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La Vie est belle
note moyenne
4,4
44977 notes dont 921 critiques
63% (583 critiques)
24% (224 critiques)
4% (40 critiques)
4% (33 critiques)
2% (18 critiques)
2% (23 critiques)
Votre avis sur La Vie est belle ?

921 critiques spectateurs

Ash_

Suivre son activité 89 abonnés Lire ses 125 critiques

4,0Très bien
Publiée le 23/03/2018

"L'aspect défensif de l'humour consiste en ceci: il épargne à la personne en difficulté les affects douloureux que sa situation devrait entraîner, et permet, grâce à la plaisanterie, d'éviter jusqu'à l'expression de ces affects, c'est-à-dire des plaintes qui seraient justifiées", Freud. Nous pouvons donc nous demander comment certains cinéastes, dans l'évocation de la Seconde Guerre Mondiale, font franchir aux spectateurs la frontière entre un contexte historique tragique et son traitement cinématographique sous le mode de la comédie. Pour cela, nous allons étudier quatre films : "La vie est belle" de Roberto Benigni (1997), "Le dictateur" de Charlie Chaplin (1940), "To be or not to be" d'Ernest Lubitsch (1942) et "La grande vadrouille" de Gérard Oury (1966). "La vie est belle" se découpe en deux parties: la première, comique, se déroule en 1938 et raconte l'histoire de Guido Orefice, un jeune italien qui tombe amoureux de Dora et qui fait tout pour la conquérir. Ils finissent par se marier et ont un enfant, Giosué. La deuxième partie, sur un fond beaucoup plus triste, commence quand un jour, en rentrant chez eux, Dora ne trouve ni son mari ni son fils, qui se sont tous les deux fait déporter. Elle décide de les suivre dans le train par amour. Le mélange du tragique du contexte et du comique de Roberto Benigni crée une sorte de sentiment d'entre-deux, de malaise. Voir Benigni se débattre avec ses explications apporte presque une dimension pathétique. La première partie se présente comme une fable. En effet, lors de la rencontre entre Guido et Dora, le jeune homme se présente comme le "prince Guido" et appelle son amour "princesse". Mais comme dans toutes les fables, les deux personnages doivent surmonter différentes épreuves; celle du "méchant" qui, ici, est le fiancé de Dora, ainsi que leurs différences sociales: Dora est issue d'une famille riche et fasciste, et Guido est un "pauvre juif". Lors du mariage de Dora, scène digne d'un conte de fée, Guido la libère de son amant. De cette alliance naîtra Giosué ; le bonheur de cette famille semble tout à fait réel dans la première partie du film. Effectivement, nous pouvons presque conclure la fin de cette partie par le "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...". La première partie appâte le spectateur et le fait rentrer dans l'histoire. L'antisémitisme est décrédibilisé avec le cheval "juif" et l'invité au mariage faisant un salut nazi à l'arrivée du "gâteau autruche". Le comique est principalement représenté par le personnage de Roberto Benigni qui a un comique de geste très fort et qui est le personnage que l'on suit tout le long du film, qui amène le comique dans la seconde partie. Aussi, il y a de nombreux running gags, comme le vol de chapeau et le lancement de clés. Le tragique est principalement amené par le contexte, et par les situations: la disparition des amis de Benigni et les conditions de travail (forcé), notamment, et surtout, la mort de Benigni tué par un nazi quelques heures avant la libération, à la fin du film. "On ne rit pas que dans des situations comiques" : après la Seconde Guerre Mondiale, des soldats ont raconté qu'ils riaient à chaque fois qu'une bombe tombait près de leur abri ! De plus, le professeur Rod Martin a conclu en 1996 que d'envisager la vie avec humour aurait des conséquences bénéfiques sur la santé psychologique et émotive.

Jérémie Deuzé

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4,5Excellent
Publiée le 21/03/2018

Un film vrai, beau, authentique et simple. Un drame comme j’en ai peu vu. Sincèrement, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu de si beau film, procurant tant d’émotions. Il est tellement bien ficelé, relativisant si aisément ces horreurs (pas si lointaines) en nous faisant attacher a ces personnages. On évolue dans l’histoire avec une légèreté étourdissante où personne n’en sortira indifférent, le cœur lourd.

