Pressure
Note moyenne
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LeCine10
LeCine10

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2026
Un film passionnant, une page de histoire que je ne connaissais pas, ce film est vraiment très bien fait, et surtout nous apprend beaucoup de choses. J'ai vraiment aimé.
Vincent Maudhuit
Vincent Maudhuit

14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2026
Quel plaisir ! Franchement je conseille d'aller voir le film à 100%. Un sujet pourtant vu et revu sur la seconde guerre mondiale et plus précisément sur le débarquement en Normandie mais en l'abordant par le biais de la météorologie.
Le film est très bien construit, les acteurs sont très bons et nous tient en haleine du début à la fin sans tomber dans l'action pure et dure comme un film de guerre pourrait le faire.
La durée est juste parfaite ... pas trop court ... pas trop long ! Bref un 4 étoiles mérité.
Benoit De Sutter
Benoit De Sutter

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2026
Quel duo d’acteur! Et une page de l’histoire si mal connue alors que l’enjeu était colossale Un très grand film qui n’a pas l’air de connaître un grand succès dommage
FaRem

10 653 abonnés 11 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2026
« Les batailles sont perdues dès que l'on doute. » Pour éviter tout doute lors du plus grand débarquement de l'histoire, Dwight D. Eisenhower reçoit l'aide d'un météorologue pour s'assurer que tous les éléments sont réunis afin de réussir cette opération de grande envergure. James Stagg est confronté à un collègue qui a une vision complètement différente de la sienne. En ce sens, il y a un parallèle intéressant à faire avec notre époque dans la manière dont les informations sont analysées et utilisées pour servir un propos, alors que cela ne dit pas toute la vérité. Il y a, d'un côté, un homme qui se contente de faire son travail sans penser à ses intérêts et, de l'autre, un homme qui pense avant tout à son image. Même si James Stagg reste fidèle à sa vision des choses, on sent tout le poids qui repose sur ses épaules. Une pression qui ne se ressent pas assez, et c'est bien dommage. Je trouve qu'Anthony Maras n'arrive pas à faire ressentir l'importance de ce moment fatidique. Pour un film qui porte ce titre, la pression ne se fait pas assez sentir. Si la mise en scène manque de relief, le réalisateur peut au moins compter sur un casting extrêmement convaincant. Au final, "Pressure" est pas mal, mais ça manque vraiment de tension dans les moments importants.
Caine78

7 810 abonnés 7 407 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2026
Le Débarquement, on commence un peu à connaître, surtout au cinéma. Vu sous l'angle de l'importance décisive de la météo : beaucoup moins. C'est celui qui nous est présenté ici, nous permettant d'apprendre pas mal de choses aussi bien sur la manière de prévoir les éléments (du moins à l'époque) comme les luttes d'influence ayant pu avoir lieu à peine quelques jours avant le « D-Day » chez les militaires. Si cela démarre de façon vraiment très (trop) classique voire un peu poussive, presque ronflant d'académisme façon téléfilm BBC lambda, assez vite le récit se met habilement en place, les relations entre les protagonistes, parfois très tendues, sont intéressantes et bien écrites, évitant une « union sacrée » trop facile. Tout en restant assez sage derrière la caméra, Anthony Maras offre un travail soigné, effaçant plutôt bien les origines théâtrales de l'œuvre et réussissant particulièrement certaines scènes, notamment spoiler: l'errance du héros au milieu du mépris et lorsque ses dires sont confirmés par un temps désastreux : un beau moment de cinéma).


