L’Aventura
Note moyenne
2,2
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64 critiques spectateurs

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Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2026
L’Aventura prolonge l’utilisation d’un dispositif de narration déjà adopté par Sophie Letourneur, à savoir la démarche rétrospective consistant à recomposer un séjour estival en Sardaigne à partir de souvenirs intimes, comprenons de séquences tout à la fois éparses et rassemblées par des dénominateurs communs spoiler: – tel les besoins pressants qui s’invitent quelles que soient les circonstances –
dans des plans souvent serrés sur les comédiens. Dès lors, l’aventure promise dès le titre du long métrage est celle, volontairement décevante, d’une suite de vignettes familiales où le conflit constitue la communication privilégiée, recommence sans cesse dans les espaces confinés d’un train ou d’une chambre d’hôtel par les fenêtres de laquelle on aperçoit la mer, ce « dehors » regardé avec méfiance avec la maman mais fantasmé par le beau-père. Le récit repose sur le choc des contraires et des paradoxes, similaire à Sissi et à son mari n’ayant « aucun goût en commun » : spoiler: prendre une couette dans le coffre alors que le personnages ont chaud, exprimer le désir de rester face à celui de partir manger, celui d’un tiramisu face au café imposé par Sophie, orchestrer la rencontre d’un présent incertain parce qu’en fuite constante (« on sait toujours pas où l’on va ») et d’un passé à recomposer de façon à éclairer le premier, lui donner un sens par les signes de vie et leur répétition (« c’est toujours la même histoire »).

La cinéaste décline à sa manière la quête d’une disparition symbolique imaginée par Michelangelo Antonioni mais, en faisant tomber un « v », substitue une quête esthétique du dépouillement aux trivialités du quotidien qui pourraient durer une éternité, en témoignent les soixante-dix heures de rushes qu’il a fallu sélectionner au moment du montage, aime citer la famille Addams et sa galerie de parents monstrueux qui demeurent unis malgré tout.
Marceaucastellani123
Marceaucastellani123

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 avril 2026
Je suis très facile sur mes gouts de films, j'aime presque tout les films que je regarde mais celui la... je pense que c'est le pire film que j'ai vu de ma VIE et je le pense totalement. Pour moi les dents de la neige c'est plus interressant. Au moins on rigole. Bref n'allez pas regarder cette chose
belle belle
belle belle

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2026
J’ai choisi 3 étoiles rien que pour Philippe Katherine par respects qui est comme toujours impliqué et charmant dans ses rôles ,par contre ,mais où est passé la Sardaigne, on voit pas 5 plans sur la Méditerranée, le reste se passe dans une chambre super étroite avec un scénario sans queue ni tête, dômage
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 février 2026
L'Aventura est un film largement autobiographique -- ou autofictionnelle, c'est selon -- qui parle avec beaucoup de réalisme de ce qui se joue lors d'un séjour en famille, en Sardaigne ici : chacun cherche sa place, cela cause des frictions, et il n'est pas toujours évident pour les adultes de s'imposer. C'est pour cela que L'Aventura est parfois difficile à regarder d'ailleurs, il comporte son lot de scènes pénibles (Raoul est souvent incontrôlable, et Claudine un peu capricieuse), et d'autres dont on pourrait dire qu'elles ont trait à l'infra-quotiden, à ce qui ne mérite pas traditionnellement que l'on s'y attarde. On voit donc dans ce film des scènes qui ne sont jamais montrées ailleurs : problèmes de gîtes, les pleurs devant un bol de céréales, Raoul qui doit faire ses besoins, etc.
Cela contribue à faire de L'Aventura une expérience de cinéma parfois éreintante, mais aussi souvent amusante et intrigante, d'autant plus que le récit s'appuie sur un dispositif très élaboré de retours rétrospectifs enchâssés. L'air de rien, celui-ci questionne la prise en charge du récit et par conséquent les différentes perceptions de chacun des membres de la famille, tout en rappelant que le film lui-même est une restitution d'un procédé similaire mis en place par Sophie Letourneur dans la vraie vie. La fiction est rarement aussi bien mise au service de la restitution du réel, ce qui est déjà un bel accomplissement. 
Spock4
Spock4

