Le Guépard
Note moyenne
4,0
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206 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juillet 2011
Magnifique, en particulier la dernière heure. Superbes images, superbe musique, superbes interprétations.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 juin 2011
Luchino Visconti réalise ici l'une des plus grandes fresques jamais tournées sur l'histoire de l'Italie au dix-neuvième siècle en Sicile. Il faut signaler que la Sicile n'appartenait pas à l'Italie au début du long-métrage, cette oeuvre rapporte son unification à ce pays. Ainsi, on peut constater avant la guerre du temps de Garibaldi que les aristocrates dominaient cette île et dépensaient l'argent à foisons dans des châteaux luxueux. Visconti montre que le patriarche incarné par Burt Lancaster veillait à l'intérêt de sa famille mais également à ses plaisirs autrement dit comme dans tous les royaumes, une poignée de gens s'amusaient et priaient quand d'autres vivaient dans la misère. On assiste ainsi à la fin d'un monde, celui de l'aristocratie, remplacé par la bourgeoisie. Les bourgeois qui avaient bâti leurs richesses sur leurs commerces commençaient à acheter tous les terrains et tous les objets de grande valeur, Visconti montre également leur snobisme quand ceux-ci tiennent tellement à obtenir du sang noble. Alain Delon incarne le neveu du prince Salina, un opportuniste qui épouse la fille d'un très riche bourgeois incarnée par Claudia Cardinale. Le réalisateur montre la différence des classes sociales, affichant des caractères coincés chez les aristocrates et spontanés chez les bourgeois. Mais plus qu'une fresque, le long-métrage montre un homme charismatique et séduisant incarné par Burt Lancaster qui sent la fin de son règne approcher et qui l'accepte en organisant des compromis divers mais le réalisateur italien désire surtout afficher la solitude de cet homme qui se voit vieillir et qui ne trouve plus de goût à la vie contrairement aux jeunes pleins de vie et de fêtes. La scène dans laquelle il pleure qui s'en suit par une invitation à danser par sa belle-nièce donne une émotion forte au long-métrage. Un film qui n'hésite pas à montrer les horreurs de la guerre ni les pensées politiques des Siciliens par rapport à l'Italie. Un scénario riche et dense, une musique grandiose signée Nino Rota, une réalisation soignée, un grand acteur, "Le guépard" appartient à la catégorie des chefs-d'oeuvre du cinéma, un film distillant tous les sentiments humains, l'amour, la jalousie, la violence, la haine et la mélancolie. Un film grandiose, un rôle en or pour Burt Lancaster!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mai 2011
Dans l'Italie de la fin du XIXème siècle, le passage apparemment feutré du pouvoir entre l'aristocratie agrarienne traditionnellement catholique et les forces montantes de la bourgeoisie, sans beaucoup de foi, mais avec une loi d'or : celle de l'argent.

Le tout, sous l'oeil inspiré d'un cinéaste certes marxiste, mais très sensible -voire admiratif- de l'oeuvre et du panache de ceux qui s'en vont.

Un film servi et même -si possible- encore sublimé par une musique admirable (au sein de laquelle on trouvera des inédits de VERDI).
Cette atmosphère d'enchantement si prenante libère une distribution franco-italienne de premier ordre qui peut ainsi offrir de façon quasi naturelle une interprétation au niveau du génie du réalisateur.

Un morceau d'anthologie : un immense chef-d'oeuvre qui est aussi un objet de méditation....

