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Arthurlamouche
14 abonnés
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3,0
Publiée le 8 juillet 2011
Pourquoi le restant du film n'est pas aussi bien fait, aussi fort que la fin ? Le début du film est assez prenant, les voir en plein milieu des combats cherchant LE cliché. Mais une fois le retour en Irlande, le film prend du plomb, on s'ennuie. Enfin, grâce à un excellent Colin Farrel, le film renait avec une fin très bien faite.
Pour son troisième long-métrage, Danis Tanovic adapte le roman de Scott Anderson et en restitue une œuvre à demi teinte, entendez par là que la première partie s'en sort plutôt bien face à la seconde. 1988 au Kurdistan, les Kurdes tentent de faire face à l'armée de Saddam Hussein. Pendant ce temps là, deux photographes reporters de guerre shoot autant qu'ils peuvent et ce, au péril de leur vie. A son retour à Dublin, Mark est plus que déboussolé, que lui est-il réellement arrivé ? Pourquoi ment-il à sa femme ? Où est passé David ? Beaucoup de questions en suspend à travers cette seconde et dernière partie plutôt décevante (et d'autant plus à l'arrivée du psychiatre). A défaut de convaincre, Eyes of War (2010) a le mérite d'avoir une alléchante distribution, à savoir Colin Farrell & Christopher Lee.
Inégal est sans doute le mot qui conviendrait le mieux pour décrire la carrière de Danis Tanovic. Après l'excellent « No Man's Land » il y a déjà de cela neuf ans, celui-ci n'avait en effet pas su enchaîner, son « Enfer » réunissant pourtant la crème du cinéma français ayant en définitive fortement déçu. Nous ne sommes pas tout à fait dans le même cas de figure en ce qui concerne ce « Eyes of War » disposant d'une évidente sincérité et sachant, par moments, dégager une certaine force, sans doute dû en particulier à l'intense prestation d'un Colin Farrell à son meilleur. Malheureusement, Tanovic montre ici rapidement des limites, que ce soit pour dégager une véritable émotion dans le récit ou nous offrir quelque chose d'un tant soit peu étonnant, le dénouement final s'avérant pour le moins prévisible. De plus, le film garde un côté souvent démonstratif, les quelques idées de mise en scène tentées mettant hélas surtout en valeur un symbolisme emprunté et loin d'être indispensable... Malgré tout il n'y a pas de mal à découvrir cette oeuvre certes maladroite et un peu lourdaude, d'autant que le sujet a déjà été évoqué avec plus de nuances, mais assez attachante par son scénario ayant au moins le mérite d'aborder la question du traumatisme sous plusieurs angles et ses personnages moins superficiels qu'à l'accoutumée... On s'en contentera.
Mixte entre "Lignes de front" Jean-Christophe Klotz et de "Brothers" de Suzanne Bier (et récemment remaker) ce film est le moins réussit car le plus impersonnel. Colin Farrell parfait et Mary Reilly pleine d'émotion ; Paz Vega et Christopher Lee à la fois sous-employés et à la fois au centre d'une pseudo-intrigue parallèle inutile et pesante (fascisme franquiste). La 1ère partie (en zone de guerre) aurait du être forte et dramatique, elle est au final gentillette (pour le genre), ne montrant qu'un visage de la saleté de guerre. On sent que cete partie n'est rien, juste un prétexte à la suite... Arrive la 2nde partie (le retour, la psychothérapie) qui est clairement celle qui intéresse le réalisateur. Le rythme s'accélère et l'émotion plus palpable (alors qu'en zone de guerre c'est bâclé). Le sentiment que la première partie a été sacrifié est gênante car elle reste la cause de tout le reste ; la guerre aurait du être plus présente, plus violente dès le reportage des deux amis reporter afin que le spectateur plonge plus aisément dans le traumatisme du "héro". Ca reste un bon film mais à la rigueur mieux vaut revoir les deux films cités plus haut.
