Russell Crowe et Ethan Hawke réunis pour la première fois dans un thriller qui ne vous laissera aucun répit
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Une cargaison d’or, une nature hostile et deux poids lourds d’Hollywood : Ethan Hawke et Russell Crowe se retrouvent pour la première fois à l’écran dans Les Contrebandiers. Un film d’aventure intense et haletant à découvrir aujourd’hui au cinéma.

Par Élise Gries-Braun

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Oregon, 1933. Après la mort de sa femme, Samuel Murphy est arraché à sa fille et envoyé dans un camp de travail impitoyable. Lorsqu’un surveillant sans scrupule lui promet la liberté contre une périlleuse mission de contrebande d’or, Murphy saisit sa seule chance de rentrer chez lui. Il s’embarque alors dans une expédition de tous les dangers, au cœur d’une nature hostile où les trahisons se multiplient. Jusqu’où sera-t-il prêt à aller pour revoir sa fille ?

Deux poids lourds d’Hollywood au milieu d’un casting cinq étoiles

Difficile de rêver meilleure affiche pour un film d’aventure : Les Contrebandiers réunit pour la première fois à l’écran deux poids lourds du cinéma américain, Ethan Hawke et Russell Crowe. Quatre fois nommé aux Oscars, également producteur et auteur à succès, Hawke s’est imposé au fil des années comme l’un des acteurs les plus reconnus de sa génération. Face à lui, Russell Crowe, lauréat de l’Oscar du meilleur acteur pour Gladiator et également nommé pour Un homme d’exception. Deux acteurs prestigieux se retrouvent ainsi face à face.

Les Contrebandiers
Les Contrebandiers
Sortie : 16 septembre 2026 | 1h 53min
De Padraic McKinley
Avec Ethan Hawke, Russell Crowe, Julia Jones
Presse
2,9
Spectateurs
3,6
Séances (394)

Cette rencontre n’est pourtant pas tout à fait le fruit du hasard. Avant de partager l’affiche, les deux acteurs avaient déjà chacun tourné pour Padraic McKinley, le réalisateur, mais séparément. Hawke avait collaboré avec lui sur la série The Good Lord Bird, tandis que Crowe l’avait retrouvé sur The Loudest Voice et The Exorcism. Une expérience qui avait visiblement marqué le cinéaste : “Je venais tout juste de travailler avec eux deux et j’avais été complètement époustouflé par leurs performances respectives et par notre alchimie créative.”

SND

C’est en retravaillant le scénario avec Ethan Hawke que McKinley a alors imaginé Russell Crowe dans le rôle de l’antagoniste. De cette envie est né un face-à-face inédit entre deux acteurs capables d’imposer une présence particulièrement forte à l’écran, chacun dans un registre très différent.

Mais le casting ne s’arrête pas à ces deux têtes d’affiche. Austin Amelio (Hokum), Avi Nash (The Walking Dead) et Julia Jones (Dexter : New Blood) viennent eux aussi enrichir cette aventure à travers des seconds rôles particulièrement saisissants. Le réalisateur tenait d’ailleurs à accorder une place importante aux personnages féminins, dans une histoire pourtant largement dominée par les hommes. Il dit ainsi du personnage d’Anna (Julia Jones) : “Elle est tenace, extrêmement intelligente, et elle dégage une véritable chaleur et une grande sensibilité. Les deux personnages féminins constituent véritablement le cœur battant du film, et Julia a rendu Anna encore meilleure.”

Réunir une telle distribution pour un premier long métrage relève presque du tour de force. Le réalisateur lui-même mesure la chance d’avoir pu réunir autant de talents : “Honnêtement, je n’aurais jamais imaginé, même dans un million d’années, que nous pourrions réunir un casting comme celui-ci avec notre budget.” De quoi donner à cette aventure tous les ingrédients d’un grand spectacle !

Un film d’action qui ne sacrifie jamais l’émotion

Les Contrebandiers s’inscrit dans un contexte précis : celui de la Grande Dépression (1929-1939). Une époque où les familles pouvaient être profondément fragilisées par les difficultés économiques. Dans cette période de tumulte où chaque gramme d’or pouvait faire la différence, le Gouvernement a choisi de confisquer l’or détenu par chaque Américain. Et le réalisateur de préciser : “Cet or était sur le point de voir sa valeur monter en flèche pour quiconque parvenait à le conserver. L’idée était que cette période vienne enrichir l’histoire, (...) et qu’elle transporte le public vers un moment riche, tumultueux et fascinant de l’histoire américaine.”

Mais le film ne cherche pas seulement à faire revivre une époque : il entend aussi retrouver une certaine manière de faire du cinéma d’aventure. Pour le scénario, l’équipe s’est ainsi grandement inspirée des grands films d’aventure sortis dans les années 70, notamment Le Convoi de la peur. Côté mise en scène, le réalisateur revendique également l’influence de Sidney Lumet (12 Hommes en colère) ou Peter Weir (Le Cercle des poètes disparus) tandis que, sur le plan visuel, il explique : “Nous avons beaucoup discuté des westerns, en particulier des collaborations entre Sergio Leone et Clint Eastwood.”

