Presque 3 étoiles... Superbement écrit mêlant habillement divers sous histoires et points de vue rassemblées pour un même thème (les pers.âgées, l'amour, la solitude). Géraldine pailhas est comme à son habitude pleine de charme. Biolay devrait apprendre à jouer avant de faire un film et de stopper son genre "autiste" par choix. Le suicide gâche un peu le film c'est dommage de choisir un drame dans une comédie de moeurs qui aurait gagné dans le choix de l'espoir ! C'est sympa, c'est frais, on sourit presque tout le temps et c'est bon.
Un petit film qui a l'air très insignifiant au départ et qui au final étonne et se révèle être une comédie douce-amère particulièrement savoureuse et pétillante. Les dialogues sont intelligents et bien écrits, les personnages bien définis et l'ont s'attachent facilement à chacun d'eux malgré, et peut être surtout grâce à, leurs multiples défauts et manies. C'est fait avec tellement de tact, de tendresse,d'amour et d'humour que l'on ne peut que craquer pour Didine et tous ceux qui l'entourent. La mise en scène est fluide et sans fioriture, simple et honnête, deux éléments qui semblent couler de source mais bien souvent oubliés de nos jours, même si elle reste très classique. La réussite de l'entreprise tient bien évidemment aussi grâce au talent et à la qualité de l'interprétation. Géraldine Pailhas, actrice très discrète...Ici elle est formidable, drôle, parfaite dans un premier rôle où elle tient tout le film sur ses épaules, enfin un premier vrai premier rôle ! En tout cas elle nous offre un très beau portrait de femme, un peu désabusée, un peu résignée, qui n'attend pas grand chose de la vie et qui par hasard va croiser quelques personnes qui vont tout bouleverser et lui amener de nouvelles perspectives. Le duo qu'elle forme avec Edith Scob est délectable. Elle y est absolument formidable. Méchante, attendrissante, drôle, et finalement le parfait double de Didine, ou en tout cas de ce qu'elle pourrait devenir. Christopher Thompson prouve ici qu'il n'a pas que des talents de scénariste pour les film de sa mère, mais qu'il peut aussi être un excellent acteur. De plus il n'est vraiment pas désagréable à regarder, ce qui ne gâte rien ! Cette Didine est donc une excellente surprise.C'est drôle, sensible, pudique, sincère, intelligent, mélancolique et plein d'espoir, léger et grave à la fois. Un casting parfait. Rien à dire. Une excellente comédie romantique à la française. On a eu ce mois-ci le pire (Enfin veuve) et le meilleur (Didine), à vous de choisir !
Très belle photo, j'ai un peu regretté qu'elle soit concentrée sur les personnages humains, car Lyon, en qualité de personnage, méritait à mon goût un regard aussi caressant. Les héroïnes de Vincent Dietschy ont en commun une certaine vigueur dans l'expression, dont les héros font les frais, ce qu'il utilise comme élément comique (déjà présent dans "Julie est amoureuse"). Et c'est peut-être ce qui m'a le plus marquée dans ce film, ce parti-pris d'être du côté des femmes, tout en portant sur l'actrice principale un regard très masculin. Un film qui a beaucoup de charme (machos s'abstenir).
"Didine" ne ressemble à rien de connu du paysage ciné actuel.Une sorte de fable contemporaine ou l'héroine vit dans une bulle,loin de toute responsabilité.Un film léger,un peu étrange dans sa construction(peu de musique),mais qui se révèle au final tout à fait cohérent avec la personnalité de Didine.Cette jeune de 35 ans vit de l'air du temps.Fraîche et naïve,elle va pourtant éclore au fil de rencontres fortuites.D'abord donner un sens à sa vie en aidant des personnes âgées à domicile,puis chercher l'amour et le trouver.Pas vraiment un film d'auteur,plutôt un petit film bourré de sensibilité et drôlement attachant.Géraldine Pailhas trouve enfin le premier rôle qu'elle méritait tant.Son tempérament doux et opiniâtre à la fois,s'accomode parfaitement du personnage rêveur de Didine.Une jolie surprise donc que je conseille.
C'est bizarre, les films. Sans qu'on puisse vraiment expliquer pourquoi, il y en a qui déplaisent dès les premières images, que l'on a tendance à repousser, et d'autres, au contraire, dans lesquels on se sent bien, qu'on vit, qu'on hume, qui nous emplisse d'émotions. "Didine" fait partie de cette dernière catégorie et on est vraiment en droit de protester contre le manque d'écho ayant accompagné ce petit bijou. Une fois de plus, le cinéma français n'est jamais aussi à l'aise que lorsqu'il s'accompagne de sensibilité, de subtilité et d'humour léger. Une fois de plus, Anne Le Ny apporte la preuve de son grand talent, comme scénariste cette fois ci. Géraldine Pailhas est absolument lumineuse dans le rôle principal, une jeune femme pleine de talent mais qui a du mal à croire en elle. On retrouve Julie Ferrier (on ne voit qu'elle en ce moment !), parfaite dans le rôle de sa meilleure amie. En même temps son négatif ! Edith Scob, en vieille femme qui se la joue revêche, est également excellente. Quant aux rôles masculins, Christopher Thompson et Benjamin Biolay, la sobriété de leur jeu représente un atout de plus pour le film. Un film dont on sort ému et heureux.
