Clayface
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Cinemadourg

931 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2026
Oh, mais voilà un petit DC Comics qu'il est bon !
Je ne m'attendais pas à grand chose avec ce nouveau film de super-héros centré sur le super-vilain Clayface (Gueule d'argile), mais cette histoire m'a pris aux tripes, je n'ai pas vu le temps passer !
Certes, c'est par moments un tantinet gore, mais au delà de cet aspect horrifique sanguinolent, le récit tient superbement la route, avec, de plus, un Tom Rhys Harries qui éclabousse littéralement l'écran de son magnétisme animal.
Une bande-son excellente, un scénario prenant, des comédiens inspirés, et des effets spéciaux percutants : tout est réuni pour un très bon moment cinéma !
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Shawn777

839 abonnés 4 035 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2026
J'ai toujours trouvé DC plus intéressant que Marvel, c'est beaucoup plus casse-gueule certes et ça donne des résultats en dents de scie (surtout lorsqu'ils essaient de copier l’uniformité lisse de Marvel en fait) mais c'est surtout plus hétéroclite et ça ose davantage !
Ici, on a un film sur un anti-héros ou un anti tout court d'ailleurs réalisé par un habitué de l'horreur (qui peut sortir des pépites comme "Eden Lake"), James Watkins et écrit par un autre spécialiste du genre puisqu'il s'agit de Mike Flanagan dont j'apprécie beaucoup le style. L'alignement des planètes était donc parfait et je n'ai pas été déçu !
Alors certes, certaines critiques presses soulignent une réalisation un peu plate et c'est vrai qu'on reste la plupart du temps dans les clous mais il y a quand même de la couleur, on sort enfin de l'uniformité grise qui habite le cinéma grand public depuis trop longtemps maintenant et puis, ça essaye de faire du body horror et encore une fois, dans le genre, DC sort des sentiers battus ! Et puis, ce n'est pas parce-qu'une réalisation n'a pas de plans alambiqués ou spécialement élaborés qu'elle en est mauvaise. Ici, ce n'est pas une caméra qui reste passive, elle tente le plus souvent de raconter quelque-chose avec l'image, les plans ou le montage.
Dans le fond, l'histoire est assez classique, quoiqu'avec un personnages principal ambivalent, mais au moins, ça renoue - avec l'esprit des comics, je ne sais pas (je n'en n'ai pas lu des masses) - mais au moins avec les films de super-héros des années 2000 aux personnages torturés et, encore une fois, à l'univers plus sombre. Des films pour beaucoup très bancals certes mais qui proposaient quelque-chose, qui avait une vraie patte avant que ça n'adopte un format très sériel. Ici, pas besoin d'avoir vu trente-films et quatorze séries pour comprendre l'univers, c'est un film avec un début, un milieu et une fin, des développements de personnages propre à leur médium et à leur histoire.
Par exemple, cet acteur qui fini par faire de son métier sa propre vie en se perdant dans ses rôles pour arriver à ses fins mais intérieurement, ce n'est littéralement plus qu'une pâte qui ne demande qu'à être modeler. C'est simple mais efficace.
Et puis, on a des scènes très efficaces, je pense notamment à la scène de la boite de nuit très bien réalisée. Côté gore, on aurait pu en demander un peu plus, encore une fois le body horror fait le taff mais n'est que trop présent à m on goût, je pense que le film aurait gagner à être plus subversif.
Bref, "Clayface" divisera sûrement les spectateurs mais j'ai en tout cas de mon côté passé un très bon moment !
Cinévore24

474 abonnés 988 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2026
L'acteur aux mille visages.

Gueule d'argile, l'un des célèbres antagonistes de Batman, a droit à son premier film live, co-scénarisé par Mike Flanagan (Doctor Sleep, Carrie et le futur L'Exorciste – Martyrs), et prenant une autre direction (et un autre ton) que les précédents «Superman» et «Supergirl» du DC Universe mis en place par James Gunn.

Résultat : du body horror bien fait (pouvant rappeler par moments le cinéma de Cronenberg), mais au sein d'un film de vengeance de facture vraiment classique.

