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Un visiteur
4,5
Publiée le 16 août 2011
1er film, précurseur du style du grand Darren Aronofsky. Le scénario se risque sur des territoires complexes et difficile à maîtriser, à savoir notamment les mathématiques et la religion. Darren relève même le défi de lier directement ces deux éléments et y parvient avec brio.Sean Gullette, pour un rôle plutôt complexe, sait rester sobre dans son personnage. les prises de vues sont généralement très bien travaillés, à quelques exceptions de brouillons voulues qui n'apportent pourtant rien de plus. Petit bémol tout de même au scénario, qui malgré son originalité et ses paris réussis, emprunte parfois des chemins si obscures que nous, pauvres spectateurs, n'arrivons pas à suivre malgré nos efforts répétés. Une bonne leçon de cinéma.
Délire cinématographique avec paranoïa en prime, cet Aronofsky laisse perplexe. Peu apprécieront à sa juste valeur. Une curiosité à découvrir malgré tout.
Un bon filml dans un noir et blanc superbe. Quelques détails peuvent laisser perplexe mais le scénario accroche bien le spectateur et on ne s'ennuie pas. On se prend à rêver de ces lignes de chiffres qui pourraient régir nos vies. Un film troublant dans le style de Requiem for a dream.
Très complexe et plutôt hermétique cette histoire de math et de religion ,2 domaines qui ne sont pas ma tasse de thé en plus ,bonne interprétation de l'acteur principale dont le jeu colle parfaitement a cet univers de folie ,non en dehors de ca ,le seul point positif que je retiens c'est l'aspect esthétique tres fouillé ainsi que les cadrages et le travail sur la lumiere des plus original ,Aronofksy réalisateur est doué c'est une évidence mais comme scénariste c'est plus partagé.
Dès son premier film, Darren Aronofsky impose son style. Style que l'on retrouvera dans ses futurs films. Pi nous montre un mathématicien souffrant d'hallucinations et de fortes migraines, mathématicien qui se trouve muni d'un code qu'un grand nombre essaye d'obtenir. Sortit tout droit du cerveau d'Aronofsky, ce film nous pousse à la reflexion. Il nous montre aussi la puissance des chiffres. Pi est une oeuvre torturée, tordue mais aussi troublante et trés belle esthétiquement (l'utilisation du noir et blanc et des jeux de lumiére). Le premier chef d'oeuvre d'un grand réalisateur.
Clairement le moins bon Aronofsky que j'ai vu pour l'instant, loin en-dessous de Requiem for a Dream, Black Swan et même de The Fountain. Le premier film du cinéaste ne manque pas d'originalité, mais ce n'est pas vraiment le chef d'oeuvre que j'attendais. Le traitement de l'image torturé permet de rentrer facilement dans le cerveau taré du personnage et le côté un peu paranoïaque est plutôt amusant à suivre, mais le déroulement des événements est très flou et obscur, si bien qu'on ne sait pas très bien ce que ça veut raconter ni où ça veut aller. A l'apparition du générique final, la seule chose qui m'est venue à l'esprit a été : "OK". Passionné pourtant par les dialogues intéressants, liés de près ou de loin au monde mathématique, intrigué par les personnages admirablement interprétés, et le sourire aux lèvres devant les scènes de migraines et de prises de médocs qui ont inspiré Requiem for a Dream, j'ai pourtant été déçu par le scénario et l'évolution des événements, pas toujours très claire. Aronofsky veut nous embarquer dans le labyrinthe du cerveau de son personnage mais nous y perd avec lui.
Un film qui vous prend à la gorge, vous retient et ne vous lâche pas. le rythme est haletant et vous donne une bonne dose d'adrénaline. Pas besoin d'aimer les mathématiques pour comprendre ce film: tout va de soit! Le caractère teckno de ce long métrage et la paranoïa du personnage principal donnent de l'ampleur et de la force à l'histoire. Ce film vous imprègne tellement que vous vivez le personnage et ses émotions du début à la fin. Il résonne comme un grincement strident et vous donne la migraine. Excellent jeu d'acteur. On retrouve le style Aronovsky qui le consacrera dans Requiem for a Dream (on y retrouve d'ailleurs le même compositeur). Indispensable si vous aimez les films déjantés.
Pi est une réflexion à la fois mathématique et philosophique. D'intéressantes questions sur les mystères des nombres ainsi que leur présence dans la nature y sont traitées, mais également, plus sous-jacente, une interrogation sur la condition du scientifique. Le protagoniste principal, Max, cherche en effet à mieux comprendre, grâce aux mathématiques, un monde qui l'entoure et dont il est pourtant totalement déconnecté (ses fenêtres sont barricadées, sa porte cadenassée et il redoute l'extérieur). Pi est aussi apprécié pour ses choix de mise en scène: le noir et blanc renvoyant au système binaire utilisé en informatique, ainsi que l'utilisation de sons stridents et désagréables afin de rendre concrète au spectateur la souffrance du héros provoquée par ses migraines. Darren Aronofsky nous montre tout son potentiel de réalisateur.
Entre évidence, crédibilité et absurdité, entre rêve et cauchemar, entre folie et raisonnement, la limite n'est pas très clair et l'on bascule d'un bord à l'autre tout au long du film, entrainés par les obsessions de Max Cohen. Un 4/5 pour la réalisation exceptionnelle, la force des personnages, l'originalité du scénario, les jeux de son et de lumière. Tout dans ce film est fait pour plaire, que ce soit du point de vue des mathématiques ou de la psychologie.
Pour son premier film, Darren Aronofsky se penchait déjà sur son thème favori ; Le travail abusif dans un domaine particulier jusqu'à l'épuisement physique et moral. Ici, le monde des mathématiciens et des scientifiques est montré. Sur fond de science-fiction très subtile, Pi parle avant tout du monde actuel. Voilà qui amène très bien à la réflexion. Le monde qui nous entoure, dont la religion, est-il fait de mathématiques et de périodes ? Notre espace onirique est-il principalement fait de spirales, approchant ainsi le nombre d'or ? Jusqu'où iraient les scientifiques et mathématiciens pour être reconnus ? En passant de Wall Street à la religion, Darren Aronofsky relie bien des aspects de notre monde aux mathématiques. Le réalisateur avait déjà, en 1999, un style bien défini. La paranoïa, la souffrance physique et morale, la torture, la psychologie y étaient déjà très bien filmés. Le choix de tourner en noir et blanc et de jouer sur la répétition des actions apportent énormément au message du film, à mon sens. Quant au scénario, il est volontairement décousu et flou, imposant un rythme extrêmement saccadé. C'est ce qui m'a principalement gêner. Cela n'empêche cependant pas au film d'aborder des thématiques extrêmement intelligentes, comme dit précédemment. La bande-son de Clint Mansell est, comme à son habitude, extrêmement mémorable et particulière. C'est elle qui structure le monde de cauchemars de Darren Aronofsky. Ainsi, c'est elle qui nous hante jusqu'au bout. Quant à l'acteur principal, Sean Gullette, il est absolument bluffant, illustrant parfaitement la descente aux Enfers. Il est à couper le souffle, particulièrement lors des scènes de migraines ou de cauchemars, à proprement parler cette fois-ci. Le premier film de Darren Aronofsky, Pi, était déjà un film particulièrement mémorable, dont on ne sors pas indemne. Il n'est cependant pas dénué de défauts, le rythme est très décousu et saccadé. Donc, de longs passages ennuyeux parfois.