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Basic Instinct
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note moyenne
3,6 11286 notes dont 451 critiques
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overlook2

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4,0Très bien • Publiée le 19/06/2016

Vu à l’époque de sa sortie comme un film purement commercial – ce sera d’ailleurs le plus gros succès public de Verhoeven –, « Basic Instinct », thriller dont l’efficacité demeure intacte, doit pourtant être réinscrit dans la filmographie du cinéaste qui avait déjà abordé le thème de la mante religieuse dans un film de sa période hollandaise, « Le Quatrième homme», dans lequel un écrivain catholique et homosexuel était obsédé par une femme fatale blonde présentant de nombreux points communs avec le personnage de Catherine Tramell. Malgré un scénario un peu trop roublard (bien que cohérent avec ce goût de la manipulation qui anime le protagoniste féminin), Verhoeven parvient à signer un vrai film d’auteur, une troublante mise en abime des pulsions sexuelles comme révélatrices de l’ambivalence humaine, partagée entre soif de domination et tendance à l’autodestruction, le tout emprunt de trivialité à la manière des grands peintres flamands. Il n’y avait que le cinéaste Hollandais pour bousculer avec autant de violence et d’ironie la censure et le puritanisme anglo-saxon, montrant le sang mais aussi le sperme, les organes et les corps nus, soulignant l’angoisse et la peur qui entourent la sexualité aux Etats-Unis. Le matériau d’origine est ainsi transcendé par la virtuosité et l’intelligence de la mise en scène, ainsi que la vigueur de la direction d’acteurs. Car « Basic Instinct » restera aussi dans l’histoire du cinéma américain contemporain pour avoir inventé une actrice indissociable de son personnage, avatar postmoderne de la garce vénéneuse des films noirs, capable de faire cohabiter une sexualité explicite et de demeurer une énigme insondable, avec un charme pervers et une palette émotionnelle très riche que l’inoubliable Sharon Stone n’aura malheureusement plus souvent l’occasion de déployer dans de bons films par la suite, mis à part le superbe « Casino» de Martin Scorsese. « Basic Instinct » reste un bel exercice de dynamitage de l’intérieur du système, maniant le cynisme et le spectaculaire pour faire passer les mauvaises manières d’un cinéaste toujours prompt à révéler les travers de ses contemporains.

Jeremy69330

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4,0Très bien • Publiée le 18/06/2016

Culte pour une scène de deux minutes, Basic instinct ne résume pas qu’à ça, et loin de là. Il s’agit en fait d’un très bon thriller très intense du début à la fin grâce notamment à la magnifique Sharon Stone mais surtout grâce à son scénario qui laisse un doute et un suspens constant associé à cette tension. L’histoire se laisse deviner et pourtant on n’est jamais réellement convaincu et toujours en attention. Le thriller est donc très bien réussi. De plus, les quelque scènes érotiques amènent un côté sentimental au thriller policier en rentrant plus dans les personnages, c’est donc également plutôt bon et surtout très bien réalisé et joué.

Margaux L.

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3,5Bien • Publiée le 03/06/2016

A 22 ans je n'avais toujours pas vu ce film mais je connaissais l'histoire du pic à glace et ce côté "classique du cinéma". J'ai été agréablement surprise, Sharon Stone m'a fascinée : son jeu est exceptionnel et sa beauté envoûtante ! Michael Douglas est excellent aussi et tout comme lui, le film n'a pas pris une ride ! J'ai aimé le suspens et l'atmosphère mystérieuse. C'était beau. 3.5/5 !

