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Marco67
12 abonnés
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4,0
Publiée le 9 juin 2011
Un bon drame avec de très bons acteurs, même si les personnages sont un peu caricaturaux; on se laisse prendre à la folie amoureuse de Kristin S T ; à voir!
Un personnage principal trop stupide pour être vrai. Pour moi, elle "n'ose" pas "l'aventure" mais fait de mauvais choix. Pas celui de quitter son mari, mais celui de tenter directement une vie insouciante, sachant qu'elle est dans une situation précaire, tout comme son amant. Des choix qui inévitablement vont gâcher sa vie et celle de ses enfants. Bref, j'ai un peu de mal avec la descente aux enfers trop tirée par les cheveux et qui rend le perso de Kristin Scott Thomas stupide et peu sympathique. Son mari, dans le rôle du monstre de service, sans aucune nuance, ne s'en tire pas mieux. Reste une mise en scène sympa et une évolution du scénario qui réussi à être intrigante sans vraiment marquer l’essai à la fin.
Superbe film sur l'adultère où Kristin Scott Thomas éblouie la pellicule de son charme et de son jeu. Une femme bourgeoise, femme au foyer s'éprend passionnément d'un ouvrier espagnol. Son mari, médecin, fait jouer toutes ses relations pour faire revenir sa femme et notamment lui couper les vivres. Le film pose le problème de la liberté des femmes au foyer, prisonnière financièrement du bon vouloir de leur époux. Le jeu intense de Kristin Scott Thomas fait beaucoup pour le film et Yvan Attal n'a jamais été aussi bon ! Ce drame familial s'inscrit parfaitement dans n'importe quel fait divers et les sentiments du film sont connus de la plupart d'entre nous permettant une identification forte et donc pleine d'émotion. Le plus beau film français de l'année !
Devant une production française 2009 d'une rare faiblesse, le premier choc français de l'année arrive seulement au moi d'août : c'est tard ! Partir prend d'emblée la place de numéro 1 dans mon top annuel et dans mon cœur. Catherine Corsini déjà auteur de quelques films sympathiques atteint là son meilleur. Ce nouvel opus de la réalisatrice est une vraie tragédie grecque. L'histoire est finalement très banale mais est sublimée par une mise en scène de haute volée qui fait progresser le récit comme un vrai drame. D'entrée est sait que cela va mal se terminer même si le dénouement n'est pas forcément celui qu'on attendait. En tout cas moi je me suis trompé sur la fin. Je n'en parle pas pour ne pas la déflorer pour de futurs spectateurs. On suit cette la progression de cette histoire d'amour impossible comme une descente aux enfers déchirante. Entrainé dans une inexorable spirale, le couple ne peut que se précipiter vers une fatale issue dont nous ne sortons pas indemne. La réalisatrice, pour notre plus grand plaisir, s'est entouré d'un trio d'acteurs formidable. Même si je ne l'apprécie guère d'habitude Yvan Attal , il est pour une fois très bien. Il incarne le mari trompé avec beaucoup de rigueur et de simplicité. Sergi Lopez est comme toujours impéccable. Rien à dire. La palme revient bien sûr à Kristin Scott Thomas. Dire qu'elle est parfaite est maintenant un pléonasme. Elle avait déjà atteint des hauteurs dans Il y a longtemps que je t'aime mais elle semble ici les dépasser encore. Tout passe dans ses regards, ses sourires. Toutes ses scènes sont magnifiques et comme elle est de toutes les scènes...Des heures et même des jours après l'avoir vu il nous hante encore et encore... Une histoire d'amour déchirante, une mise en scène magnifique, une actrice au sommet de son art...Autant de bonnes raisons de courir voir Partir assurément l'un des meilleurs films de l'année...
Partir est construit comme un thriller. Dès l'introduction du film, un coup de feu retentit. Puis, l'apparition d'une famille sans histoire. Le père est médecin, elle suit une formation de kiné. Deux enfants adolescents. La mère de famille tombe soudainement amoureuse d'un ouvrier espagnol, ancien détenu, venu faire des travaux dans la maison et elle va vivre avec lui une passion amoureuse dévorante. Ai-je besoin de préciser à quel point Kristin Scott-Thomas se bonifie avec le temps tel un bon vin qu'elle déguste à la fin avec Sergi Lopez ? C'est une actrice que j'avais un peu perdu de vue, je dois l'avouer, et que j'ai redécouvert dans Il y a longtemps que je t'aime de Philippe Claudel. Elle a la cinquantaine resplendissante et joue les amoureuses transies avec autant de crédibilité qu'une minette de vingt-cinq ans. La réalisatrice, Catherine Corsini, nous montre donc les dangers d'un amour destructeur. Tout plaquer est une chose. Beaucoup l'envisagent sans passer à l'acte. Encore faut-il derrière avoir de quoi se retourner. Or, on voit que ce n'est pas le cas puisque le couple bascule dans la précarité. On en arrive au coup de feu. La boucle est bouclée. Voir ce couple filer ensuite le parfait amour au milieu des magnifiques paysages de l'Espagne, comme si de rien n'était, donne le malaise. Une conclusion assez sombre et surprenante dans un film d'amour assez classique par ailleurs.
