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CrystalEagle
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3,5
Publiée le 12 août 2026
Un mime nerveux et un flâneur débonnaire signent un spectacle aussi hilarant qu'inégal. La légende veut que De Funès, furieux qu'un premier montage favorise trop son partenaire, soit arrivé sur le tournage armé d'un scénario truffé de gommettes de couleur, une par réplique, bien décidé à ne pas se faire voler la vedette par Bourvil. De cette guerre d'ego née un environnement où les deux acteurs se tirent mutuellement vers le haut, et leurs rares scènes communes n'en paraissent que plus magnétiques. Bourvil y déploie une malice discrète sous des dehors bonhommes, offrant au film une tendresse qui lui manquerait sans lui. Déguisé en parrain de la pègre, il finit par rire seul dans son coin, savourant un bon tour dont il ne mesure pas toute la portée. Le titre se révèle alors un piège, tant le vrai naïf de l'histoire n'est peut-être pas celui qu'on croit. De Funès est aussi extra, et surprend par une sobriété qu'on ne lui connaîtra plus dans ses rôles suivants, réservant à la scène du garage italien un petit bijou de mime burlesque hérité du cinéma muet.
Sous la farce affleure une histoire plus sombre qu'il n'y paraît, celle d'un honnête homme sans défense, manipulé, humilié, puis reconstruit par un puissant qui ne voit en lui qu'un outil jetable. Entre l'homme d'affaires pressé et le petit commerçant tranquille se joue en réalité un choc des classes. Ce goût pour la dérision sociale et cette charge contre la société de consommation portent déjà toute la signature du cinéma d'Oury, dont Le Corniaud fait figure de premier laboratoire. Une Cadillac rutilante, une Rolls qui écrase tout, une Italie filmée comme un paradis touristique hors de portée. Je trouve que le film capte une France qui découvre les vacances et l'automobile comme signe de réussite, portée par l'appétit de consommation des Trente Glorieuses. Ce vernis économique de l'époque dissimule mal une pourriture bien réelle, même si la comédie garde par endroits les clichés de son temps.
Construit comme un road-movie picaresque, Oury privilégie l'enchaînement des gags à chaque étape plutôt qu'une dramaturgie construite, au point que son intrigue, assez fragile, aurait sans doute sombré dans l'oubli sans ses deux têtes d'affiche. Il en reste pourtant des scènes cultes, la tarentelle endiablée du garage italien, ou l'accordéon du générique, qui ouvre le récit sur une valse parisienne aussi populaire que nostalgique. Et au bout de la route on se demande qui du naïf ou du puissant était vraiment le corniaud ?
Un film culte dont je ne me lasse pas de revoir, et rire, avec la présence de deux légendes et cette scène cultissime de l accident avec la 2 CV. Un très bon moment à passer
La rencontre Bourvil - De Funes dans ce film est sans doute celle qui fut la plus réussie en 1965. De la pure comédie où le scénario passe au second plan, une succession de scènes souvent bien pensées pour être drôles jouant sur le caractère de chacun des deux. Tout ne fonctionne pas dans ce film mais il y a bon nombre de moments qui sont d'anthologie.
Second film du duo magique des années 60, Bourvil vs De Funès. La Grande Vadrouille est un chef d'oeuvre qui se voit et revoit sans perdre du plaisir. Le Corniaud... ce n'est pas tout à fait pareil. Le film reste drôle mais perd de sa magie et a beaucoup vieilli. On suit un trafiquant, De Funès, qui a caché plusieurs produits dans une voiture que conduira un commerçant naïf, Bourvil, d'Italie vers la France. Les choses se compliqueront inévitablement tout au long du trajet. Une comédie à voir toutefois, pour l'histoire et la passion du cinéma français. Bref : You Koun Koun ??
"Le Corniaud" reste aujourd’hui l’une des plus grandes comédies du cinéma français. Rythmé et sans temps mort, le film enchaîne les gags avec une précision millimétrée, dont certains traversent les décennies sans prendre une ride. Mais c’est surtout le duo Bourvil-De Funès qui fait des étincelles : leur alchimie, chacun dans son registre, est tout simplement magique. Une comédie intemporelle à redécouvrir, en famille ou entre amis.
Immense classique du cinéma français qui réunit les deux génies que sont De Funès et Bourvil. Avec un concept simple et une quantité de gags tous fonctionnels, on passe le film à rigoler, à sourire. Bien que la fin soit un peu moins amusante et réussie que le reste, ça n'en reste pas moins un grand classique.
