Bienvenue à Suburbicon
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232 critiques spectateurs

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Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2017
Night, and Good Luck) Monsieur Nespresso revient derrière la caméra. George Clooney avec Monuments Men, nous avait laissé avec l’impression mitigée d’un film un peu froid et maladroit, alors que Les marches du pouvoir faisait figure de thriller politique autant pertinent que captivant.
Difficile donc de savoir à quoi s’attendre avec ce Bienvenue à Suburbicon, là où les frères Coen viennent travailler à 8 mains un scénario (au total) qui prend évidemment l’ADN que les deux frères ont su imposer au cours des années. Pour le fond, cela transpire donc du Coen pur jus. Mais le film s’avère si tranchant que bien des spectateurs, comme certains commentateurs, seront scindés entre les classiques « très bon – pas top ». Plus subtil que ça, le dernier George Clooney s’avère très intéressant au regard de l’actualité récente du pays de l’Oncle Sam qui « Trumpe » son monde. La connotation raciale est évidente et peu originale mais marque clairement, même si simplement, le conflit ancestral de l’Histoire sociale américaine. Il est juste dommage que ce point en filigrane ne soit pas plus imposant dans le film.
Reste alors au-dessus de ça un certain jeu de massacre, entre sérieux et « coenerie » humaine où le côté sombre de l’être humain peut être poussé dans ses plus profonds retranchements. Hélas l’ensemble ne prend pas plus que ça, alourdi par une mise en scène assez plate et qui manque clairement d’ambition, la même qui a composé les principaux échecs des long-métrages dans la filmographie de George Clooney en tant que réalisateur. C’est donc plus sur le discours, dénonciation d’une Amérique hypocrite en son cœur même comme au sein de ses foyers, qu’il faut porter son attention. L’ensemble du casting tire son épingle du jeu, par ses interprètes et les « gueules » qui défilent dans cette satire très réjouissante. Pour voir cela sous cet angle il ne faut pas attendre de l’histoire de grands bouleversements, mais s’attarder sur ses phases de jeu et de dialogues (souvent) à rallonge, parsemés du charme de certains films passés des frères Coen. Au final, Bienvenue à Suburbicon est un « petit frères Coen » pour le fond, et un film lisse et sans relief (ou presque) dans sa mise en scène où George Clooney réussit son entreprise dans sa direction d’acteurs uniquement. Ce qui, pour le spectacle et le thème, s’avère un plaisir discret mais grinçant.
requiemovies.over-blog.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2017
Tout simplement brillant. J'ai adoré l'intrigue et le déroulement en général du scénario. Intelligent et drôle, noir et absurde, bravo ! J'ai du mal à comprendre que les critiques soient si binaires. Je le recommande vivement !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 décembre 2017
Rares sont les moments où je n’arrive pas à voir autre chose à l’écran que des acteurs lisant leur script et des techniciens accomplissant leurs artifices formels… Eh bah là, avec ce « Bienvenue à Suburbicon », ce fut le cas de la première minute à la dernière ! Un vrai festival ! C’était limite si je n’entendais pas George Clooney en train d’expliquer sa démarche en même temps que je voyais l’intrigue se dérouler. Et franchement, à bien y réfléchir avec le recul, je crois même que l’un dans l’autre j’aurais encore préféré que George Clooney explique vraiment sa démarche en direct. Parce que bon, durant