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Pascal Moreira2020
25 critiques
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4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Une très belle histoire d’amour ! On voyage au rythme de la musique cubaine, du jazz ! On revit l’histoire de ce pays… Un magnifique film d’animation ! ⭐️⭐️⭐️⭐️
Une très belle romance,un film d animation musicale brillamment réussi tant au niveau du scénario mais surtout de la qualité du graphisme qui est tout bonnement stupéfiant. Cette histoire retrace l age d or du jazz cubain à travers un musicien et sa chanteuse ou les soubresauts amicales et amoureux vont rythmer cette belle histoire aux notes bien jazzy. Mais aussi ce beau film d animation va aussi aborder des thèmes importants comme la solitude et le racisme qu il y régnait que cela soit à Cuba ou plus tard aux États-Unis.
A travers une histoire d’amour compliquée (qui débute à La Havane en 1948), celle du pianiste Chico Valdés [très librement inspiré de la vie de Bebo VALDÉS (1918-2013), pianiste qui en a aussi composé la musique) et de la chanteuse Rita Martinez [spoiler: remarquée par Chico alors qu’elle chantait « Besame mucho » (chanson composée en 1935 par la Mexicaine, Consuelo Velásquez (1916-2005) et sortie en 1941 ], les réalisateurs (Trueba étant fan et érudit de musique latino-jazz) ont créé une ode à la musique afro-cubaine, à travers des flash-backs, à La Havane [spoiler: Chico se fait connaitre en jouant un morceau d’Igor Stravinsky (1882-1971) dans l’orchestre de l’Américain Woody Herman (1913-1987) en tournée au cabaret Tropicana ], à New York [spoiler: où Chico rencontre le percussionniste cubain Chano Pozzo (1915-1948) qui joue avec Dizzy Gillespie (1917-1993) ou Charlie Parker (1920-1955)] et où Rita devient Rita LaBelle, puis actrice à Hollywood . C’est aussi un film politique sur le racisme aux Etats-Unis vis-à-vis des gens de couleur [thème également de « Green book : sur les routes du sud » (2018) de Peter Farrelly, sur les difficultés rencontrées par un pianiste noir dans les années 1960’) et la situation à Cuba avant et après l’accession au pouvoir de Fidel Castro (1926-2016), qui renversa, en 1959, le dictateur Fulgencio Batista qui avait pris le pouvoir par un coup d’état en 1952. Le jazz devint alors une musique bannie car américaine et donc impérialiste ! Le film est un mélange de bandes dessinées par le graphisme 2D et les couleurs, et de cinéma réel par les mouvements de caméra et de personnages. D’où les récompenses méritées telles que le Goya du meilleur film d’animation et le prix du cinéma européen dans la même catégorie en 2011.
Une petite pépite de film d’animation au charme rétro envoûtant et mélancolique, orné d’un graphisme soigné et élégant, et bercé par du jazz latino enivrant.
Quand on aime la musique cubaine et les belles histoires d'amour, ce film est un régal. Les animations sont magnifiques, pleine d'une lumière moderne et vivante qui reflète les grandes villes du monde dans les années 50.
La musique empreinte aux standards de la musique afro-cubaine et se marie merveilleusement avec la modernité des images. Bebo Valdes signe ici un bel hommage avec de nombreuses références musicales.
C'est une belle histoire d'amour. Amour entre deux êtres, amour de la musique, amour de la liberté, liberté qui reste à conquérir à cette époque dans une société encore engoncée dans ses vieux principes.
spoiler: C'est aussi un bel hommage à d'autres aventures comme celle du Buena Vista Social Club avec quelques petits clins d'oeil .
Un des films d'animation préféré qui m'aura le plus touché
"Chico et Rita" est le type même du film d'animation pas bien méchant mais d'un classicisme assez plombant. Sorti en 2011, c'est un duo espagnol, composé du cinéaste Fernando Trueba et du dessinateur Javier Mariscal, qui le réalise. Tous deux nos plongent dans la Cuba de la fin des années 1940, théâtre de la rencontre entre un pianiste et une chanteuse de jazz. Outre des lacunes esthétiques, portées par un dessin pas très séduisant, c'est surtout au niveau du scénario que le film s'enlise. Car c'est avant tout à une histoire d'amour on ne peut plus banale que les cinéastes nous convient, ponctuée de surcroit par des transitions très mal gérées. "Chico et Rita" s'avère donc désespérément linéaire de bout en bout, sans piment, sans étincelle.
