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    Le Locataire
    note moyenne
    3,9
    1239 notes dont 135 critiques
    répartition des 135 critiques par note
    39 critiques
    53 critiques
    25 critiques
    14 critiques
    4 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Le Locataire ?

    135 critiques spectateurs

    Roy Batty
    Roy Batty

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 215 critiques

    5,0
    Publiée le 24 septembre 2014
    "Le Locataire" est un des meilleurs films de Roman Polanski (avec "Chinatown" et "Rosemary's Baby"). Il raconte l'histoire de Trelkovsky (Polanski), un homme d'origine polonaise qui va s'installer dans un appartement parisien et connaître très vite de nombreux désagréments. Malgré un rythme assez lent, le scénario est remarquable et égrène les indices jusqu'au surprenant final. Polanski aborde les thèmes de la folie et de la paranoïa avec toute sa maestria. En résulte un film à l'atmosphère vraiment dérangeante et oppressante, qui terrifie et perd le spectateur, en jouant sur la frontière trouble entre le réel et la folie. Certaines scènes sont inoubliables, notamment celle dans laquelle Trelkovsky voit son double dans les toilettes. Le climat malsain de ce film est renforcé par la photographie et la musique angoissante de Philippe Sarde (une de ses meilleures partitions). Roman Polanski est parfait dans le rôle de cet homme timide et effacé, qui va, petit à petit, sombrer dans la folie jusqu'à la fin inéluctable et qui fait froid dans le dos. Il est entouré par de brillants comédiens, à commencer par la toute jeune mais déjà talentueuse Isabelle Adjani, ainsi que de grands noms tels que Shelley Winters (méconnaissable), Melvyn Douglas ou encore Bernard Fresson. A noter aussi les fugaces apparitions de certains membres du Splendid', pas encore connus à l'époque. "Le Locataire" est un chef-d'oeuvre à l'atmosphère unique.
    MC4815162342
    MC4815162342

