L'Objet du délit
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Equi Noxe
Equi Noxe

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2026
(la note est plus positive que mon ressenti c'est parce que l'opéra est le sujet de ce film - et cet art en a grand besoin - mais...) Franchement ce film a autant de qualités que de défauts, et même les défauts de ses qualités en fait : quand il est virevoltant et spectaculaire, il sacrifie la compréhension et lisibilité des situations au profit d'une mise en scène qui manque de didactisme par rapport à un public populaire (mes parents qui ont plus de 70 ans n'ont pas compris l'intrigue principale mais ont trouvé tout très beau et notamment Jaoui), tandis que les personnages qui ont la grande qualité d'être humains donc imparfaits ch*ent dans la colle durant tout le film et ça fout un profond malaise. Du coup, le film n'est à ce titre pas vraiment un divertissement car il semble avoir plus d'acuité que bien des récits metoo dans la presse où tout est bétonné (au premier abord il semble très caricatural mais n'oublions pas que les gens ne se comportent pas de manière rationnelle dans un tel contexte).
Par ailleurs, encore une occasion ratée de montrer qu'il y a des sur-titres à l'opéra (au dessus et sur les côtés de la scène, on peut lire ce qui est dit ou chanté tout au long de la pièce, et, ça, peu de gens le savent à cause de ces représentations archaïques d'un art encore vu comme totalement opaque aux non-connaisseurs).

Et enfin, concernant la fin, non je suis désolé tout n'est pas bien qui finit bien. Il eût fallu le virer quand il a eu des propos racistes plutôt que de le griller à vie pour avoir simplement joué comme il en avait l'habitude (c'était à l'équipe de s'assurer que chaque interprète féminin pouvait poser des limites - car ici on ne parle pas vraiment d'acte se*uel ou v*ol mais d'un geste qui peut être mal vécu, ce qui n'est pas la même chose - sans compter qu'apparemment le mec est gay, même si ce n'est pas si évident à comprendre quand on regarde film), c'est vraiment déprimant.
Egrandin03
Egrandin03

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5,0
Publiée le 2 juin 2026
Bravo pour ce film courageux qui ne prend pas partie mais présente des faits, l'ambiguïté de notre société. Où est le bien, où est le mal ?
Une société en déséquilibre ?
La musique de Mozart au final parle d'amour et de pardon....Très fort !
Serions nous contrôlés par des machines qui ne pardonnent pas , qui ne parlent pas d’amour ? Et le mur est monté si haut qu’il s’est effondré, dit une chanson.....
EMMACAT
EMMACAT

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5,0
Publiée le 17 juin 2026
Ce film est une pépite! L'histoire dans l'air du temps, c'est très juste, très drôle, beaucoup de rythme, les dialogues sont percutants et les acteurs excellents!
Et quel bonheur d'assister et d'entendre en coulisses les répétitions des Noces de Figaro tout au long du film.
2h15 de grand bonheur, merci Agnès Jaoui.
Sebastien Rombout
Sebastien Rombout

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2026
Hier, je suis allé voir en avant-première "L'Objet du délit", le nouveau film d'Agnès Jaoui.

Cela fait des années que je suis un grand admirateur de son travail, que ce soit comme scénariste, réalisatrice ou actrice. Pour son sixième long métrage, le premier depuis la disparition de Jean-Pierre Bacri, elle s'attaque seule à un sujet particulièrement délicat : MeToo dans le milieu de l'opéra, mais aussi les différentes visions du féminisme qui traversent notre société. Et j'ai tout simplement adoré le film.

On retrouve ici le style choral qu'Agnès Jaoui affectionne tant. Comme à son habitude, l'écriture est remarquable, les dialogues ciselés, la mise en scène élégante et la direction d'acteurs exemplaire. Tous les comédiens sont excellents et d'une justesse rare, une véritable marque de fabrique de son cinéma.

Malgré la complexité de son sujet, le film fait preuve d'une immense subtilité et d'une grande nuance. Jaoui dresse le portrait de plusieurs générations de femmes et d'hommes et explore les différentes sensibilités qui s'expriment autour de ces questions. Un sujet omniprésent dans l'espace médiatique, mais finalement encore assez peu traité au cinéma.