Après un premier film couvert de prix prestigieux (scénario à Cannes, premier film aux César, film étranger aux Oscars) No man's land sur la guerre de Bosnie (pas vu), un deuxième film français L'enfer, drame familial intimiste (pas mal), voici le troisième long métrage de Danis Tanovic. Un beau casting, Colin Farrell (vraiment excellent) Kelly Reilly (convaincante) Paz Vega et Christopher Lee (88 ans), et un metteur en scène prometteur. Mais malheureusement le traitement ne suit pas. Aussi forte soit-elle l'histoire est vue et revue, le scénario traine en longueur. La mise en scène n'est pas des plus brillante et on finit par s'ennuyer ferme assez rapidement, seul le dernier quart d'heure s'emballe un peu et amène un peu d'émotion. Car jusqu'à là il n'y en avait pas. Les personnages ne sont pas attachants et on a du mal à adhérer à ce qui ce passe à l'écran. On a vu la culpabilité bien mieux traitée par ailleurs. Dommage sur le papier le tout semblait tenir la route. Moi je ne l'ai pas suivie...
Ayant eu la chance de rencontrer le réalisateur Danis Tanovic il y a quelques années et ayant donc pu converser assez longuement avec lui, il est possible que mon jugement soit quelque peu faussé. Toujours est-il qu'après avoir considéré "No Man's land" comme un petit chef d'œuvre (mais ça, c'était avant de le rencontrer !), j'ai porté un jugement similaire sur "l'enfer" et je ne suis pas loin de récidiver avec "Eyes of war". Tout concourt à en faire un grand film : le scénario, la mise en scène très fine malgré la dureté du sujet, le montage, et une interprétation exceptionnelle. Si Colin Farrell prouve une fois de plus, après "Bons baisers de Bruges", "le rêve de Cassandre", "Crazy Heart", etc., qu'il est un des meilleurs acteurs (le meilleur ?) de sa génération, le reste de la distribution n'est pas en reste, en particulier les 2 actrices Paz Vega et Kelly Reilly. Danis Tanovic, qui a connu de l'intérieur les difficultés que l'on rencontre quand on doit, professionnellement, photographier ou filmer un vrai conflit, est bien entendu l'homme de la situation pour nous raconter et nous montrer les horreurs de la guerre. Certes, il n'utilise pas l'humour ravageur qui était un des charmes de "No Man's Land", mais le sujet est différent. Autant dire que j'attends avec impatience le film que Danis Tanovic m'avait dit vouloir tourner un jour, un film reprenant l'humour de "No Man's land" pour parler des religions et de leurs travers.
Film assez difficile à juger car barder des meilleures intentions du monde et porté par une interprétation absolument sidérante de C. Farrell. Oui, mais il y a aussi le miscasting de C. Lee avec un accent espagnol peu convaincant et un procédé narratif bien roublard qui nous oblige à ressentir des émotions téléguidées. D. Tanovic signe une mise en scène assez réussie, appuyant certains effets gore mais sachant parfaitement jongler avec les émotions. Une réflexion intéressante sur la guerre et sur ses images, prises par des hommes aux motivations troublantes et qui évolue dans des zones très, très sombres. Parfois bouleversant mais aussi trop écrit, parfois ennuyeux et dont on sent à chaque séquence qu'il est adapté d'un roman et qui pourrait faire une très belle pièce de théâtre. A voir tout de même. D'autres critiques sur
Vendu comme un film sur les reporters de guerre, le film est en fait une recherche introspective pour Colin Farrell qui va trainer en longueur et abusera d'un excès de symbolisme finissant par devenir lourd et un brin pompeux. La seule surprise c'est de trouver Christopher Lee en psy Hispanique qui nous balancera quelques vérités en tentant de réveiller le père Farell, ce qui n'est pas une mince affaire.
Une dure réalité et les affres du métier de reporter de guerre. Même si la mise en scène est parfois trop voyante, un film utile sur les ravages de la guerre et sur ceux qui doivent la raconter. Excellente interprétation de Colin Farell.
