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    Katherine Heigl de retour avec Doubt : "J'aurais été folle de dire non à cette série" [INTERVIEW]
    Par Propos recueillis par Emmanuel Itier à Los Angeles le 10 août 2016 — 14 févr. 2017 à 19:15
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    Sept ans après son départ de "Grey's Anatomy", et après l'échec de "State of Affairs", Katherine Heigl est de retour à la télévision avec "Doubt", qui débute sur CBS. L'actrice nous parle de cette première incursion dans le genre du drama judiciaire.

    Doubt (2017 - ?)
    1. Doubt (2017 - ?) +
    À partir de ce mercredi 15 février sur CBS, Katherine Heigl endosse la tenue de l'avocate Sadie Ellis dans la série judiciaire Doubt, aux côtés de Dulé Hill (Psych), Laverne Cox (Orange is the New Black), Steven Pasquale, Elliott Gould, et Dreama Walker (Don't Trust the B---- in Apartment 23).
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    Synopsis : Sadie Ellis, brillante avocate au sein d'une grande firme juridique, s'éprend de son client, Billy Brennan, un chirurgien pédiatrique accusé d'avoir assassiné sa petite amie 24 ans plus tôt. Particulièrement impliquée dans cette affaire, elle va devoir déceler le vrai du faux, mettant autant sa carrière que son bonheur en danger.

    Dès ce mercredi 15 février sur CBS.

    Affaires Douteuses - saison 1 Bande-annonce VO

     

    AlloCiné : C'est la première fois que vous incarnez une avocate à l'écran. On sait que les téléspectateurs sont plutôt friands de séries policières ou judiciaires. Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce projet et dans le fait de vous essayer à ce genre de dramas, très différent de ce que vous avez pu faire sur Grey's Anatomy par exemple ?

    Katherine Heigl : Pour être très honnête, je n'avais jamais regardé de séries judiciaires auparavant, et j'avais donc complètement occulté le fait que ce genre de dramas implique des scènes de tribunal, durant lesquelles il faut être en représentation devant un jury. C'est quelque chose qui m'a paru fascinant, et fun, à la lecture du script. (...) Je me retrouve à être une actrice qui joue quelqu'un qui, d'une certaine façon, joue la comédie face à un jury. C'est assez bizarre, mais en même temps tellement intéressant. Je dois passer de la retenue à la passion, et puis tout faire pour essayer de convaincre les jurés. Je suis persuadée que les meilleurs avocats sont ceux qui sont à l'aise avec le fait d'offrir une sorte de "performance" durant leurs plaidoiries.

    C'est probablement dans son ton que Doubt se différencie le plus des dernières séries judicaires que l'on a pu voir. La série rappelle finalement plus Ally McBeal et The Practice que The Good Wife. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

    Oui, vous avez raison, et je crois que c'est ce que j'aime le plus dans Doubt. La série a vraiment un côté léger et drôle. Et puis nous avons la chance d'évoluer au sein d'une histoire chorale, où chaque membre du casting a la possibilité d'avoir un personnage et des intrigues que Tony Phelan et Joan Rater [les créateurs de la série, ndlr] s'attachent à vraiment développer. J'ai l'impression que ce genre de séries est toujours plus intéressant pour les téléspectateurs parce qu'ils peuvent choisir de s'investir émotionnellement dans le parcours de tel ou tel personnage. Les gens aiment pouvoir choisir leur personnage préféré, au lieu de se voir forcer de suivre une seule intrigue ou un seul héros. C'est vraiment un aspect important de Doubt. Et puis j'adore les moments d'interaction entre les personnages. Il y a toujours beaucoup de légèreté, beaucoup de moments de plaisanterie, avec des dialogues plein d'esprit. J'adorerais que l'on m'écrive ce genre de dialogues pour le restant de ma carrière. Ce serait génial.

    CBS
    Sadie Ellis (Katherine Heigl) et Albert Cobb (Dulé Hill), deux des héros de la série "Doubt".

    Qu'est-ce que cela vous fait de travailler à nouveau avec Tony Phelan et Joan Rater, qui étaient scénaristes sur Grey's Anatomy ? Est-ce que, d'une certaine façon, vous êtes fière qu'ils aient fait appel à vous, quand on sait à quel point votre départ de Grey's Anatomy a pu faire du bruit en 2010 ?

    Sur Grey's Anatomy, je n'ai jamais pu travailler de manière si proche avec eux, c'était très différent, donc c'est génial d'avoir cette opportunité aujourd'hui. J'ai toujours su qu'ils étaient talentueux, mais je ne pensais pas que je m'amuserais autant avec eux. (...) Bien sûr, d'une certaine manière, j'étais heureuse qu'ils aient gardé un bon souvenir de notre collaboration sur Grey's et qu'ils aient eu envie de travailler à nouveau avec moi. Je leur en suis évidemment reconnaissante. Mais au fond je crois que c'est plus intéressant pour le public, qui ne sait pas tout de mon départ de Grey's Anatomy, qui n'a entendu que certaines rumeurs. Les gens vont probablement se dire "Mais attendez, elle ne doit finalement pas être si horrible que ça s'ils sont prêts à retravailler avec elle". C'est plutôt positif.

