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    Les Ailes du désir
    note moyenne
    3,9
    1523 notes dont 104 critiques
    26% (27 critiques)
    32% (33 critiques)
    13% (13 critiques)
    13% (14 critiques)
    10% (10 critiques)
    7% (7 critiques)
    Votre avis sur Les Ailes du désir ?

    104 critiques spectateurs

    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Publiée le 5 février 2012
    Premier Wenders que je découvre, « Les Ailes du désir » s'est avéré être une source d'émotions et de plaisir quasiment insoupçonné, à mille lieues de l'ennui que je pouvais craindre de la part de son auteur. Et même si j'ai bien conscience que celui-ci étant réputé pour être son meilleur je risque de quelque peu déchanter par la suite, je ne pourrais être qu'éternellement reconnaissant à Wenders d'avoir offert un spectacle aussi beau, élégant, intelligent, filmé avec une grâce aérienne (aha!) et parlant avec grand talent de nombre de sujets. Il n'était pourtant pas gagné d'avance d'apporter un regard neuf et inspiré sur des sujets aussi rabattus que la vie, la mort, la mort, l'ennui, l'éternité, le devoir de mémoire... Le réalisateur allemand le fait admirablement, le jeu brillant sur l'alternance de la couleur et du noir et blanc n'étant qu'une idée superbe parmi d'autres... Bref, une oeuvre inoubliable, à l'image d'un Bruno Ganz dans son plus grand rôle (avec celui d'Hitler dans « La Chute ») et d'une Solveig Dommartin incroyablement belle et émouvante... C'est ce que l'on appelle un chef d'oeuvre, non?
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,5
    Publiée le 15 août 2017
    Une pure merveille, de la première à la dernière seconde. A la fois très poétique, bourré d'humanité et proche de l'avant-gardisme (nombreuses sont les expérimentations sonores et visuelles), « Les Ailes du Désir » constitue le sommet de l’œuvre de Wim Wenders. Toute son équipe était alors en état de grâce. La photographie d'Henri Alekan est au-dessus de tout éloge, sa participation au long métrage étant essentielle. On peut dire qu'il est véritablement l'âme du film tant il sublime la réalité : sa maîtrise est ahurissante, que ce soit pour les séquences en noir et blanc ou en couleurs. Bruno Ganz est lui aussi tout à fait remarquable. Malgré ou plutôt grâce à un jeu d'acteur très épuré, il lui suffit d'un regard, d'un sourire pour donner vie à l'émotion la plus franche. Je suis d'ailleurs longtemps resté marqué par son sourire, tant il incarne à merveille la bienveillance, d'une façon totalement désarmante. Les autres acteurs, de Peter Falk à Solveig Dommartin, sont tout autant dignes de louanges. Et puis Wim Wenders. Sa caméra virtuose est absolument incomparable. Sans compter tout ce qu'il a apporté au film, étant à l'origine du projet. Parler de Berlin, du mur, de l'Allemagne, de son histoire... mais aussi parler de lui, de son enfance,... et même de la vie, de l'humanité... Rien que ça. Pourtant tout se tient, ça marche, son film est d'une richesse, visuelle comme thématique, peu commune! Et ce sans jamais se départir de son humilité et de sa simplicité exemplaires, malgré l'audace de l'ensemble. On peut aussi évoquer la musique magnifique de Jürgen Knieper, le travail époustouflant sur la bande sonore, ou encore le génie des textes de Peter Handke et Rainer Maria Rilke (grande influence de Wenders). « Paris, Texas » était déjà un film exceptionnel, avec « Les Ailes du Désir » Wim Wenders a réussi à faire encore (et largement) mieux. Ça semblait impossible, et pourtant... Inutile de préciser combien il serait triste de passer à côté d'une telle splendeur. Un des plus grands chefs-d’œuvre des années 80. Et du 7ème art.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    2,5
    Publiée le 14 février 2017
    Difficile d'être insensible à la poésie de ce film singulier et déroutant, à ces voix-off qui louent la beauté du monde et la chance d'être humain, de pouvoir ressentir le malheur et l'amour, d'être sans cesse traversé par des émotions, ce que les anges ne peuvent pas, simples esprits écoutant les peines des hommes auprès desquels ils restent invisibles. "Les Ailes du désir" est un film qui s'impose par sa douceur - omniprésente - inscrite dans une mise en scène moderne, à la gestion de l'espace antonionienne avec cette rigueur architecturale ébouriffante et aux mouvements de caméra aériens qui ne sont pas sans rappeler ceux de Malick. Il faudrait plusieurs visions pour analyser en détail ce pur objet de mise en scène, qui oublie pourtant de construire ses personnages, sans consistance et sans nuances. Il suffit de prendre le personnage de Damiel et à travers lui, le jeu de Bruno Ganz, monolithique et incapable de faire ressentir la puissance de son sentiment amoureux. Sans aucun doute un brillant esthète, Wim Wenders a oublié ce qu'il avait réussi dans le superbe "Paris, Texas", à savoir mettre sa mise en scène au service d'une trajectoire, celle de l'écriture et des personnages. Sans être de mauvaise foi, il faut admettre que certains plans sont techniquement impressionnants mais ils ne parviennent jamais à émouvoir. Même dans la dernière demie-heure, où Damiel devient humain, le film manque de chair et peine à faire exister ce désir de vivre et d'aimer. Frustrant !
    cinono1
    cinono1