L'ombre du 7ème art

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/03/2018

Juste un mot : Woua!!!!, que dire de ce film qui est juste magistral dans sa mise en scène avec un Roberto Benigni qui réussi à nous faire rire, pleurer et à nous émouvoir en même temps (c'est presque du jamais vu dans l'Histoire du cinéma). Le film arrive à nous faire rire du début à la fin, mais aussi à créer de réelle tension. Mais c'est pas tout, il nous fait rire sur un sujet très grave mais sans jamais lui enlever son caractère monstrueux et cela relève du génie. Je n'ai pas de mots pour décrire, il faut le voir pour comprendre tout ce que je dis. Roberto Benigni nous présente en première parti du film une magnifique histoire d'amour entre Guido et Dora. Histoire d'amour que je classe parmi les plus belle. Mais le film ne s'arrête pas là, puisqu'il continu dans un univers plus sombre et violent avec la présentation d'une nouvelle relation, père fils cette fois, qui est encore plus extraordinaire et réussi que la première parti. La musique est sublime et rentre à merveille avec le cadrage qui n'est pas recherché mais est très bien exécuté, permettant au spectateur de pouvoir participer au film comme si on était des acteurs à part entière. Je ne veux vous en dire plus, courez le voir !!

Attila de Blois

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4,5Excellent
Publiée le 13/03/2018

Il faut être sacrément talentueux pour oser et réussir à faire une comédie sur les camps de concentration. Roberto Begnigni s'en sort à merveille grâce à un scénario intelligent, fin et bien ficelé. Sans sombrer dans le pathos ou dans la lourdeur, "La vie est belle" est un beau mélange d'humour, de tendresse et d'émotions. Il y a même une touche poétique pour relever l'ensemble. Il ne faut cependant pas s'attarder sur la valeur historique de ce film. Il n'en a pas mais son objectif est ailleurs. Un film mémorable.

Onosaka

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 19/02/2018

Lui c'est un vrais chef d'oeuvre ! Très émouvant et en même tant raconte une histoire en 1938 pendant la seconde guerre mondiale.En même tant film drame et film historique tout pour plaire !!

Matis D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/02/2018

Juste un mots : Woua Roberto Benigni réussi à nous faire rire, pleurer et à nous émouvoir en même temps. Nous faire rire sur un sujet aussi grave sans jamais lui enlever son caractère monstrueux relève du génie. Je n'ai pas de mots pour décrire, il faut le voir pour comprendre. En plus d'un magnifique et indescriptible bouleversement d'émotions. Roberto Benigni nous présente en première parti du film une magnifique histoire d'amour entre Guido et Dora. Histoire d'amour que je classe parmi les plus belle si ce n'est la plus belle de l'histoire du cinéma (jugement personnel). Mais le film ne s'arrête pas là, puisqu'il continu dans un univers plus sombre avec la présentation d'une nouvelle relation, père fils cette fois, encore plus extraordinaire que la première parti. Je ne veux vous en dire plus, courez le voir !!!

