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Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2011
Thierry Klifa confirme! Il confirme qu'il est un grand du cinéma français. Après "Une vie à t'attendre", "Le héros de la famille", "Les yeux de sa mère", son troisième long métrage, donne un nouvel aperçu de l'immense talent de ce metteur en scène. Scénario magnifique et mise en scène éblouissante, pour un film qui, encore une fois, me fait penser que ce réalisateur est le digne héritier de Sautet. Et si Romy Schneider, muse de ce dernier, n'est plus là, Géraldine Pailhas (Maria) a divinement pris le relais. Comédienne exceptionnelle et d'une phénoménale beauté, elle est ici et une fois encore, un régal pour le regard autant que pour le cœur. Catherine Deneuve (Lena), Nicolas Duvauchelle (Mathieu) et Jean-Baptiste Lafarge (Bruno) sont tous parfaits dans la réplique qu'ils lui donnent… Et puis, surprise qui m'a noué les tripes, la bande sonore donne lieu à des retrouvailles, inattendues mais tellement émouvantes, avec l'immense Serge Reggiani et celle de ses chansons que je préfère. Il n'en fallait pas plus pour m'emporter, comme à chaque fois que j'assiste à la projection d'une merveille du 7ème art, vers ce petit nuage qui m'attend, moelleusement dissimulé dans un sombre recoin de la salle obscure…
Un mélo romanesque et sensible aux accents almodovariens, qui croise les destins et sentiments avec parfois un peu de maladresse, interprété par une belle galerie d’acteurs, notamment la gracieuse Geraldine Pailhas.
Toutes les familles ont des secrets mais lorsqu'ils concernent des personnes publiques, ils attisent la curiosité malsaine de gens mal intentionnés. Un drame sur les fêlures du passé que ses personnages font vivre intensément. La merveilleuse C. Deneuve emmène un joli casting, autour d'un film à la réalisation sobre.
Troisième réalisation pour Thierry Klifa, ancien journaliste à Studio Magazine (après Une vie à t'attendre et Le héros de la famille). La méthode et le style n'ont pas beaucoup évolués. On est toujours un peu dans le même milieu et avec les mêmes personnages. Ici c'est d'abord le casting 5 étoiles qui attire (comme pour tous les films du réalisateur d'ailleurs). Et à juste titre, l'interprétation est de qualité. Deneuve est égale à elle-même mais elle n'est jamais aussi bien que dans les grands moments de détresse (comme peut l'avoir son personnage surtout sur la fin du film). Nicolas Duvauchelle, non content d'être de plus en plus sexy, nous offre une belle palette de jeu. On retrouve aussi la discrète mais convaincante Géraldine Pailhas (le rôle est écrit pour elle par son Christopher Thompson de mari) et la grande Marisa Paredes, héroïne d'Almodovar (auquel ce film pourrait faire penser, je l'ai entendu ! Bon mais de loin alors...). On retrouve aussi les excellents Marina Foïs, Jean-Marc Barr, Hélène Fillières, Gilles Cohen et la trop rare Karole Rocher. Quant à Jean-Baptiste Lafarge pour son premier rôle, il s'en tire très bien face à ces illustres ainés (mais il a une tête bizarre cet acteur...). Pour ce qui est du film en lui même, certes on a déjà vu ce genre d'histoire traitée maintes fois. Les rapports à la mère, les secrets de famille, les aléas de la célébrité...Mais Thierry Klifa s'en sort plutôt bien. Sa mise en scène est assez discrète alors qu'elle aurait pu en faire des tonnes. L'histoire à défaut d'être originale est bien traitée. Le scénario, s'il est un brin tiré par les cheveux, se laisse suivre avec intérêt et on se demande bien comment tout cela va finir. Pas vraiment comme on l'aurait espérer, tout n'est pas vraiment cousu de fil blanc. Pour être franc je m'attendais à bien pire. Mais je ne me suis pas ennuyé, j'ai même essuyé une petite larme de temps en temps. Le bouche à oreille a l'air désastreux mais moi j'ai bien aimé. Un peu comme pour le dernier Klapisch, pas un chef d'œuvre mais pas raté non plus (la distribution y est peut être pour beaucoup...). Je me ramollie ou bien est-ce ma période indulgence ? En tout cas, moi je le conseille. Un bon drame à la française comme on les aime. Un bon moment...
Klifa rassemble ici un nombre conséquent d'idées la plupart du temps très mal agencées, tout semble un peu confus, fouillis, les transitions sont souvent brutales, la progression dramatique est chaotique, et plus grave encore certains développements sont franchement illogiques pour ne pas dire incompréhensibles ce qui plombe totalement la crédibilité du récit.