Chico et Rita ou comment oublier que vous êtes dans un dessin animé et rêver de partir une semaine à Cuba. Musique swing et jazzy sont au rendez-vous de cette histoire dans les rues de La Havane. C’est l’histoire d’amour passionnelle entre Chico, pianiste, et Rita, chanteuse que vous invite à découvrir Fernando Trueba et Javier Mariscal. Entre sensualité et réalité sociale, ce petit bijou d’animation ne désemplit pas face à des sujets de fond liés au racisme et à la précarité. Goya 2011 du meilleur film d’animation et nommé aux Oscars la même année, Chico et Rita est un film d’animation pour les adultes, qui seront vite charmés par autant de fraîcheur. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Chico et Rita est le genre de de film d animation qui me ravit et nous changes un peu des habituels films informatisés pixar / Disney.... Le trait du dessin grossier et simple , les couleurs chatoyantes Vives , un cadre bien retranscrits nous entraîne dans cette ballade musicale et romantique pourtant si simple mais tellement sensuelle, émouvante et mélancolique.... La musique est le centre d intérêt du film omniprésente dans l ambiance , dans la vie des personnages , de leur travail , de leur amour.... Une passion une ode des réalisateurs a cette musique. Elle nous emmène tout le long du film sur un rythme effréné au travers de ces deux protagonistes qui vivent cette histoire d amour impossible. Un très belle essaie pour moi qui par son style et la qualité du travail effectué mérite le plus grand respect face à tous ces géants de l industrie
Chico, pianiste cubain de jazz avant la révolution tombe amoureux de la belle Rita, chanteuse d'exception, mais la vie les séparera, sniff, histoire d'un amour contrarié sous forme d'un dessin animé au graphisme très réussi, (rappelant les dessins de Loustal), sous fond de cette musique chaloupée des tropiques. Une réussite à voir;
Des dessins et des couleurs chaleureuses, le doux et irremplaçable parfum de la nostalgie, et surtout beaucoup beaucoup de jazz : que demander de plus ?
Un film très sympathique, ce long-métrage d'animation. Les dessins sont originaux et chauds, et on se laisse tout de suite emporté aux côtés des deux protagonistes. Protagonistes aux caractères complexes qui se séparent souvent pour mieux se retrouver ensuite, sur fond de musique jazz et latino. L'ambiance latina très années 50 donne au film une atmosphère particulière, si bien que même si le film se termine de manière triste, notre esprit ne le sera pas, lui. Contrairement à un paquet d'autres productions du même type, le scénario ne verse pas dans le pathos lors des scènes d'engueulades, ce qui m'a encore fait plus apprécier le film. Définitivement, je suis conquis, et encore résonnent dans ma tête des airs de jazz, quelques heures après le visionnage du film. A voir.
Très beau graphisme, très belle animation, bourré de reférences jazz au top et de charme, ce film d'animation original et sensuel est très intéressant et agréable à regarder.
Un graphisme époustouflant et une bande son magnifique. Dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur. On notera aussi une certaine hypocrisie politiquement correcte. L'apartheid dont étaient victimes les Noirs aux Etats unis semble mis sur le même plan que le rejet du jazz, comme symbole nord-américain, par le nouveau régime révolutionnaire. La révolution cubaine n'est d'ailleurs évoquée que par quelques images. Or elle a justement bouleversé la situation des Noirs à Cuba, entre autres améliorations du sort de la population. On peut comprendre que le cinéaste ait choisi de réaliser une oeuvre intimiste, sans se préoccuper du contexte politico-social. Mais alors, il en a fait trop ou pas assez. L'impression qui résulte, c'est : Cuba, c'était vachement sympa avant la révolution, avec ses boîtes de nuit et ses putes pour touristes américains. Jamais la dictature et la maffia qui régnait en maître sur l'île ne sont évoquées. Or il aurait suffi de quelques images aussi pour faire comprendre que La Havane, avant la révolution, ce n'était pas le paradis pour tout le monde.
Un dessin animé au sujet original, qui tient à la fois de la biographie, de la reconstitution historique, du film musical et du mélodrame. Côté biographique, les faits racontés sont inspirés de la vie du pianiste Bebo Valdés, qui prête d'ailleurs sa voix à son personnage. Le film retrace son parcours artistique et amoureux, chaotique, dans un contexte historico-socio-politique qui ne l'est pas moins : révolution castriste, relations internationales tendues, fermeture des frontières cubaines, racisme aux États-Unis... C'est aussi une tranche de l'histoire de la musique qui nous est donnée à voir et à écouter, entre jazz et musique latino. On croise ainsi Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Chano Pozo... Dans cette reconstitution d'époque, tout est soigné. Le résultat final ne manque pas de charme. On se laisse porter par cette histoire qui balance entre gaieté et tristesse, très romanesque, avec un dénouement un rien trop mélodramatique. Les dialogues sont de qualité. Esthétiquement, on peut préférer les couleurs aux dessins, et parmi les dessins, les paysages urbains aux personnages. Enfin, en matière d'animation, les lignes sinueuses épousent agréablement les rythmes musicaux.