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Kinomane
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3,5
Publiée le 2 septembre 2025
Un homme et une femme au bord du désamour. Kiarostami a voulu apporter, à juste titre, sa pierre à l'édifice. Combien de cinéastes ont succombé à cet exercice de style tant convoité par le cinéma dit “intimiste” ! Chacun y dévoile ou exhibe, à sa manière, toutes sensibilités et sensualités confondues, son regard. “Copie conforme” surprend de la part de ce grand cinéaste iranien, dont la poésie familière de ses œuvres les plus connues et appréciées en France, semble ici à peine esquissée. En commençant par le début : “Où est la maison de mon ami ?”, “Au travers des oliviers”, “Le goût de la cerise”, “Le vent nous emportera”... écouter ces titres, c'est déjà plonger dans un autre espace-temps. Mais déjà avec “Ten”, Kiarostami nous préparait à un cinéma un peu moins “poétique” et encore plus “réfléchi” et engagé. Pour les nostalgiques, que reste-t-il de la poésie orientale, qui puise ses sources dans la nature, dans “Copie conforme” ? Certainement pas le titre cartésien, mais la manière de filmer le soleil et les ombres de la Toscane, les cyprès le long de la route, la présence et la féminité de Juliette Binoche. Et puis au détour d'une discussion sur les saisons d'une relation amoureuse, une citation d'un poète iranien : “Le jardin du dépouillement, qui ose nier sa beauté ?”. La poésie omniprésente dans la plupart de ses films, ici, se fait donc discrète, subtile, disséminée au fil des images et des dialogues. A nos interrogations, il ne nous livre aucune réponse, juste son regard pour nous peindre l'immense fragilité de nos liens, nous faire entendre que dans tout combat, tout est perdu d'avance et nous faire poser la main sur l'épaule de l'autre ou dans le creux de sa main pour sauver ce qui peut être sauvé. Et puis suggérer l'évidence : “ Pour progresser sur cette route avec le moins de heurts, d'échecs et de blessures possibles, l'attention que l'on porte à l'autre est essentielle.” Finalement Kiarostami nous montre la direction.
Beaucoup de finesse dans la première partie de ce film, on est très loin des clichés vus et revus, autant dans le traitement des dialogues que des magnifiques paysages italiens. Les deux acteurs principaux sont excellents. Juliette Binoche est lumineuse et William Shimell tout en retenue. Il est dommage que la deuxième partie du film n'apporte rien d'original dans la peinture de ce type de relation.
Première expérience européenne du réalisateur iranien Kiarostami, bénéficiant – pourquoi pas ? - d’une indulgence bienveillante de la critique française au point de l’envisager comme Palme d’Or à Cannes... En réalité un opus qui démarre bien avec les échanges mère-fils, puis qui change de sujet et sombre dans un bavardage pseudo-intello sur le couple particulièrement ennuyeux.
Le film commence de manière convenue comme une belle rencontres entre une antiquaire et un expert d’art. Puis bascule sans qu’on soit certain du sens vers autre chose. Les pistes sont volontairement brouillés. On est captive mais un peu frustré de ne pas avoir tout compris. Les dialogues sont très intelligents. A voir 2 fois pour mieux comprendre.
Effectivement la copie en mauvaise qualité de son aîné italien nommé par tous les critiques. Acteurs peu intéressants. Bavardage sans fin et profondément ennuyeux. Dès la première scène, le film démarre mal. On le devine tout de suite.
Prix d'interprétation féminine pour Juliette Binoche ( Cannes 2010) dans ce premier opus du maître du cinéma iranien Abbas Kiarostami, réalisé en Europe.
Le scénario est parfois présenté, assez curieusement, comme présentant une ambiguïté interprétative.
En réalité tout est clairement dit dans les échanges : pour fêter leur quinze ans de mariage, un couple fait mine de se rencontrer pour la première fois, afin de revivre la passion qui semble s'être éteinte en eux.
Intimiste ( le film est construit presque entièrement sur les dialogues), le titre fait écho au titre du livre publié par le mari et à la conception de l'art à laquelle il renvoit ( la copie d'une oeuvre d'art vaut celle de l'original ; c'est le regardeur qui fait le tableau - ou l'oeuvre artistique cf Marcel Duchamp et ses ready made).
Cette conception de l'art ( autrement dit la copie de la rencontre originale) s'applique t elle aux relations amoureuses ? C'est la question à laquelle le cinéaste tentera de répondre.
Les dernières scènes où le personnage féminin affiche son romantisme me semblent les plus convaincantes et les plus sensibles.
Le film sera sans doute mieux compris et ressenti par le spectateur qui aura un peu vécu.
