Lettres d'Iwo Jima
Note moyenne
4,1
13740 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

701 critiques spectateurs

5
290 critiques
4
259 critiques
3
47 critiques
2
63 critiques
1
31 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Loick.cine
Loick.cine

3 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2026
Un chef d'oeuvre de réalisme comme on n'en fait si peu aujourd'hui. Le puissant récit de la bataille d'Iwo Jima du point de vu de soldats japonais vous laisse sans voix. A voir au plus vite
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2025
Suite de Mémoires de nos pères, Lettres d'Iwo Jima narre toujours la bataille qui s'est déroulée sur l'île, mais cette fois du point de vue japonais. Il y a d'autres différences entre les deux : là où la narration de Mémoires de nos pères était construite sur des flashbacks récurrents et où la propagande américaine constituait un enjeu capital, dans Lettres d'Iwo Jima la narration y est linéaire et la préparation de la défense de l'île constitue le cœur du film. Le militarisme japonais et l'endoctrinement des soldats, le sens de l'honneur, ces thèmes hantent le film et viennent tirailler les consciences des personnages. Les questions de stratégie ne sont pas oubliées. La scène du débarquement cette fois vue du côté japonais est très réussie. Au final, même si sa longueur ne se justifiait pas totalement, j'ai préféré ce film à Mémoires de nos pères, car la narration est plus fluide et les personnages plus identifiables.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2025
Il s’agit d’un film sur la seconde guerre mondiale, qui se concentre sur le débarquement des américains sur la petite île japonaise d’Iwo Jima, avec cette fois-ci le point de vue des japonais. Les scènes de combats sont particulièrement bien réalisées. L’idée de partir des lettres écrites par des soldats pour expliquer les choses est bonne. Bien que ce combat soit perdu d’avance, on voit tous les ingrédients des différents comportements en temps de guerre, sans essayer de faire passer les japonais pour des super-héros ni pour des personnes stupides. Les américains ne sont pas non plus vus comme le peuple parfait. Ce qui donne un film où au milieu des combats, on a des moments d’humanité.
Pour les personnes qui aiment les films de guerre qui se concentrent sur les batailles, c'est assurément à voir.
Tarak
Tarak

10 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2025
Lettres d’Iwo Jima est un film de guerre profondément humain, sobre et bouleversant. Clint Eastwood réussit un pari audacieux : raconter la bataille d’Iwo Jima du point de vue japonais, avec empathie et sans caricature. Le résultat est une œuvre poignante, qui dépasse les frontières pour parler de la peur, de l’honneur et de la dignité face à l’absurdité de la guerre.

La mise en scène est maîtrisée, la photographie très élégante, presque austère, et la bande-son discrète mais efficace. Ken Watanabe livre une performance remarquable, tout en retenue et en intensité. Chaque lettre, chaque regard, chaque silence apporte de la profondeur au récit.

Un film sobre, fort et nécessaire, qui laisse une empreinte durable. À voir pour son regard unique et sa puissance émotionnelle.
moisenya
moisenya

14 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 janvier 2025
Vite que le film se termine. Le film n'est pas à la hauteur de mes attentes est ce à cause de la réalisation qui n'est pas terribles, les scènes d'actions qui sont mal fait, on ne s'attache pas aux personnages. Une des grosses erreurs la bande originale, qu'on ne voit pas et qui nous mets pas dans le film.. Les dialogues, la mise en scène, ça tire en longeur et ont veut que le film se termine, tellement on s'ennuie..Ils faut défendre une îles mais on ne comprends presque rien et même de l'utilité du film. Peut être la leçon à retenir c'est que les humains peuvent être gentil ou méchant. La seul chose positif du film c'est qu'il a du budget.
Edouard A.
Edouard A.