Une joli bo, de très beaux décors, un scénario original et rythmé signé Oury et un Bourvil et de Funès au mieux de leurs formes. L'un tendre, touchant et doucement hébété et l'autre mauvais comme la galle, agité comme une mouche dans un bocal mais attachant. Le reflet des années soixante moi je dis oui.
Après autant de visions, il m'est impossible de juger objectivement ce grand classique de la comédie française. Le revoir régulièrement m'offre à chaque fois le même plaisir, lié à de merveilleux souvenirs d'enfance, à des rêves de voyage en Italie, et au côté road-movie du film. Et il y a bien sûr le cultissime duo De Funès-Bourvil, qui nous régale de bout en bout. Et même en le connaissant par coeur, je me régale de chaque scène. Maintenant, bien sûr, si on reste totalement objectif, ce n'est pas un chef-d'oeuvre de comédie, mais je laisse à d'autres le soin d'en juger. Car “Le Corniaud”, en ce qui me concerne, fait partie des intouchables.
Le naïf et le sournois, un duo fait pour durer. Les dialogues jaillissent désormais dans le quotidien. Les scènes cultes se suivent les unes après les autres. Ma préférée, parmi toutes adorées, est celle de Louis de Funès dans le garage sur La Tarentela de La boutique fantasque. "Il m'épate ! Il m'épate". On retrouvera ce don musical à l'opéra Garnier dans La grande vadrouille.
Ballade italienne pour le duo Bourvil - Louis de Funes. Ce film de Gérard Oury est bien en dessous humoristiquement que son prochain film "la grande vadrouille". Nous avons des scènes devenues culte comme l'accident de voiture du début de film. Mais dans l'ensemble, c'est bien maigre en idées pour avoir le haut du panier au niveau comédie.
Le Corniaud, road-movie comique réalisé par Gérard Oury, oppose Antoine Maréchal (Bourvil), brave commerçant parisien naïf dont la 2CV explose sous les roues d’une Cadillac d’un certain Léopold Saroyan (Louis de Funès), gangster mielleux et tyrannique. Dédommagé par la luxueuse américaine pour un road-trip Naples-Bordeaux, Antoine transporte sans le savoir héroïne, or et le mythique diamant Youkounkoun, poursuivi par la mafia italienne (Venantino Venantini en bègue) dans un délire de quiproquos, filières religieuses et cascades folles.
Le duo mythique explose en alchimie parfaite : Bourvil en benêt attendrissant et rusé, de Funès en diable survolté aux grimaces infernales et coups de téléphone assassins, avec un rythme effréné porté par des gags cultes (couvents/maisons closes, poursuites romaines, “elle va marcher beaucoup moins bien”). Venantini, Henri Génès et les seconds rôles (Jacques Ary en douanier, Paul Préboist) amplifient l’absurde dans un scénario ingénieux et une photo italienne somptueuse.
Quelques longueurs italiennes et un final un peu convenu tempèrent l’ensemble malgré un box-office record.
Que dire qui n'a pas déjà été dit sur ce film. Le premier vrai film avec bourvil ET de funes. Un Road trip tellement attachant, drôle, parfois même légèrement émouvant. Gérard Oury est un réalisateur et un scénariste incroyable... Sa fille Danielle également. Comment ce film peut il être encore aussi efficace 50 ans après ? Regardez le, vous ne le regretterez pas.
Très bonne comédie, qui a l'élément déclencheur le plus rapide, le plus simple et le plus efficace que je connaisse. Tout dans la deuxième scène est là, et tout est dit pour lancer l'histoire. Et c'est très drôle. Malgré tout on sens une certaine rigidité dans l'histoire, qui demande à Bourvil et De Funès d'assouplir par leur seul talent. Le seul moment où je l'ai sentit, c'est lors de la prise de conscience du personnage de Bourvil. Mais en même temps, c'est plus une farce proche de la comédie de théâtre, que du cinéma pur. Il y a un peu des deux, et c'est difficile de trouver des défauts. Une scène originale par exemple, le duel à la James Bond, bien qu'il n'y en ai pas encore eu de tel à ce moment, au milieux des fontaines. C'est potache, ridicule, bouffon, clownesque. C'est très drôle. Le film entier est une sorte de parodie des films de gangsters. Je suis persuadé qu'avec un petit truc en plus, ce film aurait pu être plus que culte. Un vrai chef-d'œuvre. C'est ça qui me titille.
Un grand classique de la comédie française : Bourvil et De Funès forment un duo irrésistible, avec des gags qui font encore sourire aujourd’hui. Toujours très agréable à revoir !
Une comédie classique française pleine de situations cocasses et de charme vintage. Les personnages attachants et l’humour fonctionnent bien, même si certains passages peuvent paraître un peu datés. Sympathique et divertissant.