-euphorique. Malgré le supplice subit, démolir cette horreur sera un vrai plaisir. Voilà le topo : le fonds d'aide de la Région Ile-de-France vous présente sa nouvelle production, tournée par les élèves d'une classe de seconde de la Courneuve, lors d'un atelier animé par une spécialiste de la crise d'adolescence, Céline Sciamma. Inspiré par les meilleures séries d'Azoulay et Berda ("Les musclés", "Hélène et les garçons", "Premiers baisers"), "Bande de filles" suit l'initiation de Vic (oui, comme dans "La Boum") qui passe de l'adolescence insouciante et dansante à l'austère âge adulte dans le dur monde de la banlieue black-beur - très original ! Ce n'est pas tout. Révoltant dans la forme, le programme du film pourrait se résumer à : "Céline Sciamma au zoo", mais c'est sûrement inconscient, ne lui faisons pas de mauvais procès. Totalement fascinée par ses actrices, dont elle oublie de faire des personnages, elle se contente de les exhiber avec complaisance comme des animaux savants, tout en les maltraitant (c'est la règle du dressage), soit qu'elle les laisse (très mal) improviser en roue libre avec 3 mots de vocabulaire, soit qu'elle leur impose d'ânonner par cœur ses propres dialogues lamentables avec l'air inspiré d'élèves de 1ère année au Cours Florent ; spoiler: le clou étant la tirade sur le "moment parfait à Disneyland" qui m'a arraché un fou rire nerveux. Sciamma n'a rien à dire sur la jeunesse ou la banlieue, elle se contente de la fantasmer dans son coin, de façonner des digressions futiles sur des archétypes et des clichés - les grands-frères tyranniques, les parents dépassés, la violence omniprésente - jusqu'à un éloge complaisant de la sauvagerie, mais sans l'énergie puissante et imaginative d'un Larry Clark, ou la légitimité quasi-documentaire d'un Rachid Djaïdani ("Rengaine"). Pour couronner le tout, sa mise en scène reste collée au sol, plate, froide comme un Dardenne surgelé, tout juste pimentée de quelques clips poussifs sur la musique de Para One, et la fameuse scène sur "Diamonds in the sky", totalement gratuite, située dans une chambre d'hôtel improbable, mais qui permet de se souvenir que c'est un sacré bon morceau.
Clingo
Clingo