30 abonnés 18 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
Les Lettres d'Iwo Jima, ou la suite du film "la Mémoire de nos pères" est une oeuvre poignante et triste qui explique le point de vue japonais suite à l'invasion des américains. Selon moi, c'est un film assez lent et qui peut faire bâiller si nous n'avions pas vu le premier film. J'ai trouvé que les soldats des deux camps étaient un peu trop gentillet alors que la 2nde guerre mondiale reste une boucherie mais les personnages restent crédibles et arrivent à transmettre des émotions. C'est un film qui est plus humanitaire que l'autre, pourquoi pas, mais j'aurais préféré retrouver les champs de batailles comme le premier film nous l'a vendu au départ. Néanmoins, je trouve que Clint Eastwood nous explique bien les valeurs et le sens du sacrifice japonais au combat et arrive à nous mettre dans l'ambiance (c'est mieux à voir dans un endroit sombre).
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2024
Excellent , pour ne pas dire plus , film de Clint Eastwood qui vient en complément de "Mémoires de nos pères" également réalisé par Clint Eastwood !
La bataille , terrible et sanglante , d'Iwo Jima est ainsi dépeinte du côté Japonais, quand le film "Mémoires de nos pères" présente la même bataille vue du côté Américain .
la photographie décolorée à la limite du noir et blanc donne une grandeur saisissante à ce film !
La thématique intéressante du film est le fameux Code de l'Honneur Japonais , ici très bien dépeint , à savoir mourir au combat en défendant jusqu'au bout l'Empire ou choisir une autre alternative , tout aussi honorable , qui est le suicide !
Noah N
Noah N

33 abonnés 210 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2024
Après avoir regardé la bataille d'Iwo Jima du point de vue américain dans "Mémoires de nos Pères", c'est parti pour regarder celui des Japonais. Et c'est ça le plus grand point fort du film, les Japonais n'ont jamais été aussi bien humanisés : nous ne les considérons plus comme de simples ennemis à abattre, mais comme des hommes. Le rythme est assez bien structuré : j'avais peur d'une certaine baisse au début, mais au final ça tient en haleine et on prend bien le temps pour expliquer, sans se précipiter.
Ken Watanabe est très bon en général et son personnage est un fin stratège. Les autres soldats ont un bon développement et leurs interprètes font clairement bonne figure. J'apprécie aussi qu'une certaine tension soit mis en place entre eux, pour qu'on apprenne leurs méthodes et leurs rites.
Comme pour "Mémoires de nos Pères", le ton grisâtre offre un bon rendu, à tel point qu'on s'approche du ton noir et blanc. Les blessures sont très bien fait et spoiler: la scène de suicide des soldats est tellement crédible qu'elle m'a mis mal à l'aise
. Les décors sont très immersifs et ça donne presque envie d'y voyager. Les scènes de combat sont bien filmés, fluides et à la limite de la violence.