Je n'ai pas vu ce film à sa sortie, je le découvre 8 ans plus tard et je dois dire que j'ai été happée par cette histoire certes trés banale mais là est tout le mérite du film qui réussi, sur la base de la femme le mari et l'amant, à nous convaincre par la puissance qui s'en dégage. C'est brut, peu nuancé, on n'y trouve aucune finesse psychologique mais c'est précisément ce qui fait la force du film, quoi de mieux pour décrire une passion physique à fleur de peau et une destruction qui va crescendo. Scott Thomas et Attal livrent une très belle prestation, je suis moins convaincue par Sergi Lopez. Corsini dont j'ai toujours apprécié les films qui sont tous intelligents et admirablement bien dirigés, filmés et montés signe là encore un film remarquable.
Même si pour juger de ce genre de drame amoureux,il faut prendre en compte la sensibilité de chacun,force est de reconnaître que Catherine Corsini noie cette passion charnelle et irréfléchie sous un océan de clichés et de conventions.Dans "Partir",Kristin Scott Thomas s'ennuie à mourir au sein de sa famille bourgeoise de médecins.Au premier regard,elle tombe éperdument amoureuse du maçon Sergi Lopez.C'est un film de femmes faite par des femmes(avec Agnès Godard en directeur de la photographie).Avec moults gros plans sur le visage de la femme concernée,on tente de nous convaincre que la passion est extrême,irréversible,faisant perdre la raison.Scott Thomas n'est pas si transcendante que ça.Elle accumule sourires béats et expressions absentes.Yvan Attal en mari obtus est bien plus intéressant.En fait,la morale me répugne:la liberté du couple adultérin contre la mort de l'époux innocent.Le traitement me semble inabouti,en montrant une histoire de luttes des classes,et d'attirance des contraires.La mise en scène gagne à l'épure,mais ne se remet pas des errements d'un dénouement ambivalent.Hautain.
Nul doute qu'il ne faut pas aller très loin pour lui trouver quelques défauts un peu gênant à ce "Partir". Manque d'émotion, des longueurs, un personnage beaucoup trop caricatural (celui d'Yvan Attal) sont autant de regrets que le film demeure d'un réel intérêt à bien des égards. Car au-delà de la très bonne interprétation générale, c'est d'abord la maîtrise de Catherine Corsini qui fait plaisir à voir, cette dernière réussissant dans l'ensemble à rendre consistante et plutôt intéressante une histoire somme toute fort classique. De plus, que ce soit à travers les dialogues ou la musique, le film réussit souvent à se faire assez beau, surtout qu'il reste crédible à tous les instants. En effet, on ne peut qu'apprécier la manière dont Corsini montre à quel point il est difficile de vivre sans argent, la passion n'étant parfois pas suffisante pour bien vivre... En somme, et sans être donc totalement emballant, ce "Partir" a tout de même le mérite de nous offrir un assez beau moment de cinéma, et c'est pourquoi il reste dans l'ensemble tout à fait fréquentable. Un bon film.
Peu d'originalité dans ce film où des personnages caricaturaux et peu fouillés donnent souvent l'impression de suivre ce scénario cousu de fil blanc parce qu'il le faut bien. Cela dit, Kristin Scott Thomas et Yvan Attal sont parfaits.
Il n'y avait qu'une femme pour faire un tel film sur lequel j'ai peu de critiques à faire en dehors d'une fin que j'estime irresponsable et donc en contradiction avec les propos tenus. Ce n'est pas du cinéma mais de la réalité filmée de façon très correcte,si correcte qu'on se croit dans la vraie vie avec un Yvan Attal absolument irréprochable...Sergi Lopez ayant lui peu à faire et Kristin Scott Thomas ayant elle un rôle un peu théâtral. Il s'agit simplement de savoir comment on reçoit ce film et pour ma part, ce fût compte tenu de mon age et de mes souvenirs,une souffrance ininterrompue tellement les faits sont réels. J'ai eu l'impression en permanence de me conduire comme un voyeur, yeux maintenus ouverts,ligoté sur mon fauteuil devant des faits banaux à l’extrème. Mes commentaires ne porteraient donc que sur le sujet traité ce qui n'est pas le propos d'un forum cinéma car Catherine Corsini à fait un film très personnel et il n'est pas question ici de discuter son point de vue. Sans déflorer la fin ,je tiens à y revenir, car pour moi ce n'est pas au spectateur de finir un tel film et ce n'est pas courageux de ne pas aller plus loin...Un dialogue était nécessaire entre Suzanne et Ivan ,d'autant plus que cette fin était impossible à concevoir malgré le bruit évoquant une porte qui claque tout au début du film.Je me sens vraiment frustré d'en avoir été privé,je comptais sur une fin pleine d’intelligence pour me récompenser de ma longue attente.