Quant à sa réalisation, supervisée par James Watkins (Eden Lake, La Dame en noir, Speak No Evil), celle-ci manque de personnalité et de radicalité pour vraiment marquer, à l'image de Gotham City, ressemblant plus ici à une ville américaine lambda, assez loin de l'ambiance sombre et poisseuse du récent «The Batman».

Un film de genre sympathique (surtout au niveau de ses effets, pratiques comme numériques), mais qui aurait pu pousser davantage son côté horrifique, et centré sur un personnage dont on ne ressent pas suffisamment ici le côté tragique.

Bref, une sorte de «Darkman» (coucou Sam Raimi !) en version plus light.

.: je vous recommande les épisodes qui lui sont dédié dans l'excellente série animée «Batman» des années 90.
eldarkstone

309 abonnés 2 460 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2026
Un tres bon Thriller horrifique, sur l'un des antagonistes de base de Batman, vu sous un nouvel angle, plus personnel et humain, terrifiant et assez glauque ! C'est une réussite !
Louis DCiné
Louis DCiné

234 abonnés 878 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2026
Beurk! "Clayface" est centré sur le méchant de l'univers Batman. Il s'agit aussi du troisième film de DC Studios (dont nous n'avons encore pas pris connaissance de sa version de la chauve-souris). Si je n'ai, jusque là, pas été convaincu par le nouvel univers de James Gunn, il faut reconnaître, qu'au moins, il tente des choses. Écrit notamment par Mike Flanagan ("The Haunting of Hill House") qui est à l'initiative de ce projet, et produit par Matt Reeves (précisons que "The Batman" ne fait pas partie du DCU), j'étais assez curieux de découvrir cette adaptation sur Gueule d'argile qui m'avait marqué dans la splendide série animée "Batman" de 1992. Ce film apparaît alors comme le 1er film d'horreur de DC. À vrai dire, il s'agit plutôt d'un thriller horrifique, à faible budget donc pour un métrage adapté de comics.

D'abord, on peut dire que c'est une indépendante et qu'on n'a pas besoin d'avoir vu autre chose pour profiter de ce "Clayface". Il n'y a pas de connexion avec d'autres projets ni de scène post-générique. Le casting, méconnu pour ma part, fait le taf. On retient bien évidemment la prestation de ce Tom Rhys Harries, acteur idéal pour interpréter Matt Hagen. Son visage, sa gueule d'ange, mais aussi son attitude, collent parfaitement au rôle. Ce côté star hollywoodienne qu'il incarne dans le film fonctionne d'ailleurs à merveille et constitue un réel point fort de cette proposition. L'acteur gallois a dû faire preuve d'une sacrée patience quand on pense à tout ce travail sur le maquillage prothétique (avec, certes, des effets visuels par dessus les effets physiques suivant les cènes).

De plus, j'ai aimé l'ambiance horrifique qui se dégage de l'oeuvre. Le film ne fait pas vraiment peur, bien qu'il y a 2 ou 3 jumpscares. C'est surtout son côté dégoutant et malaisant de par ses images de body horror qui sont mémorables à mon sens (on retiendra par exemple celle dans l'avion j'imagine). Cet aspect, et cette tonalité, ne révolutionne pas le genre je suppose, mais ça m'a aidé à être dedans et à ne pas voir le temps passer (le film ayant une durée honorable de 1h45). Le film va droit au but, avec un rythme dans la narration qui est classique mais efficace.

"Clayface", disons le tout de même, est assez inégal. J'ai adoré à quel point la frontière entre l'homme, qui veut se venger, et le monstre est bien traitée. Le côté tragique, dans sa globalité, est correctement exploitée. Par contre, la relation amoureuse qu'on cherche à nous vendre n'est pas convaincante. J'en profite là pour dire que les personnages secondaires ne sont intéressants ni mémorables. On a également de belles idées dans la mise en scène. Je trouve, en revanche, le traitement de Gotham trop discret. Autrement, il y a de belles idées de morts, et tout ce qui est lié à l'utilisation des pouvoirs de l'antagoniste. J'aurais, en revanche, voulu que ça se lâche plus pour la fin. D'une manière générale, le film manque légèrement de budget à mes yeux. Je comprends bien entendu l'idée de ne pas mettre trop dans un genre comme celui-ci, mais j'aurais souhaité plus d'impact dans pas mal de scènes.