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 février 2026
Courage fuyons ! Rien ne va dans ce docu-film.
Le scénario aurait pu faire l'objet d'une comédie facile à regarder, mais tout a été loupé. Mauvais jeu des acteurs, plans mal ficelés, choix du recit chronologique trop anarchique, quant au petit garçon il devient carrément insupportable. Bref, aucun plaisir à suivre cette histoire. À croire qu'il n'y avait aucun but ni objectif fixé...... C'est comme partout, c'est un métier et cela nécessite des compétences....
Thierry Schalck
Thierry Schalck

45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2026
Film unique, où l'on a le sentiment de "voir vivre" une famille (les 2 parents et es 2 enfants) plutôt que de suivre un récit et un programme. Nous voilà donc dans l'instant présent, nullement encombrés par un scénario et des comédien·ne·s qui "jouent". C'est très singulier, extrêmement juste, on y croit sans réserve si l'on n'est pas bloqué sur nos attentes.
Si ce que l'on préfère chez une réalisatrice ou un réalisateur, c'est un langage et un style singulier, on est ici comblé. C'est d'ailleurs peut-être ce langage unique qui a déçu les nombreux/ses spectateurs et spectatrices qui ont écrit ici des critiques très négatives. Comme si iels s'étaient rendu à une conférence qu'iels pensaient être en français et qu'elle soit en réalité dans une autre langue. Il faut alors lâcher prise, se débarrasser des codes auxquels on est habitués (dont on est matraqué, auxquels nous sommes même conditionnés) pour s'ouvrir à un langage étrange et nouveau, moins "compréhensible" mais plus poétique et improbable. Alors on est conquis, on découvre des terres peu ou pas explorées et on est touché par l'humanité de Sophie Letourneur, Philippe Katerine, Bérénice Vernet (11 ans) et Esteban Melero (4 ans).
D'ailleurs, comment ont iels fait pour être si juste et si naturels ? Un bonus du DVD nous l'explique. Et un autre bonus nous montre une interview de Philippe Katerine. J'ai rarement vu un·e comédien·ne parler aussi bien d'un film, et du plaisir et des difficultés qu'il y a trouvés. C'est éclairant, ça nous fait mieux comprendre ce qui nous enchante dans ce film étrange et personnel, ça prolonge et renforce l'effet d'ouverture que le film provoque en nous.
Bref: un film singulier et délicieux.
Stephanice06
Stephanice06

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 janvier 2026
J’avais réussi à voir le film sur la Sicile mais là c’est insupportable !!! Les cris de ces enfants sont énervants, je n’en pouvais plus ! Je vis entre la France et la Sardaigne et ce film ne montre rien d’intéressant sur la Sardaigne !
Siflete
Siflete

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 janvier 2026
Ce film m’a ennuyé et agacé
Quel est l’intérêt de raconter un quotidien banal
On vit ça au quotidien et le cinéma est la pour nous faire rêver et non nous ennuyer
Soso
Soso

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 janvier 2026
Très bizarre sue le site laisse d excellents avis complaisants surtout par rapport à ce film
Concrètement quand vous payez votre place de cinéma vous payez ces réalisateurs qui se disent, c est quand même plus sympa de tourner en Sardaigne qu a Charleville Mézières.
résultat : un grand rien pendant est limite angoissant que quelqu'un ait pu trouver un quelconque intérêt a écrire ou faire ce film
Bertrand C.
Bertrand C.

8 abonnés 437 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 janvier 2026
Une bande son catastrophique, l’image est pas mieux. Des acteurs pas bien dirigés, bref un raté complet.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 janvier 2026
Sophie Letourneur dans son genre sais y faire indubitablement mais son genre il faut y adhérer et c'est pas simple,la vie d'une famille en vacances c'est long et pas funky et alors là avec une famille pas fut fut ça n'arrange rien.
Fr Pr
Fr Pr

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 janvier 2026
Affligeant, mortifaire...
Espèce de télé réalité vide d'énergie et de vie.
Des parents mous et dépassés, aucune stimulation ou créativité avec les enfants, qui s'ennuient. Aucune accroche émotionnelle au présent, d'un vide sidéral.
Triste à pleurer de banalité, d'ennui, de médiocrité relationnelle, de pauvreté intellectuelle et éducative.
La beauté du lieu passe complètement à la trappe, ne pouvant en rien alimenter ce néant, ce désastre.. .
À fuir à toutes jambes !!!
Relonnor
Relonnor