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    4,0
    Publiée le 12 mai 2015
    Quasiment 9 ans après Le Bal des vampires et Rosemary's Baby Roman Polanski clôturait ce que j’appellerais une sorte de trilogie avec Le Locataire, pourquoi une trilogie ? Car je trouve que ces trois films se ressemblent étrangement, surtout du point de vue technique et mise en scène, voir même niveau réalisation, il y a cette même folie, presque ce même ton mystiquement drôle et angoissant. Enfin bon, j'entend que du bien de ce film depuis qu'un collègue du site, SpaceTiger7 pour ne pas le citer, me l'a vendu comme du pur génie, n'écoutant que mon instinct et pas l'avis des autres je n'avais pas prévu de me jeter dessus de suite, j'aurais juste attendu l'occasion de le voir quand il passerait à la télé par exemple. Et vl'à ti pas qu'il passe ce bougre, hier soir, lundi 11 Mai à 22h40, du coup comment faire un bras d'honneur à ce film et se débiner ? Impossible, je dois aller au bout, je dois voir ce film, donc juste après avoir maté l'émission sur ce bon vieux Renaud, je me laisse emporter par le pédo.... euh Polanski. M'attendant à un film bizarre et possiblement peu captivant j'y allais quand même la tête baissée mais comme toujours sur arte avant la diffusion d'un film, quelqu'un vient rapidement brosser son portrait accompagnés d'images du film, et je dois dire que les quelques images montrées m'ont bien donné envie. Je me pose pépouze dans le noir sur mon plumard... (ça rime !!!)... avec un verre de pinard... (ouais non, finalement ça va pas le faire^^). Voilà que le film se lance, on y suit un homme venant louer un appartement dans un immeuble à Paris, un Polonais travaillant dans un service d'archives, il apprend de la concierge que la chambre qu'il est prêt à payer une assez forte somme était occupée par une femme qui s'est jetée par la fenêtre. Déjà ça pose les bases, on sait qu'il va se passer quelque chose, monsieur Trelkovsky dont on ne connaîtra jamais le prénom s'installe donc dans cet endroit assez froid où les voisins semblent peu accueillants. Peu à peu le jeune homme à l'allure d'un Tintin se retrouve à subir d'étranges situations, les voisins se plaignent du bruit qu'il fait la nuit alors qu'il n'en fait rien, ses détritus de poubelles tombés dans l'escalier disparaissent, les voisins restent debout figé au toilette et j'en passe. Le pauvre homme obligé de fumer des Malboro puisque ses gauloises bleues ne sont plus disponibles va peu à peu sombrer dans un délire inextricable, pourquoi ? Pourquoi l'ancienne locataire avait voulue se suicider ? Pourquoi, pourquoi et pourquoi ? Bah on s'aura pas, à nous de pondre une hypothèse, est-ce que l'appartement est hanté ? Possible mais aucune confirmation de quelque sorte que ce soit. Le mec présentant le film sur arte clamait haut et fort que le film était un des plus angoissants jamais fait, sans être vraiment d'accord, je dois bien avouer que mater en pleine nuit ce délire, ça fout un peu les boules de temps en temps. Notamment la première scène où l'on voit quelqu'un figé au toilette. Comme souvent j'en attend beaucoup des films où la réalité devient confuse et chamboulée, donc sur le coup j'en aurais voulu encore plus de la part du film, car la vraie folie n'arrive qu'assez tard, c'est mon coté "j'en veux encore" qui fait ça. Quoiqu'il en soit, l'histoire se déroulant presque à huis clos est clairement prenante, on veut bien sur voir jusqu'où va aller la folie du pauvre Tintin...... euh.... Trelkovsky, et elle mène là où je pense tout le monde l'attendaient, encore que le plan final je ne m'en serais pas douté, et tant mieux car il exprime toute la folie du personnage. 2 ans après Chinatown, Polanski replonge dans la démence avec Le Locataire où il tient le rôle principal, rôle qu'il porte juste parfaitement, ses réactions, son coté "ptit mec timide", enfin tout est réuni pour coller au personnage quoi, le plus surprenant étant le reste du casting, qui même si on sait que le film fut tourner à Paris est plutôt impressionnant et étrange dans un Polanski. Nous retrouvons ainsi quelques membres de la troupe bien connue du Splendid, Josiane Balasko, Gérard Jugnot et Michel Blanc, ou encore Isabelle Adjani que je n'avais pas reconnu de suite vu son look, Rufus, Claude Piéplu et Bernard-Pierre Donnadieu pour ne citer que les acteurs français. Et c'est là que je me rend compte que j'avais pas prévu de faire une critique aussi longue^^ Pour ce qui est du coté technique, que reprocher à Roman ? La mise en scène est soignée au possible, la démence est maîtrisée à merveille par le Polonais, sa réalisation est également un sans faute, les décors sont simples (c'est Paris hein) mais réussis, de plus il me semble que la cour du bâtiment clé du film a été reconstituée ou montée de toute pièce je ne sais plus vraiment. Coté bande son c'est plutôt entraînant et parfois mystique comme le film l'oblige. En bref, Popolanski signe ce qui est surement un de ses meilleurs films, une réelle ambiance de folie, même si comme déjà dit j'en aurais aimé plus, mais bon, j'ai tout de même adoré une scène en particulier assez courte, c'est quand il se retrouve dans son appartement mais que tous les objets sont géants à coté de lui tout petit.
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    5,0
    Publiée le 11 mai 2013
    De la paranoïa, de la Schizophrénie et un appartement. Tous les éléments sont réunis pour faire du locataire un nouveau chef-d'oeuvre signé Polanski. Comme dans Répulsion et Rosemary's Baby, "Le locataire" nous donne l'impression d'assister à un cauchemar dans lequel il serait impossible de se réveiller. Tout est bizarre, sombre, irréel et délicieusement oppressant. Une merveille !
    beautifulfreak
    beautifulfreak

