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    Grand Hôtel : on était sur le tournage de la saga de TF1 avec Solène Hébert (Demain nous appartient) et Victor Meutelet
    29 août 2020 à 14:30
    Jérémie Dunand
    Jérémie Dunand
    -Chef de rubrique télé / Journaliste
    Passionné de séries en tous genres, mais aussi d'horreur et de teen movies, Jérémie Dunand a été biberonné aux séries ados et aux slashers des années 90, de Buffy à Scream, en passant par Dawson. Chef de rubrique télé, il écrit aujourd'hui principalement sur les séries et unitaires français.

    "Grand Hôtel", remake de la série espagnole éponyme, débute jeudi à 21h05 sur TF1. Rencontrés sur le tournage en mars dernier, Solène Hébert, Victor Meutelet, Maxence Danet-Fauvel, et une partie de l'équipe nous ont présenté cette saga événement.

    François LEFEBVRE / CAPA / TF1

    Après la fin de la saison 10 de Profilage cette semaine, et avant l'arrivée d'autres fictions événement dans les mois à venir telles que Je te promets, Gloria, ou Une affaire française, TF1 donnera officiellement le coup d'envoi de sa saison sérielle 2020-2021 avec Grand Hôtel, un soap haut de gamme qui sera diffusé à partir de ce jeudi 3 septembre à 21h05, au rythme de deux épisodes par semaine. Adaptée de l'espagnole Gran Hotel, qui a connu trois saisons entre 2011 et 2013, cette nouvelle série est portée par un casting cinq étoiles qui comprend notamment Carole Bouquet, Solène Hébert (Demain nous appartient), Victor Meutelet (Le Bazar de la charité), Alain-Fabien Delon, Maxence Danet-Fauvel (Skam France), Bruno Solo, Gwendoline Hamon, Héloïse Martin (Tamara), et Anny Duperey.

    AlloCiné a eu la chance de pouvoir se rendre sur le tournage début mars, près de Nice, afin de rencontrer une partie de l'équipe et des comédiens, et de vous donner un avant-goût de cette saga qui ravira tous les téléspectateurs amateurs de séries alliant romanesque et enquête, sur fond de secrets de famille et de trahisons en tous genres.

    Grand Hôtel, de quoi ça parle ?

    Anthony Costa, 25 ans, se fait embaucher comme serveur au Grand Hôtel, palace historique de la Côte d’Azur appartenant à la puissante famille Vasseur, pour tenter de comprendre ce qui est arrivé à sa sœur, Amélie, qui travaillait comme femme de chambre au sein de l'établissement et a mystérieusement disparu il y a quelques mois. Mais alors qu'il comprend rapidement que sous ce luxe se cachent de nombreux secrets enfouis depuis longtemps, sa rencontre avec Margaux, l’héritière du clan Vasseur dont il ne va pas tarder à tomber amoureux, va venir chambouler sa vie. Et faire dérailler ses plans ?

     

    Un tournage entre le Sud de la France et Bry-sur-Marne

    C'est à Saint-Jean-Cap-Ferrat, près de Nice, que nous nous rendons le 3 mars 2020 pour assister à l'une des dernières journées de tournage de Grand Hôtel sur la Côte d'Azur, avant un retour en studio en région parisienne. En effet, si toutes les scènes se déroulant en extérieur sont tournées au Grand-Hôtel du Cap-Ferrat, qui sert de décor principal à la série de TF1, l'intérieur du luxueux hôtel a été reproduit quasi à l'identique au sein des studios de Bry-sur-Marne (qui avaient déjà accueilli Le Bazar de la charité l'an dernier) afin de faciliter le travail des équipes. "Tout a été recréé en studio, à l'exception du hall de l'hôtel et des extérieurs", nous explique le producteur Arnaud Figaret. "Le hall est tellement beau et chic que ça n’avait pas beaucoup de sens, économiquement et artistiquement, de le recréer. Mais tout le reste, les couloirs, les chambres, les suites, et même la salle de restaurant, a été reproduit en studio".

