Clayface : combien de temps fallait-il pour transformer l'acteur de ce film en un ennemi de Batman ?
par Maximilien Pierrette
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Depuis quelques jours, Tom Rhys Harries est Matt Hagen, personnage principal de "Clayface", qui est défiguré de plusieurs manières tout au long du récit situé dans l'univers DC. Et ça lui a valu plusieurs heures de maquillage.

C'est l'histoire d'un acteur, Matt Hagen, qui, suite à une mauvaise rencontre dans une boîte de nuit de Gotham City, se retrouve défiguré et prêt à devoir tirer un trait sur sa carrière en pleine ascension. Jusqu'à ce que les choses s'arrangent, à court terme, grâce à un traitement miracle expérimental, dont les effets secondaires sont imprévisibles et particulièrement saisissants, lorsque ses joues et paupières se mettent à tomber sans prévenir.

Clayface
Clayface
Sortie : 21 octobre 2026 | 1h 49min
De James Watkins
Avec Tom Rhys Harries, Naomi Ackie, Eddie Marsan
Presse
3,1
Spectateurs
3,6
Séances (330)

Après le Joker (et le Pingouin côté télé), Gueule d'Argile est le deuxième méchant de l'univers de Batman à avoir droit à son propre film, intitulé Clayface. Un long métrage horrifique, tendance body horror, qui révèle Tom Rhys Harries, comédien qui dû souffrir pour ne pas être si beau que cela dans plusieurs des scènes mises en boîte par James Watkins (Eden Lake, La Dame en noir, Speak No Evil), et passer plusieurs heures dans la loge de maquillage.

"Cela dépendait [du niveau de maquillage requis], mais ça pouvait lui prendre trois heures et lui valoir de passer un bon bout de temps sur le fauteuil", nous dit le réalisateur. "Il lui est souvent arrivé de commencer tôt." "Il y avait pas mal de looks différents, autant que d'états de Matt, selon qu'il soit en train de guérir, que les choses s'améliorent ou empirent...", précise Thom Rhys Harries. "Donc la durée pouvait varier d'un look à l'autre, mais cela tournait généralement autour de deux heures."

"J'essaye de toujours de faire le maximum pour que les choses restent réalistes, tactiles et crédibles"

"J'aime que les choses se passent devant la caméra", poursuit James Watkins pour expliciter son approche. "Vous savez ainsi ce que vous allez obtenir, et cela crée une vérité sur le moment, car les acteurs réagissent, en temps réel, à quelque chose. Quand on se repose exclusivement sur les trucages numériques et la post-production, on ne sait jamais vraiment, on tente plutôt de deviner. Et cela changeait l'humeur de Tom, en fonction de son ressenti, de son apparence et de la manière dont les autres personnes y réagissaient. Cela vous donne plus d'outils."

"Quand vous parlez avec les acteurs, ils préfèreront toujours toujours tourner en décors réels que devant un fond vert dans un studio. Nous avons par exemple tourné dans les rues de Liverpool, et rien que le fait de sentir l'air et sa lourdeur, ça les stimulait, car ils ont comme des antennes. Ils ont davantage de choses tangibles auxquelles se rattacher. J'essaye de toujours de faire le maximum pour que les choses restent réalistes, tactiles et crédibles."

Warner Bros. Pictures

Pour le spectateur comme pour l'équipe sur le plateau. Et notamment lors de cette scène, dévoilée dans la bande-annonce, où Matt doit utiliser des ciseaux pour décoller ses paupières dans un avion pris au milieu d'une zone de turbulences, et qui a fait grincer quelques dents pendant le tournage : "Quand on tourne ce genre de scène, avec de vraies prothèses... Nous avions différents types de ciseaux, mais il s'est passé quelque chose au moment où il coupe sa paupière."

"Grâce aux moniteurs que certains membres de l'équipe doivent regarder, pour s'assurer que tout va bien au niveau des maquillages ou des coiffures, bon nombre de gens ont vu ce qu'il se passait, et nous avons entendu beaucoup de 'Oh mon Dieu !' sur le plateau. Et ça c'est génial, car vous savez immédiatement que quelque chose provoque une réaction viscérale." Si c'est l'effet que vous provoque cette scène, sachez donc que vous êtes loin d'être les seuls à l'avoir vécu ainsi.

En revanche, et sans aucune surprise, la transformation finale de Matt, gardée secrète pendant la promotion mais très proche de l'allure du personnage dans la série animée Batman des années 90, dont Clayface s'inspire pas mal, est née grâce à la magie des trucages numériques.

Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris le 12 octobre 2026

Maximilien Pierrette
Maximilien Pierrette
-Rédacteur cinéma
Batman ou Flash. Le nouveau reboot de Spider-Man. Des X-Men marginalisés. L’évolution du personnage de Captain America. L’architecture complexe du Marvel Cinematic Universe. Les tentatives indé. Les super-héros du grand et du petit écran n’ont aucun secret pour lui. Ou presque.
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