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    4,0
    Publiée le 1 juin 2011
    Réalisé en France par Polanski avant son exil forcé des U.S.A, "le locataire" est une adaptation de l'univers sarcastique et torturé de Roland topor. Ce dernier s'est inspiré pour l'écriture de ses problèmes de voisinage. Les auteurs prennent plaisir à semer la confusion (kafkaïenne) dans un décor banal et quotidien. La logique perd lentement ses repères et la folie paranoïaque s'installe progressivement., aidée par une mise en scène qui joue sur le mystère et la claustrophobie, mais qui se permet aussi des plans-séquences inédits en 1976, filmés à la Louma. L'immeuble du locataire peut se voir comme un condensé de névroses sociales et une métaphore des angoisses de ceux qui ne trouvent pas leur place (dans la jungle urbaine et son théâtre d'ombres). En plus de Roman Polanski -amusant et touchant dans son personnage de polonais timide qui bascule peu à peu dans l'irrationnel- et Isabelle Adjani, le casting compte la présence de Josianne balasko et Gérard Jugnot en employés de bureau, Eva Ionesco en fillette maladive et Shelley Winters en concierge intrusive (en concierge, donc). J'aimerais voir un film de ce genre actuellement, qui n'a pas besoin d'effets spéciaux ni de budget faramineux pour susciter le malaise. Et je souhaiterais que Polanski retrouve cette veine, entre fantastique et ironie psycho-dramatique.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 10 novembre 2013
    Adapté du roman "Le locataire chimérique" de Roland Topor, dont le récit possède de grandes influences kafkaïennes, "Le locataire" est le troisième et dernier film de la trilogie des appartements maudits dans la filmographie de Polanski, après "Répulsion" et "Rosemary's Baby". Pour ainsi dire, ce long-métrage est certainement l'un des meilleurs de son auteur tant Polanski parvient à incorporer à son film un sentiment de crainte et d'horreur au fur et à mesure que les voisins exercent une guerre psychologique envers le locataire, Trelkovsky (joué par Polanski himself). L'histoire est bien amenée, le suspense présent à chaque minute, de même que la mise en scène qui, de par sa lenteur, insiste énormément sur l'horreur qui se trame. A noter que "Le Locataire" est le premier film français à utiliser la technique de la Louma, c'est à dire à utiliser la technique de la caméra attachée à la grue pour favoriser travellings et panoramiques. Le générique de début en est un parfait exemple. Toutefois, apprécier "Le Locataire" uniquement pour sa technique ne serait pas lui rendre un parfait hommage. Polanski effectue un formidable travail sur l'ambiance à tel point que le spectateur devient, spoiler: comme le personnage principal, paranoïaque et fou . Servi par un casting admirable, "Le Locataire" est l'un des meilleurs films français horrifiques à avoir été tourné, même si l'horreur ici est plutôt psychologique que visuelle (quoi que...). Un travail est aussi fait par rapport aux décors, et particulièrement à l'appartement deux pièces dans lequel vit Trelkovsky, qui suinte le caractère glauque et oppressant de l'endroit. Polanski réussi un coup de maître avec ce film, qui parvient à tenir en haleine le spectateur jusqu'au dénouement, et qui continue, même après visionnage, de hanter nos pensées, comme si le mystère était encore à résoudre...
    Davidhem
    Davidhem