Ricco93

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 25/05/2016

L’ouverture du Festival de Cannes 1992 fut marquante car une actrice monta les marches en étant peu connue et les descendit en étant une star. Cette actrice était Sharon Stone et le film Basic instinct. En effet, après avoir utilisé la violence pour s’exprimer dans Robocop et Total recall, Paul Verhoeven se sert de la sexualité, qui était une marque importante de sa filmographie néerlandaise, et transforme son actrice principale en sex-symbol. Effectivement, Verhoeven filme la sexualité comme cela n’avait jamais été fait dans un film hollywoodien à potentiel commercial élevé (l’acteur principal est tout de même Michael Douglas). Ceux qui avaient pu être émoustillés avec Liaison fatale prirent une véritable claque avec Basic instinct. Dès la première scène, Paul Verhoeven offre une véritable scène érotique où l’on voit des personnages faire l’amour avant que la femme poignarde violemment l’homme. Dans la scène suivante, Verhoeven ose même filmer le sexe du cadavre d’assez près. Les scènes dénudées et de reproduction sexuelle seront par la suite nombreuses et très réalistes pour un film hollywoodien (le cinéma européen, lui, allait déjà régulièrement beaucoup plus loin)Spoiler: , la plus mythique restant la séquence de l’interrogatoire au commissariat où Sharon Stone prouve un gros plan qu’elle ne porte pas de culotte lors du plus célèbre croisement de jambe de l’histoire du cinéma. Verhoeven ose évoquer l’homosexualité masculineSpoiler: (Johnny Boz est l’amant du maire d’après les rumeurs) et surtout féminineSpoiler: puisque Catherine Tramell est très clairement bisexuelle et que ce sont surtout ses liaisons avec des femmes qui semblent être ses véritables histoires d’amour (celle avec Hazel Dobkins mais surtout celle avec Roxy, qui est prête à tuer par jalousie, et peut-être sa mystérieuse relation avec Lisa Hobermann). Mais résumer Basic instinct à un simple film érotique serait ridicule car le sexe sert ici à faire avancer la passionnante intrigue policière qui est le véritable intérêt du film. En effet, Verhoeven multiplie les indices pouvant faire privilégier une piste ou une autre jusqu’au dernier plan. On peut s’interroger tout au long du film sur la réelle coupableSpoiler: : Catherine Tramell (elle est suffisamment manipulatrice et trouble pour en être capable ; elle n’hésite pas à fumer et à narguer les policiers lors de son interrogatoire ; les morts violentes semblent un peu trop s’accumuler autour d’elle et ses romans décrivent souvent précisément des morts qui arriveront quelques temps plus tard comme celle de Gus), Roxy (qui a déjà trucidé ses frères et qui est capable de recommencer à tuer par jalousie), le docteur Garner (Gus dit d’elle : "Putain, quand elle a un mec, elle, c’est pour la vie !" ; certains de ses regards peuvent laisser supposer une part d’ombre assez fortes ; elle est capable de prévoir mot pour mot ce que répondra Catherine ; elle ne révèle pas aussitôt qu’elle a eu une liaison avec cette dernière et elle a peut-être eu un comportement obsessionnel à ce moment-là ; son mari est mort assassiné ; elle partage son cabinet avec le psychiatre de Johnny Boz ; elle a rencontré ce même Johnny Boz à une soirée…) ou bien y a-t-il une complicité entre plusieurs personnages afin de brouiller les pistes (une théorie non exploitée mais peut-être possible) ? Ainsi, malgré un dernier plan assez explicite, on sort du film en continuant à s’interroger sur chaque hypothèse et sans être sûr de la réalité, un peu comme cela était le cas avec Total recall. De plus, la force de Verhoeven vient du fait qu’il n’applique pas un traitement trouble qu’envers les suspects mais pour tous les personnages. Ainsi, le héros principal possède également une forte part d’ombreSpoiler: dû à son passé d’alcoolique qui est sans doute la cause de bavures mortelles qu’il a faites par le passé et qui semble avoir menti sur les conditions de ces dernières (notamment en passant au détecteur de mensonges). On apprend également au fur et à mesure que Nilsen est au courant de choses qu’il n’a pas révélées. Ils mentent tous plus ou moins. Quand ce n’est pas le cas, ils ne sont pas pour autant lisses. Même Gus, qui est pourtant peut-être le personnage le plus sympathique, a des tendances alcoolique et est capable de tenir des propos racistes pour déculpabiliser son collègue : "On en a bien trop de ses putains de touristes qui polluent notre pays ! Tous ses putains d’envahisseurs, faudrait les renvoyer d’où ils viennent !" (ironique de la part d’un cinéaste qui est également un étranger). Ses personnages, tous brillamment interprétés, et cet excellent scénario de Joe Eszterhas sont renforcés par l’envoutante musique de Jerry Goldsmith et par la brillante réalisation de Paul Verhoeven maniant parfaitement le suspense (le cinéaste considère d’ailleurs cette œuvre comme étant son film hitchcockien) et créant avec son directeur de la photo, Jan de Bont, de magnifiques mouvements de caméras d’une grande fluidité. Avec Basic instinct, Paul Verhoeven signe donc un magnifique polar plein d’ambigüité, de sexe et de suspense qui, grâce à son fort succès commercial, lancera la mode des thrillers érotiques (Sliver toujours avec Sharon Stone, Body avec Madonna ou Color of night avec Bruce Willis et Jane March) qui n’arriveront jamais à l’égaler malgré quelques rares très bons films (J.F. partagerait appartement de Barbet Schroeder ou Sexcrimes de John McNaughton).