Un scénario curieusement daté : le mari sorte de potentat local, la femme dépassée par tout ce qui n'est plus son quotidien de bourgeoise sous influence, l'amant bien sûr exotique et sortant de prison - tous les ingrédients d'une réalisation années 50, ou d'un roman 19e (Suzanne, Emma Bovary, même combat ?). Suzanne a un métier qu'elle peut exercer n'importe où (kiné), et pourtant elle reste sur place, et se décourage à la première malignité de son horrible époux dévoré par un instinct de possession surdimensionné. Est-ce pour être prés de ses enfants ados ? Même pas. Elle préfère se laisser porter par l'adversité avec un masochisme certain, et privilégie les solutions paresseuse (cambrioler sa propre maison) ou désespérée (tuer son mari plutôt que l'affronter). On l'aurait aimée plus combattive, on aurait aussi (et d'abord) aimé comprendre les raisons de sa soudaine et fatale passion pour Ivan. Mais si l'histoire manque de crédibilité, paraît seulement ébauchée sur le plan psychologique, et si la mise en scène ne parvient pas à combler lacunes et béances, il reste un trio d'acteurs qui fait vraiment de son mieux pour faire de ce "Partir" un peu indigent quelque chose d'intéressant (Lopez, Scott Thomas et surtout Attal, remarquable).
Un très beau film, lumineux, émouvant, "irradiant". Et surtout la magnifique performance de Scott Thomas, admirablement filmée . Filmée en plans très serrés, elle irradie le film et arrive à camper des sentiments très différents : la passion , le désarroi , la folie, le plaisir, la peur, c'est un vrai leçon de comédie , d' "acting". Tantôt ingénue tantôt illuminée, elle est très belle, elle est envoutante. Elle se dénude très peu et pourtant on a l'impression qu'elle se livre totalement corps et âme..Elle arrive à rendre son personnage crédible alors que le scénario de départ n'était pas évident; Sergi Lopez est excellent , comme d'habitude, un des tout bon du cinéma français. Yvan Attal fournit une de ses plus belle perfromance. Quelques scènes cultes , comme le comble du dénuement, quand le couple se retrouve dans une station service et ne peut pas se payer le plein d'essence. On touche le fond avec eux: la passion les a entrainés en enfer. Très fort , très puissant . Le final est sublime , très bien dosé , toute en finesse , et en force émotionnelle.
Même si j'ai suivi cette histoire avec intérêt je n'ai pas été convaincu plus que cela. On veut nous convaincre de la passion extrême de cette histoire d'amour mais au final je me pose des questions sur la morale que veut faire ressortir la réalisatrice. J'apprécie beaucoup Kristin Scott Thomas d'habitude, ici j'ai trouvé son jeu assez pauvre. Tristesse avec sa famille, regard béât et amoureux avec son amant. Peu de nuance, je me demande si elle a crut à son personnage au fond très cliché.
L'histoire d'une femme qui tombe amoureuse, et d'un homme qui « tombe » mal. les histoires de passion dévorante sont communes à l'invention de la littérature et du cinéma, et on a ici une exacte représentation du genre. Sauf que l'on s'ennuierait rapidement s'il n'y avait pas un petit plus. C'est un magnifique portrait d'une quadra rayonnante par un cinéaste manifestement tombé amoureux de sa marionnette. Christin n'a jamais été aussi belle ni aussi bien mise en valeur, c'est étonnant vu son âge et le dernier film australien en lice où le rôle de l'aristocrate coincée ne lui rendait pas grâce. Ensuite, si l'on oublie la caricature des extrêmes entre le mari et l'amant et le côté conte social de l'intrigue pas vraiment nécessaire, on ne peut que souligner la superbe performance de Attal. Il est à la fois froid et exalté, fou et minable, misérable et puissant, magnifique. Lopez a du mal à exister face à ce monstre à sang froid. Si le sujet de base n'était pas si bateau, à peine rajeuni par la complexité de la situation (famille, enfants, amis, passé de l'amant), ce film serait parfait, par son hommage féministe à la beauté du sexe faible et à sa libération du joug du pouvoir masculin. Hélas dans la douleur.