Le scénario n'hésite pas, non plus, à brocarder certaines grandes figures historiques : un peu Dwight Eisenhower (un peu) et surtout Bernard Montgomery, ici dépourvu de toute vision et lucidité, chose toujours embêtante pour un général. Côté interprétation, Andrew Scott est impeccable, Brendan Fraser plutôt pas mal, mais j'ai surtout envie de mettre l'accent sur Kerry Condon dans un second rôle très réussi, confirmant l'impression que cette actrice est régulièrement sous-exploitée. Enfin, on apprécie la sobriété d'ensemble, que ce soit les images du Débarquement (n'omettant pas les pertes immenses malgré le succès) ou le dénouement, n'empêchant nullement l'émotion (au contraire) lors des tous derniers instants. À défaut de vraiment marquer les esprits ou d'être un des incontournables de l'année, « Pressure » tient globalement ses promesses : divertissant et instructif, c'est déjà pas mal, non ?
selenie

7 506 abonnés 6 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2026
Le film débute sur une dizaines de minutes qui ouvrent la porte à plusieurs interrogations et/ou erreurs historiques pas spécialement graves mais qui sèment une légitime réserve quant à la suite des faits que le film va s'évertuer à raconter comme étant véridiques (Cliquez pour en savoir plus !) Enfin on passera sur la description de ce colonel James Stagg, montré comme un officier plutôt condescendant, hautain, sans la moindre once d'humour, voir austère et intolérant, en sommes plutôt très antipathique. Ce qui là aussi, sur ce dernier point fait oublier bien vite le travail d'équipe derrière. C'est là le grand point faible du film. En effet, si James Stagg est le référent et chef mais il est particulièrement dommageable que le norvégien Sverre Petterssen ait été complètement effacé du récit alors qu'il était au moins aussi important que l'américain et finalement peu compétent Irving P. Krick et même de Stagg lui-même. On sent un forcing pro-Stagg, ce qui nous rappelle que le film est une co-production franco-britannique, mais peut-être n'y a-t-il rien à voir ?! Pourtant, le réalisateur réussit à instiller une tension palpable, et plus que sur la rivalité Krick-Stagg, il réussit à rendre la pression et l'angoisse palpable. Les autres bons points sont la relation Eisenhower-Summersby, les reconstitutions courtes mais efficaces du Débarquement, et enfin un avant-dernier acte plein d'émotions un peu parasité par une ultime partie trop gratuite.
Site : Selenie
traversay1

4 552 abonnés 5 505 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2026
Quand il s'agira d'établir un classement des meilleurs films consacrés à la Seconde Guerre mondiale, nul doute que Pressure sera très loin du peloton de tête, ne serait-ce que par son angle de vue, pas anecdotique, non, mais sans une ampleur épique. Tiré d'une pièce de théâtre, le film s'en extrait plutôt bien, première prouesse, et crée un suspense assez prenant en dépit d'une conclusion historique que nul n'ignore. Peut-être que 60 minutes auraient suffi, on sent bien que le réalisateur joue un peu la montre, mais la mise sous tension reste efficace et plusieurs personnages ont droit à une ébauche de psychologie, ce qui n'est pas si fréquent dans les longs métrages du même genre. De la pluie et du beau temps, il n'est question que de cela, mais les enjeux sont tels qu'ils ne peuvent que captiver. Le portrait du météorologue Stagg, quoiqu'un peu sommaire, en tant que héros de l'ombre, nonobstant un caractère difficile, face à Eisenhower, traité avec nuances dans son obsession de l'échec, enrichit la thématique générale, même si l'épisode de la vie privée du scientifique, tient un peu lieu de béquille narrative. De même que le seul personnage féminin de l'histoire, en réalité augmentée, qui est peu ou prou une manière de ne pas oublier que si la guerre est essentiellement une affaire d'hommes, l'autre sexe a aussi un rôle à y jouer, fût-il quelque peu secondaire, en l'occurrence.
ffred

2 010 abonnés 4 341 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2026
Assez classique sur la forme comme sur le fond, Pressure a néanmoins le mérite de mettre en images certains faits autour du débarquement de juin 1944 que, personnellement, je ne connaissais pas. La grande Histoire se mêle ici à la petite, à travers des personnages plutôt bien écrits et suffisamment intéressants pour maintenir notre attention, même si l’on connaît évidemment le dénouement.