    Ce jour-là, Solène Hébert (Margaux), Victor Meutelet (Anthony), Maxence Danet-Fauvel (Will), Virgile Bramly (Sam), Marie Kremer (Sophie), et Matthias Van Khache (Alfred) sont réunis dans les jardins de l'hôtel pour mettre en boîte sous la direction de Jérémy Minui (Balthazar, Trop jeune pour moi) des séquences clés du huitième et dernier épisode de la première saison. Entourés de nombreux figurants. Mais, chut, ne comptez pas sur nous pour vous spoiler le final. Dès notre arrivée, un constat s'impose : le décor dans lequel évoluent les personnages, avec la mer à perte de vue, est à couper le souffle et l'hôtel possède une telle aura qu'on ne met pas longtemps à comprendre qu'il sera bel et bien un personnage à part entière de l'histoire, avec ses secrets et ses fantômes. "Lorsque j'ai débarqué ici, j’étais comme un enfant qui va à la montagne pour la première fois", nous confie amusée Marie Kremer, qui campe Sophie Vasseur, la fille aînée du personnage incarné par Carole Bouquet. "C'est tellement beau. On a une chance incroyable de tourner dans ce décor incroyable. C’était important de ne pas tout tourner en studio".

    François LEFEBVRE / CAPA / TF1

    Et au bout de quelques minutes, un autre "détail" nous frappe : la bonne humeur qui règne sur ce tournage et l'énergie extrêmement communicative qu'insuffle Jérémy Minui, l'un des deux réalisateurs de la série avec Yann Samuell (ils ont réalisé chacun quatre épisodes). "Nos deux réalisateurs sont très différents", poursuit Marie Kremer. "Yann est tout dans la discrétion, la pudeur. Alors que Jérémy, lui, est tout dans l’enthousiasme, la joie, le partage. C’est très agréable de tourner avec eux et c’est vraiment un atout de tourner avec deux réalisateurs différents, et non pas une difficulté". Et c'est donc dans une ambiance très positive et bienveillante que se poursuit cette journée de travail pour les comédiens et les équipes techniques. Avec la sensation que la famille au coeur de cette nouvelle série événement en est également rapidement devenue une en coulisses. Ce que ne tarde pas à nous confirmer Solène Hébert, l'interprète de l'héroïne Margaux Vasseur, entre deux prises : "On a tout de suite formé un bon groupe ici à Nice, et je pense que c’est pour ça que la série va fonctionner. Ça marche entre nous, tout le monde est solidaire, hyper impliqué, et ça se ressent forcément à l’écran. Enfin je l’espère (rires)".

    L'adaptation modernisée d'une série phénomène

    Composée de 39 épisodes d'environ 70 minutes chacun, la série originale Gran Hotel (diffusée sous le titre Grand hôtel en France sur Téva et M6) est rapidement devenue un phénomène en Espagne, mais aussi dans de nombreux autres pays du globe. Les téléspectateurs du monde entier friands de fictions historiques en costumes à la Downton Abbey s'étant passionnés pour l'histoire d'amour impossible entre Julio, serveur, et Alicia, héritière de palace, et pour les différents mystères de l'intrigue, allant de la disparition de la soeur du héros à la traque d'un tueur en série. C'est donc logiquement que ce soap imaginé par les créateurs de Velvet et d'Alta Mar a donné naissance à plusieurs remakes internationaux, dont un aux Etats-Unis sur ABC en l'an dernier, produit par Eva Longoria, mais qui faute d'audience a été annulé après une seule saison. Aujourd'hui, c'est au tour de la France de se lancer - avec on l'espère davantage de succès - et TF1, habituée des remakes, avec Le Secret d'Elise, Insoupçonnable, ou Infidèle pour ne citer qu'elles, a fait le choix d'une adaptation moderne, se déroulant de nos jours. Alors même que les séries en costumes semblent pourtant avoir à nouveau le vent en poupe chez nous (comme le prouvent la réussite du Bazar de la charité et l'arrivée de La Garçonne cette semaine sur France 2).

