John Wayne : c'est l'un de ses westerns les plus méconnus et vous auriez tort de ne pas le découvrir
Corentin Palanchini
Il aime les superbes paysages (Ford), les sales gueules et les BO de Morricone (Leone), les héros indomptables (Hawks), les rebelles (Sollima), les solitaires (Eastwood), les délires (Les Mystères de l’ouest), la guerre de Sécession (The Good Lord Bird, Glory) et l'héritage de tout ça (Yellowstone).

Ce western ne fait pas partie des incontournables de John Wayne et pourtant, il mérite vraiment d'être découvert pour découvrir une facette inédite de l'acteur.

Republic Pictures

Durant les années 1940, John Wayne était déjà une star hollywoodienne, mais la Seconde guerre mondiale avait coupé l'Europe du cinéma américain, et la plupart de ses films de cette époque n'ont été découvert que des années plus tard. Et ce mois-ci, l'éditeur Sidonis Calysta a ressorti l'un d'eux, et c'est un western !

John Wayne en tricheur professionnel

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Avec La Chevauchée fantastique en 1939, John Wayne révèle qu'il est un acteur de talent et capable de rapporter gros. Il devient une star et de 1940 à 1948, tourne une vingtaine de films, dont seulement quelques westerns, dont La Femme du pionnier, aussi connu sous le titre Dakota.

Le film débute comme une comédie de mœurs avec une certaine Sandy (Vera Ralston, grande vedette de l'époque) se mariant avec John (John Wayne) sans en parler à son père, un magnat du chemin de fer. Une poursuite assez comique s'ensuit puis, petit à petit, le genre western s'installe lorsque John et Sandy décident de s'installer dans l'Etat du Dakota, une terre pleine de promesses pour un jeune couple ayant le sens des affaires.

Tous ses amis sont là

Avec Vera Ralston et Ward Bond Republic Pictures
Avec Vera Ralston et Ward Bond

Dans La Femme du pionnier, John Wayne est la vedette et a fait venir ses amis : Walter Brennan, qu'il avait connu sur deux westerns avec Tim McCoy en 1932 et retrouvera sur Rio Bravo, mais aussi Ward Bond (rencontré chez John Ford) ou encore Grant Withers, ami proche avec qui il venait de tourner La Fille et son cow-boy et La Ruée sanglante (1943) ainsi que Alerte aux marines (1944).

Le film raconte la façon dont la cupidité extrême vient piétiner la liberté individuelle. Les hommes d'affaires tentent d'arnaquer les fermiers afin qu'ils vendent leurs terres à vil prix, devenant les propriétaires de vastes terrains qui vaudront une fortune lorsque le chemin de fer sera arrivé au Dakota. La lutte entre les deux camps offre d'ailleurs une belle mais tragique séquence d'incendie avec les fermiers fuyant leurs champs en train de brûler.

Wayne interprète un personnage au passé un peu trouble - joueur invétéré, bagarreur et volontiers irrévérencieux - mais qui, au contact d'une véritable injustice, se révélera un preux chevalier sans peur et sans reproche comme il le jouera beaucoup par la suite. La Femme du pionnier demeure une curiosité intéressante réalisée par l'inégal Joseph Kane, qui la même année mettra en scène un autre western avec Wayne, La Belle de San Francisco. Là encore, une pépite méconnue, elle aussi éditée chez Sidonis Calysta.

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