Ne surpassant pas "Il faut sauver le Soldat Ryan", "Lettres d'Iwo Jima" relate et rend hommage avec brio ceux qu'on a longtemps considérés comme des cibles à abattre, alors qu'ils n'ont été que de simples personnes. Clint Eastwood a réussi de nous faire prendre en compte cette fameuse bataille, tout en respectant les soldats y ayant participé, autant américains que japonais.
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 septembre 2023
En 2006, alors qu'il se documente pour le tournage de « Mémoires de nos pères », Clint Eastwood découvre un recueil de lettres écrites par des soldats Japonnais pendant la « guerre du Pacifique ». Il les fait traduire en Américain et leur lecture lui donne l'idée de réaliser un « diptyque » sur la prise de l'île d'Iwo Jima, stratégiquement primordiale pour la suite du conflit. « Mémoire de nos pères » présente donc l'histoire, vue du côté Américain et « Lettres d'Iwo Jima » et centrée sur la défense de l'île par les forces Nippones. Évidemment, pour que ce second volet soit crédible, le cinéaste fait appel à la fine fleur des acteurs Japonnais pour incarner la garnison. Il devient donc, comme il le dira plus tard : « un réalisateur Japonnais qui ne parle pas la langue ». C'est très bien vu de sa part, car les acteurs s'impliquent très fort dans le tournage, donnant un réalisme incroyable à l'ensemble. On découvre donc, avec grand intérêt... et pas mal de respect aussi, le quotidien de ces jeunes militaires, largement embrigadés par une hiérarchie fanatique et oppressante. Il faut d'ailleurs signaler l'énorme prestation de Ken Watanabe, immense comédien qui parvient à donner une réelle épaisseur historique au Général Kuribayashi qu'il incarne avec passion. Le résultat est primordial, tant visuellement qu'historiquement et il faut absolument redécouvrir cette œuvre géniale... dans son ensemble évidemment !
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2023
L'idée de tourner le contrepoint de "Mémoires nos pères" en décrivant la bataille d’Iwo Jima vue du côté japonais était un challenge osée. Mais force est de constater qu'il est réussi, après une mise en place nécessaire, on est en immersion totale avec les combattants japonais et tout y passe, la trouille, la lâcheté, les rivalités, le patriotisme exacerbé, mais aussi (et c'est le point fort du film) un certain humanisme incarné par Ken Watanabé en général Japonais. Tout cela est montré par petites touches, c'est passionnant, c'est effrayant et c'est édifiant (quelle différence entre le soldat américain qui écrit à sa famille et le soldat japonais qui en fait de même ?. A remarquer qu'Eastwood n'épargne pas les soldats américains spoiler: (on assiste à un double crime de guerre)
Un seul petit reproche ce filtre vert de gris assez moche !
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2023
Je pense vraiment que je n’aime pas du tout le cinéma de Clint Eastwood, beaucoup trop académique dans la mise en scène et dans la construction des plans, j’ai l’impression d’avoir déjà vu ce film des centaines de fois parce qu’il n’y a rien d’original, le film n’a aucune identité, aucune âme. La photographie est absolument infâme, pâle, fade, triste et surtout moche, la BO n’est déjà pas très bonne au départ mais en plus de cela, elle est utilisée avec une médiocrité exceptionnelle.

Des personnages meurent et pourtant, le spectateur s’en fou parce que tous les personnages sont très mal développés, on ne peut donc pas s’attacher à eux. Ils crient souvent et pour rien ce qui les décrédibilise. On retiendra tout de même la performance du très bon Ken Watanabe. Bref, Clint Eastwood est un metteur en scène correct mais un très mauvais conteur d’histoire, ici terrible et normalement dur à assimiler psychologiquement, ce n’est pourtant pas le cas du tout, peut être parce que le film manque cruellement d’âme et d’émotions.
Pierre
Pierre

