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    Un taxi pour Sarlat !
    8 nov. 2001 à 18:00
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    Le Festival de Sarlat se poursuit avec la présence de Frédéric Diefenthal, intronisé parrain, mais également celle de la réalisatrice Yamina Benguigui.

    Sarlat, envoyé spécial

    Après l'intronisaton officieuse de Charlotte Gainsbourg comme marraine, le Festival de Sarlat se devait de trouver un parrain à la hauteur. Ce fut chose faite ce mercredi 7 novembre, avec Frederic Diefenthal, valeur montante du cinéma français. Alors qu'il tourne actuellement Taxi 3 à Marseille, l'acteur a profité d'une courte pause dans son planning pour faire le trajet jusqu'en Dordogne.

    Frédéric Diefenthal : éloge de Sarlat et mystère "Taxi 3"

    Interrogé au micro d'AlloCiné, il expliquait les raisons qui l'avaient poussé à parrainer le Festival. "Cela s'est fait tout simplement, grâce à Paul Brilli, le vice-président du Festival que j'apprécie énormément. Il m'a fait part du souhait des gens du Festival de me voir venir. J'ai trouvé ça touchant et j'ai dit oui avec plaisir. J'ai eu une ou deux fois des films présentés ici mais cela ne correspondait pas avec mon emploi du temps, je ne pouvais pas venir. Là, j'ai pu me libérer".

    Frédéric Diefenthal saluait également à sa juste valeur la politique du Festival de Sarlat, qui favorise la rencontre entre étudiants en cinéma et professionnels. "C'est important de s'adresser aux jeunes, et c'est génial de découvrir par le biais de l'école un métier qui fait rêver. Cela permet de faire vraiment connaissance avec le cinéma. Tous les ans, ces jeunes peuvent rencontrer des réalisateurs, des acteurs, des gens qui sont sur le marché, et peuvent leur parler concrètement, ce qui est je pense, pour eux, motivant".

    Quand on évoque Taxi 3, le comédien est moins locace. Tout juste consent-il à lâcher que le tournage s'achèvera fin janvier. Pour le reste, nous nous contenterons d'une métaphore culinaire. "Que cela soit Taxi ou un autre film, je ne raconte jamais un film que je tourne", nous disait-il."C'est comme demander à un cuisinier de faire goûter son plat alors qu'il n'a encore rien préparé. Vous ne rentrez pas dans la cuisine, il vous fait goûter cela une fois fini. Ici, c'est pareil. Il faut garder un peu de mystère, c'est ce qui manque un peu dans la vie..."

    L'hommage de Yamina Benguigui aux femmes algériennes

    Egalement venue à Sarlat, Yamina Benguigui présentait mercredi soir son premier long métrage Inch'allah dimanche, un vibrant hommage aux femmes et aux mères algériennes. On y suit le parcours de Zouina (Fejria Deliba), qui quitte l'Algérie avec ses trois enfants pour retrouver son mari (Zinedine Soualem), installé en Picardie depuis dix ans. La condition des femmes algériennes immigrées en France et le déracinement qu'elles subissent en quittant leur pays d'origine est le thème principal de ce film simple, beau et fort. Un film très drôle aussi, permettant ainsi une distanciation avec le drame vécu par l'héroïne. Un film qui prouve enfin qu'avec Yamina Benguigui, déjà remarquée pour ses documentaires, une cinéaste est née.

    Pour nous, la réalisatrice est revenue sur la genèse du projet. "C'est vraiment en montant mon documentaire sur les mères que l'idée de faire le film m'est venu. Je n'avais pas imaginé un instant le drame de ces femmes. Ce montage était d'une telle violence que moi et ma monteuse n'arrêtions pas de pleurer : la violence du déracinement de ces femmes était insoutenable. L'idée de la fiction est venue de là, le sujet était vraiment tabou, et j'ai décidé d'en parler avec mon univers cinématographique, celui de la tragi-comédie."

    Sarlat attend maintenant, entre autres, Zabou Breitman, Stomy Bugsy, Benoît Magimel, Philippe Torreton et Les Inconnus. Passion cinéma garantie...

    Clément Cuyer
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