    "TF1 avait très envie de faire une série autour d’un grand hôtel et d’explorer cet univers", nous confie Arnaud Figaret, qui produit Grand Hôtel pour Capa Drama, à propos de la manière dont est née l'idée de ce remake français. Et visiblement la décision de transposer l'intrigue de nos jours s'est rapidement imposée, sans pour autant copier ce que les Américains avaient proposé dans leur version, moderne elle aussi. "Je ne sais plus exactement pour quelle raison on est parti sur une version moderne, mais il y avait sûrement une donnée économique, car faire une série en costumes cela coûte évidemment plus cher. On aurait pu tout aussi bien rester sur une série d'époque, mais je trouvais ça intéressant de faire une version moderne. (...) Cependant, malgré ce choix, notre série est très différente de la version américaine. Pour tout vous dire, je n'ai vu que le pilote de la série d'ABC. On n’a pas voulu en voir plus pour ne pas copier. Et du peu que j'en ai vu, je peux vous dire que ça n’a rien à voir avec la nôtre. On est vraiment parti de la série espagnole et on a transposé les intrigues en France, de nos jours". Un désir de ne pas se laisser influencer par les autres versions qui a également primé chez les comédiens qui n'ont même pas eu envie de jeter un oeil à la version originale. Pour le moment en tout cas. "Quand j’ai été choisi pour le rôle de Will je ne savais même pas que c’était un remake, je l’ai appris à la lecture", avoue Maxence Danet-Fauvel. "Mais ça ne me faisait pas peur de faire un remake car j’avais vu avec Skam qu’on pouvait complètement se réadapter. (...) Pour construire mon interprétation, je me suis basé sur le scénario qui est, je pense, assez différent de celui de la version espagnole, et à partir du moment où on n’essaye pas de copier et qu’on prend ça comme un projet neuf, il n’y a aucun souci".

    François LEFEBVRE / CAPA / TF1

    Mais alors, le Grand Hôtel de TF1 est-il tout de même fidèle à la série espagnole ou reprend-il seulement la trame de base (l'enquête du héros pour retrouver sa soeur et son histoire d'amour avec la fille des propriétaires de l'hôtel) pour ensuite proposer quelque chose de totalement inédit ? "ll y a beaucoup de points d’intrigues qui restent, notamment dans les trajectoires des binômes, des trinômes de personnages", assure Arnaud Figaret, conscient de la richesse de la série espganole en terme d'intrigues et de personnages. "Mais dans la série originale il y avait par exemple un tueur aux ciseaux d’or, et ça ce n’était pas vraiment transposable à notre époque. Pareil pour les rapports "upstairs, downstairs", les relations entre maîtres et valets, entre classes sociales, qui ne sont pas les mêmes aujourd’hui. Les scénaristes ont donc beaucoup retravaillé la matière pour la rendre actuelle. Mais après, oui, évidemment, on est très proche de ce qui a fait le succès de la série originale. La version espagnole a eu un succès phénoménal et on s’est dit qu’il y avait forcément des choses à garder et à exploiter car beaucoup de gens sont restés scotchés devant leur écran, plusieurs saisons durant. Ce n'est pas pour rien".

    Un casting multi-générationnel pour plaire au plus grand nombre

    Si Grand Hôtel raconte l'histoire d'amour naissante entre Margaux et Anthony, ainsi que la quête de vérité de ce dernier, le soap de TF1 est avant tout une série chorale qui déploie de nombreuses intrigues et de nombreuses trajectoires de personnages, comme nous le confie Victor Meutelet, la révélation des Innocents et du Bazar de la charité, qui prête une nouvelle fois ses traits à un héros torturé aux accents de bad boy : "Anthony n’est pas "le" héros central. On rentre avec lui dans l’hôtel, c’est vrai, lorsqu’il arrive pour retrouver sa sœur. Mais on découvre très vite d’autres personnages qui prennent une place tout aussi importante. Les personnages de Solène Hébert, Virgile Bramly, et Carole Bouquet notamment. Il y a plusieurs intrigues qui se mêlent, qui se croisent, et beaucoup de personnages qui paraissent secondaires lorsqu’on voit le premier épisode se révèlent très vite plus important qu’on ne le pensait".