    Vous avez notamment pour partenaire dans la série la comédienne transgenre Laverne Cox, découverte dans Orange is the New Black. Qu'est-ce que sa présence au casting représente pour vous ? Avez-vous la sensation qu'il est important, aujourd'hui, que les grands networks brisent certaines barrières et certains préjugés ?

    J'adore Laverne Cox. C'est l'une des personnes les plus intelligentes que je connaisse. Elle a énormément de talent et c'est génial de travailler avec elle. (...) Évidemment, je pense que c'est important, et je suis ravie que notre casting soit aussi diversifié. Peut-être que je suis un peu utopiste, mais j'aimerais bien que cela devienne quelque chose de normal, dont on n'aurait plus besoin de parler. Je veux que cela devienne partie intégrante de notre réalité. Et je crois que l'on commence à s'en rapprocher tout doucement. Je suis persuadée que la présence de Laverne dans la série, et le personnage qu'elle interprète, marquent le début de quelque chose qui fera que dans 5 ans si on est optimiste, ou dans 10 ans si on est plus réaliste, plus personne ne sera étonné par le fait de voir une héroïne de série incarnée par une comédienne transgenre.

    CBS
    Katherine Heigl aux côtés de Laverne Cox dans "Doubt".

    Vous avez prouvé, notamment au cinéma, que vous étiez faite pour la comédie, et pourtant, depuis quelques temps, vous revenez de plus en plus vers un registre plus dramatique. Est-ce que c'était une vraie volonté de votre part, de retrouver un rôle dans un drama à la télévision ?

    C'est compliqué. J'aurais adoré jouer dans une comédie au format d'une demi-heure, mais ce n'est pas ce qui s'est présenté à moi. Et sans que je m'y attende vraiment, c'est Doubt qui est venue à moi. Je ne cherchais pas vraiment à revenir à la télévision, car pour être honnête j'étais encore en plein deuil de State of Affairs [annulée en 2015 après 13 épisodes, ndlr], qui a vraiment été une expérience extraordinaire, dans laquelle j'étais très impliquée.

    Et puis un jour, j'ai reçu un coup de fil, puis le script du premier épisode. Je connaissais Tony et Joan pour avoir travaillé avec eux par le passé, alors je n'ai pas vraiment réfléchi. Je me suis dit "Je vais lire le scénario, mais je ne pense pas que ce soit le bon moment". Et puis finalement je l'ai lu, et j'ai réalisé que la série était vraiment bonne, que le personnage était intéressant. J'aurais été folle de dire non à cette série. Alors j'ai tout simplement dit oui, et c'est comme ça que je me suis retrouvée sur une nouvelle série dramatique. Mais oui, j'aurais adoré décrocher un rôle dans une comédie. C'est quelque chose que je n'ai encore jamais fait à la télévision. Je ne serais peut-être pas bonne du tout dans ce format-là, mais ça on ne peut pas le savoir sans essayer et risquer de se planter.

    Vous parliez de l'annulation de State of Affairs. Qu'est-ce que vous retenez de cette aventure ?

    Je crois que l'expérience State of Affairs m'a vraiment appris que j'adore être productrice. Ça a vraiment été très enrichissant. C'était la première fois que j'étais vraiment productrice, que ce n'était pas juste un "titre" que l'on me donnait pour flatter mon égo. Et évidemment j'ai beaucoup appris. Cela n'a pas été une totale réussite, mais je ne suis pas la seule responsable. Je n'étais pas seule aux commandes. Mais ça reste une formidable expérience, et j'aimerais bien retenter le coup. (...) Peut-être sur Doubt, même si ça risque d'être compliqué, puisqu'il y a déjà tout un tas de producteurs. En tout cas, j'ai plusieurs idées de séries que j'aimerais bien pitcher à des chaînes, afin de pouvoir redevenir productrice à l'avenir.

    Avez-vous le sentiment que le petit écran propose aujourd'hui de plus en plus de rôles intéressants à des femmes, et qu'une nouvelle génération de réalisatrices et de scénaristes est en train de s'imposer ?

    Bien sûr. Il y a de plus en plus d'histoires intéressantes portées par des femmes, de plus en plus d'héroïnes fortes à la télévision, et c'est une vraie bénédiction. D'autant plus que le cinéma offre de moins en moins de belles opportunités. Je suis ravie que le petit écran permette à des personnes comme moi de raconter des histoires, parce que c'est tout ce que je souhaite faire dans la vie. C'est à la télévision que les choses se passent aujourd'hui. Je viens de travailler avec une réalisatrice sur l'épisode précédent de Doubt, qui m'avait déjà dirigée sur Grey's Anatomy [cette interview a été réalisée au cours de l'été 2016, ndlr]. Et l'épisode que nous sommes en train de tourner actuellement est également réalisé par une femme. C'est génial. Le monde a changé. Ce n'était pas comme ça il y a encore dix ans. Évidemment, il y avait déjà des femmes réalisatrices, mais elles se faisaient plus rares.

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