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2026
Contrairement à l’ouvrage précédent « voyage en Italie », je ne vois pas ce que Letourneur veut exprimer dans ce film. Il y en avait peu dans le premier volet. Mais ici il n’y a plus rien.
A part les désagréments triviaux et irritants d’une famille en goguette.
Ce n’est ni bien fait, ni élégant. De plus on ne voit rien sur la Sardaigne. Le film est entièrement centré sur deux gosses insupportables, et sur les indiscrétions féminines (jusqu’à la dernière scène avec la grand-mère). Pas etonnant que le père soit écœuré de ces vacances gâchées.
Mais tout cela aurait pu être mieux filmé et monté. Aucune légèreté ni fraîcheur. L’apparence de spontanéité ne produit rien.
La mise en scène montre que Sophie Letourneur n’a probablement rien à faire à la réalisation et qu’elle ferait mieux d’exprimer son talent autrement.

Le film a quand même un mérite : nous rappeler que les enfants sont les pires ennemis des vacances.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2025
Qui est le film ?
Après Vacances en Italie, Sophie Letourneur revient à ce territoire qu’elle affectionne : les vacances comme laboratoire provisoire où les corps se relâchent et où la parole prolifère sans filtre. Mais L’Aventura n’est pas que un film de voyage ou familial, c’est aussi un dispositif destiné à comprendre comment un fragment de vie se transforme en récit, comment la matière brute du présent devient une mémoire en train de s’écrire.

Par quels moyens ?
Avant tout, Letourneur enregistre de véritables conversations familiales, puis en extrait des fragments, assemblés ensuite en dialogues que les comédiens rejouent. Dans cette traversée (du brut à la sélection, de la sélection à la réénonciation), les voix acquièrent une densité nouvelle. Ce qui, dans le réel, n’était qu’une parole jetée, devient ici matière scénarisée. Cette méthode se redouble d’une mise en abyme : Claudine, l’enfant, tient un dictaphone et archive le voyage. L’Aventura ne montre pas seulement ce qui se passe ; il montre la tentative de s’en souvenir. Le présent se double d’un futur souvenir qui s’enregistre, tandis que l’image filme cette opération. Le film nous place ainsi dans une position flottante (témoin, archiviste, intrus) et nous fait glisser d’un temps à l’autre sans prévenir. De là découle une temporalité fragmentée qui refuse le confort linéaire. Il procède par blocs, par retours, par défaillances. On a l’impression d’un album photo mélangé : on reconnaît les visages, mais pas l’ordre. La fragmentation oblige le spectateur à travailler, à combler les interstices, à devenir co-auteur de la trame.

Letourneur élève le trivial à l’épreuve esthétique. Filmer un enfant qui n’arrive pas à aller aux toilettes, filmer une commande au restaurant qui dégénère, filmer le détail d’un pyjama mouillé, c’est affirmer que tout est potentiellement signifiant. On pense à Martin Parr pour le sens du détail trivial, à Pialat pour la rugosité, à Akerman pour la patience. De ce rapprochement improbable naît une tonalité singulière, où le comique affleure au bord de l’inconfort. Ce dispositif, cependant, est risqué. À force de filmer l’ennui pour le rendre sensible, Letourneur flirte avec l’ennui réel. Une partie du public, comme moi, pourra se sentir abandonnée.

Quelle lecture en tirer ?
En observant ces fragments de vacances minuscules, dérisoires, parfois drôles, parfois embarrassants, on saisit que ce sont précisément ces détails infimes qui forment la trame d’une existence.
perle de rosée
perle de rosée

104 abonnés 322 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Après "voyages en Italie" qui m'a fait vivre un bon moment d'évasion la recette fonctionne à nouveau pour moi avec ce film-ci. Cette fois ci les enfants sont du voyage, enfants qui jouent formidablement bien. C'est très sympa, très feel good je me je suis très fan de ce concept. A noter une photo très belle et lumineuse.
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