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Le vrai sujet de "Femme Fatale", c'est Brian de Palma lui-même. L'intrigue, faussement alambiquée et vraiment ridicule, n'est qu'un prétexte pour le réalisateur pour se citer lui-même pendant 1h50, histoire de rappeler qu'il fut, dans les années 70-80, un des plus grands réalisateurs de sa génération (voire plus). Sur le fond, on retrouve un personnage, Nicolas, incarné par Antonio Banderas, qui... prend des photos, et, de temps à autre, enregistre du son. "Blow Out" et "Dressed to Kill", ça avait quand même plus de gueule. Sur la forme, on a un florilège des techniques de De Palma : split-screen, plan-séquence, demi-bonnette, flashback en surimpression, plongée verticale... le cinéphile amateur pourra passer le temps, durant ce film ennuyeux, en se remémorant toutes les scènes de films précédents dans lesquels Brian a déjà utilisé ces brillantes techniques. On assiste de fait à un spectacle d'une grande tristesse : un immense réalisateur obligé de se singer lui-même pour cacher son manque d'idées. Replongeons-nous dans "Sisters", "Obsession" et autres "Body Double" et tâchons d'oublier ce qu'est devenu De Palma.
Ajoutée le 03 févr. à 22h59 Signaler un abus
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