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    3,0
    Publiée le 29 avril 2013
    Oeuvre poétique qui le dispute parfois à la balourdise. Le film de Wenders rappelle les richesses de la vie humaine au travers d'un ange révant de gouter au plancher des vaches. Wenders en profite pour filmer la ville de Berlin avec tout son sens du cinéma et apporte métaphores philosophiques à son récit. Par moment, j'ai eu l'impression que l'ange, une fois humain expérimenter le mauvais gout (un costume improbable oun un concert de rock assez laborieux, Nick Cave ou pas). Le film accuse parfois lenteurs et lieux communs (les forains francais...)Assez fort quand même. Le film a connu une suite assez décriée, Si Loin, Si Proche mais qui m'a laissé un lontain et bon souvenir.
    Espace-Critique.fr
    Espace-Critique.fr

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    3,5
    Publiée le 29 juillet 2018
    Un film-allégorie où un ange qui tombe du ciel sert de symbole à une ville (Berlin) qui renaît lentement de ses cendres. Une jolie fable qui fait entendre la conscience des hommes (leur recherche du sens de la vie, leur volonté de mettre l’histoire en récit) et la confronte au point de vue des anges (plaisir du fragment, de l’instant suspendu, regard détaché sur la vie qui coule comme un fleuve). La mise en scène est très belle, les monologues intérieurs très bien écrits et le générique a de la gueule (Bruno Ganz, Peter Falk, Nick Cave, Claire Denis, Laurie Anderson). C’est aussi très contemplatif et mélancolique, il faut avoir envie d’entrer dans cet univers ou tout est signifiant, ou tout avance avec lenteur. Je ne trouve pas que ce soit un chef-d’œuvre mais un bel exemple de réalisme magique au cinéma et une jolie déclaration à la ville de Berlin, deux ans avant la chute du mur.
    Benoit R
    Benoit R

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    1,0
    Publiée le 17 mars 2010
    Le réalisateur de Paris, Texas (1984) réalise ici une œuvre déroutante, car elle se situe du point de vue de deux anges qui observent en silence la vie des Berlinois. Les Ailes du désir (1987) est un film d’une simplicité scénaristique effarante, à la mise en scène complètement amorphe, pour ne pas dire contemplative voire soporifique ! 120 minutes d’errances partagées entre deux anges et un troisième redevenu humain (l’excellent Peter Falk, alias l’inspecteur Colombo), au final, on reste très perplexe face à cette œuvre poético/philosophique où l’ennui prédomine avant toute chose. A noter que le film fut (aussi bizarre que cela puisse paraître) récompensé par le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes en 1987 ! Et enfin, signalons aussi qu’il existe une suite, réalisée par le même réalisateur (Si loin, si proche - 1993), ainsi qu’un remake (La Cité des anges - 1998).
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2011
    Avec "Les ailes du dèsir", Wim Wenders semble effectuer un tournant dècisif dans sa carrière! D'abord parce qu'il s'agit d'un film tournè chez lui en Allemagne, plus exactement à Berlin! Ensuite et surtout parce que ses hèros ne cherchent plus dèsespèrement à fuir la pesanteur de l'existence sur les routes du monde mais tentent au contraire, avec une terrible dètermination, de se rèincarner au coeur de la vie! Les nouveaux hèros de Wenders sont des anges au chômage qui sont prêt à payer de leur immortalitè le plaisir de dècouvrir la jouissance de l'amour absolu, charnel et spirituel! "Les ailes du dèsir" est en noir et blanc parce que lorsque les anges vont faire l'expèrience de devenir un homme, ils feront aussi l'expèrience de la couleur, dont le mèlange ici sert à merveille les desseins de l'auteur! L'ange amoureux: Bruno Ganz, l'amour de l'ange: la regrettèe Solveig Dommartin et l'ancien ange qui lui vante le charme des nourritures terrestres: Peter Falk sont inoubliables! Entre tristesse et optimisme, lyrisme et poèsie, le film qui a fait enfin connaître Wenders au grand public! A noter la superbe photographie en noir & blanc d'Henri Alekan...
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 13 avril 2016
    Quel étrange film ! Je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi, mais j'ai été envouté par cette atmosphère étrange, pessimiste, triste, mais belle et poétique. L'interprétation des acteurs et en particulier de Bruno Ganz est irréprochable, quand à la mise en scène, elle est juste parfaite : Berlin est sublimement filmée et l'utilisation du noir et blanc et de la couleur se fait intelligemment. Il y a par contre cette fin qui m'a personnellement gênée, moi qui déteste les cliffhangers... En plus de cela la dernière réplique m'a paru tomber un peu de n'importe où (même si, en général dans le film, le rôle de Cassiel est assez flou). Donc j'aime, clairement, pour la poésie et la prise de risque, mais j'en ressors en me disant que ouais, c'était bien, mais il me manque un petit je ne sais quoi pour m'emporter.
    ShaolanLeCynique
    ShaolanLeCynique