L’interprétation est également au rendez-vous. Andrew Scott (toujours juste), Brendan Fraser, parfait en Eisenhower, Damian Lewis ou encore Chris Messina sont tous impeccables.

Anthony Maras, réalisateur d’Attaque à Mumbai, livre un film solide et efficace, porté par un scénario qui réussit à maintenir l’intérêt jusqu’au bout. Au final, Pressure ne sort peut-être pas vraiment de l’ordinaire, mais se laisse regarder sans problème et surtout sans ennui, ce qui n’était pas forcément gagné pour une histoire dont on connaît déjà la fin.
Yves G.

1 897 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2026
Juin 1944. Les forces alliées sous le commandement du général « Ike » Eisenhower (Brendan Fraser) préparent dans le plus grand secret le débarquement de Normandie. La date exacte de son déclenchement, fixée en fonction de la hauteur des marées et de la pleine lune, dépend d’un dernier aléa : la météo. Tout le haut commandement est suspendu aux prévisions du chef météorologiste, le colonel Stagg (Andrew Scott), chef écossais et taiseux du département de météorologie dont la femme est sur le point d’accoucher.

En allant dimanche voir l’avant-première de "Pressure", je m’attendais à un banal film hollywoodien sans réel suspense (tout le monde sait que le Débarquement a eu lieu le 6 juin 1944 sur une mer agitée et une épaisse couverture nuageuse) que sauverait uniquement mon indulgence coupable pour les films de guerre. J’ai été agréablement surpris par ce film, adapté d’une pièce de théâtre à succès, dont je n’escomptais pas tant.

Il réussit d’abord à bâtir un vrai suspense là où je ne l’aurais pas imaginé. La date du débarquement avait en effet été fixée au lundi 5 juin. Les météorologues américains, notamment le colonel Krick qui accompagnait Eisenhower depuis trois ans en Afrique du Nord (où il pronostiqua sans jamais se tromper un grand soleil), s’appuyant sur les relevés des années précédentes à la même période, prévoyait un grand beau temps. Mais Stagg, se fiant aux relevés de l’année en cours, identifie une dépression poussée par le jet-stream qui, malgré le soleil insolent des jours précédents, menace le 5 juin.

Le haut commandement en charge du Débarquement veut des certitudes : quelle sera la météo le 5 juin ? Les scientifiques ne peuvent que leur opposer leurs doutes et leurs probabilités. Ils ne sont sûrs de rien. Krick l’est ; mais Stagg ne l’est pas et oppose à Ike un « principe de précaution » avant l’heure : si la tempête éclate, le Débarquement court à la catastrophe et des milliers de vies seront sacrifiées en vain.

Première question dont on connaît déjà la réponse (puisque le Débarquement n’a pas eu lieu le 5 juin) : Ike écoutera-t-il Stagg ou Krick ? Deuxième question (puisqu’on sait que Ike a écouté Stagg) : la prudence de Stagg était-elle ou non justifiée ? Troisième question : pourquoi le Débarquement a-t-il finalement eu lieu le 6 au matin ?

Le film a été écrit et tourné pendant le Covid. Son sujet résonne doublement avec la pandémie qui a frappé la planète en 2019-2021.
Il interroge la place du scientifique dont le politique exige des certitudes alors qu’il n’est capable que d’émettre des hypothèses informées. Stagg m’a fait penser à Anthony Fauci, l’épidémiologiste placé sous la pesante autorité de Donald Trump pendant le Covid. Trump aurait aimé lui faire dire que le Covid est une vulgaire grippe qu’on pourrait soigner avec un cachet d’hydroxychloroquine ou une cuillère d’eau de Javel. Stagg et Krick émettent deux opinions diamétralement opposées reposant sur un raisonnement radicalement différent. Encore ne furent-ils pas gênés, comme les épidémiologistes durant le Covid, par une floppée de soi-disant experts ultracrépidariens.
Il met en scène le décisionnaire et l’écrasante responsabilité qu’il doit seul assumer. Prendre une décision dans un environnement indécis est une responsabilité écrasante. De la décision d’Eisenhower dépendaient l’issue de la Seconde Guerre mondiale et la vie de milliers d’hommes.