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    5,0
    Publiée le 12 septembre 2011
    Roman Polanski est un cinéaste à part parce que les oeuvres qu'il élabore sont souvent liées au pessimisme de son triste et célèbre passé. En effet, depuis la mort de Sharon Tate, le réalisateur n'a signé que des longs-métrages sombres et celui-ci semble être son point extrême. Le réalisateur s'était déjà filmé dans "Le bal des vampires" mais ce film était tout ce qui pouvait réjouir le spectateur grâce à l'humour de Polanski. Dans "Le locataire", Roman Polanski affiche clairement sa rupture avec la société, il se met en scène dans un film psychologiquement très dur puisque le principe consiste à voir comment un homme normal commun à tous les autres peut subitement changer et devenir un dépressif paranoïaque. Le scénario rédigé par Polanski est riche, dense et également très profond, en effet chacune des paroles des personnages et chacune des actions du protagoniste importe dans le cheminement du long-métrage. Le réalisateur s'entoure d'acteurs qui à l'époque étaient connus surtout au théâtre comme Gérard Jugnot, Michel Blanc et Josiane Balasko mais il choisit tout de même une star du cinéma qui l'accompagne dans sa douleur tout le long du film alias la splendide Isabelle Adjani. Que retient-on de ce film? Que la société des années 1970 ressemble bien à la nôtre, en effet rien n'a changé, les voisins ne s'entendent pas, ils se disputent, ils fomentent des complots les uns contre les autres bref les Français ne sont pas montrés sur leur meilleur jour mais au contraire Polanski à travers son personnage devient une victime de cette société pourrie et égoïste dans laquelle il vit. Si on devait poser une problématique dans une dissertation à propos de ce film, ce serait "Comment la normalité d'un homme peut-elle se transformer en folie?" et le film de Polanski apporterait toutes les réponses. Perdant peu à peu goût à la vie, il se transforme en une autre personne sans s'en rendre compte, il pert toute notion de la réalité, pour lui la vie est devenue un cauchemar sans dénouement. Thriller psychologique brillant avec un réalisateur-acteur exceptionnel, ce film mérite d'être classé parmi les meilleurs de Polanski qui signe une merveille du septième art.
    Kuku458882597
    Kuku458882597

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    5,0
    Publiée le 12 décembre 2007
    Le grand chef d'oeuvre de Roman Polanski. Incroyablement glauque, Le déguisement de Trelkovsky en femme, et celui-ci restant sur une chaise devant la fenêtre des heures et des heures dans le noir. La paranoïa traité d'une façon géniale!!! La persécution d'un pauvre homme qui finira, comme la locataire précédente, Simone Choule. "Le locataire" possède une performance d'acteur éxelente, une fin qui vous empêchera de dormir pendant 3 jours. La mise en scène est géniale, un des plus grand film de l'histoire du cinéma. Tout simplement.
    Ryce753
    Ryce753

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    5,0
    Publiée le 24 décembre 2012
    Etrange, bizarre, ténébreux, voici les mots qui peuvent correspondre pour décrire cette oeuvre de Polanski. Excellent thriller psychologique ce film pourrait servir d'étude sur la paranoia. On suit la lente désintégration de l'identité de Trelkovsky, un homme ordinaire sans prétention, qui prend un appartement récemment appartenu à une femme, Simone Choule, qui s'est suicidé. A partir de là, commence pour lui, une véritable descente au enfer dans cet appartement de l'enfer, disons le carrément. J'ai rarement vu une ambiance aussi unique dans un film. Les personnages, les décors, les couleurs n'ont jamais été aussi glauques qu'à travers cette réalisation. J'adore. La musique envoûtante, fascinante, mystérieuse de Philippe Sarde correspond tout à fait à l'esprit du film. Je vous le recommande très fortement.
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2012
    Un thriller psychologique sur un scénario de Roland Topor (1938-1997), qui vous prend aux tripes du début jusqu'à la fin. Polanski joue le rôle principal et le campe à merveille. (sa transformation en travesti laisse pantois !) Un voyage insolite au fond de l'angoisse et de la folie. Isabelle Adjani est superbe.
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