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    5,0
    Publiée le 30 décembre 2009
    Un des films les plus poétiques qui existent, expérimental de par sa mise en scène contemplatif et lente et de ses nombreux monologues philosophiques. Mais le plus intéressant dans ce chef d'oeuvre de Wenders, c'est bien sûr sa façon de filmer, faisant de chaque plan un véritable tableau. D'une beauté remarquable et par son scénario très original, les Ailes du Désir est vraiment à voir, ne serait-ce que pour l'interprétation surprenante de Peter Falk ou par ses longues séquences où les Anges suivent le quotidien et les pensées des mortels.
    Glutinus
    Glutinus

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Certainement mon film préféré, cette aventure douce et rêveuse, poétique et romantique. La sensibilité est partout, dans les images, les couleurs, les paroles, les mouvements. La surprise est sans pareille, que ce soit auprès de l'ange Damiel, de la trapéziste française ou de l'acteur américain, le message est clair et posé : qu'est-ce qui peut donner envie de vivre ? A côté de cela, la déchéance de la culture est montrée... Wenders a eu l'oeil vif, il a su placer la caméra où il faut, pour toucher un public dans un Berlin tangeant de l'avant-chute du mur. Magnifique.
    Lelamablanc
    Lelamablanc

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    5,0
    Publiée le 22 mars 2007
    Ce film est sublime à tous points de vue, c'est un très grand chef d'oeuvre.D'abord,l'histoire:des anges viennent et regardent les humains...Quoi de mieux qu'un regard extérieur et plein d'interrogations qui serpentent à travers les accidentés de la vie afin de décortiquer le sens de celle ci?Et wenders,avec cet ange qui est enthousiaste sur l'humain au point d'en devenir un et de tomber amoureux, nous communique son optimisme,sans pour autant tomber dans le ridicule.De plus,l'utilisation du noir et blanc est vraiment magnifique,c'est un très beau film.Et la caméra de wenders virevolte de partout,elle est d'une incroyable fluidité,avec ses plans séquences de fous qui vont dans les moindres recoins,suivant ses anges.Et c'est ça aussi l'un des points fort de ce film:le point de vue.Ca a été le grand probléme de wenders,et l'on peut dire qu'il l'a résolue! Enfin,bon,voilà,très bon film à voir absolument,qui vous donnera une bouffée d'air frais.
    max6m
    max6m

