Dangerous Animals
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Dangerous Animals" et de son tournage !

Une image obsédante à l’origine du scénario

Le scénariste Nick Lepard, surfeur et artiste vivant en Californie, a eu l'idée du film en visualisant une image tenace : un homme qui kidnappe quelqu’un, le cache dans une housse de planche de surf, et l’embarque sur un bateau. Cette scène a été le point de départ d’un récit qu’il a ensuite développé en explorant la culture des requins et la fascination humaine pour ces créatures.

Pour se documenter, il s’est intéressé à la représentation culturelle des requins et il est tombé sur une lettre ouverte d’un groupe de scientifiques adressée à Columbia Pictures qui critiquait Instinct de survie (2016) produit par le studio. Ils craignaient que le fait de montrer les requins comme des monstres pervers et assoiffés de sang ne se retourne contre l’espèce.

"C’est comme ça que j’ai eu l’idée du personnage de Tucker, le tueur en série", confie Lepard. Un personnage qui incarne, de manière complexe, la fascination de la population pour les attaques de requins, tout en explorant une posture paradoxale : "Il nourrit cette obsession malsaine et, dans le même temps, milite pour la protection des requins", termine Nick Lepard.

Cannes 2025

Dangerous Animals a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025.

Un genre indémodable

Le film de requin n'est décidément pas prêt de disparaître ! En témoignent les relativement récents Instinct de survie (2016), 47 Meters Down (2017), Open Water 3 : Les Abîmes de la terreur (id.), En eaux troubles (id.), 47 Meters Down: Uncaged (2019), Great White (2020), Peur bleue 3 (id.), L'Année du requin (2022), The Requin (id.) ou encore En eaux très troubles pour ne citer qu'eux.

Pas que des nanars

Etant donné le nombre de nanars et parodies qu'il y a eu depuis le chef d’œuvre de Steven Spielberg Les Dents de la Mer au niveau des films de requins, on aurait tendance à oublier qu'il existe, à l'instar de Dangerous Animals, des longs métrages mieux faits. Parmi eux, nous pouvons citer The Reef, Open Water, Dark Tide ou Peur Bleue.

Si ces quatre films n'ont pas forcément gagné les éloges des critiques, ils se hissent nettement au-dessus des nombreuses séries B et autres direct-to-dvd qui caractérisent le genre.

Un tournage en mer complexe

Dangerous Animals a été tourné en décors réels sur la Gold Coast, en Australie, principalement en pleine mer, de nuit et en hiver. Cette exigence réaliste a donné lieu à un tournage éprouvant mais visuellement saisissant, avec notamment des acteurs suspendus à une grue au-dessus de l’eau pour certaines scènes.

Note d'intention du cinéaste Sean Byrne

"C’était un rare mélange entre un film de requins et un film d’horreur autour d’un tueur en série. Un concept à fort potentiel qui pouvait séduire un large public et faire la différence. Cependant, plus j’y pensais, plus je me disais, avec enthousiasme, qu’on avait la possibilité de faire un film de requins dans lequel l’animal n’est pas l’ennemi tout désigné."

"Je me suis dit que si LES DENTS DE LA MER avait fait du requin un monstre, notre projet pouvait être le film – qui s’est fait longtemps attendre ! – susceptible de corriger une idée cruelle et préconçue sur les requins et de désigner le vrai monstre : l’homme."

Pas de requins mécaniques

Dès le début, l’équipe a décidé de ne pas utiliser de requins animatroniques. À la place, des images réelles de requins ont été sélectionnées, modifiées et intégrées dans les scènes pour un rendu plus naturel, avec un long travail de postproduction (8 mois !) pour une parfaite intégration.

Hassie Harrison

Sean Byrne a repéré Hassie Harrison dans la série Yellowstone, dans laquelle elle interprète la séduisante Laramie, une cavalière de rodéo qui provoque de fortes frictions entre les personnages de Walker et Lloyd. Ce qui l’a convaincu : une profondeur émotionnelle et une forme de tristesse qui collaient parfaitement au personnage de Zephyr, une héroïne libre en apparence mais blessée à l’intérieur.

Une musique entre horreur et émotion

Le compositeur Michael Yezerski, collaborateur régulier de Byrne, a créé une bande-son à la fois brutale et émotive, qui accompagne non seulement la montée de tension, mais aussi les liens subtils entre les personnages, notamment Zephyr et Moses.

Changement de registre pour Jai Courtney

L’acteur australien Jai Courtney, habitué aux blockbusters d’action (Die Hard : belle journée pour mourir, Terminator Genisys, Suicide Squad, etc.), a été choisi pour incarner Tucker, un tueur en série aussi terrifiant que vulnérable. Sean Byrne voulait révéler une facette plus intime de cet acteur en lui proposant un personnage complexe, brisé et monstrueux : "Je m’étais toujours dit qu’il était capable de camper des personnages plus subtils et qu’il n’avait pas encore eu l’occasion de montrer de quoi il était capable", raconte le metteur en scène.

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