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mai 2023
Pas envie de regarder un autre film du genre par la suite de peur de tomber de haut.Sobre et profond, poignant sans voyeurisme, un film de guerre humain et intelligent; un chef d’œuvre de Clint Eastwood.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2023
Lettres d'Iwo Jima" est un film magnifique, pas tant par l'histoire qu'il raconte, mais surtout pour la qualité de la réalisation, de la photographie et des effets visuels et sonores. Encore une fois Clint Eastwood réalise un excellent film, comme il sait le faire. L'histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale sur la petite île d'Iwo Jima, mais cette fois du point de vue des Japonais. Une réalisation qui n'est pas en couleur mais'qui n'est pas non plus en noire est blanc il y a un petit effets qui est comme sur les vielle photo que l'on regarde que l'on vois que la couleur a un peux jaunies bah la ca fait pareil dans les couleurs a l'écran.
Avec la belle prestation d'acteur de Ken Watanabe dans le rôle du général Kuribayashi, cette grande réalisation ravira les amateurs du genre. Comme aime les faire Clint Eastwood, "Lettres d'Iwo Jima" est un film sans concession témoignant de l'absurdité de la guerre et en l'occurrence de l'héroïsme des soldats nippons . Ce qui frappe tout d'abord dans ce film, c'est sa remarquable subtilité. Il n'y a rien d'exagéré, pas de pathos ou de bons sentiments, non, les personnages sont réalistes, attachants, voir détestables, et certains provoquent même l'admiration. Avec des situations toutes simples, Eastwood émeut, nous indigne, et parfois nous captive. Et tous le casting japonais juste excellent bravo rien à dire de plus .
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2023
PS : I Love You... Comme ses camarades, il n'a pas envie d'être là. Il n'a pas envie de se coller une grenade sur le cœur pour échapper au déshonneur. Il veut juste rentrer chez lui, revoir sa femme et poser la tête sur son ventre rebondi pour parler à son bébé. Ce n'est pas un GI, c'est un Japonais. Là est toute la force, la subtilité du cinéma de guerre de Lettres d'Iwo Jima, seconde partie (sans ordre de visionnage stricte) du diptyque "Mémoires de nos pères / Lettres d'Iwo Jima" de Clint Eastwood, qui veut se mettre dans la peau du camp adverse à celui qu'on représente en boucle (les américains, vainqueurs du Pacifique), pour montrer que finalement, rien n'est noir d'un côté et blanc de l'autre, tout est gris. Gris comme le filtre utilisé par Clint Eastwood, très joli visuellement en laissant poindre de rares couleurs (une médaille rouge, une mallette marron...), et laissant pleinement le spectateur profiter des flashbacks toutes couleurs ensoleillées sorties, pour souligner les joies de ces bons moments passés que se rappellent les soldats dans leurs derniers instants de vie. Le film aime bien dégainer du pathos dans ses séquences de caractérisation des personnages (le but : nous faire adopter les personnages en trente secondes chrono), avec un brave toutou et un bébé en atouts dans la manche du scénario (et ça marche). L'interprétation est vraiment très bonne, on découvre des acteurs très agréables, Kazunari Mimoniya (Saigo) et Ken Watanabe (le Général) en tête, et on s'accroche à leur personnage en se moquant ouvertement de ce que les manuels d'Histoire auront à dire de la véracité des évènements : comme toujours avec le cinéma historique, si vous ne voulez pas de rajouts à des fins dramatiques et narratives, Arte vous tend les bras (ou Historia, si vous avez le câble). Rien n'empêche d'ailleurs de faire un rapide saut sur internet, et on découvre que si Saigo n'a pas existé, le reste de l'œuvre se base sur l'autobiographie du Général, avec ce que le point de vue interne du narrateur implique (chacun se fait sa vérité, se rappelle de ce qu'il peut), aussi cela appuie notre volonté de vouloir simplement acquiescer face au discours de tolérance, de compassion, envers celui qui se trouve dans la tranchée d'en face. On voit la débâcle, la peur, l'embrigadement par la propagande bien apprise et sue par cœur, les seppuku (suicides pour l'honneur), les dernières volontés de ces Hommes... Et ces lettres. Surtout l'histoire de ces lettres, que chacun écrit à ce qui le raccroche encore à la vie (femme, mère, dessin d'un beau souvenir), interchangeables entre cultures (les Japonais qui lisent avec émotion la lettre de la mère d'un GI) tout bêtement car l'amour de sa famille n'a pas de nationalité, pas de frontières, chaque soldat est pareil au pauvre gus qui court vers sa mort avec un casque mal fagoté, se demandant seulement ce qu'il fait là. Clint Eastwood n'a pas grand chose à faire de passer pour mielleux avec ce discours bienpensant, et quand on essuie bon nombre de films américains patriotiques de la Seconde Guerre Mondiale (coucou Midway), on rejoint le discours de tolérance avec grand plaisir. La mise en scène est excellente, les scènes choc affluent ( spoiler: la bombe qui n'explose pas, le soldat défiguré de dos, le puit de feu descendant - incroyable scène -, les suicides...
