Après 28 semaines plus tard (2007), une suite intitulée 28 mois plus tard est envisagée. Cependant, des différends concernant les droits empêchent sa réalisation pendant des années. En 2012, le scénariste Alex Garland révèle que le long métrage n'est plus d'actualité.
Toutefois, en 2019, Danny Boyle confirme qu'il travaille toujours sur le film avec Garland et, cinq ans plus tard, le projet est annoncé comme étant en développement.
Le tournage s'est déroulé dans diverses régions du Royaume-Uni, notamment à Northumberland, Lindisfarne (Holy Island), Hexham, Newcastle, et Cheddar Gorge. Ces décors naturels ont contribué à recréer une ambiance post-apocalyptique authentique.
Le tournage principal du film s'est effectué sur une période relativement courte de huit semaines, un délai serré pour une production de cette envergure.
28 ans plus tard est le premier volet d'une nouvelle trilogie. Le deuxième film, intitulé 28 Years Later: The Bone Temple, est déjà en cours de production, avec Nia DaCosta à la réalisation.
Bien qu'il ne reprenne pas son rôle de Jim, Cillian Murphy est impliqué en tant que producteur exécutif, apportant son expérience et sa vision à la production.
Le tournage a intégré l’usage de capteurs numériques miniaturisés, parfois fixés directement sur les corps des comédiens. Cela permet de ressentir en temps réel les tremblements, les peurs et les fuites, notamment lors des séquences d’attaque d’infectés. Cette approche immersive donne au spectateur l’impression d’être dans le corps du personnage, une sensation renforcée par des angles de caméra inédits et parfois étouffants.
Pour certaines séquences, l'équipe a également utilisé des caméras d'action fixées sur des animaux de ferme, offrant des perspectives uniques et immersives dans l'univers du film.
Sorti en 2003, 28 jours plus tard a rapporté 83 millions de dollars de recettes mondiales, pour un budget estimé à 8 millions. Sa suite, 28 semaines plus tard (2007), a quant à elle généré 64 millions pour un coût de production de 15 millions.
Plusieurs séquences du film ont été tournées à l'iPhone 15 Pro Max. Un choix artistique qui s'inscrit dans la continuité du travail de Danny Boyle, grand adepte des expérimentations.
Danny Boyle a fait un pari audacieux : filmer en 2.76:1, un format ultra-large rarement utilisé, même pour les blockbusters. Ce ratio, autrefois réservé aux grandes épopées comme Ben-Hur ou Les Huit Salopards, amplifie la grandeur visuelle et l’isolement des personnages dans un monde post-apocalyptique.
Boyle et le chef-opérateur Anthony Dod Mantle ont ainsi voulu recréer une sensation d’écrasement face à la nature sauvage et aux décors déroutants du film.
Aaron Taylor-Johnson et Ralph Fiennes ont déjà joué ensemble dans The King's Man : Première mission.
L’un des décors les plus saisissants du film est le temple construit à partir d’ossements humains, imaginé par le personnage du Dr Kelson. Réalisé à Redmire dans le Yorkshire, il a nécessité 250 000 faux os et 5500 crânes, et six mois de travail. Inspiré d’un mur commémoratif Covid et de la colline des croix en Lituanie, ce monument illustre la volonté de Boyle de mélanger spiritualité morbide, art brut et horreur symbolique.
La maquilleuse Flora Moody a conçu une représentation visuelle du virus de la rage, visible sur la poitrine des infectés comme une empreinte biologique vivante, blanchâtre et verdâtre, rappelant les mousses des lieux abandonnés. Ce détail visuel renforce l’idée que le virus n’est pas seulement une maladie, mais une force physique et mystique qui transforme le corps.
Pour les infectés Rampants, souvent filmés de très près, des organes génitaux en silicone ont été moulés et ajoutés par le superviseur des effets John Nolan. Censurés dans leur forme explicite mais visuellement troublants, ces ajouts visent à choquer, tout en soulignant la perte totale d’humanité des créatures.