Le film ne plaira peut-être pas à tout le monde, justement parce qu'il refuse les positions simplistes sur un sujet où les débats sont souvent extrêmement polarisés. Comme Agnès Jaoui l'expliquait lors de sa présentation avant la projection, elle utilise pleinement les plus de deux heures de son récit pour explorer en profondeur ses personnages, son univers et les mécanismes sociaux qu'elle observe. Grâce à la comédie, elle dissèque avec finesse les comportements humains sans jamais tomber dans la facilité.

Mais "L'Objet du délit" ne se résume pas à son sujet principal. C'est aussi une plongée passionnante dans le monde du spectacle vivant, dans la fabrication d'un opéra et dans les dynamiques de groupe qui accompagnent toute création artistique. On sent à chaque instant la passion de la réalisatrice pour cet univers.

Le film est non seulement très intelligent, mais aussi extrêmement drôle. C'est sans doute l'une des comédies françaises les plus réussies que j'ai vues depuis longtemps. Je suis vraiment heureux d'avoir découvert ce film en avant-première. Une nouvelle fois, Agnès Jaoui nous rappelle à quel point le cinéma français est capable d'offrir des œuvres ambitieuses, intelligentes et profondément humaines.

On rit beaucoup, on réfléchit beaucoup, et le film ouvre la porte à des discussions passionnantes.

Foncez le voir en salle.
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2026
Grâce à un généreux mécène (Patrick Mille odieux comme il sait l’être), une influenceuse célèbre mais étrangère au monde de l’opéra (Claire Chust dans un rôle ingrat) monte Les Noces de Figaro en Provence. L’orchestre est dirigée par un vieux maestro roué (Daniel Auteuil dans un rôle à la Daniel Auteuil), la comtesse est interprété par une diva vieillissante (Agnès Jaoui dans un rôle à la Agnès Jaoui). Le reste de la distribution rassemble un vieux baryton mozartien (Vincenzo Amato patriarchal à souhait), une mezzo-soprano talentueuse (Eye Haïdara omniprésente sur les écrans ces temps ci au risque de lasser) et une soprano pistonnée et fébrile (Tiphaine Daviot).

Projeté hors compétition à Cannes, le dernier film d’Agnès Jaoui a bénéficié ces jours-ci d’une exposition impressionnante, dans les salles et dans les médias, au point de faire de l’ombre aux grands films cannois sortis simultanément à leur projection sur la Croisette ces deux dernières semaines : le Salvadori, le Fehradi, le Sorogoyen, l’Almodóvar.

Cette publicité envahissante m’avait rebuté. La bande-annonce, qui dévoile tous les ressorts du film, ne m’avait pas donné envie de voir L’Objet du délit. Je craignais un syndrome Almodóvar: la répétition sans innovation d’une même formule qui avait fait ses preuves. Bref un "Sens de la fête" bis.

Je sous-évaluais le talent d’Agnès Jaoui, celui des nombreux co-scénaristes dont elle s’est entourée, son sens du rythme, de la réplique qui fait mouche, sa direction d’acteurs. Je sous-évaluais surtout l’intelligence d’un scénario qui ose s’emparer d’un sujet explosif – #MeToo à l’opéra – pour le traiter sans sombrer dans le manichéisme.

Les wokes, le Nouvel Obs en tête, reprochent à "L’Objet du délit" son aveuglement coupable. Les anti-wokes au contraire l’accusent de verser dans la bien-pensance. Ce feu croisé me réjouit. Il est la preuve que ce film ne verse dans aucun excès, ne cède à aucune facilité mais réussit à rester sur la corde raide du juste milieu. Quelques scènes en portent la trace, comme cette AG sous une toile de tente, où les arguments s’échangent à la volée témoignant du durcissement des positions des uns et des autres, mais aussi de la possibilité toujours bien réelle de dialoguer et de s’écouter.

Dans les films de Jaoui-Bacri comme chez Jean Renoir, chacun a ses raisons. Le miracle est de les faire comprendre au point même de les rendre toutes sympathiques qu’il s’agisse de l’odieux séducteur ou de la féministe hystérique (le mot va-t-il faire scandale ?). "L’Objet du délit" pose une question connexe qui a beaucoup agité le monde de l’art : comment jouer aujourd’hui des pièces du répertoire portant des valeurs que la morale aujourd’hui ne tolère plus ? Le racisme de "Madame Butterfly" ? La cruauté misogyne de "Norma", de "Tosca", de "Turandot" ?

