Los Angeles 2013
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Totoloinloin
Totoloinloin

13 abonnés 469 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2026
Ça faisait longtemps que je voulais découvrir ce film d'anticipation et plus généralement du Carpenter. Le sentiment est mitigé : le scenario de base est excellent mais alors le choix de scène et certains acteurs ça frise la série B. il y a aussi des effets visuels qui ont très mal vieilli. L'hélicoptère à t'il absolument besoin d'être fait au Minitel pour montrer le futur ? Pas convaincu.
A un moment donné j'ai cru à 1 film promotionnel de la Californie ! Kurt joue au basket, Kurt surf, Kurt fait du deltaplane... wow
Martin Pollaud-Dulian
Martin Pollaud-Dulian

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2026
« The more things change, the more they stay the same… »

En 2013, les États-Unis sont devenus une dictature puritaine qui enferme les rejetés du système dans la ville de Los Angeles, véritable pandémonium à ciel ouvert. Lorsqu’une arme secrète susceptible de changer le cours de l’histoire se retrouve entre les mains d’un groupe révolutionnaire de LA, l’armée n’a pas d’autre choix que de rappeler l’ancien héros devenu un criminel…Snake Plissken.

17 ans après le mythique Escape from New York, Carpenter livre la suite de son chef d’œuvre. À l’initiative de Kurt Russel qui souhaitait reprendre son rôle légendaire, ce film intervient dans la pente descendante de la carrière de Big John. Rejeté par l’industrie hollywoodienne, il est incapable d’atteindre à nouveau le succès public et alterne entre films tièdes de commande et échec de ses films plus personnels.

Escape from LA reprend la trame du premier opus et sa structure, un anti-héros lâché dans une ville prison, qui doit retrouver une mallette secret défense dans un temps imparti.
Première remarque, le long métrage est malade, incapable de tenir son budget ou d’atteindre ses ambitions, il se contente à certains moments d’effets spéciaux numériques première génération particulièrement indignes, mais qui vont finalement servir son propos.

Carpenter va entreprendre une méticuleuse démolition du mythe crée en 1981, en détournant le premier film. Snake est devenu ringard, sa première apparition est démystifiée par la remarque de flics, qui le décrivent comme un homme rétro, qui « fait très XXè siècle ». L’anti héros absolu des années 80 erre dans un monde qu’il ne comprend définitivement plus, dans lequel chacun semble le reconnaître, tout en étant déçu par son envergure. Dès son arrivée à Los Angeles il rencontre un surfeur interprété par Peter Fonda, ancienne icône de la contre culture des années 70, le héros de fiction et l’acteur passé de mode dans un Los Angeles détruit, on ne fait pas plus fort comme symbolisme.
Escape from LA appartient à cette catégorie de films nihilistes de Carpenter. Il reprend des éléments du premier film, tournés en ridicule, que ce soit les gadgets technologiques qui sont poussés à l’extrême ainsi que les enjeux de la mission, la photographie bleutée du premier film qui laisse la place à un orange criard. Le film déconcerte à chaque instant en retournant les codes, en désamorçant chaque situation. Big John fidèle à lui même tape à loisir sur tout le monde et sur tous les bords de cette Amérique, bonne à détruire. Les révolutionnaires de pacotille, les dérives fascistes de l'Amérique impérialiste, tout le monde en prend pour son grade et surtout l’industrie Hollywoodienne, qui prend tarif.
Car le cadre géographique du film va permettre à Carpenter de se moquer comme il faut de cette ville qu’il déteste tant. Et ce dès le panneau de la Universal, noyé sous les eaux du tsunami, puis que ce soit avec ce Disneyland détruit ou ces avenues mythiques du cinéma, fréquentées par les gangs et jonchées de détritus, où Snake va croiser un ancien agent d’acteur répugnant puis une secte de ratés de la chirurgie esthétique, véritables déchets humains de ce Hollywood décrépit.

