Deep End
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103 critiques spectateurs

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Zadigo
Zadigo

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2019
Voici l'histoire d'un idéal qui meurt dans l'oeuf. Un idéal féminin né dans l'âme d'un jeune londonien de 15 ans, plus mature par sa personnalité et son apparence, qui quitte l'école pour un travail aux bains publics où il se retrouve confronté à un monde d'adultes sexuellement décomplexés dans une société en mutation.
Mike est un jeune idéaliste, il idéalise l'amour, physique aussi. Aux bains il travaille avec Suzan. A ses yeux elle représente l'émancipation et l'avenir à l'heure où règne encore une culture fortement patriarcale flirtant quelques fois avec la pédophilie.
Mike cristallise son fantasme en Suzan. Mais Suzan est ambigue, à l'image de cette société très paradoxale de l'époque. Car Suzan, si elle revendique l'égalité sexuelle, n'est pas totalement affranchie du regard des hommes et de son image, qu'elle utilise à des fins lucratives. Mais obstiné à vouloir toucher du doigt ce fantasme, Mike finalement le détruit.

Une des réussites de ce film réside dans la poésie que le réalisateur créé par les contrastes : les personnages de Mike, l'angélisme de son visage, la naïveté de ses rêves, sa virginité préservée, et de Suzan, la singularité de sa beauté, ainsi que la frivolité puérile de leur relation, tout ça dans la moiteur crasse des bains et dans une société excessive tantôt obsédée par le sexe ou l'argent.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 septembre 2019
C'est l'Histoire d'un garçon qui fait une fixette sur une Femme incroyable, une histoire où il y a peut être trop peu d'Amour ? ou alors, trop ? Mais peut être pas le Bon, alors ?
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2019
Deep End s’intéresse à la figure du nouveau-venu dans un monde dont il était jusqu’alors tenu à l’écart en raison de son âge. À quinze ans, Mike décide de gagner son indépendance en acceptant un emploi dans un établissement de bains : le nettoyage des locaux et l’attribution des cabines l’occupent chaque jour de la semaine, lui permettent de rencontrer la belle Susan dont il tombe éperdument amoureux. Sur une même base de désillusion, le film croise le récit d’initiation à la sexualité et une brutale projection dans le monde adulte avec ses responsabilités, ses dangers, ses bassesses. Ces deux dimensions restent liées de façon inextricable : il suffit de voir le jeune Mike suivre sa bien-aimée dans tous les lieux qu’elle fréquente – en compagnie de son petit-ami, tout à fait détestable, mais riche – pour se rendre compte du caractère frénétique et violent de l’éveil à la sensualité et au désir qu’il subit. Tour à tour meurtri par l’impossibilité de son amour et dépité par la bêtise ambiante qui veut qu’un enseignant d’âge mûr tripote ses élèves ou contraigne Susan, argent comptant, à se plier à ses fantasmes, Mike apprend la passion amoureuse et le désespoir qui l’accompagne. Son vélo traduit sa soif de liberté et de connaissance ; mais derrière ses postures qui le font passer pour un grand – le gérant d’un cinéma X pense d’ailleurs qu’il a dix-huit ans –, il reste cet enfant qui se nourrit de hot-dogs et pique ses crises. Dans une très belle scène, nous le voyons dérober une pancarte grandeur nature d’une danseuse dénudée (qui n’est autre que Susan) et se frayer un chemin dans le compartiment du métro jusqu’à la piscine où, enfin, il pourra s’immerger avec elle. Deep End brosse le portrait tragique d’une génération qui a soif de mouvement et d’initiations aux plaisirs de la vie dans un monde ségrégué, aux corps prisonniers des conventions sociales ou professionnelles capables de changer l’amante tant désirée en future épouse, ou le jeune adolescent en prostitué. À couper le souffle.
aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2019