Un secret, une tragédie, un poids familial. Trois générations. Un homme qui va permettre de les réunir. Voilà, en quelques mots, ce qu'est le scénario de "Les yeux de sa mère" (rarement le titre d'un film fut aussi peu pertinent). La volonté y est, la désir de vous émouvoir y est... et ça peut marcher, en partie. Seulement, si Thierry Kifla a dû ingurgiter beaucoup de films au temps où il était critique d'un magazine de cinéma réputé, il n'a pas su prendre assez de distance pour faire de son troisième long métrage un drame comme il le voulait... Vous marquer, vous faire pleurer, vous toucher. On sent que la volonté y est, que la forme y est, mais que le fond manque. Alors, "Les yeux de sa mère" reste un bon film qui peut heurter la sensibilité de certains, mais peut en barber d'autres. Les situations sont parfois trop poussées, les rebondissements maladroitement amenés... Si fait que le "fil rouge" du film n'est pas aussi accrocheur que Thierry Klifa l'aurait souhaité. C'est rageant. Reste le luxueux casting, entre une Catherine Deneuve impériale, une Géraldine Pailhas impeccable, un jean-Baptiste Lafarge dont je ne comprends toujours pas pourquoi il n'a pas eu ne serait-ce qu'une nomination au César du Meilleur Espoir, et Marina Foïs pleine de sobriété... On se console de voir de si grands comédiens donner corps à ce long métrage. Quant à Nicolas Duchauchelle, qui démontre tout le talent qu'il sait intérioriser, il peut bluffer mais le seul (gros) hic réside dans son articulation souvent inaudible (la scène dans l'appartement avec Karole Rocher par exemple)... C'est ça qui est aussi rageant. Il a tout d'un acteur de grand charisme, il m'a beaucoup touché dans "Les yeux de sa mère" et aussi dans "Comme des frères", mais il ne prend pas la peine d'articuler. Pourtant, il a une force de talent si bien intériorisée que ce serait dommage de ne pas mieux l'extérioriser.
Avec des allures de Pedro Almodóvar (volontaire, on en doute pas un seul instant), Thierry Klifa réalise un drame familiale intéressant mais extrêmement long (bien qu'il ne dure à peine 100 minutes, il en paraît bien plus). Le film met en scène une multitude d'interprètes au grès d'un scénario bien construit mais bancal. La distribution réunit Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle et l'inconnu Jean-Baptiste Lafarge, quant à Jean-Marc Barr & Marina Foïs on regrettera qu'ils n'aient pas été plus présent au coeur de l'intrigue. Secrets de famille et non-dits sont les ingrédients principaux de ce drame, co-écrit part Thierry Klifa & Christopher Thompson, l'ensemble fonctionne mais certains personnages paraissent trop caricaturés.
Inférieur au précédent long-métrage du réalisateur (l'émouvant « Héros de la famille »), « Les Yeux de sa mère » est une sorte de « film choral qui n'en est pas vraiment un », pas vraiment enthousiasmant, mais qui sonne néanmoins plutôt juste. Car si je dois avouer ne pas m'être passionné outre-mesure pour cette histoire de relation contrarié mère-fille, il faut avouer que Thierry Klifa sait bien mettre en scène, n'en fait jamais trop et est l'un des quelques réalisateur français à être capables d'offrir de vrais personnages, ou chacun à ses raisons, ses qualités et ses défauts, ainsi qu'un sens des situations et de la narration clairement au-dessus de la moyenne. Dommage alors que celui-ci aie songé à Nicolas Duvauchelle pour son héros masculin, celui-ci livrant comme à son habitude une prestation des plus moyennes, au contraire d'une Géraldine Pailhas encore plus belle et inspirée que d'habitude. Imparfait donc, mais néanmoins très honorable, « Les Yeux de sa mère » est ce que l'on pourrait appeler un beau drame, même si sa sensibilité n'est pas forcément la mienne.
Romanesque en diable,Thierry Klifa,nous sert pour sa 3ème réalisation,un mélodrame ajusté,bardé de références à Almodovar et à Sirk."Les yeux de sa mère",comme son titre l'indique,s'intéresse à des destins croisés de figures en mal d'amour maternel.Il y a là,une présentatrice de JT,obnubilée par sa carrière cathodique(Catherine Deneuve,pas toujours crédible,mais rageuse de désillusions),une danseuse étoile très sensible(Géraldine Pailhas,plus que jamais remarquable,et dont le jeu subtil fait naître sans efforts l'émotion)et un ado qui vit à toute vitesse du fond de sa Bretagne(Jean-Baptiste Lafarge,fulgurante et juvénile révélation).En enquêtant sur cette famille pour son prochain bouquin,Mathieu(Nicolas Duvauchelle,très Dewaerien)va révéler les non-dits pesants,les drames cachés,les carences affectives.Klifa,aidé de son complice Christopher Thompson,enchevêtre son scénario au milimètre,avec une science du détail intime.C'est presque trop écrit,de sorte que tout s'enchaîne mécaniquement,avec une émotion parfois étouffée.Porté par son amour du cinéma aux grandes envolées romanesques,et par des acteurs au diapason,ce mélo finit quand même par toucher sa cible.