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    4,0
    Publiée le 24 octobre 2014
    Vous connaissez la citation de Jean-Paul Sartre « L'Enfer, c'est les autres » ? Et bien c’est le titre que Roman Polanski aurait dû donner à sa trilogie des appartements, car après "Répulsion" et "Rosemary’s Baby", notre ami polonais rempile avec un film bien space : "Le Locataire". Le film débute simplement lorsque le héros, Trelkovsky, est à la recherche d’un appartement dans Paris. Il arrive à en trouver un suite à la mésaventure de l’ancienne locatrice : la pauvre demoiselle s’est défenestrée et est désormais à l’hôpital dans un sale état. Trelkovsky s’y installe et, au fur et à mesure qu’il y habite, semble être comme « attiré » par cette femme et sa vie...Mais, pour rajouter une couche d’étrangeté, Polanski s’amuse petit à petit à nous présenter les divers habitants de l’immeuble et ce de façon assez dubitative : véritable festival d’handicapés sociaux, on a des doutes sur leurs intentions voire sur leur santé mentale (et oui : des fous et des emmerdeurs comme voisins, on en a tous connu !!)…tout comme sur celle de Trelkovsky : ses voisins lui semblant odieux et bourrés de vices, il ne saurait leur faire confiance, et finira par se méfier de tous avec une certaine paranoïa.Et c’est là que réside tout l’intérêt du film : Trelkovsky est-il victime d’un complot ou bien est-il tout simplement en train de péter les plombs ? Plus le film va avancer, plus Polanski va s’amuser à développer une ambiance malsaine qui va crescendo à l’aide d’éléments paraissant anodins mais qui augmentent l’étrangeté de l’ensemble : spoiler: les voisins qui débarquent toujours de façon inattendue (ça ressemble presque à du jump scare sans être autant outrancier qu’un vrai jump scare), la dent dans le mur, le livre intriguant Trelkovsky qui a pour titre « La Vie de la Momie », la fillette handicapée qui fait claquer sa jambe artificielle, le fait-divers d'un homme ayant été tué pour tapage nocturne, le « poste d’observation des toilettes », le goutte-à-goutte incessant de l'appartement, et surtout, le fait que le héros commence à se confondre avec la précédente locataire (le tenancier du bar lui sert le même petit déj’ que Mlle Choule, il commence à fréquenter l’une de ses amies, il se met à fumer la même marque de cigarette qu’elle, la concierge lui donne le courrier de la demoiselle, il se met à porter ses robes…). Et cela marche terriblement bien (le rythme lent du film contribue aussi à cette mise en abyme) , à un tel point qu’on a plus aucun doute sur ce qui se passe réellement : tout à l’air bien clair pour nous...et bam, le dernier plan, incroyable twist final, nous envoie dans la tronche une de ses droites qui nous laisse KO et fout en l’air toutes nos certitudes !! On nage en plein cauchemar nous aussi : Polanski nous a envoyé dans le même enfer que son personnage...j’ai réellement eu l’impression de voir un long épisode de « La Quatrième Dimension » : après visionnage on est sur le cul, puis on est perdu, et enfin on pige le truc et on trouve ça sensass d’avoir été manipulé si intelligemment ! Vraiment du très bon boulot. Si le film tourne aussi bien, c’est aussi grâce à la prestation des acteurs : Polanski s’est attribué le premier rôle de son film mais c’est une idée plus que justifiée tant il incarne parfaitement cet homme simple et réservé qui va finir hyper parano comme vivant un cauchemar éveillé. Tous les acteurs secondaires sont assez bons puisqu’ils jouent très bien ces personnages plus qu’étranges qui parviennent au final à être tout aussi intrusifs que effrayants (en fait, c’est à cause de leur côté intrusif qu’ils sont effrayants !). J’ai tout de même une préférence pour le propriétaire Monsieur Zy et la concierge (les regrettés Melvin Douglas et Shelley Winters). Avec "Le Locataire", Roman Polanski nous propose un impressionnant cauchemar éveillé, et ce bien avant David Lynch, bouleversant les habitudes du cinéma en livrant une matérialisation brute de toutes les névroses paranoïaques avec lesquelles l’être humain se voit souvent contrait de cohabiter. Un film effrayant viscéralement parlant, qui a la très bonne particularité de ne pas être pollué d’effets spectaculaires grandiloquents : très, très impressionnant…surtout pour une péloche sortie en 1976 !!
    Truman.
    Truman.