), les effets spéciaux donnent des leçons de savoir-faire aux blockbusters (le film a coûté 19 millions de dollars seulement... Impressionnant.), la musique est soutenue, et on arrive vite à aimer ce héros qui n'en est pas un (les personnages les plus intéressants chez Eastwood). Lettres d'Iwo Jima n'est pas un film de guerre pro-USA, c'est un constat déchirant que, quelque soit la forme du casque, dessous se trouve un gars terrorisé qui veut juste rentrer chez lui, et donner sa lettre en main propre pour pouvoir effleurer ceux qu'il aime.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2022
Après la bataille d’Iwo Jima vue du côté américain, Clint Eastwood réalise le côté japonais avec « Letters from Iwo Jima». Si le premier volet est avant tout un réquisitoire contre la politique spectacle et la manipulation qui va avec, le second, presqu’exclusivement en langue japonaise et très majoritairement interprété par des acteurs japonais, se veut une dénonciation de la guerre. Il s’annonçait comme une opération difficile quant à la rentabilité d’un investissement se montant à vingt millions de dollars. Un pari courageux pour Spielberg et SKG. Eastwood chercha d’abord un réalisateur japonais, tentant de trouver un cinéaste ayant le côté humain de Kurosawa et la rigueur implacable de Kobayashi. N’ayant pas trouvé ce mouton à cinq pattes, il décida de le réaliser lui même, confiant l’écriture du scénario à Iris Yamashita et Paul Haggis d’après le livre de Tadamichi Kuribayashi et Tsuyoko Yoshido, inspiré des lettres réelles des soldats. Loin du très politique « Mémoires de nos pères », « Letters from Iwo Jima » décrit avec une virtuosité qui force le respect, une tragédie dont l’absurdité questionne sur la stupidité des guerres faites par les hommes. Le sommet est atteint lorsque au cours du dîner de l’école militaire américaine dont Kuribayashi vient de sortir lauréat, il lui est posé la question de son choix en cas de guerre entre les deux pays (le flash back est temporellement très bien placé). L’annonce de la tragédie se matérialise à la fin de l’étude très précise du Général Kuribayashi par des messages lui faisant comprendre qu’il est seul avec ses vingt mille hommes, car aucune aide ne viendra, l’amenant à faire évacuer tous les civils de l’île. Ce personnage complexe, orienté vers l’efficacité, estime tous ses soldats, même l’improbable Saigo, boulanger qui a promis à sa femme de revenir vivant. Plus surprenant encore est le Lieutenant Colonel Takeishi Nishi, aristocrate, médaillé d’or du jumping aux jeux olympiques de 1932, et qui sait qu’il vient mourir sur cette île. Il mène la scène la plus révélatrice des différences de culture entre les deux peuples. Après avoir imposé à son infirmier de soigner un soldat américain blessé, il explique à ce dernier en anglais qu’il a gagné la médaille d’or, ce qui impressionne le marine : « No kidding » (incroyable) dit ce dernier, alors qu’il avait refusé de dire un mot et qui dès lors lui avouera qu’il est de l’Oklahoma. Nishi ne traduira pas en japonais à ses hommes, car il sait que pour eux le fait qu’il soit médaillé d’or n’a pas d’importance, puisqu’ils voient en lui uniquement l’officier qui les commande. Enterrés dans des galeries bombardées par l’USAF, la torture, aussi sonore que psychologique, s’installe dans une atmosphère poisseuse où les discours fanatisés des officiers semblent de moins en moins pertinents. Dans ce monde troglodyte filmé à la limite du sépia monochrome, chaque plan, chaque mouvement de caméra qui fixent les expressions et les gestes de cette armée de quasi fantômes sont des merveilles de précision et de contenu (Tom Stern à son meilleur). Cet écrin visuel supporte une casting remarquable dominé par Ken Wanatabe dans le rôle du général Kruribayash, Kazunari Ninomiya, membre du groupe de chanteur “Arashi” (autre pari audacieux) dans celui de Saigo et Tsuyoshi Ihara dans celui du très zen et cultivé Baron Nishi. Le tout reste fidèle à l’histoire, y compris l’affrontement avec les amiraux, et le refus du seppuku que Kruribayashi qui, bien que d’une famille de samouraï, considérait comme une mort inutile, et dont le corps ne fut jamais retrouvé. Ce respect de l’histoire et des cultures, tout en développant de manière presque linéaire son réquisitoire dans un style, mélange de finesse et d’efficacité, typique du réalisateur, mène tout simplement à un chef d’oeuvre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse