Après avoir été remarqué dans plusieurs festivals, comme à la Mostra de Venise et à Busan, Girl est sorti cette semaine dans nos salles obscures. Première réalisation de la comédienne Shu Qi (Millennium Mambo, Le Transporteur, etc.), ce drame autobiographie a été très bien accueilli par la presse française : doté d'une moyenne de 3,7 sur 5, il s'agit du meilleur film de la semaine, devant Des Fleurs pour Tokyo et Cotton Queen.
De quoi ça parle ?
"Taïwan, 1988. Hsiao-lee, une jeune adolescente timide, peine à trouver sa place au sein de sa famille dysfonctionnelle. Elle voit sa vie bouleversée par sa rencontre avec Li-li, une jeune fille vive et insouciante qui lui permet de s’évader de son quotidien. Mais lorsque le passé douloureux de sa mère ressurgit, d’anciennes blessures refont surface. Partagée entre un lourd héritage familial et son ardent désir de liberté, Hsiao-lee doit trouver sa propre voie."
Ce qu'en pense la presse :
Selon Abus de Ciné :
"De la même manière qu'elle filme si bien le dégoût du foyer, Shu Qi parvient à faire vivre le quartier autour, en le montrant comme un microcosme dont il ne faut pas sortir sous peine de représailles. [...] C'est un film dur, éprouvant même. Et beau, délicat aussi." Par Amande Dionne - 4/5
Selon CinemaTeaser :
"Une œuvre sensible et formellement maîtrisée." Par Justin Kwedi - 4/5
Selon Dernières Nouvelles d'Alsace :
"Ce devrait être d’une tristesse accablante. Mais, sans doute parce qu’elle est partie d’elle, Shu Qi, dans une approche minimaliste, sans beaucoup de dialogues, retient la douleur pour se souvenir d’abord de l’angoisse silencieuse de la solitude de la toute jeune fille." Par Nathalie Chifflet - 4/5
Selon Franceinfo Culture :
"Sans jamais céder au pathos, Shu Qi signe un premier long-métrage d'une grande sensibilité." Par Margaux Niogret - 4/5
Selon La Septième Obsession :
"En cette période de remise en question du traitement des violences faites aux enfants en France, GIRL arrive à point nommé. Sans didactisme, sans distance de film « à message », il ne faut aucune concession, en particulier sur la question de la sororité." Par Loris Hantzis - 4/5
Selon La Tribune Dimanche :
"Girl séduit par la matière très personnelle de son récit, que son autrice déploie avec une tendresse enivrante." Par Marc-Aurèle Garreau - 4/5
Selon Le Monde :
"Le film est marqué par l’injonction intériorisée faite aux femmes de se tenir sages, ne pas se salir, ne pas traîner dehors. On pourrait s’attendre à ce que Girl s’inscrive dans une veine réaliste. Au contraire, Shu Qi s’autorise des échappées poétiques ou oniriques, des allers-retours faisant la jonction du passé et du présent." Par Bo. B. - 4/5
Selon Le Point :
"Celle qui a aujourd’hui 50 ans signe ici son premier film comme réalisatrice, le récit sans fards d’une jeunesse infiniment douloureuse et d’un trajet heurté vers l’émancipation." Par Florence Colombani - 4/5
Selon Les Inrockuptibles :
"L’actrice-fétiche d’Hou Hsiao-hsien, vue récemment dans “Résurrection” de Bi Gan, évoque avec beaucoup de sensibilité le souvenir d’une enfance meurtrie." Par Jean-Marc Lalanne - 4/5
Selon Libération :
"Girl est exigeant et intelligent, inventant sa manière introspective par une mise en scène ouvragée, le traitement du son, des silences surtout, participant à l’effet de dépouillement lent du récit." Par Camille Nevers - 4/5