Le long métrage est une farce cynique dans laquelle le héros s’amuse à jouer avec sa propre légende.
À la fois parodie du premier film et tableau
moqueur d’Hollywood, il déconcerta à la fois les producteurs, les fans et les spectateurs américains.
À l’image de son héros, Carpenter erre dans un cinéma américain, dans lequel le blockbuster a définitivement gagné avant d’entamer le XXIè siècle, il est temps de tirer sa révérence.
OLIVIER
OLIVIER

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 novembre 2025
La film aurait mérité surement un peu plus de travail, visuellement notamment mais rien que pour la fin (vraiment géniale !) il vaut vraiment le coup. Je trouve également qu'il a plutôt bien vieilli. Du cinéma divertissant bien badass mais qui dit des choses ...
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 octobre 2025
Qui est le film ?
Los Angeles 2013 se revendique d’emblée comme un film de société : une fable située dans une ville-archétype, promettant d’interroger la fracture sociale, la violence policière et la survie dans une métropole saturée. À première vue, il s’inscrit dans la lignée des œuvres contemporaines qui prennent la cité comme laboratoire politique (du néo-noir à la dystopie sociale). Sur le papier, la promesse est simple et ambitieuse : faire de Los Angeles (ses failles, ses fantômes et ses excès) une allégorie du présent.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film prétend poser une question importante : comment une société urbaine, sous tension économique et médiatique, fabrique-t-elle des perdants et des coupables ? Il y a l’intention d’un portrait social et la volonté d’un cinéma engagé. Mais très vite on devine la tension principale du projet : dire beaucoup (injustice, racisme, précarité, spectacle médiatique) sans parvenir à hiérarchiser, synthétiser ou incarner ces enjeux dans une dramaturgie convaincante.

Par quels moyens ?
Le point faible central réside dans la structure narrative. Le film accumule incidents, retours et digressions comme qui empile des images-chocs censées forger une vérité. Résultat : on a l’impression d’un scénario qui feint la complexité là où il n’y a que juxtaposition. Les motivations des personnages restent souvent floues, les ellipses dramatiques mal tenues, et l’ensemble donne l’impression d’un traité d’idées plus que d’un récit de chair et de sang.

La mise en scène oscille entre le plan-tableau ambitieux et l’approximation technique. Quelques cadres fixes fonctionnent mais trop souvent la caméra se contente d’illustrer le propos par des gestes faciles (travelling anxiogène, insert symbolique) qui finissent par paraître illustratifs. On sent la volonté d’une esthétique urbaine (néons, palimpseste de publicité, rues humides), mais le film manque d’une écriture du plan capable de faire dialoguer forme et contenu.

Le film n’offre pas d’arc intérieur net : les personnages semblent traversés par des idées plutôt que façonnés par des désirs et des enjeux clairs. Quand la psychologie reste superficielle, l’identification ne se fait pas et la compassion du spectateur reste à distance.

Le film se veut inclusif et critique des dominations ; il reproduit cependant certains clichés : figures féminines secondaires, antagonistes sans épaisseur, stéréotypes ethniques vite esquissés. Là où la complexité sociale demanderait d’entrer dans la singularité des trajectoires, le film gomme les détails. L’intention progressiste se heurte à un traitement narratif qui privilégie l’énoncé contre l’observation et c’est précisément là que la parole politique s’affaiblit.

Enfin, le film cherche à monter des motifs symboliques. Mais ces symboles ne sont pas travaillés en profondeur : ils apparaissent, brillent une minute, puis s’effacent sans avoir été métamorphosés par la fiction.

Où me situer ?
Je veux être juste : l’ambition de Los Angeles 2013 est louable mais l'ensemble est catastrophique. Un film qui s’est empêtré dans ses bonnes intentions au détriment de sa forme. Un film qui préfère multiplier les slogans avec des effets numériques sidérant de nullité. Ça aura eu le mérite d'être drôle, malgré lui.