Il y répond avec une admirable intelligence, sans régler ses comptes, sans lancer d’imprécations, sans tomber non plus dans le relativisme moral et en rappelant clairement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, en nous exhortant tous (et toutes !) à faire preuve de retenue, de mesure et d’humanité.

Se rajoute à la jubilation de ces dialogues aussi intelligents que drôles le plaisir d’entendre à sauts et à gambades quelques-uns des passages les plus célèbres des Noces, un des opéras les plus joyeux jamais composés.
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2026
Un film qui pointe l'aspect "normal" du harcèlement dans le milieu artistique et les points de vues qui divergent selon les personnages et leur sensibilté. Une situation qui se fait l'écho des dizaines et des dizaines d'affiaires d'attouchements sexuels, de harcèlements et de viols qui sont misent au jour depuis une bonne dizaine d'années dans le milieu du "show business". Intéressant et abordé de manière réfléchi. Encore un bon film d'Agnès Jaoui qui ne faillit pas à se réputaiton de très bonne réalisatrice.
Cinemadourg

915 abonnés 1 802 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2026
A la manière du film "Le Sens de la Fête" sorti en 2017, proposé par le duo Toledano / Nakache, qui nous plongeait dans les coulisses de la préparation (mouvementée) d'un mariage, "L'Objet du Délit" nous conduit dans les méandres d'une troupe théâtrale répétant en vue de proposer un opéra.
Premier constat : sans Jean-Pierre Bacri (ce long-métrage lui est d'ailleurs dédié), ce type de scénario choral manque cruellement de piment, même si sa partenaire de (presque) toujours Agnès Jaoui est comme d'habitude égale à elle-même, c'est à dire drôle, mordante et grinçante.
Second constat : autant les dessous d'un mariage touchent un large public et donc amusent avec ses références connues de tous, autant les entrailles d'un opéra parlent moins au plus grand nombre, j'ai souvent eu l'impression d'un humour ne divertissant que les spécialistes de ce milieu !
Passée la première heure sans grand relief (2h13 tout de même pour cette comédie), enfin les choses bougent un peu et le coeur du sujet est finalement abordé : une comédienne se plaint d'une agression sexuelle lors d'une répétition !
C'est à ce moment précis que cette oeuvre décolle véritablement : conflits d'opinions, dérives du néo-féminisme, #Metoo attitude, tout le monde en prend pour son grade et c'est vraiment réjouissant !
Mention "ratée" aux quelques passages de chants en playback absolument non crédibles, surtout Eye Haïdara !
Conclusion : hyper poussif, puis assez jouissif !
Site CINEMADOURG . free . fr
PLR
PLR

560 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juin 2026
La durée de ce film – 2h13mn quand même ! - n'est justifiée que parce que dans le film il y a l’opéra, ce qui allonge donc le propos. Ce propos c’est la préparation et les répétions d'une représentation des Noces de Figaro. Le synopsis prévient tout de go le spectateur qu’une agression sexuelle va perturber la production. Cette fois il ne faut pas spoiler : spoiler: l'agression ne sera rien d’autre qu’une scène de la pièce d’opéra au cours de laquelle un homme prend une jeune femme à la taille pour les besoins du jeu. Plus de 200 ans que la scène est jouée comme ça mais les mains masculines peloteuses de la gent féminine n’ont plus bonne presse aujourd’hu
i. Surtout que dans le milieu des arts et de la culture éclatent régulièrement des rumeurs, des dénonciations, des scandales et que nombreux sont les hommes susceptibles d’être désignés (à tort ou à raison, pas de fumée sans feu...) à la vindicte publique. Il faut toute la verve d’Agnès Jaoui pour sur un ton subliminal inviter le spectateur à prendre du recul et ne pas vouer trop vite aux gémonies. C’est le côté moralisateur et éducateur de cette sympathique comédie. Tiens, elle est répertoriée comédie dramatique. Oui bon, ça reste sur un ton léger et badin.
lionelb30

545 abonnés 2 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2026
Une très bonne surprise. On pense au sens de la fete avec là la preparation d'un opera. Le casting est bon , les dialogues bien , la mise en scene fluide , pas de temps mort et donc un ensemble réussi. Plaisant de voir une réalisatrice au top dans la durée .
mat niro