J'ai beaucoup aimé ce portrait de jeune femme de 35 ans magnifiquement interprété par la superbe Géraldine Pailhas qui porte vraiment le film sur ses épaules. Une histoire attendrissante : j'ai passé un très bon moment.
Ce qui fait plaisir ici, c'est que pour une fois, une oeuvre française n'est pas submergée par une Bande Originale exclusivement anglo-saxonne, ce qui en général est effectivement beaucoup plus cool, hype, branché. Non, c'est de la musique française, Monsieur ! Ainsi, on peut par exemple entendre dans "Didine" deux chansons d'Alain Souchon extraites de son album sorti en 1999 dont ma préférée "L'horrible bye bye" mais qui resta malheureusement inconnue pour le reste de la populace et de son ignorance crasse. Pour info, la seconde, c'est "Le fil" (qui berce le générique de fin), qui marqua la première collaboration entre le gendre idéal et son fils. Oui, je sais, la dernière phrase est pas évidente à comprendre, mais en la relisant plusieurs fois, ça devrait le faire. Et le film, me demanderez-vous ? Bof. Sympa de voir Benjamin Biolay mais aussi Elodie bollée dont j'étais presque tombé amoureux dans "Jean-Philippe" qui me déçoit cependant un peu tant son jeu semble trop monocorde, mais que je ne me lasse jamais de regarder. A part ça, c'est pas vraiment original et ça tourne trop en rond. Heureusement, parfois au cinéma y a James Bond. Il pète la gueule à tout le monde. Mais la mer devient houleuse. Et les filles plus capricieuses. Le soleil devient plus pâle.
Super le dernier film de Claude Sautet ! Claude Sautet ? ce grand cinéaste encensé par les critiques et prisé par le public il y a 30 ans, et que plus personne ne connait aujourd'hui, tant ses films sont... comme Didine ; c'est bien tourné, les acteurs ne jouent pas trop mal, mais tout ça ronronne - chez Sautet c'était "bourge", chez Didine, c'est "bobo" - un bel ennui... Sans intérêt.
Didine est exaspérante et charmante. Exactement comme le film. C’est un scénario d’Anne Le Ny, l’excellente réalisatrice de Ceux qui restent, et l’on sent la finesse de l’écriture, le refus de la simplicité dans les situations, et pourtant l’histoire est extrêmement plate, presque sans intérêt. Tout repose sur les épaules du personnage principal, joué par Géraldine Pailhas, parfois formidable dans un rôle de godiche amoureuse qui s’ignore, au regard incandescent, et parfois comme absente aux yeux vides. Les personnages secondaires, un peu clichés, mais pas tout à fait, sont partagés entre ceux qui brillent par leur pétulance (la vieille dame étrange jouée par Edith Scob, ou la copine déprimée mais pleine de vie incarnée par Julie Ferrier) et d’autres à la limite de l’erreur de casting (Elodie Bollée en adolescente qui se cherche, et surtout Benjamin Biolay, aussi ennuyeux et blafard que ses chansons). Si les acteurs ont tant d’importance, c’est que la mise en scène est trop souvent terne, sans imagination, sans rythme. Pourtant, il y a quelques jolis instants, où l’on se dit qu’avec moins de nonchalance, le film aurait pu être autre chose qu’une pâle comédie romantique, au goût très légèrement amer.
Si la note deux étoiles peut paraitre a priori moyenne, ce n'est pas le cas ici. Car Didine est un très joli film, un portrait sensible et attachant d'une femme d'aujourd'hui.. On sent bien une réelle écriture dans le scénario et les dialogues, ce qui nous permet de nous sentir très proches des personnages, comme s'il y avait une proximité entre eux et le spectateur. L'ensemble est donc charmant, grace également à la prestation de Géraldine Pailhas qui, par sa discrétion et son charme, permet au film de sortir des comédies sentimentales sans grande originalité d'aujourd'hui. On regrettera alors seulement quelques longueurs parfois, nous rappelant au final que ce film n'a rien d'exceptionnel sur la forme, mais n'en demeure pas moins réussi sur le fond. Un bon moment à passer.
Un film assez touchant, notamment grâce à l'interprétation des acteurs, autant de premiers que de seconds rôles. Si l'on ne comprend pas tout de suite où le réalisateur veut en venir, on se laisse porter dans la vie de cette fille ordinaire. Le scénario n'est pas très développé, tout est une question d'évolution des personnages et de leurs rapports entre eux. Quelques jolies scènes sont pleines d'émotion.
A contre courant de toutes les autres comédies, Didine est une vraie et grande réussite. Un scénario sans prétention mais qui touche et sonne vrai. Une réalisation alerte, efficace et sans artifice indispensable permet aux excellents comédiens de s'exprimer au-travers ce cette tranche de vie. Du rire, des larmes aussi, des sentiments qui se font et qui passent, de l'aigreur aussi avec une magnifique E. Scob. Enfin bref un film réussi qui permet de passer un très agréable moment de cinéma. Allez-y !
C'est bien écrit, il y a des passages très drôle, les personnages sont assez intéressant mais j'aurais préféré qu'ils soient plus dessiné. Le vrai problème , c'est le rythme, ça manque cruellement de rythme, il y a des passages totalement inutile, et les scènes seraient plus efficaces si ça allait plus vite car ce n'est pas Benjamin Biolay qui va accélérer tout ça. C'est dommage.