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Une inspiration qui se retrouve jusque dans les décors. Pour recréer l’Oregon des années 70, le réalisateur et son équipe ont posé leurs caméras… en Bavière ! Un choix qui aurait pu sembler surprenant, mais qui a finalement permis au film de trouver une atmosphère singulière, notamment grâce aux conditions météorologiques rencontrées pendant le tournage. Le réalisateur raconte : “Le temps était maussade pendant une grande partie du tournage, ce qui nous a finalement offert cette atmosphère incroyable et envoûtante. Les lieux que nous avons découverts en Bavière ont été une immense source d’inspiration.”

Et c’est peut-être là que réside la véritable particularité du film : derrière son récit de survie, Les Contrebandiers revendique un cinéma d’action qui ne sépare jamais le spectaculaire de l’humain. Une aventure où les personnages doivent affronter les éléments, leurs adversaires, mais aussi leurs propres limites. Un cinéma plus physique, mais aussi capable de laisser une place à l’émotion et à la beauté. Une ambition que Padraic McKinley résume ainsi : “Les Contrebandiers m’a donné l’élan créatif nécessaire pour réaliser le genre de film que j’aime par-dessus tout : un film s’inscrivant dans la lignée de ces drames d’action émouvants qui n’existent plus aujourd’hui – Le Convoi de la peur, Delivrance, Jeremiah Johnson. Ce genre de courage. Ce genre de sueur. Ce genre de poésie.”

La famille comme moteur, l’espoir comme force

Premier long métrage de Padraic McKinley, connu notamment pour avoir produit les séries The Good Lord Bird et Loudest Voice – toutes deux nommées aux Golden Globes – Les Contrebandiers est avant tout l’histoire d’un homme, Murphy (Ethan Hawke), qui se bat pour sa famille. Sa relation avec sa fille constitue le véritable noyau du récit. Brutalement séparés, son seul moyen de la revoir est de réaliser une mission extrêmement périlleuse pour le peu scrupuleux Clancy (Russell Crowe) : transporter, avec d’autres détenus, une cargaison d’or à travers les États-Unis. Un enjeu que le réalisateur, lui-même père de deux filles, a souhaité placer au cœur du film qu’il définit ainsi : “Un film d’action et d’aventure où l’enjeu, c’est d’être père, de protéger ce qui compte le plus pour tout parent : ses enfants.”

Un devoir familial plus que jamais mis à l’épreuve dans un contexte marqué par les guerres et les conséquences de la crise sanitaire, comme le souligne le cinéaste : “Je pense aussi qu’après la COVID, beaucoup de gens peuvent s’identifier à l’idée de se dépasser pour simplement subvenir aux besoins de sa famille. On a vu tant de gens prendre un deuxième emploi et faire tout ce qu’il fallait pour payer les factures, scolariser les enfants ou simplement maintenir le cap.”

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Rescapé de guerre, Murphy porte ses traumatismes sans jamais perdre son humanité. Bien au contraire, son empathie et sa compassion contrastent avec les épreuves qui s’accumulent sur son chemin, rendant son combat d’autant plus poignant et universel : “Je pense qu’une fois que la situation d’une personne commence à se dégrader, une avalanche de malchance ne tarde pas à suivre. Et si l’on n’a rien ni personne pour qui se battre, à quoi bon ?” ajoute le réalisateur.

En effet, malgré les coups du sort, les trahisons et les blessures, rien ne peut détourner Murphy de son objectif. Le film célèbre ainsi la persévérance, la bravoure et l’espoir, des valeurs incarnées par un héros qui ne baisse jamais les bras, même lorsque tout semble perdu. Une détermination que Padraic McKinley aimerait à son tour transmettre au public : “J’espère que les spectateurs (...) seront inspirés par le combat que Murphy est prêt à mener pour sa famille. L’idée que l’espoir lui-même est une sorte de monnaie, dont la valeur s’apprécie d’autant plus que l’on s’y accroche longtemps.

Entre tension, action et émotion, Les Contrebandiers offre une aventure qui mérite d’être vécue sur grand écran. Ethan Hawke et Russell Crowe vous embarquent dans une traversée aussi périlleuse que spectaculaire, à découvrir dès maintenant au cinéma.

Élise Gries-Braun
Élise Gries-Braun
-Rédactrice ciné-séries
Apaisée à la seule vue de la cassette de Mary Poppins et au déhanché de John Travolta, Élise passe allègrement de la chanson aux larmes, avec une préférence pour les comédies dramatiques françaises et les films indépendants d'ici ou d'ailleurs.