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Paris, je t'aime
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Paris, je t'aime" et de son tournage !

Genèse du projet

C'est au cours d'une promenade amoureuse dans Paris que Tristan Carné a eu l'idée originale de Paris je t'aime. En janvier 2000, il s'engage avec son frère, Frédéric Carné, et Emmanuel Benbihy dans le développement de l'idée et du film.
En janvier 2004, Emmanuel Benbihy vient trouver la très expérimentée Claudie Ossard (elle a produit 37°2 le matin, La Cité des enfants perdus, Arizona Dream ou encore Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain) ; il lui apporte le premier court métrage réalisé, signé Tom Tykwer, et lui demande son aide, lui expliquant qu'un projet de cette envergure est très difficile à monter pour un jeune producteur seul. La seule requête d'Ossard est que des réalisateurs étrangers, apportant un regard neuf sur Paris, puissent participer à l'aventure.

Des contraintes strictes

Tous les réalisateurs ont été soumis à des contraintes très strictes : un tournage de deux jours et deux nuits, une durée de cinq minutes à ne pas dépasser, un budget réduit au maximum. Claudie Ossard affirme pourtant que "ce cahier des charges n'a jamais été un frein pour les cinéastes, au contraire. Avec Paris je t'aime, nous leur avons offert l'opportunité de renouer avec le format du court-métrage qui avait permis à la plupart d'entre eux de se faire connaître".

Effet boule de neige

Pour enrôler des réalisateurs, Claudie Ossard et Emmanuel Benbihy ont simplement envoyé un dossier présentant le projet aux cinéastes qu'ils admiraient. L'accord immédiat des frères Coen, qui ont tourné leur court métrage alors que Paris je t'aime n'était pas encore financé, a encouragé d'autres prestigieux réalisateurs à prendre part à ce film collectif.

Des arrondissements aux quartiers

Paris je t'aime devait à l'origine être composé de 20 segments, représentant les 20 arrondissements de Paris. Cependant, deux courts métrages, celui de Christoffer Boe et celui de Raphaël Nadjari, ont du être supprimés, car les producteurs n'arrivaient pas à les intégrer au montage. A ce propos, Fred Auburtin, engagé pour travailler sur les transitions entre les différents films afin de créer une fluidité dans le récit, confie : "(...) les douze minutes ainsi gagnées nous ont permis de donner un peu d'air au film. Car il ne faut pas oublier que dans le cinéma comme dans la musique, le silence compte autant que les notes".

Paris vu par les Français

Bien que la volonté des producteurs de Paris je t'aime soit que le film puisse apporter un point de vue international sur la capitale, il n'était pour autant pas question d'écarter les réalisateurs français. Cependant, Claudie Ossard confie que ce sont eux qui ont été le plus difficile à convaincre. "Bruno Podalydès, Olivier Assayas et Sylvain Chomet ont été inspirés. (...) Mais certains m'ont confié trop connaître la ville pour inventer une idée dans le cadre de notre cahier des charges. J'avais même évidemment demandé à Jean-Pierre Jeunet par exemple, et après réflexion, il a renoncé. Il a pensé qu'il avait déjà trop donné".

Pari réussi !

La tâche la plus difficile du film a consisté à mettre en forme les différents courts métrages afin d'obtenir un montage cohérent. L'idée principale était de se servir de la dimension dramatique, émotionnelle et thématique de chacun des segments puis de trouver des résonnances entre chacun d'entre eux. Il fallait veiller à mettre en valeur chaque court métrage tout en privilégiant la progression émotionnelle de l'ensemble du film. Au final, l'idée semblant la plus ingénieuse a été d'appuyer sur les césures afin de bien faire sentir au spectateur qu'il passait d'un univers à un autre plutôt que de chercher à masquer les différences.
Après maints remaniements, la version de Paris je t'aime qui sort en salles est la ... 81ème !

L'Hexagone à l'honneur

La volonté des producteurs était de réunir le maximum d'acteurs français à l'écran. Ils ont donc envoyé aux cinéastes des DVD contenant les essais d'acteurs répondant à leurs indications et susceptibles de convenir à leurs attentes. Certains réalisateurs ont toutefois choisi d'emblée les comédiens avec lesquels ils voulaient travailler (les frères Coen avec Steve Buscemi, Vincenzo Natali avec Elijah Wood ...), ce à quoi les producteurs ne se sont bien évidemment pas opposés.
Le casting comprend au final des acteurs français très connus (Juliette Binoche, Fanny Ardant) et des représentants de la génération montante, comme Leïla Bekhti ou Aïssa Maïga.

Une autre technique

Si Paris je t'aime peut se targuer d'offrir un point de vue international sur notre capitale, Claudie Ossard a insisté pour que les équipes de techniciens travaillant sur le film soit essentiellement européennes. "J'avais envie que tous ces cinéastes venus du monde entier se rendent compte de la qualité de leur travail et que cela puisse les inciter à revenir travailler sur notre territoire dans le futur".
Les producteurs ont donc effectué un casting auprès d'équipes techniques puis ont envoyé les dossiers de ceux qu'ils avaient retenus aux réalisateurs, afin qu'ils fassent leur choix. La plupart des cinéastes, dont les frères Coen, n'avait jamais travaillé sans leur équipe technique habituelle.