Bref, c'est mon film préféré du DCU pour l'instant ("Superman" ayant été globalement trop enfantin, et "Supergirl" trop démodé). C'est une proposition à encourager, qui apporte un peu de renouveau dans le genre super-héros sur grand écran. Maintenant, j'en espérais plus, c'est un peu trop gentillet au final je trouve. Mais j'ai passé un bon moment. Si les adeptes des super-héros, comme moi, pourront être satisfaits, je ne recommande pas forcément "Clayface" aux fans d'horreur. Prochain épisode: "Man of Tomorrow" prévu pour Juillet 2027.
capirex
capirex

206 abonnés 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 octobre 2026
Je craignais un peu le pire mais en fait non c'est plutôt une bonne surprise que cette "origin story" en racontant la métamorphose de l’inquiétant Clayface, l’un des ennemis jurés de Batman . Le côté " body horror" fonctionne avec certaines scènes visuellement dérangeantes .
Michael R
Michael R

143 abonnés 1 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2026
Clayface c'est gueule d'argile dans Batman et cette origin story rappelle "Dark Man", mais aussi le cinéma body horror de Cronenberg, ou vengeur de Verhoeven. Son ambiance horrifique, ses personnages bien troussés et des séquences choc (à ne pas mettre devant tous les yeux, surtout si vous tenez des ciseaux) en font une très bonne surprise. Quelques défauts de montage l'empêche de caresser l'excellence.
Shiki
Shiki

122 abonnés 292 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2026
Bha c’est pas mal du tout! Enfin un vrai anti héros non lissé ou bridé, enfin un film DC qui ne souffre pas d’un DA vomitive arc en ciel avec la Bo jukebox qui va avec.. Clayface est un pari osé, celui de faire un film sur un méchant de fond de tiroir et d’en faire quelque chose d’assez sombre et assumé !
SpiderGogo
SpiderGogo

56 abonnés 123 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2026
Quelques bonnes idées graphiques, j’aime bien le fait que le perso utilise ses talents d’acteur dans plusieurs situations mais c’est un peu faiblard niveau écriture (les persos féminins et les méchants c’est zéro). Ça reste une proposition plus intéressante que Superman et Supergirl mais l’univers a du mal à vraiment m’intéresser pour l’instant.
Franz A
Franz A

31 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 octobre 2026
Voilà ce que j'appelle un grand petit film. Pourquoi ?
Petit car il s'inscrit avec humilité dans le genre des films de super-héros et dans ce genre, dans la catégorie du body horror. C'est dans ce placard relatif qu'il devient grand.
La raison principale vient de l'usage extrêmement habile et créatif du seul effet spécial qu'il s'autorise : la métamorphose physique du héros en n'importe quel autre personnage, laquelle définit son super-pouvoir.
À hauteur d'homme, celle d’une l’histoire d'amour naissante et de l’humanisme, cet effet devient le fil conducteur de scènes le plus souvent très réussies. Ma préférée : le héros s'enlance lui-même dans son sommeil pour étreindre en songe sa bien-aimée en laquelle il se métamorphose sous les propres yeux de celle-ci.
Le film en forme d'exercice de style bénéficie de la qualité de jeu des acteurs où Naomi Aki dans son rôle de scientifique géniale impose une présence sensible et nuancée.
Le premier film, Eden Lake, du même réalisateur James Watkins était déjà un (très) grand petit film d’horreur. Je laisse les imperfections de côté : allez les contempler dans des films dits grands et pourtant microscopiques, comme l’Odyssée, où elles pullulent sous le masque de la vanité autosatisfaite. Vive les grands petits films (allez voir le formidable « Englouti » !). Vive le cinéma. Franz
Reynald D.
Reynald D.