Trois hommes et une jeune fille. Chronologiquement, le premier fut pour elle un homme d'âge mûr, déjà marié ailleurs mais pas fidèle et amateur de chair fraîche, c'est lui qui l'a faite le premier. Le second est celui auquel elle est fiancée et auquel elle voudrait appartenir, bien que n'ayant pas coupé les ponts avec le premier. Le troisième arrive et fait tout capoter. C'est un naïf, il est le héros ou le anti-héros de l'histoire. Il tombe amoureux de la fille au point d'être jaloux des autres. Sa passion et ses désirs finissent par anéantir leur objet. Une triste fable réaliste comptée sans prendre partie et filmée avec une louable simplicité et une certaine crudité qui conviennent. Un des regards les plus lucides portés sur notre temps puisque, hormis le décor des années 60, rien n'a vraiment changé depuis.
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 août 2019
Dès le générique, on sent que le film cache quelque chose... Le film prend un ton léger au début, mais Mike va rendre le tout très dérangeant. Un mélange spécial, qui mènera au titre du film. Ce n'est pas un film exceptionnel, la réalisation n'a rien de bien spécial, l'histoire n'est pas des plus intéressante, mais le point fort, c'est l'ambiance qui y règne. Un point bluffant, c'est qu'à l'heure où j'écris cette critique, le film a bientôt 50 ans, et pourtant le long métrage n'a pas pris une seule ride, il pourrait avoir été tourné cette année ! Un chouette expérience cinématographique éventuellement dispensable.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2018
Film typique des années 70 et notamment du Swinging London, Deep End n’est aucunement réductible à une mode hippie ou générationnelle puisque le cinéaste cherche avant tout à saisir cet état particulier de l’adolescence masculine où le jeune garçon idéalise la femme au point de vouloir la posséder comme un simple objet. Il est pourtant sans cesse contredit dans son désir de fusion charnelle par les éventuels refus d’un être humain qui échappe justement à tout contrôle et qui ne répond pas nécessairement aux sollicitations. Il se passe donc beaucoup de choses dans cette piscine municipale où les corps sont mis à nu en même temps que les âmes. Le désir est présent à chaque seconde de ce long-métrage qui alterne les moments de pure poésie ave une certaine hystérie, typique du cinéma de Skolimowski. Les jeunes acteurs sont formidables, aussi bien Jane Asher que le mémorable John Moulder-Brown, déjà impérial dans le chef d’œuvre espagnol La Résidence, tourné la même année. Bref, au-delà des quelques éléments déstabilisants du script, Deep End demeure une manière de chef d’œuvre, aussi bien sur le plan visuel que sur la thématique du désir adolescent.
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2017
Un film qui repose intégralement sur son ambiance, qui place le spectateur en voyeur, qui se délecte de cette histoire. A la fois mal à l'aise, et camé par un spectacle il est accroché à son siège pour suivre les péripéties des personnages. Et c'est là, où il faut aussi tirer un grand coup de chapeau au couple inoubliable que sont: Jane Asher et John Moulder-Brown, cette première est aussi ravissante que son rôle est ambiguë et ce dernier est la parfaite représentation de l'ange noir. Les scènes sont pour la plupart belles, on navigue entre les bains chauds et la froideur des rues, entre les prostitués et les femmes de presque 50 ans qui veulent prendre du bon temps avec un garçon de bain. Aujourd'hui, ce film pourra nous apparaître désuet , ses bains n'ont plus lieu d'être, mais son sujet reste pourtant intemporel. Il nous raconte jusqu'où un gamin de 15 ans est près à aller par amour pour une fille (plus âgé). Et ce dont on se rend compte, c'est qu'il est pommé, la mise en scène nous fait entrevoir un gosse livré à lui même, dans une ville sombre et glauque. Le clou du spectacle étant cette fin, aussi réussie dans sa forme que dans son fond. On notera également une photographie lumineuse et des décors kitschs, resplendissants, qui amène ce film dans une dimension pop baroque. Après ce film, n'est pas exempt de tous reproche, notamment son gout pour un attentisme trop prononcé, où les personnages semblent faire du surplace.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2015
Belle séquence finale travaillée comme l'happening artistique d'une galerie branchouille du Swingin London. On sent que Londres est alors la capitale mondiale de la pop et de la mode (ces couleurs criardes, colorées, jamais de mauvais goût). Une époque dont c'était probablement l'étendard : Faire de la vie, de sa vie, un art consommé, déjà posthume.