.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 novembre 2012
Fresque historique narrant la chute de la noblesse italienne à la fin du XIXème siècle. Le film est long et lent; la première heure l'étant particulièrement. Après avoir tenu cette première partie, il est vrai, difficilement, le déroulement du film devient beaucoup plus passionnant et l'on se retrouve pris par la tournure des évènements. D'un point de vue plus technique, la réalisation à surement vieillie, mais les acteurs, Lancaster en tête, jouent très très bien et ont, sans aucun doute, amplement participé au succès de ce classique. A voir inévitablement au moins une fois dans sa vie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 avril 2014
Ok ça paraît parfois long... Ok je ne suis pas fan de Delon qui en fait des tonnes, pas très crédibles. Mais c'est quand même un grand film, de beaux décors et de beaux paysages magnifiquement filmés par Visconti. L'histoire donne à réfléchir sur l'évolution des sociétés, des hommes qui les composent, la vieillesse, l'opportunisme, l'amour, etc. Il m'a manqué probablement des références historiques sur l'Italie pour pouvoir apprécier à sa juste valeur ce film que beaucoup qualifient de chef-d'oeuvre...
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2011
C'est dans le contexte d'une Italie de fin de dix-neuvième siècle, en proie à la révolution , que Luchino Visconti peint le prince Don Fabrizio Salina , grand aristocrate partagé entre deux mondes , l'un qui s'effondre (celui qu'il a connu) et l'autre qui se met en place (celui qu'il se prépare à connaître). Les plans sombres et tristes où Burt Lancaster, grandiose acteur , se noie dans les ruelles au début et à la fin du film représente le monde représenté qui se meurt. Adaptée d’un roman écrit en 1957 par Tomasi di Lampedusa, la mise en scène du cinéaste de l'italien est incroyable. Soucis du détail, du décor,du costume , absolument tout est formidablement caractéristique de l'époque italienne. Comptant de même de grands seconds rôles tel Alain Delon superbe en Tancrède et Claudia Cardinale de même en jeune fiancée. Epique fresque au rythme très lent , pour exposer délicatement la lente descente de cette génération d'aristocrates italiens pendant le Risorgimento,mouvement nationaliste idéologique et politique qui aboutit à la formation de l’unité nationale entre 1859 et 1870. Sublime photo aussi à ne pas oublier , où les scènes de solitude du Guépard sont sidérantes comme la scène de Bal qui prend le tiers du film , somptueuse. Chef d’œuvre incontestable.
belo28
belo28

88 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2011
Une fresque historique magistrale portée par deux acteurs splendides (Burt Lancaster et Alain Delon) qui résonne dans notre esprit longtemps encore après les 3h10 de film. Une étude de moeurs encore curieusement d'actualité où se mêle pouvoir, amour, argent et une peur inconcevable de la vieillesse et de l'oubli... Une peur qui terrasse Burt Lancaster (le guépard) plus que la mort elle même! Cependant la scène de Bal aurait gagnée à être raccourci.
DarioFulci
DarioFulci

133 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2011
Les changements de l'Histoire de l'Italie, qui trouve son indépendance et son unité aux dépens de la traditionnelle aristocratie proche d'une royauté sur le déclin. La société sicilienne n'échappe pas à l'évolution et cette vieille famille solidement installée est elle aussi bouleversée. Le patriarche anticipe l'inéluctable, et tolère un mariage contre nature. Visconti filme la fin d'une époque avec force détails et un regard tantôt bienveillant, mais le plus souvent froid et distancié. Car cette vieille aristocratie si sûre d'elle n'a pas les faveurs du réalisateur. En dehors du personnage de Burt Lancaster, aucun n'anticipe les bouleversements à venir. Lui seul sait que l'époque de la puissance de son rang est révolue, tandis que les autres s'imaginent immuables. La beauté des caractères, si complexes, est une merveille de dramaturgie. Tout un monde s'écroule sous nos yeux et ceux d'un patriarche résigné mais lucide. La scène du bal, pivot du film, fascine bien sûr. Mais elle n'est rien sans l'ultime scène. A elle seule, elle résume tout ce qui s'est joué pendant 3 heures. Et c'est magnifique.
Akamaru