Quelle lecture en tirer ?
En bref, belle énergie, jagged promise mais l’ensemble plante parce que la fiction et la forme ne parvient pas à faire sentir ce qu’elle décrit. Cependant quelques scènes méritent le détour (pour des raisons différentes) ; pour le reste, on garde le sentiment d’un potentiel gâché et d’un cinéma politique qui a oublié de se faire d’abord film.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2025
Los Angeles 2013, suite de New York 1997, reprend le personnage culte de Snake Plissken dans un nouveau décor chaotique : une cité des anges ravagée, isolée du continent, devenue une sorte de prison à ciel ouvert. Sur le papier, la promesse est séduisante : une dystopie cynique, portée par un anti-héros inoubliable, au cœur d’un monde en ruines gouverné par une théocratie puritaine.

Là où le film brille, c’est dans sa capacité à construire un univers riche et satirique. La vision de Carpenter d’un futur autoritaire, moralement rigide, est aussi absurde que grinçante. L’idée d’un président à vie imposant un ordre religieux réactionnaire offre un vrai sous-texte politique, traité avec ironie et un certain plaisir subversif. Ajoutons à cela le retour de Snake Plissken, toujours incarné avec flegme par Kurt Russell, figure de l’anti-héros absolu, désabusé, impitoyable, presque mythologique dans sa froideur et son refus de jouer le jeu du pouvoir.

Le film se permet également quelques séquences improbables mais savoureuses, comme le duel de basket ou le surf sur vague urbaine aux côtés de Peter Fonda. Ces scènes, aussi absurdes soient-elles, participent au ton série B assumé du film, et c’est justement ce second degré qui rend Los Angeles 2013 divertissant malgré ses nombreux défauts.

Car oui, les faiblesses sont bien présentes et parfois difficilement pardonnables. Les effets spéciaux, notamment, sont tristement datés, même pour un film de 1996. Certaines scènes numériques sont risibles et cassent l’immersion. Le plus gros reproche reste toutefois que le film ressemble trop à son prédécesseur : même structure narrative, mêmes enjeux, mêmes ficelles. Carpenter recycle sans vraiment renouveler.

Le rythme inégal et le ton parfois hésitant entre sérieux et parodie nuisent à la cohérence de l’ensemble. On sent que le film ne sait pas toujours s’il veut être une vraie critique du monde moderne ou une pure série B. Résultat : certaines séquences traînent, d’autres paraissent superflues ou maladroitement intégrées.

Los Angeles 2013 est un film imparfait, bancal même, mais pas inintéressant. Il vaut surtout pour l’univers qu’il développe, la présence magnétique de Snake Plissken et la satire politique toujours d’actualité. Si l’on accepte ses défauts techniques et sa redite narrative, on peut y trouver un certain plaisir coupable – voire même y voir une œuvre en avance sur son temps dans sa manière de critiquer l’Amérique puritaine et sécuritaire.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2025
Plus de 15 ans après le premier opus, John Carpenter livre une suite qui sent clairement le réchauffé, dont l’histoire perd toute crédibilité en s’engouffrant dans l’action basique. Un film qui s’avère n’être qu’une série B honorable, porté par Kurt Russel.
CCA_SF
CCA_SF

1 abonné 24 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2025
On a l'impression, de revoir à peu de chose près, le film précédent. Y a rien de neuf vraiment, ca sent le réchauffé. Si on 'a rien de mieux à faire. Ou si on a jamais vu le précédent, éventuellement. Le scénario est quasi identique, y a pas vraiment de surprise.
Incertitudes
Incertitudes