468 abonnés 2 175 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Pas spécialement féru d'opéra, j'ai passé un bon moment devant cette troupe jouant "Les Noces de Figaro".On sent la patte d'Agnès Jaoui pour son premier film sans Bacri à l'écriture. L'époque post Meetoo est bien représentée. Les hommes en prennent pour leur grade, Daniel Auteuil le premier en chef d'orchestre au passé trouble. Le racisme, la mysoginie ou les tensions dans un groupes sont autant de sujets abordés avec un humour grinçant. Même si l'on peut reprocher une certaine forme de redondance dans les propos, Jaoui confronte les différents points de vue avec des répliques bien senties. Les comédiens sont impeccables avec un coup de coeur pour Claire Chust dans le rôle irrésistible de Mirabelle. Du cinéma intelligent.
vidalger

381 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mai 2026
Grand écart pour Agnès Jaoui qui, en même temps, fait mine de s'allier avec les "me too" du spectacle vivant et par ailleurs se moque - gentiment certes - des anti-wokes. On retrouve fort heureusement la patte de la scénariste dans des dialogues plus vrais que nature, en particulier à propos d'une Chérubin noire joué par une Eye Haïdara survoltée. Le reste du casting est particulièrement bien choisi et même Daniel Auteuil apparait comme un chef d'orchestre crédible.
Le film demeure toutefois un peu long, d'autant que plusieurs chutes de rythme risquent de faire perdre l'attention au spectateur. Le happy end final reste dans la tradition Jaoui-Bacri, et c'est peut-être un peu dommage...
Michel C.

372 abonnés 1 827 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2026
Quel plaisir de retrouver Agnès Jaoui et sa dernière réalisation ! Ne manque que ….. Jean-Pierre Bacri, qui aurait probablement été à son aise aussi bien dans l’ écriture que dans un des rôles ( on se souvient avec Bonheur de « Le sens de la fête » -9 ans déjà ). Plaisir sublimé par un scénario ludique, amusant, trempé de musique classique à travers les répétitions du montage d’ un opéra. Les airs de Mozart dans « Le Mariage de Figaro » sont toujours aussi actuels et vibrants dans ce décor de rêve des ruines du château de Lacoste – à la mode des festivals d’ été au sud de la France en saison estivale. Agnès Jaoui réalise son rêve de partager et chanter ces airs dans une ce ses productions. Même si sa voix est mixée avec celle de la soprano Julia Beaumier, le résultat est splendide, à l’ œil et à l’oreille et m’ a enchanté. Les décors déjà majestueux ont été « upgradés » avec des phallus aux dimensions très généreuses, qui ne manquent pas de piquer une atmosphère que la pièce de Beaumarchais suscite, et se retrouve étonnamment, au centre des débats, 250 ans plus tard, rattrapée par des manières et usages, que certains taxent d’ agressions sexuelles, ou qui ont été tolérées sous mauvais prétexte du monde du « spectacle ». Bref une intrigue, qui a le vent en poupe, agrémentée de joutes d’ acteurs pleines d’ humour et d’ envie. Agnès Jaoui dresse des portraits fidèles et à peine caricaturaux, dans ce casting, où Daniel Auteuil, Oussama Kheddam, Eye Haïdara ou Claire Chust ( Mirabelle ) s’ en donnent à cœur joie, nous régalent, sur chaque plan. Un divertissement généreux et savoureux…..!!**
AZZZO