Certes, Pressure (au titre joliment polysémique) ne recule pas devant certains effets hollywoodiens. Il leste le colonel Stagg d’une femme enceinte de neuf mois dans un hôpital londonien bombardé – alors que son fils ne naîtra que plusieurs mois après le Débarquement et que Stagg n’a pas eu à s’inquiéter de la situation de sa femme lorsqu’il était claquemuré à Southwick House. S’il n’a pas la complexité des "Rayons et des Ombres", le panache de "La Bataille De Gaulle", "Pressure" n’en demeure pas moins un remarquable film de guerre.
islander29

1 059 abonnés 2 733 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 septembre 2026
D’abord chapeau au réalisateur Anthony Maras, le film qui s’appelle en Anglais Pressure, montre en permanence la pression qui existait sur l’état Major américain, à la veille du débarquement de Normandie. Les 100 minutes passent à un rythme effréné. Le film aborde le débarquement américano britannique du côté de ‘l’état Major, dirigé pas Eisenhower, Quelle maîtrise du timing et des émotions servies par un casting très affûté ( Andrew Scott, le colonel météo, pièce essentielle, Brendan Fraser , le général Eisenhower himself, Kerry Condon, le lieutenant féminin qui arrondit les angles)…. J’ai trouvé le film génial, comme si on était immergé dans l’état major du 3 au 6 juin 1944 . C’est une histoire vraie, et le scénario est brillant,, On peut faire un film d’action, uniquement avec des dialogues. Quelle prouesse. Ce débarquement a changé l’histoire de la France, de nombreux « adolescents » américains ont sacrifié leurs vies sans demander d’explications. J’en ai les larmes aux yeux, notamment avec les images finales du débarquement. C’est automatique dans mon petit cerveau. Ce film est passionnant, j’espère que le bouche à oreilles fonctionnera.
Cinemadourg

932 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 septembre 2026
En juin 1944, à quelques jours du débarquement, un météorologue britannique doit convaincre l'Etat-Major des forces alliées de repousser l'offensive en raison d'un temps exécrable, au risque de bouleverser tous les plans établis.
Voilà une fresque historique de haute volée où le sort de milliers de vies se retrouve entre les mains du "Alain Gillot-Pétré" de l'époque !
Même si l'on connaît forcément le dénouement, ce compte à rebours sous pression maximum prend aux tripes tant les enjeux sont mondialement colossaux !
Le duo Brendan Fraser (le général Eisenhower) / Andrew Scott (le colonel James Stagg) est impressionnant de charisme et d'intensité !
Le réalisateur Anthony Maras transforme ainsi une simple histoire de prévisions météo en un suspense redoutable où, avant le feu des armes, c'est finalement le ciel qui va tout commander !
Une réussite cinéma passionnante !
Site CINEMADOURG . free . fr
PLR
PLR

573 abonnés 1 819 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2026
Du Débarquement à l’aube du 6 juin 1944 sur les côtes normandes tout un chacun sait ou a appris que le temps était exécrable et que finalement l’opération militaire n’a été menée qu’à la faveur d’une éclaircie dans la tempête. Le Débarquement dans ces conditions était finalement un avantage tactique supplémentaire puisque bien évidemment l’Occupant ne pouvait pas imaginer un seul instant que ce puisse être dans ces conditions-là. Aucune surprise donc sur le déroulé de ce film de reconstitution historique.

Ne reste que la pression (c’est le titre, « pressure ») sur l’officier météorologue requis, britannique celui-là alors que le militaire de même grade et de même fonction côté troupes américaines n’a pas la lecture aussi pessimiste du temps qu’il devrait ou pourrait faire. Tel qu’exposé, il ne maitrisait pas trop non plus l’imprévisibilité météo sur les côtes normandes dans le contexte scientifique de l’époque avec des connaissances encore balbutiantes sur le sujet. La prédiction se faisant essentiellement à partir de situations similaires rencontrées à d’autres dates. Un pari quoi.

