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    Love, Victor sur Disney+ Star : que vaut la série LGBT+ qui fait suite à Love, Simon ?
    Par Thomas Desroches (@ThomDsrs) — 23 févr. 2021 à 09:00
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    Après le succès du film "Love, Simon", la plateforme Disney+ Star propose dès ce 23 février 2021 "Love, Victor", une série qui suit la quête d'identité d'un jeune latino-américain.

    DE QUOI ÇA PARLE ?

    Victor, un nouvel élève du lycée Creekwood, doit s'adapter à sa nouvelle vie et faire face aux problèmes à la maison. En plein questionnement sur son orientation sexuelle, il décide de se tourner vers Simon en espérant que ce dernier, qui a vécu les mêmes angoisses que lui auparavant, parviendra à l'aider à naviguer les eaux troubles de l'adolescence.

    Love, Victor, une série créée par Isaac AptakerElizabeth Berger et Brian Tanen.

    Disponible sur Disney+ Star dès le 23 février 2021, à raison d'un épisode par semaine.

    Love, Victor
    Love, Victor
    Sortie le 17 juin 2020 | 30min
    Série : Love, Victor
    Avec Michael Cimino (II), Anthony Turpel, Rachel Hilson, George Sear, Anthony Turpel
    Presse
    3,0
    Spectateurs
    4,2
    Voir sur Disney+

    C'EST AVEC QUI ?

    Pour succéder à Nick Robinson, héros de Love, Simon, c'est Michael Cimino qui porte l'intrigue de cette série dérivée. Apparu dans Annabelle - La Maison du mal en 2019, l'acteur tient ici son premier rôle principal. Il est entouré d'une bande de jeunes comédiens talentueux : Rachel Hilson (This Is Us), Anthony Turpel (9-1-1), Bebe Wood (The Real O'Neals), Mason Gooding (Scream 5), Isabella Ferreira (Orange Is The New Black) et George Sear (Alex Rider) dans la peau de Benji, le love interest du personnage central de la série. Ana Ortiz (Devious Maids) et James Martinez (The Deuce) incarrnent les parents de Victor, tandis que Mekhi Phifer (8 Mile) et Sophia Bush (Les Frères Scott) complètent la distribution.

    ÇA VAUT LE COUP D'ŒIL ?

    À Hollywood, les choses avancent. Doucement, mais sûrement. Lorsque la Twentieth Century Fox sort Love, Simon de Greg Berlanti en 2018, le studio accomplit une petite révolution. Sous ses airs de simple récit initiatique comme il en existe par centaines, le film met en scène un héros homosexuel. Rien d'extraordinaire ? Pourtant, c'est une première pour un projet destiné à un jeune public et proposé par une grande major. L'adaptation du livre de Becky Albertalli séduit la critique, mais aussi les spectateurs qui répondent à l'appel. La série Love, Victor poursuit le chemin emprunté quelques années plus tôt avec une nouvelle histoire et un tout nouveau personnage. 

    Inspirante, tout comme l'est le long métrage, cette suite déguisée se veut néanmoins bien différente. L'action se situe toujours dans un lycée - le même que dans Love, Simon - mais la série choisit, contrairement au film original, une approche plus mature, plus réaliste et moins idéalisée. Ici, plusieurs thématiques sociétales sont soulevées à travers le personnage de Victor, comme le racisme et la disparité entre les classes sociales. "Nous voulions continuer l'histoire de Love, Simon pour raconter le destin d'un garçon à la marge, avec un environnement culturel plus compliqué", fait savoir Brian Tanen, le cocréateur, à AlloCiné.

    L'homosexualité est encore très taboue dans la communauté latine.

    Latino-américain, le héros fait face à l'homophobie de ses camarades, mais aussi de ses parents, très religieux. Ana Ortiz, qui incarne la mère de Victor à l'écran, est d'origine portoricaine et rappelle à quel point l'homosexualité est "encore très taboue dans la communauté latine". "En tant que fidèle alliée de la cause LGBT+, c'était intéressant de jouer un personnage qui va à l'encontre de ce que je défends, précise l'actrice, fière de participer à un tel projet. Ceux qui verront la série prendront en compte le contexte culturel, mais réaliseront aussi que cette histoire est avant tout universelle. Et elle arrive au bon moment."

    Écoutez les propos des acteurs Michael Cimino et George Sear :

    Convaincant, le comédien Michael Cimino endosse un rôle à responsabilité pour tous les jeunes en quête d'identification et il le sait. "Lorsque j'ai entendu parler de la série, je savais que je pouvais faire une grosse différence dans la vie des gens", admet-il à AlloCiné. Son implication au projet lui a même valu des remarques à caractère homophobe, comme il l'explique au magazine Attitude. "Le plus fou c'est qu'ils proviennent parfois de personnes que je connais", déplore-t-il. Mais l'acteur retient surtout les innombrables messages qui lui parviennent sur les réseaux sociaux. "Ce sont des centaines qui arrivent tous les jours. Ils écrivent comme dans Love, Victor, en commençant par : "Cher Michael...", s'amuse-t-il. C'est tellement cool de savoir qu'on a impacté leur vie."

    Un pas de plus dans la représentation

    Pour Ana Ortiz, Michael Cimino "apporte beaucoup d'importance à l'authenticité". "Nous sommes tombés sous le charme l'un de l'autre immédiatement. Avec toute la famille d'ailleurs, se remémore-t-elle. Il sait que nous faisons quelque chose de différent, il connaît le poids de son personnage." Le reste de la distribution, de George Sear à Rachel Hilson, apporte quant à elle beaucoup d'énergie à cette histoire pleine de  bienveillance. Nick Robinson, héros de Love, Simon, officie cette fois en tant que producteur et incarne la voix-off dans quelques séquences comme un clin d'œil pour les fans.

    Même si elle reste très hollywoodienne dans sa forme, Love, Victor n'en demeure pas moins nécessaire et beaucoup moins naïve que sa version cinéma. La fiction apporte sa pierre à l'édifice dans l'évolution des représentations à l'écran et reste accessible pour toute la famille. "Je pense que l'enfant que j'étais aurait été heureux de voir une série comme celle-ci, confie Brian Tanen. Plus on pourra le faire, mieux ce sera." Une saison 2 est d'ores et déjà en préparation.

    Découvrez la bande originale de la série :

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