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    Run sur OCS : Phoebe Waller-Bridge, Star Wars... les confidences de Domhnall Gleeson
    Thomas Desroches
    Thomas Desroches
    -Journaliste
    Les yeux rivés sur l’écran et la tête dans les magazines, Thomas Desroches se nourrit de films en tout genre dès son plus jeune âge. Il aime le cinéma engagé, extrême, horrifique, les documentaires et partage sa passion sur le podcast d'AlloCiné.

    Il est l'une des stars de "Run", la nouvelle série produite par Phoebe Waller-Bridge ("Fleabag"), disponible sur OCS. Domhnall Gleeson s'est confié sur son travail avec Merritt Wever, son expérience de tournage et ses souvenirs sur "Star Wars".

    HBO/OCS

    D'origine irlandaise, Domhnall Gleeson - fils de l'acteur Brendan Gleeson - s'est très vite imposé comme l'un des acteurs les plus en vue d'Hollywood. Il suffit de jeter un œil à sa filmographie pour s'en convaincre. Angelina Jolie, Darren Aronofsky, Alejandro González Iñárritu, les frères Coen... ils ont tous dirigé l'acteur, qui se construit, depuis quelques années, une carrière étonnante. Toujours convaincant à l'écran, le comédien de 36 ans oscille entre les projets indépendants et les blockbusters américains. Durant trois films, il interprétait le général Hux dans la troisième trilogie de Star Wars, aux côtés d'Adam Driver, Daisy Ridley et John Boyega. Aujourd'hui, c'est sur le petit écran que s'illustre Domhnall Gleeson avec la série Run, créée par Vicky Jones et produite par Phoebe Waller-Bridge. Diffusé sur HBO de l'autre côté de l'Atlantique et sur OCS en France, le programme est à mi-chemin entre la comédie romantique et le thriller avec, en prime, un humour très british. Confinement oblige, l'acteur donnait des interviews en direct de son appartement et s'est entretenu quelques instants avec AlloCiné. Rencontre... par téléphone.

    AlloCiné : Tout d’abord, comment allez-vous ? Comment se passe votre confinement ?

    Domhnall Gleeson : Actuellement, je marche dans mon appartement, je tourne en rond, et ça me rend complètement dingue (rires). Cela fait une heure que j’enchaîne les interviews et vous savez, sur mon téléphone il y a les nombres de pas qui s’affichent, et j’ai bientôt fait un kilomètre à force de faire des allers-retours (rires). C’est tellement étrange de travailler de chez moi, je n’avais jamais été coincé comme ça auparavant. C’est un métier où l’on rencontre beaucoup de personnes. D’habitude, pour les interviews, on est face aux journalistes, c’est beaucoup plus agréable. Hier, j’ai fait une table ronde avec des journalistes par téléphone, des personnes qui appelaient d’Asie, et je ne me suis jamais senti aussi con. Je ne suis pas habitué à ça. J’espère que tout redeviendra comme avant très vite.

    HBO/OCS

    Pour parler de votre nouvelle série, Run, qu’est-ce qui vous a immédiatement séduit dès la lecture du scénario ?

    J’ai aimé l’idée que l’on parle d’amour et que les personnages ne correspondent pas à ce qu'on a l’habitude de voir dans ce type d'histoire. La plupart du temps, dans les comédies romantiques, c’est toujours le même schéma : il y a celui qui est torturé, qui cache ses cicatrices, ses faiblesses et l’autre protagoniste est censé combler ce manque. Ils vont se compléter. Souvent, l’homme est celui qui va avoir le rôle du protecteur, son travail est d’être rassurant, d’être sûr de lui. Et justement, j’aime que dans Run, on renverse tous ces codes-là. Billy, mon personnage, essaye d’être comme ça. Il essaye d’être sûr de lui, d’être séduisant, mais en réalité, il est complètement perdu. Il ne s’apprécie pas vraiment d’ailleurs. Il y avait beaucoup de choses intéressantes à creuser et aussi l’implication de Phoebe Waller-Bridge a été un facteur déterminent pour moi. J’ai eu la chance de travailler avec elle auparavant. C'est la meilleure et, bien sûr, je ne suis pas le seul à l’avoir remarqué. J’ai rencontré Vicky Jones par la suite, grâce à Phoebe, nous avons beaucoup échangé et pour moi, il était évident que je prenne part à cette aventure. 

    Comment s’est passée votre collaboration avec Vicky Jones ?

    Fantastique. Phoebe et elle forment un excellent duo. Elles travaillent ensemble depuis très longtemps. Mais bien que l’empreinte de Phoebe se voit à travers toute la série, cela reste la création de Vicky Jones. Elle peut être fière du résultat.