Eyes of War traite un filon qui ne s'épuisera jamais au cinéma, le traumatisme face aux horreurs de la guerre. Derrière l'objectif de deux reporters de guerre dont l'un joué par Colin Farrell, l'action prend place au Kurdistan à la fin de années 80. Techniquement, les choix du réalisateur sont critiquables. A cause d'une mise en place faites de flashforwards incessants qui n'apportent rien, le spectateur est mis sur de fausses pistes narratives. De plus, la fin qui est pourtant tout l'enjeu du récit est bien trop prévisible. Il faut avouer quand même que le film, de par son sujet suscite l'intérêt et que le côté toxicomane du morbide du personnage interprété par Colin Farrell intrigue. Les scènes les plus intéressantes (et les plus dures) restent malgré tout au début du film lorsque l'on découvre ce médecin Kurde et ses petits bouts de papiers bleus et jaunes. Mais en avançant petit à petit, on n'attend qu'une seule chose, l'éclaircissement de cette zone d'ombre que l'on devine déjà. Les seules interrogations seront sur les faits exacts ou là, nous ne pouvons rien faire d'autre qu'attendre qu'ils nous soient livrés. Un film en demi-teinte donc, un poil décevant car son originalité méritait meilleur traitement. Même si certaines scènes glaçantes donnent à réfléchir et transmettent un certain malaise, on a l'impression d'en sortir indemne sans avoir trouvé la puissance des deux phrases sur lesquelles le réalisateur s'appuie au début et à la fin. Objectif non atteint.
Trop accès sur la psychologie, le film est une succession de clichés plus ou moins laborieux et irréalistes sur les atrocités de la guerre et des acteurs qui la couvre. Bien trop lent, on attend impatiemment la fin, qui, depuis le début, suinte du scénario.
Un peu déçu, je pensais que le theme était la vie des reporter de guerre, mais on parle plutôt de psychologie ici, des séquelles du métier. Une fin pressentie bien avant le dénouement, dommage. Superbes images cependant.
Des films sur les traumatismes liés à la guerre pour le héros victorieux désireux de retrouver les siens, il en existe des centaines dans la culture cinématographique. Ici, on ne trouve pas de valeureux soldats mais deux valeureux photographes & amis interprétés respectivement par le transparent Jamie Sives et le grand Colin Farell, tout en finesse, toujours magnifique. On passe sans voir cette pointe d'originalité pour s'attarder plus longuement sur le manque de musique qui rend l'ensemble ennuyeux tenant la main à un rythme trop lent : on décroche très vite. La photographie sans imagination & le trop plein de dialogues pas toujours utiles achèvent de tirer le spectateur vers les tréfonds du sommeil. Et alors si en plus, on est de mauvaise humeur, il vaut mieux arrêter les frais sous peine de ne pas apprécier cette oeuvre à sa juste valeur.
Le scénario laissait espérer autre chose … Manque de chance, le film se traîne, en évitant toutefois le pathos. Tout l’intérêt tient à l’interprétation magistrale de Collin Farell. Sans oublier Christopher Lee et l’ensemble des seconds rôles, tous parfaits !
"Eyes of War" est un film très éprouvant psychologiquement car il traite avec une troublante réalité le métier quelque peu malsain de ces photographes de guerres cherchant la photo la plus choc pour connaître la gloire et la reconnaissance. Si les parties au Kurdistan sont intéressantes celles du retour à la vie normal sont assez ennuyeuses car hormis la formidable performance de Colin Farell, le reste du casting est très peu convaincant quand il s'agit de faire passer des émotions. Ajouté à cela le doublage horrible de Christopher Lee, à voir en VO donc. Quelques maladresses scénaristiques notamment lors du retour mais le suspense autour de David est bien gardé, "Eyes of War" est intéressant pour son sujet et son réalisateur mais je m'attendais à mieux.