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    5,0
    Publiée le 18 novembre 2008
    Pour ceux qui l’auraient oublié, Wim Wenders fut un grand réalisateur! Et pour ceux qui voudraient s’en convaincre, rien de tel que de voir, ou revoir, «Les ailes du désir». Réalisé deux ans avant la chute du mur de Berlin, le film marque le sommet de la collaboration entre Wenders et l’écrivain autrichien Peter Handke, agrémentée par la présence de Henri Alekan à la photo (célèbre photographe de «La Belle et la Bête»). Conte philosophique, hymne à la vie, à ses petits bonheurs, et à l’Amour, «Les ailes du désir» est, et restera (j’en ai bien peur), le plus beau film de Wenders. La bande sonore est également excellente (on a même droit à un extrait de Nick Cave sur scène). On peut aussi avoir une lecture politique du film, en forme d’hymne à la réunification de l’Allemagne. La scène du passage de l’ange Damiel dans le monde des vivants, l’une des plus belles du film, est un bel exemple pour aller dans ce sens. Damiel s’effondre dans les bras de Cassiel pendant qu’un mouvement de balancier de la caméra nous laisse apercevoir un côté puis l’autre du mur. Ce mouvement de caméra est celui du trapèze de la jeune équilibriste française et nous rappelle que c’est l’amour que lui porte Damiel qui joue le rôle de lien et de passage entre le monde des anges et le monde des vivants... Ou entre les deux côtés du mur, puisque Damiel se réveillera de l'autre côté du mur, dans la couleur et dans la vie. Magnifique.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 475 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    2,0
    Publiée le 22 avril 2013
    C'est rempli de belles idées (les anges qui errent sur Terre, qui perçoivent la vie en noir et blanc, l'un d'eux qui tombe amoureux) mais Wim Wenders les utilise à sa manière et malheureusement la sauce ne prend pas. Il faut dire qu'il faut s'accrocher : la mise en scène a beau être précise, elle est incroyablement ennuyeuse et le rythme du film est bien trop lent pour que cette histoire d'ange puisse nous intéresser plus que ça. Le scénario a beau offrir un regard assez unique sur la ville de Berlin à la fin des années 80 avant la chute du Mur et comporter de très belles scènes (notamment celles avec Peter Falk), il souffre de nombreuses lenteurs que Wenders ne parvient ni à sublimer ni à rendre passionnantes malgré ses efforts. Il en résulte un film tantôt pénible, tantôt troublant mais qui ne trouve jamais sa voie. Et pourtant, Bruno Ganz est vraiment parfait.
    mattwerewolf
    mattwerewolf

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    5,0
    Publiée le 13 août 2009
    Le plus merveilleux dans ce joyau de poésie, c'est qu'il peut être compris différemment par chacun d'entre nous. On sent d'ailleurs un envoutement magique, comme si le jeu des acteurs n'était plus qu'un détail anodin. Un long poème de deux heures, luisant de philosophie existentialiste, brillant de lyrisme et jetant sur ce bas-monde un œil de puissante vérité. C'est là un pur chef d'œuvre.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    3,0
    Publiée le 10 novembre 2014
    Réalisé un an avant la chute du mur de Berlin, Les Ailes du désir se révèle ambitieux et empreint d'une très grande poésie. Dans l'univers de Wim Wenders, les villes sont peuplées d'anges qui réconfortent les humains. Mais, condamnés à errer pour l'éternité, privés des plaisirs offerts par les cinq sens, ils se questionnent sur leur statut d'esprit. Tombé amoureux d'une trapéziste, l'un d'entre eux va choisir de passer du côté des humains pour vivre son idylle. Un film remarquable par bien des aspects : la mise en scène, l'image, la photo – qui oscille du noir & blanc à la couleur – sont absolument époustouflants. Le cinéaste rend d'abord et avant-tout un extraordinaire hommage à la ville de Berlin, que l'on observe à la fois meurtrie – la ville est toujours coupée en deux, les stigmates de la guerre sont encore très présents – et déjà bouillonnante culturellement. Les prises de vues du concert de Nick Cave & The Bad Seeds illustrent ainsi la vitalité de scène berlinoise de ces années. Mais au-delà de cet aspect, c'est l'âme même d'une ville que le cinéaste ambitionne de filmer à travers son passé, ses blessures, ses habitants, sa musique, ses bâtiments, son art de rue, son si terrible mur... Tel est l'autre grand propos du film : Wenders veut croire que le cinéma est capable de sonder l'essence même des gens et des lieux. Son long-métrage se mue en une réflexion sur le pouvoir des images, couplée à une magnifique déclaration d'amour au cinéma. Seuls l'art et le cinéma peuvent traduire l'âme d'un peuple, et peuvent unifier les corps et les esprits. Et seuls l'art et le cinéma peuvent aider à apaiser des blessures de l'histoire encore saignantes. Hélas, le film pêche par excès d'intellectualisme. La faute à des dialogues trop longs et trop abscons, au style très marqué par les années 80 qui affaiblissent un peu l'œuvre. En bref, une œuvre aux mille chemins, très intéressante à commenter, que l'on a envie d'adorer... mais un peu longue à regarder.
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