    Quand on a une partenaire de jeu aussi talentueuse que Merritt Wever, il suffit de l’écouter et la moitié du travail est fait.

    C’est la première fois que vous partagez l’écran avec Merritt Wever. Vous êtes présents dans tous les plans, on peut même dire que vous portez la série sur vos épaules. Quelle était l’ambiance sur le tournage et comment s’est organisé votre travail ensemble ?

    Oui, c'est la première fois que je travaillais avec elle et je savais que c’était une superbe actrice. Tout ce que j’avais pu voir avec elle m’avait beaucoup plu. Sur le plateau, tout était clair dès le début. Quand elle s’est mise à jouer, je me suis dit : "Oh putain, elle est incroyable" (rires). Je n’ai jamais eu à m’inquiéter de la dynamique entre nos personnages, car quand on a une partenaire de jeu aussi talentueuse que Merritt Wever, il suffit de l’écouter et la moitié du travail est fait. Elle est tellement présente. On était tous les deux enthousiastes à l’idée que nos personnages devaient sans cesse passer de l’amour à la haine. C’était important que l’on navigue entre ces deux émotions pour que l’on sache à quel point ils sont importants l’un pour l’autre. Et aussi pour comprendre pourquoi ils ont rompu dans un premier temps.

    Qu’est-ce qui vous a plu dans votre personnage, Billy ?

    Il a une vie très comblée, notamment grâce à son travail, mais il ne s’aime pas. Il a pris des décisions que sa version jeune n’assumerait pas et il a conscience de ça. Donc c’est important pour lui de rencontrer Ruby, l’amour de sa vie, parce qu’elle est la seule à l’avoir connu durant ses jeunes années. Il l’adore et il pense qu'elle est la meilleure personne au monde. Tout ça était très intelligemment écrit et construit dans l'histoire, c'était stimulant pour moi d'explorer tout ça.

    Lorsque Phoebe était sur le plateau, il suffisait qu’une réplique ne fonctionne pas pour qu’elle trouve une autre idée très rapidement.

    Y a-t-il eu de la place pour l’improvisation durant le tournage ?

    C’est toujours important de jouer avec les répliques, oui, mais ce que vous voyez à l’écran était écrit comme tel sur le papier. Parfois, on tente quelque chose de nouveau, ça permet de travailler la confiance entre les acteurs, mais quand on fait de la télévision, les scripts évoluent souvent. Il arrive même que des modifications interviennent pendant le tournage. Lorsque Phoebe était sur le plateau, il suffisait qu’une réplique ne fonctionne pas pour qu’elle trouve une autre idée très rapidement. Elle est vive et forte de proposition. C’est incroyable de la voir travailler comme ça. 

    Les téléspectateurs le découvriront par eux-mêmes, mais vous jouez, Merritt et vous, dans de petits espaces, notamment durant les séquences qui se déroulent dans le train. Est-ce une difficulté supplémentaire pour un acteur ?

    Oui, ce n’est pas facile. C’était intelligent de les mettre dans un train, car quand les personnages veulent de l’espace, ils ne peuvent pas en avoir, ils ne peuvent pas s’échapper. Ils n’ont nulle part où aller. Et au contraire, quand ils veulent être ensemble et intimes, cela devient aussi compliqué. Il y a une tension permanente. C’était intéressant de jouer avec la caméra, notamment de savoir comment se placer.

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    Vous avez joué dans deux franchises historiques : la saga Harry Potter et la troisième trilogie de Star Wars. Quel souvenir gardez-vous de L’Ascension de Skywalker et que pensez-vous des vives critiques qui ont été faites sur le film ?

    C’était une superbe expérience de travailler avec J.J. Abrams. Je me rappelle surtout avoir beaucoup ri, notamment avec Adam Driver, Oscar Isaac et John Boyega. Tous les trois enchaînaient les blagues, c’était dur de les suivre. Je n’avais pas grand chose à faire dans ces films, mon rôle était mineur, mais j’en garde que du positif. Quant aux critiques, je respecte l’avis des fans, chacun est libre de penser ce qu’il veut. Je suis de même assez triste que le film se soit fait descendre de cette façon. Pour ma part, je l’ai beaucoup aimé et il faut avouer que J.J. Abrams avait la lourde tâche de raccrocher plusieurs wagons et je pense qu’il s’en est bien sorti. 

    Pour finir, quel est le film qui vous remonte le moral pendant des périodes aussi compliquées ?

    Chantons sous la pluie est passé à la télé l’autre jour, je l’avais déjà vu plusieurs fois, mais je suis quand même resté dessus et je souriais tout le long. Mary Poppins aussi curieusement. Il suffit que je regarde ces films pour que je sois de bonne humeur pour le reste de la journée. 

    Découvrez la bande-annonce de "Run" : 

     

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