Précédé d’une critique plutôt bonne ce film au casting solide n’a au final que peu drainé en salle le public, avec à peine plus de deux cent mille entrées. Pourtant il est doté d’un scénario malin qui marie habilement le thriller et la comédie dramatique. Il est en outre très bien dialogué, ce qui est toujours un plus quand le film peut éviter la déclamation de platitudes. Les acteurs sont vraiment bien moulés dans leur personnage, notamment Catherine Deneuve impressionnante de réalisme en reine du J.T. qui a sacrifié sa vie de famille à sa carrière et Nicolas Duvauchelle très crédible en biographe clandestin jouant sur plusieurs tableaux et qui se laisse prendre au piège des sentiments que lui inspirent les êtres qu’il espionne pour son livre. Il ressort du film beaucoup de tendresse pour les personnages, jamais caricaturaux pas plus que les péripéties du film, sans pour autant être insipides. Un vrai bijou de délicatesse où le deuil, la relation parents-enfants face à la carrière sont traités avec beaucoup de pudeur sans céder à des effets trop appuyés. Un film finalement simple qui pourtant happe le spectateur dès le début pour ne plus le lâcher, même si la fin il faut l’avouer aurait mérité un peu plus de développement.
Un film d’un jeune réalisateur (je crois que c’est son troisième) bénéficiant d’un casting haut de gamme, Catherine Deneuve, Géraldine Pailhas, Nicolas Duvauchelle, Marisa Paredes, Marina Foïs ,Jean-Marc Barr… n’en jetez plus ! Et pourtant, quelle déception ! La mise en scène est d’une platitude désespérante, académique et sans aucune recherche. Le scénario est convenu, avec des personnages taillés à la hache, n’exploite aucune des pistes esquissées (notamment sur l’histoire de chacun) et finit par être invraisemblable (la danseuse étoile qui sort du coma sans une cicatrice et se met à marcher…). La fin, absurde autant qu’énigmatique fait même penser irrésistiblement à un mauvais roman photo ! Et le film est truffé de petites touches démagogiques dont le point d’orgue est l’utilisation impudique de la chanson Ma fille, chantée par Serge Reggiani afin de mobiliser les âmes sensibles et leur volant identificatoire. Au niveau des acteurs, Catherine Deneuve fait le métier avec conscience, Nicolas Duvauchelle est comme toujours incompréhensible la moitié du temps tant sa diction est mauvaise, Géraldine Pailhas fait ce qu’elle peut dans un rôle impossible… les plus méritants sont indiscutablement Marina Foïs et Jean-Marc Barr dans deux rôles secondaires qu’ils rendent crédibles par leur talent. Enfin, il faut mentionner qu’on subit le défaut rédhibitoire de tant de films français, le verbiage, à savoir les paroles qui prennent continuellement le pas sur les images, soit la négation même du cinéma. Bref, c’est commercial, roublard et très médiocre !
J'ai passé les 3/4 du film à m'accrocher à mon siège pour ne pas partir. Rien ne fonctionne, Deneuve serait plus crédible en archevêque de Canterbury qu'en Chazal-PPDA-Chabot. Duvauchelle clame à longueur d'interview qu'il tient là un rôle d'écrivain intériorisé loin de ses habituels rôles cogneurs, alors que son rôle est juste celui d'une petite ordure qui viole la vie privée des people par n'importe quel moyen. Pailhas se fait plaisir en se montrant en train de danser. Bon bon mais tout ça ne donne pas un film. Puis arrive le moment où Jean-Baptiste Lafarge apparait. Et là ça se met à ressembler à un film. Le jeune Lafarge a une présence qui dépasse toutes les autres et le seul rôle d'adulte. Marina Fois et le trop rare Jean-Marc Barr ne sont pas mal non plus. L'attirance de la mère, la fille et le petit-fils pour le même homme est une piste intéressante du film mais elle n'est pas très bien menée. Idem pour le fait que Matthieu cherche surement une famille à travers ces trois personnes. En résumé ça ne doit pas être mal de voir ce film en dormant pendant une bonne heure et en en voyant la fin.