Alexis D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/02/2018

Un film à la fois dur et magistral, qui joue beaucoup avec les émotions que ressentent les personnages. Le long-métrage est rempli d'émotions très prenantes accompagnant les personnages, et de scènes humoristiques très bien trouvées pour une période de guerre aussi triste. Je pense que le terme "magnifique" n'est pas assez suffisant pour décrire ce film, en effet, le personnage incarné par Roberto Benigni joue beaucoup avec l'humour pour protéger son jeune fils face à une réalité d'une atrocité misérable. Pour sa première réalisation, Roberto Benigni a frappé fort, en effet, il a su livrer un travail parfait, qui offre de beaux plans de caméras, ce n'est pas révolutionnaire, mais c'est assez beau à voir. Benigni n'a pas hésité à nous montrer à quel point ce fut atroce qui s'était produit dans les camps de concentration, en nous montrant la réaction des personnages. Le scénario est excellent, et prenant pendant tout le long du film. En effet, nous sommes plongés dans une histoire touchante que connaîtra une famille dans un camp de concentration. Vers les trente premières minutes du film (si je ne me trompe pas), c'est calme, c'est paisible, et c'est drôle. Mais après, tout bascule, et cela devient beaucoup moins drôle, voir triste, mais le personnage principal offre beaucoup d'humour vers les dernières parties du film. Les personnages sont magnifiques, ils dégagent beaucoup d'émotions, et on parvient à s'en attacher très facilement, surtout face au personnage incarné par Roberto Benigni. De plus, les acteurs sont géniaux, Roberto Benigni est magistral et nous montre tout son talent d'acteur, quand aux autres ils livrent de magnifiques prestations eux aussi. Quand aux musiques, elles sont très belles et collent vraiment bien à l'ambiance. Bref, un magnifique film

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 164 abonnés Lire ses 1 106 critiques

2,5Moyen
Publiée le 22/01/2018

En considérant que "La vita è bella" est un grand film humaniste, il va sans dire que la critique professionnelle ne fait pas son métier. On a évidemment le droit de porter ce jugement, mais celui-ci ne peut se suffire à lui-même : le film est trop problématique pour qu'on l'expédie ainsi. Car à la question "Peut-on rire de tout, même des horreurs les plus innommables ?", Benigni propose une réponse fort peu nuancée, mettant les deux pieds dans le plat sans jamais hésiter à les enlever. Le cabotin italien tente de s'en sortir en légitimant le flux quasi ininterrompu de scènes comiques par le courage d'un père de famille qui tient à cacher la réalité des camps de concentration à son fils. Une telle prise d'otage émotionnelle a de quoi faire rager, et même le talent d'acteur de Benigni ne suffit plus, contrairement à la première partie où il proposait une suite de sketchs avec une habileté et une inventivité bluffantes, qu'on aime ou pas le style du comédien. Le film parvient même à être émouvant, comme lors d'une déclaration d'amour atypique sous la pluie où lors d'une ellipse vertigineuse, un moment de mise en scène des plus inspirés. Mais "La vita è bella" ne peut plus convaincre quand il se confronte pour de bon au réel, faisant presque passer le quotidien des camps pour une attraction Disney. En somme, une fable curieuse, inégale et discutable.

Sergent Zirivkiand

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/01/2018

Un chef d'œuvre touchant et incontournable de l’année 1998 signé Roberto Benigni avec des émotions très prenantes et une histoire très émouvante d’un père qui cache la réalité de la souffrance des déportés à son fils. Une fable inoubliable à la fois drôle et bouleversante, d’une puissance émotionnelle rare, qui nous fait voir l’horreur avec des yeux d’enfant et où plane brillamment l’ombre de Chaplin.

The Geek Kid

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/12/2017

Touts ces films ayant la capacité de nous faire rire, puis une seconde après à nous faire pleurer sont des Chefs-d’œuvres ! La vie est belle en fait partie - Les acteurs sont supers - La musique thème est magnifique (l'une des musiques thèmes les plus belles de l'histoire du cinéma) - Scénario bouleversant et magnifique Le meilleur film sur la Shoah avec La Liste De Schindler !

Arsenik67

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 436 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/12/2017

Chef d'oeuvre, sans nul doute. La prestation de Roberto Benigni est absolument ahurissante et epoustouflante. Le film est tres drole malgre le contexte tragique.

Victor A.

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4,5Excellent
Publiée le 03/12/2017

Comment ne pas aimer ce film ! Tout est formidable à commencer par l'acteur principal qui est d'un optimisme et d'une énergie sans égal. Ce film a su prendre le thème de la seconde guerre mondiale de façon surprenante et singulière.