30 abonnés 322 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2026
Bon film, avec une histoire classique mais efficace sur les origines du monstre. Le maquillage et effets spéciaux sont particulièrement réussis, rendant le body horror puissant. Cela permet également à plusieurs acteurs de montrer leur jeu avec deux rôles simultanés.
Fred Skywookie
Fred Skywookie

15 abonnés 23 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 octobre 2026
La première partie est laborieuse. Je ne sais pas si c'est la direction d'acteur, le jeu... Mais qu'est ce que c'est mauvais. Que ce sois Hage ou le médecin, c'est creux au possible. Les acteurs n'ont pas d'émotions, de nuances. Ça ne sonne jamais juste. J'ai du attendre la fin du film pour voir quelque de ressemblant à un film. Le reste, c'est un découpage brutal, CGI poussif, aucune recherche artistique, de la violence gratuite... Bref passez votre chemin
Cool_92

380 abonnés 739 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 octobre 2026
Une origin-story d'un Villain plutôt inégal mais qui remplit son contrat. Le film navigue entre thriller horrifique et body horror mais le problème est qu'il ne va jamais assez loin dans ces genre et qu'il empreinte trop de chemin (le revenge movie, l'horreur, la romance). C'est cool à regarder, pas très long, mais la réalisation est banale au possible. Il n'y a aucune scène vraiment marquante. L'acteur principal est bon mais manque de connexion avec l'actrice qui joue la scientifique. Les effets spéciaux sont assez réussis pour nous montrer Gueule d'argile. La bande sonore est quant à elle anecdotique. Gotham City est le cadre de cette histoire mais l'univers de Batman n'est jamais mentionné. Il faudrait aussi que les scénariste fasse des efforts parce que c'est quand même grotesque que spoiler: le policier en charge de l'enquête soit en couple avec la scientifique qui aide Matt Hagen.... dans une ville aussi grande, faut peut-être pas pousser.
Le film permet peut-être d'espérer un futur antagoniste à Batman dans un prochain film.
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 959 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2026
Dans un monde où une bonne partie des spectateurs éprouve une lassitude envers les films de super-héros – même si des marques comme Spider-Man ou Avengers parviennent toujours à attirer les foules, voire le genre faire des pas de côté peut être stimulant. On pense au très singulier, plus merveilleux et contemplatif que la moyenne du genre « Les Éternels », issu du Marvel Cinematic Universe, qui nous avait enchanté et avait été injustement boudé. À l’inverse, cela peut également virer à la catastrophe industrielle comme quand Marvel (oui, encore eux) s’essaie à la comédie et au body-swatching comme avec l’horrible et (mal nommé) « The Marvels ». Et, parfois, entre comédie, bande d’anti-héros et décalage total, un miracle se produit comme avec le « The Suicide Squad » (le second hein...) de chez DC. Ici on reste chez eux avec cette origin story d’un vilain peu connu de l’écurie et popularisé dans la série animée Batman de 1992. Il s’agit de Gueule d’argile, « Clayface » dans la langue de Shakespeare.

Le long-métrage est la troisième proposition du nouveau DCU, intitulé « Gods and Monsters » après la sympathique - sans plus - dernière version de Superman et le très moyen et dispensable « Supergirl », ce dernier ayant fait un bide stratosphérique cet été. Ici, c’est donc la catégorie monstre qui est traitée par un choix audacieux qui a mis toutes les chances de son côté. En effet, on a le grand Mike Flanagan à l’écriture (le roi des séries fantastique de qualité comme « La chute de la maison Usher », « House of Haunting Hill » ou actuellement « Carrie », mais aussi un spécialiste de Stephen King et un réalisateur de qualité comme l’a prouvé « Doctor Sleep » qui n’a pourtant pas rencontré le succès escompté). James Watkins est à la réalisation, lui qui a nous a offert le solide remake de « Speak no Evil » mais surtout l’intense survival « Eden Lake ». Et avec un budget raisonnable et un casting de têtes peu connues, « Clayface » plonge dans un sous-genre particulièrement à la mode depuis le carton de la claque « The Substance » : le body-horror. Tous les astres de la qualité et de la réussite semblaient donc alignés.