263 abonnés 2 337 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2025
Quel plaisir d'être accueilli au synthé par le thème légendaire de New York 1997 et le "appelez-moi Snake". Marqué par une série d'échecs au box-office, John Carpenter pose son regard ironique et désabusé sur l'Amérique telle qu'il la voit dans le futur. Comme on est à Los Angeles en 2013, ses prédictions ne sont finalement pas réalisées. Elles n'en demeure pas moins crédibles. Une ville-prison constamment plongée dans le noir à la merci des bandes. On nous vante une Amérique terre de liberté mais où tous les plaisirs ont disparu. Plissken, lui, ne dévie jamais de sa route. Il n'écoute et n'obéit à personne. Il ne suit que ses propres règles. Il va là où le mènent ses intérêts. Ce n'est pas un gentil ou un méchant. Juste un type qui fait ce qu'il veut doublé d'un anarchiste. C'est peut-être cette vision trop pessimiste qui a entraîné l'échec du film. De mon côté, je sais que Carpenter n'avait jamais réalisé de suite à ses propres films, qu'il était contre, donc était-il vraiment motivé pour le faire ce Los Angeles 2013 ou s'est-il laissé influencer par Kurt Russell qui a coécrit le scénario ? Ce manque d'entrain expliquerait les effets spéciaux peu soignés. Mais bon, rien qu'avec l'atmosphère, la classe du personnage, son charisme, la musique, les scènes d'action, Los Angeles 2013 est au moins aussi bon que New York 1997. Culte, je ne sais pas.
SB88
SB88

35 abonnés 1 574 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 décembre 2024
Le début est plutôt original dans l’idée ! Ensuite, ça devient un simple film d’action et de bastonnade !
2,9/5
Titanneeb
Titanneeb

18 abonnés 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2024
Le film a un peu mal vielli sur certains CGI mais ça se regarde. L'histoire est basique mais pourquoi pas. Snake est un poil cliché ceci dit.
Lujsharkzz
Lujsharkzz

13 abonnés 675 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 décembre 2023
Bon c'est exactement la même chose que le premier, meilleur sur certains points, plus mauvais sur d'autres. C'est parfois absurde sur certains points, un peu en mode parodie, mais parfois la frontière est floue et on se demande si c'est volontaire. La durée est bonne, ya quelques idée sympa quand elles sont pas recyclés du premier. Après on reste sur un film d'action assez basique, mais ça marche assez bien. Certains cgi sont toujours vraiment datés ceci dit. Un film sympa bien que un peu répétitif à la longue (le film c'est toujours snake qui demande à des gars au pif ou aller à tel endroit)
Mia Wallace
Mia Wallace

18 abonnés 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2023
On ne va pas se le cacher, c'est exactement la même histoire que dans New York 1997.
Petite mention à la musique d'introduction que j'ai adoré.
Le casting est très correct, l'histoire assez prenante bien que prévisible si l'on a vu l'originale.
J'ai préféré ce volet car effectivement il y a un peu plus de budget.
Un bon divertissement à voir au moins une fois !
Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2023
Malgré ses effets spéciaux parfois ignobles et son côté terriblement Kitch comparé à New York 1997 (scène de surf par exemple) , on ne boude pas son plaisir à retrouver Kurt Russell dans son rôle de Snake ! John Carpenter n'est pas un manche à la réalisation mais il est moins inspiré que d'habitude même si ça reste un travail solide !
HawkMan
HawkMan

220 abonnés 1 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2023
Après un 1er film rentré dans la pop culture, voici de nouveau Snake Plissken de nouveau utilisé pour cette fois-ci récupérer une mallette pouvant créer le chaos mondial en supprimant tout ce qui est lié à l'électricité et l'électronique. La tâche s'annonce ardu dans Los Angeles devenu une île avec uniquement des renégats suite à un grand tremblement de terre.
Ce second opus offre plus d'actions que le précédant et de nombreuses séquences unique. Kurt Russell est toujours aussi charismatique dans ce rôle.
Bref : à ne pas louper selon moi, rien que pour Kurt.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 18 juillet 2022
Suite du génial New York 1997. Le scénario est quasiment le même sauf que la ces la fille du président qu'il doit sauvez. Bref une suite qui ne serre à rien.
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