Joker911

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3,5Bien • Publiée le 26/04/2016

Basic Instinct est un super thriller assez particulier. Un casting à la hauteur, une intrigue palpitante très bien ficelée. Le jeu de manipulation est prenant. Bon film à voir 3,5/5

chrisdenice

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 08/04/2016

Le chef d'œuvre des années 90. Un classique indémodable et un hommage appuyé à Alfred Hitchcock. Sharon Stone y est parfaite. Un joyau.

KHO0OL ..

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 24/03/2016

WOW ! j'en avais entendu parlé, mais je n'avais jamais eu la motivation de le regarder. Et ben, la note veux tout dire. Sharon Stone possède complètement la chose ! Rien à redire. Toutes ses actions sont complètement crédibles, Wow, c'est juste énorme. Faut le voir.

papayoyoguiguili

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4,5Excellent • Publiée le 11/03/2016

Tension sexuelle et meurtrière, envoûtement et ambiguïté... Superbe ! Pas mal de théories sur la scène finale ont fleuri sur le net, celle-ci est très bien pensée et intéressante : allez voir le blog "fenêtre sur écran" (je viens de voir que les url ne sont pas autorisés, pourquoi ?).

Tiger V.

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3,5Bien • Publiée le 08/01/2016

Un thriller assez soutenu et assez particulier. Un scénario pas mal foutu et simple avec une touche de suspense rarement vu et bien dosé. Un casting d'acteur incroyable avec un Michael Douglas sérieux dans son rôle et surtout une interprétation surprenante de Sharon Stone. Une vraie manipulation menée par une femme rendant fou un policier par amour dans son enquête avec une belle exploitation de l'aspiration d'un roman. On peut se poser une seule question du film et reste toujours irrésolue jusqu'à la fin du film en gardant le suspense. Quelques longueurs d'ennui mais c'est passable. Décors et costumes à l'américain. Un thriller d'une romantisme très manipulatrice d'une femme envers un policier bien mené même je ne classe pas parmi mes préférences.

Extremagic

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4,0Très bien • Publiée le 28/12/2015

Un vrai plaisir de voir ce film somme toute très hitchockien, parfois certes prévisible mais assez bien écrit et mis en scène pour nous tenir en halène de bout en bout. La tension est palpable et ne s’essouffle jamais même dans les passages les plus calibrés. Ca m'a pas mal fait pensé à Soupçons de Hitchcock avec en plus une tension sexuelle et la plastique de Sharon Stone qui n'était vraiment pas hideuse à l'époque. Après je suis un peu déçu par cette fin, je m'attendais à une réelle ambiguïté, là je trouve que ça casse les efforts mis en œuvre par le film, bien que ça reste une œuvre ouverte sur d'autres aspects. Disons que c'est très bien écrit, bien ficelé, que les personnages sont ambigües, complexes, que ça nous dégoûte de faire des études de psycho et que la mise-en-scène de Verhoeven est assez habile quoi qu'un peu surfaite par moments (dans les scènes de sexe par exemple où il nous refait plusieurs fois le coup de l'orgasme comme paroxysme de la tension) mais on a d'amples mouvements de caméra et la scène de l’interrogatoire au commissariat est une vraie leçon de cinéma. La musique aussi est très réussie - quoique omniprésente - et ajoute beaucoup à cette ambiance mystérieuse, stratifiant le doute et l'incertitude qui plane sur le film. Bref un vrai plaisir que de voir ce film, on passe un excellent moment malgré les quelques impaires comme l'interprétation poussive des acteurs - sauf Stone qui reste très sobre, sensuelle et séduisante - l'écriture parfois prévisible, des facilités dans la mise-en-scène ou encore cette fin qui lui font manqué l'excellence.

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