La Grazia a été présenté en avant-première mondiale lors de la dernière édition de la Mostra de Venise avant d’être sélectionné dans de nombreux festivals internationaux comme ceux de Telluride, Busan, Rio de Janeiro ou encore Hambourg.
Comme c’est le cas dans de nombreux films de sa filmographie, Paolo Sorrentino a de nouveau posé sa caméra à Rome, sa ville fétiche. Le film a également été tourné à Turin.
Il s’agit de la septième collaboration entre Paolo Sorrentino et son fidèle comédien, Toni Servillo, après L’Homme en plus (2001), Les Conséquences de l’amour (2004), Il Divo (2008), La Grande Bellezza (2013), Silvio et les Autres (2018) et La Main de Dieu (2021).
Bien que fictif, le personnage du chef d’état Mariano De Santis, qu’interprète Toni Servillo, est inspiré de plusieurs dirigeants italiens, à commencer par l’actuel président de la République italienne, Sergio Matarella. Comme le personnage principal de La Grazia, il est veuf, a une fille qui l’accompagne dans des sorties officielles et a autrefois gracié un homme qui avait tué sa femme. En outre, comme Mariano De Santis dans le long-métrage de Paolo Sorrentino, Sergio Matarella est très apprécié des Italiens. D’autres présidents de la République italienne se retrouvent également dans le personnage de Mariano De Santis comme Sandro Pertini, Oscar Luigi Scalfaro ou encore Francesco Cossiga.
Il s’agit de la troisième collaboration entre Paolo Sorrentino sa cheffe opératrice Daria D’Antonio après La Main de Dieu (2021) et Parthenope (2024).
À l’instar de Fanny Ardant dans La Grande Bellezza (2013), le rappeur Guè apparaît ici dans son propre rôle.
Ce n’est pas la première fois que Paolo Sorrentino s’intéresse à des figures importantes de la vie politique italienne. En effet, par le passé, il avait déjà consacré un film à Giulio Andreotti, président du Conseil des ministres dans les années 1970 et 1980 avec Il Divo (2008) ainsi qu’un biopic sur Silvio Berlusconi, également président du Conseil des ministres dans les années 1990 et 2000 avec Silvio et les autres (2018).
Pour La Grazia, qu’il voit comme un long-métrage sur un dilemme moral, Paolo Sorrentino s’est inspiré d’une série de films en particulier dans lesquels il était justement question de dilemmes moraux : le très ambitieux Le Décalogue de Krzysztof Kieslowski (1987).