Et le soulagement est là tant « Clayface » est une bonne surprise qui remplit son cahier des charges avec brio et métier mais – il est vrai – sans le transcender non plus. Le film est incontestablement de qualité mais il ne surpasse pas non plus nos attentes. Par exemple, on sent clairement que les producteurs ont dû mettre de la retenue sur le gore et les mutations physiques. On a quelques séquences un peu crades mais rien à voir avec les monuments dont le film prétend s’inspirer tels que le « The Thing » de John Carpenter et surtout « La Mouche » de David Cronenberg, le spécialiste du genre. On pense davantage à un Paul Verhoeven plus lissé et formaté tendance « Hollow Man », ce qui demeure un compliment. En outre, pour une œuvre dont le souhait est de lorgner sur l’horreur, il faut avouer que le film est chiche en véritable frissons et se positionne plus comme un film de vengeance avec quelques moments organiques peu ragoutants. Au vu de la fin, une hypothétique suite permettrait probablement de corriger le tir.

Si on enlève ces quelques réserves à mettre sur le compte d’une frustration face à l’horreur, « Clayface » se tient bien. Watkins réalise cela avec élégance à la manière d’un giallo contemporain. Les éclairages et les jeux de lumière sur Hagen sont bien sentis et rendent le film vraiment beau à regarder. Le montage est nerveux et certaines séquences sont vraiment éclatantes de maîtrises (la scène dans le club) et évidentes (la mutilation faite sur le héros, sans concession), rendant bien le contexte mythique de Gotham. Les effets spéciaux et pratiques sont d’une perfection indéniable, rendant bien le côté visage et corps de cire de ce protagoniste principal pas comme les autres. Les méchants sont classiques mais le couple formé par la scientifique Naomie Ackie et le flic Max Minghella apporte du fond et un certain background émotionnel. « Clayface » utilise également parfaitement le principe du métamorphe comme Mystique dans les « X-Men » ou le Terminator de l’illustre suite éponyme de James Cameron, avec un soupçon de psychologie en plus. Il y a peu de véritables scènes d’action mais tout est rondement mené. Pas un immanquable mais un film super-héroïque qui change et accomplit sa tâche avec brio.

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CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

132 abonnés 460 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2026
Loin des affrontements traditionnels entre super-héros et super-vilains, Clayface s'intéresse à la naissance d'un monstre profondément humain. Réalisé par James Watkins, sur un scénario de Mike Flanagan et Hossein Amini, le film explore les ravages de l'obsession, de la vengeance et du culte de l'apparence.

Matt Hagen a réussi à échapper à la misère des rues de Gotham pour devenir une star hollywoodienne. Mais son ascension s'effondre lorsqu'un criminel le défigure atrocement. Rejeté par un monde qui ne jure que par les apparences, il accepte un traitement expérimental capable de lui rendre son visage. Le miracle tourne rapidement au cauchemar : sa perception de la réalité se déforme et son désir de vengeance prend le dessus.

Ce qui rend Clayface particulièrement intéressant, c'est son approche du personnage. Plutôt que de présenter un simple adversaire de Batman, le récit s'attache à comprendre comment un homme peut progressivement perdre son identité en cherchant désespérément à retrouver ce qu'il était.

Le scénario aborde ainsi un thème particulièrement actuel : la place de l'apparence dans une société où l'image conditionne souvent la réussite. Pour Matt Hagen, perdre son visage revient à perdre sa carrière, sa reconnaissance et finalement sa raison de vivre.

Le choix de James Watkins, habitué aux atmosphères oppressantes, semble adapté à cette histoire qui emprunte autant au cinéma d'horreur psychologique qu'au fantastique. La participation de Mike Flanagan laisse également entrevoir une attention particulière portée aux blessures intérieures du personnage.

Tom Rhys Harries tient ici un rôle exigeant, celui d'un homme dont la transformation physique accompagne une véritable descente aux enfers. Naomi Ackie et Max Minghella complètent une distribution qui devra donner une dimension humaine à cet univers sombre.

Le principal défi sera d'éviter de transformer cette tragédie en une simple succession de scènes horrifiques. La souffrance de Matt Hagen doit rester au centre du récit pour que sa métamorphose conserve toute sa portée dramatique.

Plus proche du drame horrifique que du film de super-héros classique, Clayface possède un potentiel singulier dans l'univers de Gotham. Son intérêt réside moins dans les pouvoirs de son personnage que dans sa lente destruction intérieure. Une histoire qui rappelle que derrière certains monstres se cachent avant tout des êtres humains incapables d'accepter ce qu'ils sont devenus.
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