3 520 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2011
Le chef d'oeuvre impérissable de Luchino Visconti n'a pas pris une ride,et se révèle même d'une troublante actualité.Bien qu'elle soit abondamment commentée,l'époustouflante scène du bal ne cristallise pas tout l'intérêt du "Guépard".Visconti s'attache à reproduire la méconnue période historique de la Sicile de 1860.L'aristocratie locale y vivant depuis des générations,voit son mode de vie,être proche de l'extinction à la suite du rattachement forcé à la république naissante d'Italie.Le prince Salina,patriarche pondéré,d'un calme olympien,d'une clairvoyance étonnante,symbolise le déclin inexorable de sa lignée,à moins d'une alliance opportuniste.Burt Lancaster,empli de cynisme,de majesté et de morgue,livre une prestation confondante.Bien entendu,personne n'a oublié la romance idéale entre un Alain Delon fougueux et charmeur,et une Claudia Cardinale étourdissante de beauté et de grâce.Plus que tout le reste,ce qui est imprégné pour toujours dans les esprits,c'est la reconstitution maniaque voulue par Visconti,avec tout le faste,la démesure,les décors et costumes appropriés pour pénétrer ce cercle décadent.La direction artistique est également irréprochable,avec les 45 minutes du bal réglés au détail près.Alternant plans-séquences méditatifs et réflexion sur un monde qui se meurt pour mieux renaître,cette fresque somptueuse,portée par la musique inoubliable de Nino Rota est un parangon du cinéma classique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 mars 2011
Le Guépard de Luchino Visconti est une fresque politique dont les trois heures passent d'une traite . Visuellement le film est une splendeur que ce soit au niveau de la photographie , les décors , les costumes , la réalisation , la mise en scène ... et la musique de Nino Rota transporte le tout dans une autre dimension . Celui qui marque le film de sa griffe c'est Burt Lancaster d'une dignité et d'une noblesse incroyables qui ne feront que rendre sa chute plus insupportable . Alain Delon , fougueux et idéaliste , Claudia Cardinale , charmeuse et manipulatrice et les seconds rôles , à l'image de Serge Reggiani , brillent . Le Guépard , et plus particulièrement le bal à la fin du film , est une merveille du septième art .
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 25 février 2011
Je n'ai pas vu beaucoup d'intérêt à ce film sur l'italie et surtout, les siciliens. Des scènes se passent sans fil conducteur et, durant 3h, c'est l'ennui total à essayer désespéremment à chercher un but quelconque de regarder ce drame. Je laisse tout de même une étoile pour l'interprétation, en particulier du vieux qui m'a touché alors que je ne comprenais rien. Bravo!
annastarnomberon
annastarnomberon

