Lors d’une sortie à Paris, trois amis d’enfance vont faire une mauvaise rencontre dans un bus de nuit. Un échange entre passagers qui va dégénérer jusqu’au point de non retour…
Imaginez un huis clos pendant près d’une heure, à l’intérieur d’un bus. Non, ce n’est pas un remake de Speed (1994). L’intrigue se déroule au ¾ à l’intérieur d’un bus de nuit (en temps réel) où, suite à une altercation entre passagers, le voyage va dégénérer.
Ce premier long-métrage signé Morade Aïssaoui se regarde sans déplaisir certes, mais s’oubliera aussitôt. Scindé en deux parties, si l’on appréciera la première demi-heure (avec les trois potes dans leur banlieue), la seconde partie, à savoir le coeur même du film, on regrettera l’absence de tension censée nous scotcher à notre fauteuil
(on parle quand même de la prise d’otage d’un bus et de ses voyageurs, d’un coup de feu tiré par un flic et d’une course poursuite avec la police, bref,
il y avait matière à créer une tension dramatique, sauf qu’elle n’y est pas). Et concernant la caractérisation des personnages, le huis clos nous offre tout un panel de protagonistes caricaturés au chausse-pied
(un raciste, un mec qui se la joue, un chauffeur froussard, des gamines superficielles et une bonne grosse louchée sur les discriminations, histoire d’enfoncer davantage le clou)
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Malgré cela, il faut néanmoins reconnaître que les (jeunes) acteurs s’en sortent pas trop mal, si l’on fait exception des 2 influenceurs (ou youtubeurs, appelez-les comme vous voudrez) en la personne de Riadh Belaïche (plus connu sous le pseudonyme de "Just Riadh") et Paola Locatelli (Rapide - 2025). A leurs côtés, on y retrouve Gaspard Gevin-Hié & Bakary Diombera et dans les seconds rôles Arben Bajraktaraj (Survivre - 2024), Mylène Jampanoï (Martyrs - 2008), Damien Jouillerot (Vaincre ou mourir - 2023) & Jérémie Covillault.
Enfin, côté scénario, on préfèrera éviter de s'attarder sur les nombreuses décisions absurdes que peuvent prendre certains protagonistes, des facilités
(l’OQTF qui, comme par miracle, sait conduire un bus)
, des incohérences et un final suffisamment WTF (et ridicule) pour nous faire totalement décrocher
(non seulement le bus n’est pas escorté par la police (ils sont quand même censés être poursuivis par les forces de l’ordre), mais le coup de la cité qui leur vient en aide et se mêle à la prise d’otage pour faire diversion, c’était vraiment grossier)
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N121 - Bus de nuit (2026) n’est pas mauvais en soi, mais très clairement, il y a beaucoup choses qui ne vont pas et qui font que le film ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
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