Je comprendrai d'ailleurs que des spectateurs, dans la recherche d'émotions grandes et pures comme l'appel du grand amour peut en susciter, se retrouvent gênés par le "dispositif" arty du film (la silhouette en carton puis la bague dans la neige puis la piscine qui se remplit puis les pots de peinture rouge qui s'y déversent…) qui peut légitimement manquer de coeur et de spontanéité parce que finalement plus écrit qu'il n'y paraît au premier regard.

Mais à y repenser, je trouve que cette distance, ce côté poseur, glacé, colle bien à la psychologie troublée du jeune héros. Car quoi de plus propice à la naissance du désir de créer, de l'élan sexuel, du tremblement amoureux vers l'autre que l'adolescence ? De ces réflexes un peu gauches qui nous rendent possessifs, inadaptés à l'autre, serrés dans une idéalisation mortifère. Alors oui, Deep End saisit parfaitement l'air du temps orageux de cet âge ingrat et de ses lubies charnelles autour d'un corps, d'une femme désirée qui reste encore à l'état d'"objet". En cela, Skolimowski a tout bon.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2015
Drôle de film que ce « Deep End » : tantôt séduisant, tantôt agaçant, plutôt bien réalisé tout en étant un peu ennuyeux... D'une part il y a un côté vraiment attachant à filmer ce héros un peu paumé (et la jeunesse, en général) loin des conventions habituelles, certaines scènes (notamment celle du hot-dog, réjouissante) étant particulièrement réussies. De l'autre, malgré une certaine intelligence dans le propos et la manière de le traiter, j'ai trouvé que Jerzy Skolimowski avait un peu tendance à se regarder le nombril, le récit ne se déployant jamais autant qu'on le souhaiterait, au point d'en devenir assez répétitif, pour ne pas dire un peu gonflant... C'est un drôle d'objet pop, inattendu, pas vraiment convaincant tout en gardant une identité forte et ayant la bonne idée de se conclure dans une sorte de poésie étrange et assez émouvante, ne nous faisant pas regretter le déplacement malgré la légère déception.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mai 2015
Loin de faire de Londres une carte postale Jerzy Skolimowski filme « Deep Land » avec une rare délicatesse en traitant pourtant d’un amour aussi loufoque qu’il est passionnel et impossible.

Logé dans une ambiance à la fois glaciale et veloutée, ce triste poème qui sort en 1970 est pourtant aujourd’hui une pièce maitresse de la filmographie de Skolimowski, loin d’une énigme, le film fait véritablement abstraction d’un jugement intellectuel, touche du doigt et fait couler à sa guise une atmosphère anglaise, pop, rétro et avant-gardiste qui se mari parfaitement à ce héros en contrainte avec lui même. Un adolescent en mal d’amour, attachant, surprenant, qui inspire simplement à la tranquillité tandis que sa collègue Susan campée par la délicieuse Jane Asher semble le narguer aux confins d’elle même, faisant passer sa beauté pour du plastique.

Sorte de comte intime, habilement mis en scène et ingénieusement pensé comme un drame innovant, « Deep Land » exploite son potentiel et sait traduire la beauté de chaque mouvement, de chaque séquence, le tout atteint une quintessence, celle de la maitrise absolue, explorant les tréfonds d’une psychologie complexe et insaisissable, mettant en scène les couleurs en parfaite harmonie et le tout sous les yeux d’un casting merveilleux.

« Deep End » est froid, désenchanté, déshumanisé, affichant une forte solitude que sont celles de ses personnages sans attache, quasiment mort vif, absurde, jouant sur les nuances et flirtant avec le récit initiatique. Une mer grise comblée par des ressorts violents, sans pitié, pervers et fétichiste, n’hésitant pas à se mettre dans des positions ridicules.