149 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2012
Le Guépard est vraiment le genre de film qu'on regarde sans chercher un gros divertissement. Car, il faut bien le reconnaître, le rythme n'est pas des plus stimulants. Bon autant dire que si l'on a soif d'action (et quand je parle d'action je ne parle même pas au sens cliché du terme, mais tout simplement de film à rebondissements, de film où c'est la fluidité du scénario qui fait tout) on frappe ici à la mauvaise porte. Oui, le Guépard est lent. Pas lent comme peut l'être un film contemplatif à la Jarmusch par exemple, mais lent parce que Visconti a choisi de construire son film autour de quelques scènes majeures en les développant énormément (exemple : la scène du bal). Et si le rythme du film est lent, le scénario est loin d'être vide ! Il s'y passe (presque paradoxalement) énormément de choses (bouleversement dans l'histoire de la Sicile qui assiste à la remise en question du règne de la noblesse, mise en place de "bureaux de votes", révolutions...) car le contexte du film est chargé. Mais en fait ce qui, pour moi, fait la beauté du film, c'est la focalisation que fait Visconti sur la psychologie de Fabrizio Corbera (interpreté par un Burt Lancaster magistral...). Je n'ai pas lu le livre, mais j'ai cru comprendre qu'il s'y passait beaucoup plus de choses. Je pense qu'il ne faut donc pas chercher à voir en ce film une adaptation fidèle du livre mais plutôt une interprétation, un choix. Ici Visconti a décidé de se focaliser sur certains aspects du livre pour pouvoir en retranscrire la densité. Et c'est un pari qui me semble gagné (et donnerait presque envie à l'affreuse flemmarde que je suis de lire le bouquin, c'est pour dire). Le guépard pour moi, c'est un magnifique portrait de l'homme dans toutes ses contradictions, dans sa dualité. Et à travers le prince de Salina, on a l'incarnation de toute cette problématique existentielle. Assistant à une nouvelle ère historique (déclin de l'aristocratie et arrivée d'une classe politisée), il se retrouve le cul entre deux chaises (car il ne rejette pas ces avancées puisque par exemple, il cautionne, et encourage même, le mariage de Tancredi et d'Angelica qui représente la nouvelle classe puissante). Il se retrouve aussi à un âge bâtard, il projette l'avenir à travers son neveu et ne se voit pas vieillir, alors qu'il n'est pourtant pas à un âge hyper avancé. Comme si, avec ce bouleversement historique, il n'avait finalement plus sa place. Visconti nous montre avec un grand talent, tout au long du Guépard, cette espèce de résignation qui caractérise le personnage du prince, une sorte d'abnégation qui fait qu'il passe son temps à intermedier les choses mais que son personnage semble presque déjà mort. La scène du bal, où le prince éprouve une immense nostalgie pour sa jeunesse, est magnifique. Elle a beau être très longue, tout a une symbolique et un sens, et du coup on ne s'y ennuie jamais. Et la fin du film, qui sous-entend la mort de Salina, est d'une très belle gravité. Voilà, c'est vraiment ce personnage qui m'a marquée dans le film, je le trouve extrêmement abouti, et Burt Lancaster est incroyablement habité par son rôle. Tout le reste du film est plaisant aussi : l'esthétique est parfaite, les paysages sont à couper le souffle, les dialogues sont percutants (le passage où Reggiani raconte au prince, posé au pied d'un arbre, l'histoire de la famille Calogero est passionnant, ou encore le magnifique passage où le prince parle de la Sicile et des Siciliens à Chevaley), les scènes de danse sont enchanteresses, et Alain Delon et Claudia Cardinale sont probablement les acteurs les plus à même de représenter cette jeunesse belle, ambitieuse et à qui tout semble promis. Bref, en somme le Guépard n'est pas un film que je regarderais tous les jours, l'histoire ne me passionne pas spécialement, mais il est d'une qualité incroyable si l'on accepte de s'y plonger, surtout dans le traitement de ses personnages, extrêmement minutieux et réussi.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2011
Je me considère plutôt comme étant bon public et je mets rarement en cause les films unanimement considérés comme des chefs-d’œuvre mais pour moi le Guépard est un film assez décevant. Le rythme est incroyablement lent et les qualités soporifiques du film se font vite voir. En version doublée française, les voix et les dialogues ainsi que le travail technique au niveau de son se révèle catastrophique. On pardonne aisément la postsynchronisation pas très bien réussie car elle est courante de le cinéma italien de cette époque, en revanche on pardonne moins des dialogues si plats qui permettent au film d’avoir quelques scènes pompeuses d’anthologie. Le scénario est faible et propose peu de rebondissements sur une durée de 3H, imaginez un peu. Mais son plus grand défaut et de absolument rien expliquer, aussi faut-il maîtriser l’histoire de l’italien et particulièrement de la Sicile pour comprendre ce qui se passe. C’est dommage car par là même on ne comprend pas vraiment les motivations des personnages et on est empêcher de rentrer dans le film. Le Guépard contient tout de même des choses positives. La musique de Nino Rota est excellente et les plans de Visconti sont parfois très beaux, comme une série de tableaux. La reconstitution est très réussie, que ce soit au niveau des costumes ou au niveau des décors. Enfin bref, Le Guépard, malgré certaines qualités a été pour moi un petit voyage au bout de l’ennui.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2011
un chef-d'oeuvre tout le monde le sait eh banane !
Tumtumtree
Tumtumtree

206 abonnés 587 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2011
6 étoiles, on ne peut vraiment pas ?!?? Ou 7 ?! Rien, rien, rien de comparable n'a été fait de mon vivant de cinéphile... Burt Lancaster est hors du commun dans ce rôle.
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