La mise en scène ne sert donc au final au spectateur que ce qu’il ne sait pas : l’affrontement de militaires alliés mais en opposition dans leur bureau d’état-major. En quasi huis-clos, adaptation d’une pièce de théâtre oblige. Quant à savoir si cette confrontation est proche de la vérité historique, des critiques semblent dire que non. Allez, peu importe. Il a bien dû y avoir des interrogations, des hésitations, des crispations.
mat niro

475 abonnés 2 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2026
La Guerre se gagne le plus souvent sur le terrain mais aussi grâce à un bon météorologue! Ici, en l'occurrence, c'est un jeune britannique du nom de James Stagg (Andrew Scott) qui va devoir gagner la confiance de ses confrères, mais surtout de l'état-major avec à sa tête le redoutable Eisenhower (Brendan Fraser). D'un événement dont tout le monde ou presque connaît l'existence, Anthony Maras trouve le ton juste pour se réaproprier l'Histoire, et faire monter la pression avant le D-Day. Certains y verront un énième film sur les prémices du débarquement, ce serait assez réducteur de penser cela. C'est plutôt une reconstitution solide d'un pan méconnu où le temps peut être un ennemi ou un allié. Instructif.
Direct-actu.fr

410 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 septembre 2026
Pressure d'Anthony Maras nous plonge dans un tournant de l'histoire de l'Europe. On parle souvent des soldats au front ou du commandement, mais très peu des techniciens ou des météorologues. Pourtant, ces personnes devant calculer des estimations sur une région aussi capricieuse que la Normandie et l'Angleterre, étaient de vrais héros. Le film arrive à nous faire sursauter, même si nous avions déjà l'aboutissant, on regarde avec frénésie ce moment où la météo valide le bulletin météo… Andrew Scott et Brendan Fraser renforcent la dramaturgie d'un évènement déjà fort, en incarnant deux figures de l'histoire, l'une connue du grand public, Eisenhower, et l'autre un peu moins, James Stagg.

C'est là que Pressure trouve son angle le plus passionnant. La guerre n'est plus uniquement celle des soldats, elle devient une immense organisation humaine où quelques données météorologiques peuvent peser sur des milliers de vies. James Stagg doit défendre une expertise qui reste incertaine, tandis qu'Eisenhower doit convertir cette incertitude en décision militaire définitive.

Le spectateur connaît pourtant la suite. Ce savoir devrait supprimer le suspense, il produit presque l'effet inverse : nous observons ces 72 heures sans pouvoir oublier que les personnages, eux, ignorent encore l'issue. Pressure travaille ainsi notre biais rétrospectif et redonne au passé son instabilité. Derrière les grandes dates apparaissent alors les techniciens, scientifiques et anonymes que la mémoire collective conserve beaucoup moins facilement que les généraux.
vidalger

387 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2026
Film de guerre archi-classique, qu’on aurait supposé de qualité british pur tweed, si Anthony Maras, le réalisateur n’était pas un Australien ayant étudié le cinéma en Californie ! L’Irlandais Andrew Scott, interprète un météorologue écossais, on est perdu…
Le choix crucial de la date du débarquement allié en Normandie supposait que la météo soit clémente ce jour-là, d’où la nécessité de disposer d’une prévision fiable. Supposée ou réelle, la querelle entre Américains et Britanniques sur ces prévisions arrive à maintenir un suspense de plus d’une heure. Champion le scénariste. Se mêlent fort heureusement quelques intermèdes féminins bienvenus, même si on sent qu’on s’est senti obligé de contrebalancer la trop grande franche camaraderie virile des guerriers pour élargir la clientèle. Une pincée d’humour aussi, et le film devient réussi.
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