Le film raconte deux histoires en une et nous laisse le libre choix de croire en l'une plutôt qu'à l'autre ou encore de voir ce qu'il aurait pu se passer si les circonstances avaient été différentes.
Attention, spoilers. Difficile en effet de s'attarder sur le pénultième long-métrage d'Abbas Kiarostami sans dévoiler son twist scénaristique situé à mi-chemin du film et qui le scinde en deux parties qui s'opposent autant qu'elles se complètent. Alors qu'on pense assister, durant les cinquante premières minutes, à la rencontre d'une antiquaire et d'un critique d'art en Toscane et au jeu de séduction qui s'ensuit entre eux, une conversation entre le personnage joué par Juliette Binoche (géniale, évidemment) et une serveuse dans un café vient troubler la perception du spectateur quant aux liens unissant les protagonistes ; puis la scène suivante enfonce le clou : cet homme et cette femme sont mariés et faisaient depuis le début semblant de se rencontrer. Mais là où le film devient vraiment intéressant, c'est que le doute concernant la nature de leur relation subsistera finalement jusqu'au bout : couple qui rejoue la première rencontre ou inconnus interprétant un ménage en crise ? Cette stimulante ambigüité scénaristique est relayée par l'aisance des deux acteurs (face à Binoche, le charme nonchalant puis soudainement crispé de William Shimell fait merveille) à jouer chacun les deux facettes de leurs personnages et à naviguer entre les langues, puisqu'ils s'expriment tour à tour en italien (un peu), en français (parfois) et en anglais (souvent). On remarque que l'anglais domine dans la première partie et le français dans la seconde, ce qui dit quelque chose des rapports de domination dans un couple via celui des locuteurs qui impose sa langue à l'autre, tout en rappelant la thématique suggérée par le titre du film : prononcer la même phrase en anglais qu'en français, est-ce dire la même chose ? Toutes les conversations autour des notions d'original et de copie menacent parfois d'étirer le film au-delà du raisonnable, mais leur caractère théorique est subtilement incarné à travers des détails faussement anodins (des lèvres avec ou sans rouge à lèvres, copie conforme ?). Jeu de rôles réflexif à la fois intrigant et amusant, ce film à la beauté plastique typiquement kiarostamienne (mise en scène intelligemment minimaliste) montre que le cinéaste n'avait pas perdu la main en réalisant son seul film occidental.
Un film sur l'art et sur l'amour. Un film bavard et passionnant dans lequel, Kiarostami, débarrassé des contraintes qu'il subissait lorsqu'il tournait en Iran, peut donner libre cours à son opinion sur le couple et montrer qu'il est véritablement féministe. Juliette Binoche est, tout simplement, extraordinaire.
Ce film est une merveille pour sa mise en scène, le scénario, le jeu des acteurs .Kiorastami a une sensibilité extrême humaniste et il me rassure sur le fait que l'homme (le masculin) peut s'interroger sur la vie maritale. Dans ce film l'homme est froid! mais le scénariste-réalisateur lui ne l'est pas!!!! Bravo très beau film qui laisse plein d'interrogations et c'est bien!
Les amants séparés par ce qu'est vraiment la vie, et, il est pourtant agréable de voir à l'écran cette histoire presque romanesque liant deux coeurs, qui s'aiment.
D'accord , c'est pas mon genre de film . Mais , là , tombé dessus par hasard , je me suis pris au jeu... l'amour va t il naître entre ces deux là ? Ah , non, ils se connaissent ... ou pas ! Longtemps , je crois que le mari qu'elle s'invente est un fantôme ou un fantasme ... Par le jeu des langues ( Anglais , puis Italien et francais par la suite ) , les attitudes changent et l'on ne sait plus trop quoi en penser . Si le réalisateur a voulu nous troubler , nous égarer , il a réussi son coup même si la fin me laisse .. sur ma faim ! Quant aux critiques que j'ai lu du style , " c'est chiant , c'est nul , on s'ennuie , on s'endort ... " ça ne m'etonne pas , les canapés sont remplis chaque soir de la semaine à 21h00 de cette armée de buses . Une chaine leurs a d'ailleurs été consacré : TF1 ...
ce film représente le vide, le néant cinématographique et génère un ennui total. Il y avait pourtant des ingrédients intéressants : la Toscane et ses paysages qui ne sont même pas ici sublimés, l'histoire qui aurait peut être du décoller mais qui tourne en rond dans rien apporter...bref, on ne voit pas où le réalisateur souhaite en venir...c'est un sentiment d'inutilité et d'incompréhension qui m'a habité lorsque j'ai vu ce film