Aussi percher que surnaturel, bien que tirer en grosse partie du mythe, de la légende ou de la réelle existence des fameuses sorcières de Salem, adoratrice de Satan comme elles aiment si bien le compter dans leur rite.
Ici même c’est un mélange de thriller et d’horreur mi gore, mi psychologique qui s’offre à nous en suivant ce trio radiophonique spécialiste du rock/métal adepte du surnaturel. Un trio dont la meneuse tombe nè à né sur un vinyle d’oral envoûtant et troublant qui va peu à peu paralyser le mental des femmes de la ville, tout en nous présentant l’autre groupe, bien plus sombre et donc adepte de ces pratiques aussi douteuses que criminel. Jeff Daniel Phillips & Ken Foree en tant qu’unique rôle masculin principal, camarades et complices de studio voyant du jour au lendemain leur chouchoute partir pour l’autre monde dans un presque déni, du moins c’est ce que m’à fait penser Ken dans son jeu ayant cruellement manquer de développement et de sincérité. A l’inverse Jeff restera le seul à réellement s’investir face à cette détresse programmée. Sheri Moon aura performée dans la détresse mentale, d’abord dynamique et provocatrice à juste niveau, tel une vraie rockeuse, elle sera tombée peu à peu dans l’oubli verbal pour se contenter de murmures pour mieux donner en langage corporel. Nos sorcières par contre, ce fut un sacré désordre puisque nous auront eu droit à 2 groupes distinct. Dee Wallace, Judy Geeson & Patricia Quinn forment le trio sorcier arrivant tel une fleur en cours de route, dont on ne sait franchement rien et dont on ignore encore plus pourquoi elles s’intéressent tant à Heidi. Leur jeu est intimidant et sincère oui mais l’incohérence sur leur venue est totale. Meg Foster de son côté est la cheffe, la gouroue des sorcières forestières, en quête de rituel satanique dont on ne sait non plus ni l’histoire, la provenance et encore moins qui elles sont individuellement. Certes leur décors, jeu et « look » sont d’un percutant à souhait et osé surtout, mais il respecte à mon sens ce qu’on devrait avoir de sorcières modernes et violentes, bien loin des clichés chapeau et ballet. Mais comme leur consœur, d’où viennent-elles ? Sur le fond le récit est assez mince mais part d’un bon sentiment, classique, mêlant récit d’enlèvement, ensorcellement et manipulation mentale, il manque clairement la violence visuelle et sonore pour parfaire l’ensemble. Même le peu de gore ne suffit pas tant il n’est pas assez présent et visible, encore une fois il ne sert pas le récit tant il est dégainé à la vas vite
. Si le final est bon, peu de choses sauvent ce récit alliant à peine épouvante et gore bien que cela aurait été percutant.