l’intégralité des trois premiers quarts d’heure, il fut pour moi impossible de comprendre où ce film voulait en venir. Après une amorce à la « Edward au mains d’argent », voilà que l’ami George entend commencer par une scène volontairement caricaturale qui vise à tourner en ridicule une population qui refuse d’accepter une famille noire dans leur quartier. Donc OK, visiblement l’ami Clooney entend surfer sur la vague du grotesque. Soit… Seulement voilà, dès la scène suivante, le film décide de basculer sur une toute autre intrigue en adoptant le ton d’un thriller froid qui cherche à imposer une atmosphère tendue (…enfin « tendue »… Disons pour être honnête qu’elle est aussi tendue que la peau du menton d’Edouard Balladur, c’est dire.). Alors bon, pourquoi pas… Sachons nous adapter : le thriller donc… Mais voilà qu’on enchaine dans la foulée sur encore autre chose ! On reste sur l’intrigue du thriller, mais le film en abandonne les codes pour basculer sur quelque-chose de plus mou, impersonnel et difficile à qualifier ( spoiler: Je pense ici à cette phase où la famille Lodge reçoit des condoléances de toute part. Aucun angle n’est offert pour savoir comment appréhender ces scènes, si bien que celles-ci tombent totalement à plat, se contentant simplement de transmettre l’information « la famille Lodge reçoit des condoléances » et rien de plus. Le seul moment où quelque-chose est tenté c’est quand le personnage de Gardner reçoit les condoléances de la part de son patron. Mais pour le coup, la chose est soudainement tournée en ridicule sans qu’on comprenne pourquoi ni comment on est sensé prendre la scène. C’est sorti comme ça, totalement ex nihilo. Ç’en devient un moment de cinéma très gênant…
) Et en gros c’est comme ça pendant trois gros quarts d’heure donc : les scènes banales s’enchainent sans qu’on comprenne vraiment leur finalité ; la tension est tellement inexistante qu’il est impossible de savoir si c’est volontaire ou pas ; et des moments de grotesques tombent un peu comme ça, aléatoirement, et souvent au plus mauvais moment… C’est alors qu’au bout de trois quarts d’heure est donc survenue la révélation. Il a suffi d’une seule scène pour comprendre à la fois l’intrigue et en même temps l’ampleur du désastre ( spoiler: Je parle ici de ce moment où Rizzoli et son pote débarquent dans le bureau de Matt Damon
). Avec cette scène, la démarche de l’ami Clooney apparait au grand-jour et à son plus grand désavantage. Avec elle, on comprend qu’en fait, depuis le départ, ce gars essayait de faire un film qui soit à l’image de ceux des frères Coen (d'ailleurs ils sont crédités au scénario). Beau modèle j’en conviens, mais encore faut-il avoir compris comment ça se ficelait un film des frères Coen ! Tout d’abord – non – l’humour des Coen n’est pas basé sur le ridicule, il est basé sur l’absurde. C’est parce que les personnages accomplissent des actes absurdes ou parce qu’ils entretiennent des conversations absurdes qu’ils en deviennent drôles et ridicules. En soi, un personnage ridicule qui se contente de commettre des bourdes et des grimaces n’est pas suffisant pour faire un humour à la Coen. Or dans ce film, les touches d’humour ne se limitent qu’à ça. Et elles tombent souvent à plat parce que ces touches tombent toujours aux moments où il ne faut pas, notamment en plein milieu d’un moment où une tension est sensée monter. Parce que oui, en plus de ça, il faut qu’à côté de ce problème d’humour, il y ait un problème pour générer les tensions. Chez les Coen, une tension ne se construit pas toute seule. Elle va