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    Gaspard Ulliel, une carrière prometteuse qui a débuté totalement par hasard
    26 janv. 2022 à 15:00
    Olivier Pallaruelo
    Olivier Pallaruelo
    -Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
    Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

    Ce jeudi 27 janvier, le regretté Gaspard Ulliel, décédé dans un accident de ski le 19 janvier, sera inhumé. Une conclusion tragique pour une carrière si prometteuse, qui commença par hasard, sans même l'avoir rêvée, comme il le disait lui-même...

    Denis Guignebourg / Bestimage

    Les obsèques de l'acteur Gaspard Ulliel, décédé dans un accident de ski le 19 janvier, auront lieu ce jeudi 27 janvier à Paris.

    Si l'acteur était connu du grand public pour des films comme Un long dimanche de fiançailles (2004) de Jean-Pierre JeunetSaint Laurent (2014) de Bertrand Bonello et Juste la fin du monde (2016) de Xavier Dolan, qui lui avait valu le César du meilleur acteur en 2017, il est rétrospectivement émouvant et intéressant de se pencher sur les débuts d'une carrière éclectique.

    En l'occurence, comment s'était-il fait repérer, lui qui disait justement être arrivé dans ce milieu "totalement par hasard" ?

    Né en novembre 1984 de parents stylistes, il avait passé son enfance entre l'école et l'appartement familial, dans le centre de Paris, où il dessinait pendant de longues heures. C'est une amie de sa mère qui lui proposa d'intégrer l'agence de comédiens qu'elle venait de créer. A l'âge de 12 ans, avec un petit rôle dans la série télévisée d’Aline Issermann, Une femme en blanc, avec Sandrine Bonnaire, Gaspard Ulliel fait ses premiers pas devant une caméra.

    En 2018, l'acteur était longuement revenu sur sa carrière, dans un passionnant échange avec Pierre Murat, dans le cadre d'une manifestation organisée par Telerama.

    "J'ai atterri dans ce métier totalement par hasard, ce n'était pas une envie de départ, contrairement à d'autres comédiens qui ont toujours su qu'ils voulaient faire ça. C'est assez étrange comme sensation, parce qu'à un moment donné se pose la question de la légitimité, le désir. Cette vocation a été assez salutaire pour moi. Enfant, j'étais quelqu'un d'assez introverti, d'une timidité maladive. J'étais toujours celui qui était un peu à l'écart, en décalage. [...] Et puis un jour on est venu me chercher; au départ pour jouer dans des téléfilms. C'était sidérant. Je me suis dit tout d'un coup : "pourquoi moi ? "

    Cette rencontre [avec l'amie de sa mère qui lui a proposé d'intégrer son agence de talents] m'a aidé à sortir de moi-même, à essayer de me faire violence et à surmonter des peurs. Surtout à les transformer en fait. Ça c'est quelque chose de fondamental pour un acteur. [...] Mes parents étaient d'accord pour cette carrière, et ce n'était pas forcément quelque chose d'évident, surtout à un aussi jeune âge. Ils ont insisté pour que je suive mes études jusqu'au bac, et que je ne tourne que pendant les vacances scolaires. [...] J'ai eu finalement une progression extrêmement lente mais très régulière. J'ai commencé par de tous petits rôles dans des unitaires, puis des rôles plus importants dans les téléfilms, puis ensuite des petits rôles dans des longs métrages".

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