Stephenballade

Suivre son activité 149 abonnés Lire ses 1 009 critiques

4,0Très bien
Publiée le 18/11/2017

Voici donc le Grand Prix du jury du Festival de Cannes de l’année 1998. Moi qui ai très souvent du mal avec les œuvres primées sur la Croisette, je dois admettre que cette fois, il en est tout à fait autrement. Tout simplement parce que je ne crois pas me tromper en disant que "La vie est belle" a surpris tout le monde. Et Roberto Benigni a continué à étonner tout le monde lors de la remise du prix. Il a été si expansif qu’il semble que personne auparavant n’ait été aussi heureux que lui d’être reçu avec mention au plus prestigieux des festivals. Expansif, heureux, volubile, expressif, fouzègue, il respire la joie de vivre par une extravagance qui fait plaisir à voir et il s’en fallait de peu pour qu’il ose aller embrasser toute l’assemblée : bref, pour lui, la vie était belle, et nul doute qu’elle l’est encore. Des traits de caractère qui provoquent le respect (c’est bien d’être perpétuellement optimiste). Des traits de caractère qu’on retrouve chez Guido Orefice, son personnage. Un rôle décidément taillé sur mesure pour lui-même, par lui-même, et filmé par lui-même. Mais des traits de caractère qui peuvent aussi agacer, tant ces gens semblent ne rien prendre au sérieux. Tout est matière à rigoler, comme si rien n’est important et que la vie est un bien précieux dont il faut vite profiter. En fait, fidèle à mon incurable manie de tout ignorer du film avant de le visionner, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de film. La surprise est donc au rendez-vous, succédant à la frustration. "La vie est belle" se fait en deux parties bien distinctes, de longueur équivalente. La première est empreinte de joie de vivre. Mais une joie de vivre qui devient limite soûlante. Emmené par ce personnage qui semble ne rien prendre au sérieux et ne penser qu’à s’amuser, le spectateur a l’impression de tourner en rond, de la même façon que Guido tourne autour de Dora : ça n’avance pas et on craint (ou pas) de voir l’opération séduction échouer. Mais après ? on va faire 117 minutes comme ça ? Quoi qu’il en soit, par la mise en scène, on notera un hommage rendu (voulu ?) envers les comédies musicales par la scène d’ouverture, ou par les petits pas de danse sous un parapluie improvisé quand notre fanfaron quitte sa belle après une déclaration d’amour pour le moins cavalière. On peut y voir aussi éventuellement un hommage à la vie. Que dis-je ? Une ode à la vie, avec ce qu'il faut d’opportunisme et de grande intelligence. Dans tous les cas, c’est dynamique, c’est frais, léger, mais on ne voit pas bien où on va nous emmener. Jusqu’aux indices annonçant un avenir plus sombre, distillés après une magnifique ellipse nous faisant sauter quatre années d’un seul coup d’un seul. Hé oui, les fanfaronnades de Guido font oublier que l’action se déroule en 1939, dans un pays où le fascisme et le nazisme montent irrémédiablement en puissance. C’est là qu’intervient la seconde partie, plus grave, plus sombre, sans être dénuée de l’inépuisable bonne humeur du personnage principal. Une façon de dire que dans la vie, il n’y pas de problèmes, mais que des solutions. Une philosophie qui vous affranchit de toutes les difficultés que la vie nous réserve (sans pour autant les éluder), une philosophie à laquelle je suis moi-même fidèle et que je ne peux de ce fait que comprendre. Malgré tout, Benigni ne sombrera jamais dans le pathos. L’aspect dramatique n’a pas été pour autant banni, au contraire, il est bien présent. Présent, mais pas pesant. Il amène un fort contraste dans une situation où Guido est le seul à sembler trouver matière à rire au sein d'un lieu qui sent la mort à des kilomètres à la ronde. Ceci a l’avantage aussi de mettre en avant l’incrédulité de tout un peuple, une incrédulité suscitée par la méconnaissance (voire l’ignorance, ou le déni) quant aux mesures d’épuration. Benigni s’offre même le luxe d’employer des mots forts, tels que « race supérieure », au point d’en faire des mots chocs. Sinon, l’immersion dans les années 40 est plutôt réussie. Principalement par une bande son