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5,0
Publiée le 22/10/2014
La sortie des séances réserve parfois son lot de commentaires un peu honteux qu'on préférerait ne jamais avoir entendus. A la fin de Bande de Filles, dans le couloir du cinéma, une dame donne son avis : " C'est tellement pas mon monde que je suis pas rentrée dedans ". Cette femme, n'ayant probablement jamais vécu au dix-huitième siècle ni dans l'Ouest américain, ne regarde donc jamais de film sur la Révolution française ni de western. Elle ne daigne certainement pas s'intéresser à la trilogie rurale de Raymond Depardon et n'a jamais vu Alien. Parmi les beautés du cinéma, il y a celle de découvrir d'autres univers, de plonger dans un monde qui nous est inconnu, pour en voir les moeurs, et peut-être aussi pour se rendre compte que ces mondes différents du nôtre n'en sont finalement pas si éloignés. Dans Bande de Filles, Céline Sciamma filme la banlieue, et il pouvait y avoir une crainte à ce qu'une cinéaste " intellectuelle " s'aventure sur ce terrain qui n'est pas le sien. Mais les préjugés s'envolent vite car de son film, Sciamma extrait une universalité, quelque chose qui n'est pas l'exclusivité du microcosme de la banlieue et de ses habitant(e)s. Elle filme des filles, simplement, et même si le contexte social a son importance, l'essentiel tient dans la place donnée à l'être humain. Ce qui compte, c'est que Céline Sciamma regarde les jeunes filles qu'elle filme. Il y a une séquence emblématique de sa volonté de donner une importance à une population qui n'a pas l'habitude d'être regardée, au cinéma ou ailleurs - des jeunes filles, des jeunes filles noires de banlieue - : Dans le métro, Lady met la musique à plein volume, une situation agaçante dans la vie quotidienne pour les personnes alentour. Les filles s'amusent, et Sciamma ne fait pas ce que bon nombre de cinéastes auraient fait : elle ne filme pas la réaction des autres usagers. Elle concentre son attention sur la bande, elle ne veut pas s'en détacher. Elle se fiche complètement de ce que le spectateur attend. La grande intelligence du film réside en partie ici, ne pas donner ce que l'on attend, détourner sans cesse le scénario vers autre chose, par exemple, que le film social envahi par les clichés. Tout ce qui pourrait paraître lourd est constamment détourné par une finesse d'écriture hallucinante, il y a du symbolisme, des gestes faciles, mais il n'y a aucun souci à les accepter parce qu'il y a de la sincérité qui transpire à chaque seconde du film. Sciamma n'a pas peur de faire du Cinéma, de s'autoriser à filmer des choses a priori incohérentes dans l'ensemble, mais qui révèlent finalement quelque chose de fort. L'exemple typique d'une telle ligne directrice est peut-être la séquence de la chanson de Rihanna, qui pourrait être de trop, qui pourrait " faire genre ". Mais la séquence n'a plus besoin de démontrer sa pertinence quand elle se situe à un tel moment du film où l'on s'est déjà attaché au groupe, et l'on comprend dès lors la beauté du moment, le lien fort qui unit ces quatre magnifiques jeunes filles. La séquence n'est plus gratuite car elle a dit toute leur amitié, et l'effet, d'une manière plus générale, n'est jamais une afféterie stylistique dans Bande de Filles. La maîtrise de Céline Sciamma est toujours au service de l'émotion et du discours. C'est le cas du travelling d'accompagnement, à deux reprises notamment, qui outre sa beauté visuelle, son petit côté jouissif, a une portée forte. Dans la première séquence, le travelling suit un groupe de filles dont les mots créent un tel désordre qu'il est impossible de comprendre ce qu'elles disent, puis elles se taisent subitement quand elles approchent de garçons. Le refus de la coupe apporte un effet saisissant de contraste, et immerge un peu plus le spectateur au sein du groupe. Dans la seconde, Marieme pénètre un appartement de petits bobos friqués pour y livrer de la drogue. De l'extérieur du bâtiment jusqu'au moment où elle en ressort, la caméra plonge avec elle dans ce monde qu'elle ne connaîtra jamais. La musique de Para One couvre les quelques mots échangés dans l'appartement. On n'entend rien, et pourtant on comprend la portée sociale, le " message " qui n'en est pas ouvertement un parce que Sciamma ne fait pas un film pour asséner des vérités. Il y a quelque chose de profondément réjouissant à voir un film dont on ne pourrait attendre rien de plus que du naturalisme, aller vers une esthétique particulière, prendre forme et ne pas s'enfermer dans des carcans de genre. Du genre justement, mais dans un autre sens, il est aussi question dans Bande de Filles. Dans Tomboy, la petite Laure se faisait passer pour un garçon et on ne savait pas tellement pourquoi. La liberté d'interprétation était laissée aux spectateurs, et cette absence de justification démontrait déjà la subtilité de la cinéaste. Dans Bande de Filles, la question du genre est traitée, mais dans une dimension plus sociale. A travers la transformation de Marieme et sa dérive vers un comportement " masculin ", c'est de la banlieue dont il est aussi question, et cette question est celle de la place d'une fille dans un tel environnement. Le film est très juste dans sa description d'un monde où l'on ne peut survivre que si l'on adopte des codes spécifiques, masculins. A travers la notion de genre, Céline Sciamma pose cette question de film en film depuis Naissance des Pieuvres : comment trouver son identité ? Et par extension, comment trouver sa place, que ce soit dans un groupe d'ami(e)s, ou dans la société ? D'une intelligence profonde, d'une folle audace et d'une beauté bouleversante, le troisième film de Céline Sciamma vient confirmer le talent d'une des cinéastes les plus intéressantes de sa génération, en pleine maîtrise de son art. " Brillant comme un diamant ", éclatant comme ses personnages, le film est magnifique.
Brandon W.
Brandon W.

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1,5
Publiée le 05/12/2014
Trop de clichés pour un film qu'on attendait comme du renouveau... Une Realisatrice qui ne change pas...
NammJones
NammJones

Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 1 480 critiques

1,5
Publiée le 06/11/2014
Sciamma nous livre une histoire sans scénario, sans profondeur et quasi sans intérêt en plus d'être totalement banale. On y "découvre" la vie d'une jeune fille qui pourrait être réaliste sans ces acteurs tous plus mauvais les uns que les autres. On doit supporter beaucoup de longueurs inutiles, qui ne font pas avancer les choses mais qui cachent probablement un manque d'idées. L'histoire n'a ni queue ni tête, pas d'intrigue et une mise en scène qui a oublié l'émotion. On nous saoule de fausses images fortes spoiler: comme lorsqu'elle prend le couteau et qu'un plan d'une minute est fait sur son dos. Ça n'a aucune signification intéressante pour la suite du film ! Et tout le reste est sur la même lignée. On peut aimer si on n'a jamais rien vu de tel mais de là à mettre 5 étoiles à un film comme celui-là, c'est du mensonge pur et dur !
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