    Et pour incarner tout ce beau monde, allant des membres de la puissante famille Vasseur au personnel de l'hôtel, en passant par les clients fortunés de l'établissement, la chaîne et la production ont fait appel à une distribution très éclectique mêlant acteurs chevronnés tels que Carole Bouquet, Hippolyte Girardot, Bruno Solo, ou Anny Duperey, et stars montantes du petit ou du grand écran comme Solène Hébert, Maxence Danet-Fauve, Victor Meutelet, et Héloïse Martin. "Avant de m'engager je suis toujours très attentive aux personnes avec qui je vais jouer, et ce que j’ai aimé ici c’est que la production faisait un mélange très étrange", explique Marie Kremer lorsqu'on l'interroge sur ses camarades de jeu. "On vient d’horizons très différents : films d’auteurs, films hyper populaires, stars naissantes, acteurs venant du théâtre… J'aime beaucoup ça, et c’est un beau pari car on s’entend tous super bien au final. Ce sont de belles rencontres".

    François LEFEBVRE / CAPA / TF1

    Après La Mante en 2017, Carole Bouquet retrouve ainsi TF1 pour une nouvelle aventure télévisuelle, et si l'on en croit Arnaud Figaret la comédienne n'a pas été très difficile à convaincre. "On a eu beaucoup de retours très positifs des comédiens et de leurs agents. Je pense que les réalisateurs qui étaient attachés au projet et l’image de Capa Drama, et la qualité de nos projets récents, toutes chaînes confondues, ont rassuré un certain nombre de comédiens. Ils savaient qu’on n’allait pas bâcler et qu’on allait faire quelque chose de haut de gamme. Je sais que l’agent de Carole Bouquet avait lu les quatre premiers épisodes et avait trouvé ça très addictif. C’est vrai qu’on a un casting très chouette, qui mélange plusieurs générations. L’idée c’était de pouvoir plaire à un public très large et d’avoir plusieurs points d’entrées. Pour que ça parle à plein de gens. C’était l’ADN de la série espagnole aussi, qui avait ce côté familial, grand public, multi-générationnel. Avec un super cadre et de beaux comédiens pour faire rêver. Et en plus, il se trouve que ces comédiens sont très bons. Je pense que le public va aimer retrouver des acteurs confirmés comme Carole Bouquet et Marie Kremer, qui était géniale dans Un Village français. Les fans de Skam France, eux, vont découvrir Maxence Danet-Fauvel dans un registre très différent. Et puis il y a de vraies révélations, comme Alain-Fabien Delon qui est bluffant".

    Bref, avec Grand Hôtel, la volonté de TF1 semble clairement être de proposer un soap de prime-time de prestige, qui évoque autant les grandes sagas de l'été familiales que des soaps américains culte tels que Dallas, Dynastie (et son remake) ou Revenge plus récemment. Avec une touche de modernité certaine qui devrait également plaire aux plus jeunes. "J'aime bien parler de guilty pleasure, qui pour moi est une notion importante sur ce genre de projet", ajoute Arnaud Figaret. "Grand Hôtel une série super addictive. Bien sûr il y a des histoires de trahisons, plein de rebondissements, mais on voulait aussi que ce soit crédible, de qualité, et haut de gamme. Notre objectif c’était de faire une série de prime-time qualitative qui puisse créer l’événement sur TF1". Et à en juger par les premiers épisodes, le pari semble réussi. Mais le public répondra-t-il présent afin de percer avec Anthony le mystère de la disparition d'Amélie ? Réponse dans quelques jours.

    Les premières photos de Grand Hôtel, qui débute jeudi sur TF1 :

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