un tantinet désuète, et qui ne manque pas de rappeler les sonorités des films d’antan. C’est ce qui fait leur charme, offrant du même coup le courage de rester devant les épuisantes gesticulations et les incessantes discussions de ce drôle de bonhomme. Ah oui, il est un peu beaucoup énormément bavard, se faisant souvent les questions et les réponses. Un vrai moulin à paroles ! Je vous l’ai dit, il est particulièrement volubile, ce qui en fait un personnage des plus extravagants, et passer une heure avec quelqu'un comme lui dans la vraie vie vous fait vieillir d'un an. Il y a aussi une chose sur laquelle j’ai changé d’avis : dans un premier temps, je regrettais que l’image ne soit pas en noir et blanc. Ceux qui ont toujours raison diront que le noir et le blanc sont des couleurs (ils n’ont pas tort), mais le noir & blanc aurait permis de renforcer le charme suranné de la bande son. Et puis j’ai fini par comprendre le choix de tourner ce film en couleurs : la vie en est pleine ! de couleurs, cela va de soi. Bon je sais que tout le monde ne sera pas convaincu sur ce coup-là. Mais conformément à sa façon d’aborder la vie, Benigni a sa façon de dire que la vie est un bonbon acidulé qu’il faut déguster au maximum dès la moindre occasion, aussi infime soit-elle. Et tel un sujet qu’il connaît de fond en comble, il l’a magnifiquement écrit, mis en scène, et interprété. Autrement dit, il porte le film sur les bras et les épaules, et suffit à lui seul à inonder l’écran de sa seule présence malgré la jolie paire père/fils qu’il forme avec Giorgio Cantarini (superbe de sobriété et de sagesse) et malgré le trophée tant convoité par Guido en la personne de Dora (très jolie Nicoletta Braschi qui par cette apparition, a une ressemblance assez troublante avec… Danielle Darrieux, récemment disparue). Au cours de ce film à la fois dur et joli, les émotions seront complétées aussi par la musique de Nicola Piovani. Cette partition a une particularité : elle est déclinée en plusieurs thèmes musicaux, le principal (et le plus fréquent), un autre lors de scènes d'amour (comme quand Guido se retrouve en tête-à-tête avec Dora) et celui de la mort (comme quand ils sont emmenés au camp). "La vie est belle", une œuvre maîtrisée de bout en bout ? Presque ! Par moments, on voit clairement que c’est tourné en studios : le carton-pâte des décors est quelquefois flagrant, et différents angles de prise de vue sur une même séquence trahissent un changement de direction dans les ombres. Rien de bien grave, en somme. Quant au camp de concentration, la structure rappelle celle d’Auschwitz (il est seulement cité dans le générique de fin), mais pas suffisamment de façon convaincante pour en dissiper les doutes. Manque de moyens pour une reconstitution plus fidèle ? Sans doute, car le site n’autorise pas les tournages (Spielberg avait été confronté à cette difficulté en 1993 pour "La liste de Schindler"). Pour conclure en évoquant le court laïus narré en voix off à l’entame du film, "La vie est belle" est une histoire simple sans être pour autant facile à raconter. Elle s’apparente à un conte, à la fois douloureux et plein de merveilleux et de bonheur. "La vie est belle" est donc une œuvre à découvrir absolument, et qui a le mérite d’aborder sous un jour nouveau un sujet déjà à maintes reprises exploité par le cinéma. Et si sur le moment vous n'êtes pas totalement convaincus, laissez-vous donc quelques heures pour laisser le charme agir. Et ne le jugez pas non plus trop tôt durant son visionnage.

and15

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/11/2017

Quelle prestation ! Quelle beauté, et tristesse à la fois... magnifique tout simplement... un très grand film...

Pitou_félin

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4,5Excellent
Publiée le 04/11/2017

Magnifique ROBERTO! Le film qui ne prend et qui ne prendra jamais une ride!La dimension historique du film n'est bafoué par aucun anachronisme et le jeu des acteurs (notamment les méchant nazi) nous fait davantage pensé à un documentaire tellement le ton est juste. Un petit chef d'oeuvre.

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