s’appuyer sur un conditionnement minutieux du spectateur qui doit se dire « je ne sais pas ce qu’il va se passer, mais je sens que ça va pas super bien se passer, et au vu de ce que disent les personnages, je peux même craindre que ça prenne une tournure inattendue, crue et dévastatrice pour l’intrigue ». Or, pour reprendre la première scène de tension de ce « Suburbicon », elle déboule juste après une scène toute guillerette, sans subtilité, et noyée par une musique pompière qui ne laisse aucune place à la tension. Rien n’est mis en place. Ni la manière de filmer la maison, ni l’habillage sonore, ni une mise en contexte préalable ne permet d’assimiler ça à une scène tendue. Du coup on regarde la scène sans savoir si ce qu’on nous présente doit être une source d’effroi, de tension ou pas. Et comme généralement on doit attendre la scène suivante (voire plus) pour comprendre a posteriori l’intérêt et le sens des scènes, tout ce qu’on observe à l’écran se prend par conséquent de manière dépassionnée, comme de la simple information et rien de plus… Alors du coup, quand j’ai compris dans la deuxième partie du film que Clooney comptait faire de ce « Suburbicon » une sorte de « Fargo » dans les suburbs d’ « Edward aux mains d’argent », j’ai juste ma mâchoire qui m’est tombé sur les cuisses. Mais enfin George ! On ne peut pas faire un « Fargo » avec une musique aussi omniprésente, pompière et dégueulasse ! On ne peut pas faire un « Fargo » quand on est infoutu de savoir choisir un genre et de s’y tenir ! On ne peut pas faire un « Fargo » quand on ne sait pas faire identifier au spectateur les enjeux d’une scène ! On ne peut pas faire un « Fargo » quand on pose, qu’on abandonne et qu’on reprend de manière quasiment aléatoire les éléments d’intrigue qui sont sensés constituer l’histoire ! ( spoiler: « Ah bah oui tiens ! Cette histoire de communauté qui n’accepte pas les noirs ! C’est vrai qu’on les a bien oublié ceux là ! Allez ! Reparlons-en maintenant parce que ça se présente ! » Et que dire de l’oncle Mitch qu’on voudrait nous faire percevoir comme un personnage essentiel alors qu’il fait des passages aussi fins que des rondelles de salami ?! Ah et puis oui au fait… Suburbicon et sa communauté… En fait, pourquoi on en parle ? Le film se passerait dans n’importe quelle autre ville ça ne changerait rien à l’histoire dans l’espace ici désigné n’a finalement que peu d’importance !
) Rolalah mais c’est incroyable ! Non mais ce film, c’est juste le festival du flop ! Rien ne marche parce que tout est toujours fait dans le désordre, soit avec la mauvaise musique ou le mauvais montage, soit sans les éléments explicatifs nécessaires, ou soit souvent les deux à la fois… Et quand en plus on constate que l’ami Clooney a cherché en plus de cela à caser par-dessus cet ensemble bancal de bons gros messages politicards en mode « les racistes ils sont quand même vraiment pas malins » ou bien encore « on se croit tous bien sous tout rapport dans nos petits paradis factices mais en fait non ! » mais pour moi c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! Non mais oh ! Une telle accumulation de lourdeurs, d’erreurs et de fautes de goût, ça relève carrément du challenge ! En tout cas, bravo à George Clooney, parce que j’ai beau ne pas savoir qu’elle était son pari, mais une chose est sûre : c’est gagné ! We did it ! Se louper à ce point sur tous les champs possibles offerts par le cinéma, ça au moins le mérite d’être du grand art… Bon alors après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2017
Vu et avis le 20171213