Jamais vain, fort, rythmé, happant la douceur de la violence et la fantaisie des larmes. Ils sont beaux, dans cette piscine affublée d’un liquide rouge. Planant.
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2015
Un drame, typique des films anglo-saxons des années 1960, tourné en plein boom du Swinging London, qui met en avant la libération des mœurs et le féminisme dont se trouve marquée la société britannique à l'époque. Une réalisation décalée, alternant frivolité et tragique, qui bénéficie d’un charme visuel savoureux et d’une mise en scène intense. Un film psychédélique et sixties, à l’esprit irrévérencieux et libertaire, dans la lignée de l'oeuvre pop "Blow Up" du cinéaste italien Michelangelo Antonioni !
Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2015
Hier je savais pas trop quoi regarder ; j'étais plutôt d'humeur à voir des gangstas se tirer dessus, mais j'avais à disposition le DVD de "Deep End", film assez rare, et je me suis dit pourquoi pas ? J'en avais entendu parler il y a un moment, et le sujet m'intriguait autant qu'il m'attirait. Je ne connaissais aucuns des acteurs, mais ça fait du bien, de temps en temps, de voir des films dont on ne connaît pas les acteurs. Cette œuvre amère témoigne de la libération des mœurs, mais aussi d'un malaise social, propres aux années 60/70... La piscine est presque un personnage à part entière, un théâtre qui voit défiler toutes sortes de gens, toute une société (du prof de sport pédophile à la cougar mal en point en passant par l'ado obstinément amoureux et la jeune beauté libertine)… Tout cela peut paraître cliché aujourd'hui, mais à l'époque, c'était la réalité, et qui-plus-est le quotidien de toute une partie de la population ! "Deep End", c'est un peu le "400 Coups" anglais, période 60's/70's en prime. C'est un film simple mais fantasmatique à l'esthétique très particulière. Et si sa morale ne convient pas à tout le monde, ce n'est pas mon cas. La BO, composée uniquement du tube "But I Might die tonight" de Cat Stevens rend le tout encore plus étrange et ambigu, mais aussi terriblement excentrique et d'autant plus bon !
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2014
Deep end séduit moins par son sujet que par son traitement, celui de l'image, de l'univers, amenant des émotions rares jusqu'à une scène finale sublime, l'une des plus étrange du cinéma.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2014
"Deep end" est typique de ces films anglo-saxons des années 70 à l'esprit irrévérencieux et libertaire. Qu'il s'agisse de la photographie, du jeu d'acteur ou du scénario, tout concourt à mettre de l'intensité, voire une tension permanente. Celle ci monte en même temps que le personnage principal, le jeune homme découvrant l'amour et le désir, grimpe en folie. L'atmosphère glauque de la piscine, avec ses clients plus ou moins patibulaires, est intéressante. Un petit objet cinématographique qui vaut le coup d'œil.
Truman.
Truman.

273 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 janvier 2014
Mike a 15 ans, il est beau et il a quitté l'école pour trouver du travail, il en trouve un dans une piscine ou il fera la rencontre de Susan, de l'amitié il se lie a elle par des sentiments amoureux, mais Susan est bien différente de lui et n'éprouve pas les mêmes sentiments a son égard .

Deep End c'est une histoire d'amour, une histoire d'amour d'un jeune qui n'y connait rien et n'y comprend rien, plongé dans l'innocence de celle ci et dans son insouciance pur .
On se retrouve dans un film qui sait exploiter un ado perdu face a ses sentiments amoureux qui le poussent a faire des choses "débile" comme suivre Susan, la tripoter etc ...

Entre comédie légère, douce et subtile puis une touche de romantisme ce film se démarque pas son scénario qui n'en fait pas des tonnes .
On s'attache au personnage de Mike, on le comprend et on s'aventure dans cette histoire coloré .
Coloré grâce au style des seventies, mais en dehors des habits le film n'a pas pris une ride et offre une réalisation vraiment bonne .

Malheureusement ce qui fait le génie ou la grandeur de toute cette belle histoire c'est sa fin mais pour éviter tout spoil qui vous ruinerait le plaisir je ne dis rien, juste que cette scène est magnifique . L'une des plus belle fin du septième art ?
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