Mettre en scène son histoire

Tous les scénarios ont été écrits ou co-écrits par leur réalisateur, à l'exception du segment "Quartier Latin". Ecrit par Gena Rowlands, il a été filmé par Gérard Depardieu et Frédéric Auburtin.

Le temps de la réalisation

Hormis le court métrage de Tom Tykwer, tourné en août 2002 et celui des frères Coen, réalisé en janvier 2005, la période de tournage de tous les autres films s'est déroulée entre juillet et novembre 2005.

Paris à Cannes

Paris je t'aime a été présenté dans la catégorie Un Certain Regard du Festival de Cannes 2006, dont il a également ouvert la sélection.

Voir Paris d'un nouvel oeil

Pourtant parisienne depuis toujours, Claudie Ossard avoue avoir redécouvert la capitale grâce à Paris je t'aime. "(...) la force [du film] vient de la vision de ceux qui l'ont réalisé, de la différence de leurs caractères, de leurs styles et de leurs goûts. C'est un bonheur de constater à quel point ce film fonctionne dans la continuité alors qu'en son sein, certains ont choisi de ne faire qu'un plan séquence pendant que d'autres ont ultra-découpé leut intrigue avec un story-board précis quand les autres se sont laissés porter par l'instant. (...) Pour moi qui suis fière de cette ville, je sais que le film fonctionne parce que [les cinéastes] ont tous porté un regard passionné sur elle. J'espère que ce long métrage sera l'ambassadeur de Paris à l'international".

Gus Van Sant dans le Marais

Profitant de sa venue en France après la présentation de Last days à Cannes, en mai 2005, Gus Van Sant a passé de longs moments à se balader dans le quartier du Marais pour affiner l'histoire qu'il avait en tête. Un exemple suivi par presque tous les réalisateurs, qui sont venus en repérage pendant qu'ils écrivaient ou juste avant de tourner.
Des mois avant le début des prises de vue, les producteurs ont fait parvenir aux cinéastes un maximum de documentation, autant sur les monuments que sur les cafés, pour les aider à s'imprégner du quartier qu'ils avaient choisi.

Des Américains à Paris

Elijah Wood a eu envie de pariciper à l'aventure Paris je t'aime dès qu'il en a entendu parler. Il déclare : "l'idée était tellement fasciante. J'ai immédiatement appelé mon agent et j'ai dit : oui, je veux absolument faire partie du projet".
Natalie Portman, quant à elle, a été l'une des premières à s'engager dans le projet, tournant sous la direction de Tom Tykwer dès 2002. Elle affirme qu'elle a surtout aimé le fait de tourner dans un Paris méconnu. "Dans le film, on voit un Paris inhabituel que les gens ne remarquent généralement pas. Je parle des gens qui ne sont pas de Paris. Le Faubourg Saint-Denis n'est pas un coin touristique, il n'y a pas de monuments à visiter. C'est l'un des endroits les plus excitants pour faire un film : un lieu où il y a tout simplement de la vie".

Regrets

Certains réalisateurs s'étaient fortement investis pour Paris j'aime mais ont du renoncer à faire partie de l'aventure. Ainsi, Ettore Scola est tombé malade et Radu Mihaileanu, qui avait écrit un scénario pour Jamel Debbouze, n'a finalement pas pu le tourner à cause d'un problème d'emploi du temps.

La collaboration entre Auburtin et Depardieu

Après avoir écrit le script de l'un des segments de Paris je t'aime, Gena Rowlands a proposé à Gérard Depardieu d'en assurer la mise en scène. Celui-ci a demandé à Fred Auburtin, avec qui il avait déjà co-réalisé Un pont entre deux rives, de travailler avec lui.
C'est Fred Auburtin qui a choisi de tourner dans le café "Le Rostand", en clin d'oeil au Cyrano de Bergerac qu'incarna Gérard Depardieu en 1990.

Clin d'oeil

Les frères Coen ont engagé à leur côté le chef opérateur du Fabuleux destin d'Amélie Poulain, Bruno Delbonnel. Ensemble, ils ont choisi de tourner dans la station de métro qui avait également servi de décor au film de Jean-Pierre Jeunet, sous le regard ému de Claudie Ossard, productrice sur les deux films.

Le goût du court

Les frères Coen déclarent : "Nous n'avions jamais eu l'occasion de tourner un court-métrage avant. Nous avons été ravis qu'on nous contacte pour ce projet et ravis de choisir nous-mêmes de raconter quelque chose d'ironique en jouant sur le cliché de Paris la ville des amoureux".

Hommage

Vincenzo Natali a décidé de faire un film de vampires, hommage à l'un des maîtres du genre, Wes Craven. Celui-ci, qui a également réalisé l'un des courts métrages de Paris je t'aime, a accepté de faire une apparition dans le segment de Natali.

Salles s'éloigne de la belle ville

Pour son court métrage, Walter Salles avait décidé de s'intéresser au quartier chinois de Paris, Belleville. Après de longs repérages (il y a même tourné un mini-documentaire), le réalisateur a décidé de changer son fusil d'épaule et de tourner en bordure du 16ème arrondissement. Son segment est d'ailleurs le seul du film collectif qui s'éloigne de la capitale pour filmer la proche banlieue.

Chomet dans la vie réelle

Pour son segment, Sylvain Chomet, le réalisateur des Triplettes de Belleville, voulait mettre en scène un film d'animation. Le coût de l'entreprise s'avérant trop élevé, il a du renoncer et tourner pour la première fois en prise de vues réelles.
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