Bonne histoire, bien fait, mais ne semble pas décoller de ce qui est visible/compréhensible de prime abord,!au premier degré.

Le même film proposé par un hispanique ou un afro-américain aurait une interprétation très différente. C est peut être même le but premier de george Clooney, faire un film raciste antiblanc, assez primaire pour que les caucasiens soient victime d'un acte raciste et ressentent ce que c est d être du côté de la victime de racisme.

Le film fonctionne bien mais reste trop basique pour susciter une vive émotion, pour emporter l'enthousiasme.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2017
Un film étrange, bizarre....et on ne sait pas vraiment où Georges Clooney voulait nous amener....
Comédie de mœurs ...ou politique sur le racisme anti noir fin des années 50 aux États Unis? Ou tout simplement une comédie noire déjantée ?
Personnellement je n'ai pas trop apprécié ...ce mélange des genres...
Deux étoiles pour le jeu de Matt Damon ..excellent .....jouissif même.....et Julianne Moore.....et pour la reconstitution de cette année 1959....sublimes décors , vêtements , voitures ...et surtout...mimiques des acteurs.....
Cédri T
Cédri T

25 abonnés 233 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 décembre 2017
C’est long inintéressant avec peu d’action même la présence de Matt ne relève pas le niveau une vraie déception a éviter
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 décembre 2017
Ses habitants n'appréciant guère qu'on leur mette leur beaufitude sous le nez, Suburbicon - situé dans les années 50 -, a fait un bide au Pays de Trump, la critique de la way-of-life de la classe moyenne de l'époque renvoyant sans doute à trop d'introspection ces accros aux blockbusters infantilisants. Cette partie "remise en question" n'est pourtant que la partie émergée ( et quasiment distincte) d'un petit bijou de thriller déjanté dont les frères Coen ont le secret, respectueusement mis en scène par un Clooney qu'on sent jubiler, petit bijou qu'apprécieront à sa juste valeur les habitants pleins de bon goût du Pays de Choron.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 décembre 2017
Excellente caricature de l'Amérique des années 50 qui nous oriente dès les premières minutes vers les frères Coen dont nous reconnaissons la patte.
Georges Clooney réussit merveilleusement à nous faire rire (jaune), de l'ostracisme des blancs envers les noirs et de la bêtise de cette middle class qui se croit parfaite et bien élevée devant des enfants qui observent leurs parents sans aucune indulgence.
A voir absolument.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2017
du "Coen" cent pour cent. une réalisation qui appuie ou ça fait mal, digne du scénario ou la bêtise et le racisme ordinaire sont loi. des personnages a la démesure insensée, et le héros dépassé par les événements. c'est énorme c'est un délire permanent qui se termine en rouge sang. l'action crescendo passe au second degré tout ce qu'elle touche, (un clin d'oeil a blue velvet) bref du vrai cinéma de détente époustouflant le vrai cinéma américain. ;.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 décembre 2017
La reconstitution quasi-fétichiste des années 50, la critique de moins en moins feutrée de l'"american way of life" au fur et à mesure du déroulement de l'intrigue, le casting exceptionnel, l'humour grinçant des frères Coen, tout est rassemblé pour nous enchanter. Et pourtant, il apparait que la machine se grippe, que l'histoire patine. On a un peu de mal à recoller l'histoire des voisins racistes avec le reste du scénario principal qui se suffisait à lui-même et notre intérêt se dilue malgré les rebondissements spectaculaires (et parfois gore !) qui vont peu à peu orienter cette histoire doucereuse d'un après-guerre idéalisé vers un délire d’égoïsme, de brutalité et de haine. Le réalisateur, fou-amoureux du cinoche des années 50, semble-t-il, s'est trop regardé filmer. Dommage !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 décembre 2017
Alors que tout était réunis pour un bon film, acteurs, réalisateur, scénariste, le film n'est pas très bon.
l'histoire est confuse, on accroche difficilement au scénario. La fin est plutot pénible à voir.
Film classé comique. Je suis sceptique. l'idée de faire une caricature du monde parfait américain sixties
qui implose aurait pu être une bonne idée.
A oublier. Je ne le conseille pas.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 décembre 2017
Réalisé par un bon Clooney qui a reçu un coup de main à l'écriture des frères Coen, vous pouvez imaginer le style de film que c'est. Au final un bon film mais un sous Coen.
Elisabeth T
Elisabeth T

3 abonnés 26 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 décembre 2017
Quelle déception ! La bande annonce laissait espérer un film dynamique, drôle, caustique. En fait il est d'un ennui abyssal car le rythme est vraiment trop lent. C'est vraiment dommage car il y avait tous les ingrédients pour en faire quelque chose de décalé et original.
Avoine M.
Avoine M.

70 abonnés 295 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 décembre 2017
Un scénario des frères Coen, véritable concentré d'humour noir qui ravira les fans nostalgiques de Sang Pour Sang et autre Fargo des mêmes frangins, que Clooney met en images avec dévotion tout en y ajoutant sa petite touche de critique sociale.Un régal.
Le D.
Le D.

247 abonnés 1 125 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2017
"Bienvenue à Suburbicon" est un film captivant, des scènes assez drôle et un histoire atypique. Très supris de voir se film qui est très accrochant. Supris de certains performances d'acteurs.
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