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    Une ode américaine sur Netflix : comment Glenn Close s'est transformée pour son rôle
    Par Thomas Desroches (@ThomDsrs) — 27 nov. 2020 à 09:00
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    Dans le film de Ron Howard, "Une ode américaine", disponible sur Netflix, Glenn Close rajoute une nouvelle grande performance à sa carrière. Pour ce rôle, l'actrice a dû disparaître derrière son personnage. Explications.

    Netflix

    De son premier film, Le Monde selon Garp, à Une ode américaineGlenn Close a multiplié les métamorphoses à l'écran. Qu'elle soit Alex Forrest, la marquise de Merteuil, Cruella d'Enfer, Albert Nobbs, ou encore Nova Prime dans Les Gardiens de la Galaxie, l'actrice détient une immense galerie de personnages qui se distinguent de par leurs looks uniques, si ce n'est iconiques. Dans le nouveau Ron Howard, adapté de l'autobiographie Hillbilly Elegy de J.D. Vance, elle remet ça avec le rôle de la grand-mère, Bonnie Blanton, surnommée Mamaw. Lunettes imposantes, cheveux grisonnants et bouclés, peau pigmentée... Glenn Close disparaît à nouveau.

    Soucieuse des petits détails, la comédienne a rencontré les membres de la famille de J. D. Vance pour leur poser des questions sur la véritable Mamaw, décédée en 2005. Des vidéos et photos ont également été fournies afin de reproduire au mieux son langage corporel. Neuf ans après Albert Nobbs, film dans lequel elle interprétait une femme se faisant passer pour un homme, Glenn Close a souhaité retrouver le coiffeur Martial Corneville et le maquilleur Matthew Mungle pour créer ce nouveau look.

    Plus d'une heure de maquillage

    Après quelques essais dans les studios d'Atlanta, l'actrice est allée se promener dans la rue pour tester l'efficacité de la transformation : "Je suis sorti en costume, avec une cigarette dans la bouche, et personne ne savait qui j'étais", explique-t-elle à Yahoo! Entertainment.

    En plus de la perruque et du travail sur la peau, des prothèses, pour le nez et les oreilles, ont été appliquées sur son visage. Seul problème : le climat. Le film Une ode américaine a été tourné entre l'Ohio et l'État de la Géorgie, deux zones où les températures sont parfois très élevées. Pour pallier le problème, les oreilles ont été faites en gélatine et le nez en silicone. Au total, vingt-un ensembles - comprenant le nez et les oreilles - ont été fabriqués pendant le tournage selon Variety. Quant à la durée de l'application, chaque séance de maquillage durait une heure et vingt minutes.

    Une actrice investie

    Nommée à sept reprises aux Oscars, Glenn Close ne fait pas les choses à moitié. Elle a également participé à l'élaboration des costumes – des jeans et des t-shirts XXL avec des motifs en tout genre -, dénichés dans des friperies. Quant à la voix, elle a travaillé avec l'aide d'un coach vocal pour reproduire l'accent des Appalachiens.

    Si la métamorphose semble extrême, la star américaine précise dans les colonnes d'Entertainment Weekly qu'elle a minimisé la vraie Mamaw. "Je ne voulais pas qu'elle ressemble à une caricature, ajoute-t-elle. Mais elle était hors du commun, tout le monde le disait." Cette transformation est un nouveau succès pour la comédienne, qui avait écrit une lettre à Ron Howard pour participer au film. Son nom circule déjà dans les premiers pronostics pour la prochaine cérémonie des Oscars.

    Découvrez la bande-annonce du film "Une ode américaine"... :

    Une ode américaine Bande-annonce VO

     ... et sa bande originale :

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    Commentaires
    • FlecheDeFer ..
      La presse bien-pensante qui veut faire du moindre redneck inculte quelqu'un de formidâââble érigé en grand sage façon Gilet Jaune, certes, mais les Oscras ont leur propre logique, on verra s'ils trouvent bien-pensant d'honorer ou de dénigrer de tels personnages.
    • Scaar Alexander Trox
      Oulà. Euh, non, je ne vois pas comment ça serait plus vrai en France qu'aux USA. Ni ailleurs, en fait. En tout cas, dans tout pays qui fonctionne économiquement comme les nôtres. ^^; C'est de la simple logique.Vrai pour Glenn Close, mais ça reste un nom connu, et surtout, ça plait aux critiques.
    • Cyphre14
      Ca semble râpé pour l'Oscar pour ce rôle, tant la presse américaine a ridiculisé leurs prestations outrancières.
    • FlecheDeFer ..
      Close bénéficie d'un énorme respect, et ce genre de films ne cherche pas à attirer le grand-public, celui qui marche au bankable, mais un certain public, pour qui le calibre des actrices compte plus. Or, Close et Adams peuvent prétendre à l'Oscar à quasi chacune de leurs apparitions.
    • Cyphre14
      Ce n'est peut-être pas la première chose mais sûrement pas la dernière. Incarner c'est donner chair à un personnage et c'est d'autant plus facile et probant si on peut avoir la gueule de l'emploi sans passer des heures au maquillage.
    • mathgoy
      D'un point de vue uniquement artistique, la dernière chose qui fait qu'un acteur est fait pour un rôle, c'est bien sa ressemblance physique avec le personnage qu'il incarne (réel ou fictif). La ressemblance physique peut se régler en quelques artifices techniques comme le maquillage. Une vraie bonne incarnation va bien au delà de ça
    • Cyphre14
      Cette logique me semble plus vraie en France qu'aux US et puis Glenn Close n'est pas exactement bankable.
    • AquaDog
      Tout à fait et de plus le public aime bien les performances.
    • Scaar Alexander Trox
      Acteur méconnu = moins de chances d'obtenir des financements. Toujours la même logique.
    • Cyphre14
      Je ne comprendrai jamais cette manie de surmaquiller des acteurs connus pour les rendre méconnaissables pour un rôle. Ne serait-ce pas plus simple d'embaucher un acteur au visage ressemblant au personnage?
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