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    Décès de John Schlesinger
    25 juil. 2003 à 23:36

    Le réalisateur britannique John Schlesinger est décédé jeudi 24 juillet des suites d'une attaque cérébrale contractée il y a plus de deux ans.

    Le réalisateur britannique John Schlesinger est décédé ce jeudi 24 juillet à l'hôpital de Palm Springs où il était soigné depuis son attaque cérébrale survenue en décembre 2000. Selon l'agent du cinéaste, l'état de celui-ci s'était fortement dégradé ces dernières semaines et l'appareil respiratoire auquel John Schlesinger était relié a été débranché.

    Débuts devant la caméra

    John Schlesinger débute sur carrière au cinéma en Grande-Bretagne en tant qu'acteur dans les années 50. On le voit notamment dans La Bataille du Rio de la Plata de Michael Powell et Emeric Pressburger et The Last man to hang de Terence Fisher (1956). Dès 1958, il signe des séries télévisées pour la BBC, avant de se tourner vers la réalisation de documentaire, dont Terminus consacré au quotidien d'une ligne de chemin de fer, qui remporte de nombreuses récompenses.

    Un an plus tard, le néo-réalisateur se tourne vers le long métrage avec le drame Un amour pas comme les autres, Lion d'or au Festival de Venise 1962. En 1963, John Schlesinger dirige pour la première fois Julie Christie dans Billy le menteur. Suivront Darling en 1965, qui vaudra à cette même comédienne l'Oscar de la Meilleure actrice, et Loin de la foule déchaînée en 1967.

    Le chef d'oeuvre "Macadam cowboy"

    En 1969, John Schlesinger part aux Etats-Unis tourner Macadam cowboy, sombre descente dans l'univers homosexuel interprétée par Dustin Hoffman et Jon Voight qui restera comme son chef d'oeuvre, avec trois Oscars à la clé (Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario adapté). Retour en Grande-Bretagne et nouvelles nominations aux Oscars pour Un dimanche comme les autres (1971), avant de retrouver Dustin Hoffman cinq ans plus tard pour le thriller Marathon man, à nouveau marqué par une noirceur extrême. Suivront notamment Yanks (1979), Les Envoûtés (1987) et Madame Sousatzka (1988), tous marqués par une vision sombre et décalée de la société.

    En 1990, John Schlesinger se tourne vers le thriller plus conventionnel avec Fenêtre sur Pacifique dominé par l'impressionnant Michael Keaton et Au-delà des lois en 1996. Quatre ans plus tard, le réalisateur s'aventure sur le terrain de la comédie avec Un couple presque parfait incarné par Madonna et Rupert Everett.

    Thomas Colpaert avec The Associated Press
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    Commentaires
    • cocolapin-2la-foret-des-revebl
      Un très bon qui a toutefois vu sa qualité faiblir en fin de vie (comme beaucoup d'autres d'ailleurs)
    • grimmy6
      Encore un cinéaste qui a bercé mon enfance et qui disparait. Je fais partie de cette génération élevé à la télé des années 70 et 80; celle qui regarait le dimanche "Marathon Man", les Leone, "les 7 mercenaires" etc..Triste de les voir disparaitre un à un, et dans une indifférence presque générale.Alors voila, il en reste encore quelques uns, qui travaillent plus ou presque et qui ont remporté d'énormes succès au début des 70 : je veux parler des Friedkin, Lumet, Mike Nichols, Schatzberg, Kazan, Boorman, Cimino, Ulu Grosbard, Jewison etc..Schlesinger était un très bon, dommage que tout le monde s'en foute...
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