365 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2026
Le temps passe pour tout le monde : pour les femmes, pour les hommes, pour les normes sociales... mais aussi pour le cinéma !
Adepte d'un cinéma politique et sociétal, Agnès Jaoui ne pouvait se désintéresser de la transformations des rapports de séduction hommes-femmes après l'ouragan #MeToo. Le scénario qu'elle a écrit pour aborder ce sujet est très malin puisqu'en utilisant "Les noces de Figaro" de Mozart à partir du roman de Beaumarchais, elle crée une mise en abîme propice à observer les évolutions et les permanences du patriarcat depuis deux siècles et demi.
Le problème c'est que son cinéma a vieilli, lui-aussi. Malgré l'admiration que l'on peut avoir en regardant de nouveau les films du duo Jaoui- Bacri, il faut reconnaître que c'est un cinéma d'un autre temps et qu'il y a quelques scènes dérangeantes dans "L'Objet du délit".
En laissant ses protagonistes argumenter dans le but d'observer les incompréhensions respectives (ce qu'elle a toujours fait) , Agnès Jaoui autorise des paroles que l'on ne veut plus entendre. Ce qui était subtilité il y a 20 ans est devenu lourdeur. Le personnage qu'elle interprète ressemble à une vieille actrice aux propos éculés. Il n'y a pas de mal à se faire siffler dans la rue. Mais non, l'argument n'est plus entendable, même à des fins de débat. On en vient à douter de ses positions. Le doute se dissipe heureusement dans cette scène où elle dit clairement à Daniel Auteuil qu'un homme sait très bien si une femme veut ou ne veut pas. Ouf. Mais il est dommage et surprenant que des spectateurs/trices aient pu s'interroger sur ses intentions.
Un film intéressant, drôle, malin... mais un cinéma un peu dépassé.
Jean N.

332 abonnés 752 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2026
Une parmi les nombreuses daubes que je me suis fadé au Festival ...
L’intrigue se déroule dans les coulisses d’une ambitieuse production des Noces de Figaro. Mirabelle, la metteuse en scène, prépare le spectacle quand une accusation d’agression sexuelle éclate. En parallèle, une figure du milieu lyrique menace de diffuser une liste d’une dizaine de noms, ceux d’hommes accusés de l’avoir agressée. Le personnage de Daniel Auteuil s’inquiète : on apprend qu’il a « eu un truc avec elle » il y a quelques années.
Le ton flotte, glisse, hésite en un mot Jaoui patauge !!. C’est trop forcé pour faire rire et pas assez incarné pour que ça nous touche , en plus Claire Chust (Mirabelle) est d'une nullité abyssale. Reste Heye Haidara et bien sur Auteuil (et le nom de Jaoui car n'importe qui d'autres fait ce film c'est un tolé....) qui sauvent le tout du nauffrage À plusieurs reprises, on a l’impression que la cinéaste cherche à s’emparer d’un sujet et d’un mouvement qu’elle observe avec distance en ne prenant surtout pas parti pour un camp, on ne sait jamais desfoisque le vent tourne ....
garnierix

307 abonnés 600 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juin 2026
Ce film est d'abord intéressant parce qu'original. En effet, on passe plus de deux heures en préparation et en répétition d'un opéra : c'est bien plus intéressant que l'opéra lui-même, d'un certain point de vue (celui d'un spectateur au ciné). Ensuite, le film a ses qualités qui lui sont propres : bon scénario, sans digressions ; mise en scène irréprochable ; petite dose d'humour, sans déborder ; suspense ; bons acteurs, sans un seul qui ne surjoue -un bon point justement mérité pour l'actrice Claire Chust, échappée de Scènes de Ménage pour la bonne cause...

Le film a-t-il le défaut de "finir bien" ? Car dans la réalité d'aujourd'hui, ce genre de "délit" finit mal, la plupart du temps. Mais on est au ciné et l'auteur a décidé du contraire. Pour complaire ? Sûrement pas. Il semble plutôt qu'après avoir magnifiquement posé le problème (pendant deux heures), il préfère ne pas le résoudre (et laisser le spectateur le faire). Car tout le génie de ce film est de montrer, sans nous ennuyer (plutôt en nous distrayant), les multiples facettes du problème, ou des problèmes : les petits gestes ordinaires, les petites hystéries ordinaires, les petits racismes ordinaires, jusqu'aux petits mots ordinaires qui ne veulent rien dire, mais dont notre quotidien est fait aujourd'hui, jusqu'à l'excès, genre après du coup voilà c'est bon en même temps...

Le cancer (une rumeur vraie ou fausse) finit par atteindre tous les organes. C'est trop tard quand on s'en avise. Car, comme le dit une citation en exergue du film, "quand chacun a sa conception de la justesse, on arrive vite à la cacophonie". Ce film est donc, au moins, une invitation au calme. Autant chez les vieux que chez les jeunes, et quel que soit le genre. Calmer l'extrémisme, calmer les envies, calmer les intolérances, calmer les dérives, cesser de voir midi à sa porte, tout autant que chercher midi à quatorze heures...
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