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    4,5
    Publiée le 8 février 2014
    Roman Polanski clôture sa "trilogie" de l'épouvante avec "Le Locataire", non il n'y a pas vraiment de trilogie mais avec Répulsion et Rosemary's Baby cela forme bien comme une trilogie indirect sur l'horreur, l'épouvante, la folie, la paranoïa et pleins d'autre thèmes . Polanski prend ici le rôle principal en plus des commandes du film et offre quelque chose très inspiré de Psychose, mais aussi et encore une fois il en reprend a son propre film Rosemary's Baby . L'histoire est simple, un homme rachète l'appartement d'une femme qui s'est suicidée, mais il se passe quelque chose avec les voisins de cet immeuble, quelques de bizarre, d'étrange . Une fois de plus on est plongé dans une virée cauchemardesque entre folie et paranoïa qui font que l'on ne distingue plus le réel de l’irréel, une nouvelle descente aux enfers . Mais que se passe t-il vraiment ? Ce film se dévoile comme un puzzle ou chaque petites choses aussi infime peuvent nous mettre la puce a l'oreille . Roman Polanski offre aussi une vision du satanisme, un film très orienté ésotérisme ( il exploitera ce thème a fond dans "La neuvième porte" avec Johnny Depp ) blindé de détail subtil et effrayant . On retrouve aussi un casting sympa avec Isabelle Adjani, et surtout ... Un scène finale incroyable ! Le Locataire est une vision de l'épouvante selon Polanski, une vision qui se révèle aussi angoissante que perturbante . On aura beau dire ce que l'on veut Polanski est surement l'un des plus grands réalisateurs dans le domaine de l'épouvante .
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 11 avril 2016
    Un immeuble peu accueillant et un locataire qui a des visions et se sent persécuté. Polanski prend son temps pour poser le décor et les personnages. Alors les angoisses apparaissent et la schizophrénie fait son œuvre. Comme dans Rosemary ou Répulsion, la folie vient de l'intérieur........L'environnement a une emprise sur l'homme. Film troublant et inquiétant.
    ygor parizel
    ygor parizel

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    4,5
    Publiée le 5 décembre 2012
    Un film cauchemar, par petites pincées de fantastique spoiler: (en fait hallucinations !) . Polanski nous plonge dans la psychose paranoïaque d'un homme. Au final, on ne sait trop si tout ce qui se passent dans cet immeuble est irréel ou réel. C'est inquiétant et flippant (surtout vers la fin).
    Eselce
    Eselce

    Suivre son activité 94 abonnés Lire ses 4 067 critiques

    4,5
    Publiée le 10 décembre 2014
    Machiavélique ! Le film est étrange, on ne comprend pas toujours la méfiance du voisinage envers le nouveau locataire ni les coups bas infligés aux uns et aux autres pour d'obscures raisons jusqu'à cette chute finale... Grandiose !
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    4,0
    Publiée le 4 juin 2015
    Un film angoissant et virtuose, à la folie permanente et à la mise en scène brillante. Roman Polanski revient au thriller fantastique avec courage et met en scène la folie d'un homme avec une grande délicatesse et une infinie sincérité. Il explore les tréfonds de la paranoïa à travers un personnage passionnant qui évolue avec finesse, mais de façon totalement irréversible et incontrôlable. Les personnages secondaires sont géniaux, la musique très juste, les décors terriblement angoissants. Tout est là pour immerger le spectateur dans cette folie, et la mise en scène n'est pas étrangère au malaise grandissant que produit le film,jusqu'à un final étourdissant. Excellent.
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